1. / Blogs
  2. / Du vert, du bio, de l'écolo !

Du vert, du bio, de l'écolo !

Du vert, du bio, de l'écolo !

Les Antilles empoisonnées 5/5

Rédigé le 29/03/2013 / 0

Petit bout de France à 7000km de Paris, les Antilles affrontent un scandale sanitaire: le chlordécone. Après avoir pollué la terre, la mer et les cours d'eau, ce pesticide cancérigène, épandu pendant 20 ans dans les bananeraies empoisonne leur économie et menace la santé des Martiniquais et Guadeloupéens.

 A défaut de reconnaître sa responsabilité dans la pollution au chlordécone, l’Etat français n’est pas non plus resté les bras complètement croisés. De 2008 à 2013, les deux plans chlordécone ont permis de sensibiliser et d’informer la population, de mener des analyses de sols, de denrées alimentaires…. d’identifier les zones polluées… Mais alors que la pollution est loin d’être maîtrisée, que la contamination persiste et qu’il faudrait certainement renforcer ce plan et mieux en cibler les actions, l’Etat est sur le point de se désengager !

2008-2010 : le premier plan chlordécone

En janvier 2008, par la voix du premier ministre alors en déplacement aux Antilles, il lance le premier Plan Chlordécone.

 Ses objectifs annoncés :

  • renforcer la surveillance de la santé de la population et la connaissance des problèmes cliniques et environnementaux liés au chlordécone ;

  • continuer à réduire l’exposition de la population au chlordécone ;

  • proposer des mesures d’accompagnement en agriculture et améliorer la surveillance des sols et des produits des jardins familiaux. La communication sera développée pour que la population antillaise puisse accéder à toutes les informations utiles dans le domaine des pratiques agricoles ou de la consommation des aliments. (source : www.santé.gouv.fr)

L’Etat mise pour cela sur une action interministérielle, coordonnée par la Direction générale de la santé. Une grosse machine comme notre système administratif sait si bien en faire ! 

2010-2013 : le second plan chlordécone

Deux ans plus tard, quand le premier plan touche à sa fin, les résultats semblent faibles. Trop faibles. En 2010, le gouvernement décide donc de lancer un deuxième plan chlordécone (doc pdf). Sorte de prolongement de la grosse machine.

Même s’ils manquent de résultats concrets, comme le développement de filières garanties, une aide à la restructuration pour les agriculteurs touchés… la création de nouvelles filières économiques qui permettraient à ceux qui ont tout perdu d’exploiter à nouveau leur terre polluée. Autrement ! On ne peut pas dire que le bilan de ces plans soit nul. Aux Antilles, ils ont vraiment permis d’informer la population et d’attirer son attention sur ce poison.

La fin du Plan Chlordécone

Mais en mars 2012, le Rapport d'évaluation des plans d'action Chlordécone aux Antilles (Martinique, Guadeloupe) a définitivement enterré l’espoir d’une véritable prise en main. 

Il recommande de replacer l'action publique dans les politiques nationales en intégrant la problématique des pesticides aux Antilles dans les plans « Ecophyto 2018 » et « Santé-environnement » et de mettre en place une organisation spécifique de la recherche.

Autrement dit, on noie le pois(s)on, en reléguant le suivi du chlordécone avec le suivi de tous les autres pesticides. Niant ainsi toute la particularité du problème : son ampleur !

De mon côté, et même si la situation reste nébuleuse, j’ai décidé de clore cette série sur une note d’espoir. Car quelles que soient les conséquences sanitaires et économiques, les antillais n’ont d’autres choix que de se relever.

=> "Les Antilles empoisonnées" : Voir le cinquième épisode en vidéo sur France5.fr

Laetitia Fouque

Les Antilles empoisonnées 4/5

Rédigé le 28/03/2013 / 0

Petit bout de France à 7000km de Paris, les Antilles affrontent un scandale sanitaire: le chlordécone. Après avoir pollué la terre, la mer et les cours d'eau, ce pesticide cancérigène, épandu pendant 20 ans dans les bananeraies empoisonne leur économie et menace la santé des Martiniquais et Guadeloupéens.

Aujourd’hui on ne verse plus une goutte de chlordécone en Martinique comme en Guadeloupe, mais le scandale continue. Il concerne les victimes. Ces agriculteurs, ces pêcheurs, ces aquaculteurs qui vivaient jusqu'à présent de leur activité et qui n’ont plus aucune source de revenu depuis que l’interdiction d’exercer pour cause de pollution leur est tombée dessus.

En décembre dernier, les pêcheurs ont bloqué le port de Fort de France en Martinique, pendant une quinzaine de jours, afin d’exprimer leur ras-le-bol. Pour obtenir le retour au calme, les autorités ont promis de débloquer des fonds. Environ 7000€ par pêcheur. 7000€ pour 2 ans de travail perdus. Deux années sans revenus. Mais pour l’heure, les pêcheurs n’ont pas vu l’ombre d’un centime.

Il est vrai qu’hormis les pêcheurs, les victimes ne font pas beaucoup de bruit. Elles ne se fédèrent pas autour d’associations, ne manifestent pas, ne font pas la une des journaux, même locaux. Alors l’Etat en profite. Il fait la sourde oreille. En métropole, il indemnise les agriculteurs qui perdent leur récolte en cas d’intempéries, ou quand un loup (espèce protégée) dévore un agneau. Bien sûr on pourrait peut-être débattre de la qualité de cette indemnité, de son montant. Mais au moins existe-t-elle.

