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Du vert, du bio, de l'écolo !

Du vert, du bio, de l'écolo !

La révolution verte est en vol !

Rédigé le 18/02/2015 / 0

Alors que les constructeurs automobile peinent à sortir des véhicules propres de leurs usines, les avionneurs semblent avoir pris pleinement conscience que la pénurie de carburant et l’envolée des prix menacent directement leur activité. Pour y faire face, tous déploient des trésors d’ingéniosité pour prendre un cap radicalement vert.

Chaque jour, 28 000 avions sillonnent le ciel. En 2014, ils ont embarqué trois milliards de passagers et ont été responsables de 2% de la pollution atmosphérique.

Rapporté au kilomètre par passager, l'avion émet, d'après le Réseau Action Climat, 360g de CO2, quand la voiture en produit 150g et le train 11g. Selon Airparif, entre les roulages, les décollages et les atterrissages, l'air est plus pollué à Orly ou Roissy que sur le boulevard périphérique… On ne peut donc que se réjouir en voyant les deux leaders, Boeing et Airbus, se mener une bataille sans merci pour être le mieux disant en terme de carburant et donc le plus écolo. Et il faut avouer que l'Européen ne s’en tire pas trop mal.

 

Des améliorations techniques au service de l’écologie

Responsable d’une pollution atmosphérique et sonore inégalable, l’avion n’en reste pas moins le meilleur moyen de transport pour qui veut aller vite et loin. En travaillant sur les moteurs, l’aérodynamisme, le poids… les fabricants ont déjà permis de limiter la casse. Alors qu’en 30 ans le trafic aérien a augmenté de 70%, la consommation de pétrole n’a cru “que” de 3%.


Des avions sans pétrole

 

Bientôt, il ne sera peut-être même plus nécessaire de faire le plein de carburant avant de décoller. Alors que les premiers E-fan, un avion tout électrique 1 place, devraient survoler les aérodromes d’ici la fin de l’année, Airbus planche déjà sur des moyens courriers tout électrique. Un projet qui nécessite encore beaucoup de travail, notamment au niveau des batteries, car pour l’heure on ne sait pas allier puissance et légèreté.

De son côté après douze ans de recherches, de tests et de développement, l’équipe du Solarimpulse, l’avion solaire mis au point par Bertrand Piccard et André Borschberg, devrait entreprendre cette année son premier tour du monde.

 

Oui mais ce n’est pas pour demain !

Alors en attendant que les avions propres, sans carburant, puissent nous mener à l’autre bout de la planète, on peut éviter d’y aller ou partir moins souvent et plus longtemps. Et puis surtout, on adopte le réflexe compensation carbone. Il s’agit d’une sorte de contribution, calculée en fonction du nombre de kilomètres parcourus sur un vol, et qui permet de compenser la pollution dont vous vous êtes rendu responsable en prenant l’avion, soit 3 tonnes de CO2 par exemple pour un Paris-Bangkok. Sur le site emco2 par exemple vous vous acquitterez de 63€ de compensation carbone, et grâce à cette somme une association pourra replanter neuf arbres en Ouganda ou financer la construction d’une ferme éolienne en Inde.

 

Ca tombe bien car de l’énergie renouvelable, il va en falloir beaucoup pour faire voler les avions du futur…

 

Laetitia Fouque