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Du vert, du bio, de l'écolo !

Du vert, du bio, de l'écolo !

Du cuir oui, mais sans chrome !

Rédigé le 30/10/2013 / 10

C’est un problème méconnu, et sur lequel très peu d’associations se sont penchées. Le cuir, matière noble de la mode par excellence et que l’on porte parfois à même la peau peut être bourré de poison ! Les professionnels de la chaussure et de la tannerie brouillent les pistes et refusent d’indiquer la provenance de leur cuir sur leurs produits. Difficile même pour un journaliste de leur extorquer des informations

 

Allergies, dermites, dermatoses, porter une veste en cuir ou une paire de chaussures surchargées de chrome 6 n’est pas toujours anodin. Ces allergies peuvent même parfois être vraiment handicapantes. Et malheureusement nous n’avons pas beaucoup de moyens pour nous en protéger. Sur votre boîte de chaussures aucune mention concernant l’origine du cuir ou son tannage. Pourtant, attirées par des bas prix, les marques sont de plus en plus nombreuses à partir pour le Vietnam ou le Bangladesh, la Tunisie…. Des pays où la réglementation est plus clémente.


Du trivalent à l’hexavalent

En soit, le chrome 3 ne pose pas vraiment de problème. Mais quand il se transforme en chrome 6, ça se corse ! Cette substance cancérigène fait partie des 10 sources de pollution jugées comme étant les plus problématiques au niveau mondial. Pourtant, l’apparition du chrome 6 n’est pas une fatalité, il suffit de bien maîtriser le processus de tannage, mais dans ces pays sans réglementations sanitaires ou environnementales, difficile d’y échapper. 

Pas de réglementation.

La Commission Européenne planche actuellement sur une réglementation du chrome 6 dans les chaussures. En attendant, la DGGCCRF s’appuie sur la directive des Équipements de Protection Individuelle en cuir comme les gants de jardinage ou les bottes de moto, pour faire sortir du circuit les chaussures qui en contiennent plus de 3mg/ Kg. Si vos pieds vous grattent quand vous mettez vos nouvelles chaussures, un conseil, contactez les !

Et le cuir vert….ueux.

Heureusement, il existe pour toutes celles qui comme moi n’ont pas l’intention de porter des tongs, (et ce même s’il s’agit de tongs en plastique recyclé) toute l’année! Veja, Think, Trippen, El naturalista… proposent des chaussures en cuir, provenant de tannage végétal! Mimosa, acacia, châtaigner… un peu de poésie dans ce monde sans chrome. Côté vêtements, on peut même trouver des blousons et accessoires chez EKYOG. Cette marque a poussé le principe de la traçabilité jusqu’au bout. Et c’est la peau d’une vache élevée en Bretagne, dont le muscle a fini dans votre assiette, qui est aujourd’hui transformée en ceinture, sac et perfecto… 

 

Laetitia Fouque

Je lave mon linge, sans décaper la nature!

Rédigé le 02/10/2013 / 3

Vous adorez cette odeur de linge si typique du propre et frais que l’on range dans les placards après leur passage en machine. Si la propreté du linge se mesure autant à la disparition des tâches qu’à cette bonne odeur, dommage car ces parfums de synthèse empoisonnent notre planète.

Depuis 2007 et l’interdiction européenne de mettre des phosphates dans les lessives nos stations d’épuration et nos rivières se portent mieux. Reste que ces produits détergents qui regorgent de composés chimiques sont toujours dangereux pour la faune et la flore aquatique, un petit monde microscopique, composé d’êtres vivants essentiels, puisqu’ils nettoient nos eaux usées. Alors gare à la potion que vous versez dans votre lave-linge… Loin d’être magique, elle est même parfois  mortelle.

 

Privilégiez les éco-labels

Beaucoup de fabricants affichent des allégations vertes : ingrédients biodégradables, douceur naturelle… Mais seule la présence d’un label vous garantit que ces allégations ne sont pas mensongères.

L’éco-label européen : c’est le label « officiel ». Mis en place par la Commission Européenne en 1992, il est décrié par les puristes qui ne le trouvent pas assez exigeant quant à la toxicité des formules lessivielles. En tout cas, il a le mérite  de tirer vers le haut les fabricants de lessives qu’on trouve en supermarché. 93 marques grand public sont ainsi labellisées et répondent à un cahier des charges strict.

En rayon, il n’est pas toujours facile de les repérer, il s’agit bien souvent des marques distributeurs… Sur ce dossier, ce sont elles qui donnent l’exemple, les grandes marques internationales qui se partagent le gros du marché sont complètement à la traîne. Une seule, « Le Chat » semble sur le point de s’y mettre, mais attention, l’écolabel européen ne concerne pas encore toute la gamme.

Ecocert, Nature et Progrès à priori plus exigent et plus vertueux, il s’agit de labels privés. Autrement dit, on paye pour l’avoir. Mais il faut tout de même répondre à un cahier des charges strict qui limite ou interdit les ingrédients issus de la pétrochimie et favorise les ingrédients d'origine naturelle voire biologique. On les trouve dans les boutiques spécialisées : Biocoop, Naturalia, la Vie Claire…

Planète durable : C’est le dernier né. A croire que comme les grandes marques ne pouvaient pas respecter les exigences des autres labels, elles s’en sont créé un sur mesure. Elles ont cependant beaucoup travaillé sur la concentration des produits afin de réduire les emballages. Alors attention à bien respecter la dose préconisée. Si si votre flacon de 910ml (et que vous payez plus cher) permet de faire autant de lavages que votre ancienne bouteille de 2l.

 

Et ma machine ?

Si vous devez en changer, assurez-vous de prendre une classe A suivie d’un maximum de A ou de +++++. Plus elle en aura, moins votre machine consommera d’électricité. Privilégiez les programmes courts et les températures pas trop chaudes. Un lavage à 30° consomme deux fois moins qu’un programme à 60° et trois fois moins qu’un cycle à 90°. D’ailleurs avec les performances des lessives d’aujourd’hui plus besoin de faire bouillir vos serviettes ou torchons. 60° suffisent largement.

 

Laetitia Fouque