Aujourd’hui d’après l’avocat Harry Durimel qui se bat pour cette cause depuis une dizaine d’années, il ne reste que la justice pour venir en aide aux victimes. Si elle reconnaît la responsabilité de l’Etat, dans cette pollution massive, elle le forcera par la même occasion à entendre leurs demandes de réparation.

Mais le temps de la justice n’est pas celui des victimes. Harry Durimel a déposé sa plainte en 2006, et la nouvelle juge d’instruction en charge de l’affaire (plusieurs se sont succédés en 6 ans) vient seulement d’ordonner la toute première expertise. Une expertise scientifique qui devra évaluer si des erreurs ont été commises. Si les connaissances scientifiques passées auraient permis de mettre en garde l’Etat, alors qu’il décidait d’autoriser la commercialisation de cette molécule. Le toxicologue Jean-François Narbonne et le spécialiste du chlordécone Luc Multigner de l’Inserm ont jusqu’au 30 juin 2013 pour rendre leur avis.

=> "Les Antilles empoisonnées" : Voir le quatrième épisode en vidéo sur France5.fr

 

Les Antilles empoisonnées 3/5

Rédigé le 28/03/2013 / 0

Petit bout de France à 7000km de Paris, les Antilles affrontent un scandale sanitaire: le chlordécone. Après avoir pollué la terre, la mer et les cours d'eau, ce pesticide cancérigène, épandu pendant 20 ans dans les bananeraies empoisonne leur économie et menace la santé des Martiniquais et Guadeloupéens.

Habituellement, les chercheurs ne sont pas très connus du grand public. Ils travaillent dans l’ombre. Mais aux Antilles tout le monde le connaît ! Luc Multigner est l’homme du chlordécone, celui qui a décidé de percer à jour sa nocivité.

Quand il arrive aux Antilles en 1999, ce chercheur de l’Inserm s’est déjà spécialisé dans l’étude des pesticides, pas encore dans celle du chlordécone. Très vite il dresse le constat. Alors que cet insecticide a été massivement utilisé en Martinique et en Guadeloupe pendant 20 ans, que des études ont fait état de la pollution de l’eau, aucune ne se soucie de la santé des Antillais.

L’épidémiologiste décide de prendre les choses en main et lance plusieurs études. Après avoir mesuré l’exposition aux pesticides des ouvriers agricoles de la Banane aux Antilles, la survenue des hépatites, il lance en 2004 avec le Pr Pascal Blanchet du CHU de Pointe à Pitre l’étude Karuprostate.

La réponse tombe en 2010 : Oui, l’exposition au chlordécone double le risque de survenue d’un cancer de la prostate.

En 2012, une autre étude cette fois menée sur de jeunes enfants exposés in utéro aux molécules de chlordécone, montre qu’à seulement 7 mois, ces enfants présentent de légers retards de développement. Des résultats confirmés en janvier dernier sur ces mêmes enfants âgés cette fois de 18 mois.

De légers retards qui peuvent peut-être annoncer de plus lourds effets à longs terme comme Le Pr Luc Multigner  nous l’explique dans cet épisode.


=> "Les Antilles empoisonnées" : Voir le troisième épisode en vidéo sur France5.fr


Les Antilles empoisonnées 2/5

Rédigé le 26/03/2013 / 0

Petit bout de France à 7000km de Paris, les Antilles affrontent un scandale sanitaire: le chlordécone. Après avoir pollué la terre, la mer et les cours d'eau, ce pesticide cancérigène, épandu pendant 20 ans dans les bananeraies empoisonne leur économie et menace la santé des Martiniquais et Guadeloupéens.

Il faudra finalement attendre le 3 juillet 1990 pour que la France interdise le chlordécone. Une interdiction qui porte mal son nom, puisqu’elle est assortie d’une dérogation. Les producteurs de bananes pourront ainsi utiliser tout à fait légalement le chlordécone jusqu’au 30 septembre 1993.

1972-1993, les Antilles ont avalé 20 ans de chlordécone.

Ce qui représente des tonnes de produits. Si l’on se réfère aux travaux de Pierre-Benoit JOLY de l’Inra (saga chlordécone) on peut même parler de 600T  en 20 ans: « Comme l’indiquent les rapports techniques (Vilardebo 1974 et 1984, Kermarrec 1980) le produit était répandu au pied de la plante sous forme de solution dosée à 30 grammes de Kepone, soit 1,5 g de chlordécone, ce qui à raison de 800 pieds de bananes à l’hectare et de 2,5 épandages par an (deux épandages pour un cycle de huit mois de production) aboutit à un dosage de 3 kg de chlordécone/ha/an. Si on estime la surface de bananiers à 10 000 ha, l’utilisation annuelle de chordécone aux Antilles aurait été de 30 tonnes par an, soit 150 tonnes entre 1974 et 1978 ».

Des centaines de tonnes se sont accumulées dans les sols. Et alors que les scientifiques connaissent sa rémanence, et que les autorités viennent de prendre conscience de sa toxicité en décidant de l’interdire, personne ne s’interroge sur son devenir. Comme si l’affaire était enterrée depuis l’interdiction. Pourtant le chlordécone est bien là, il est même là pour 700 ans, et il n’a pas l’intention de se laisser enterrer comme ça!

 

En 1999 Le chlordécone est dans l’eau

6 ans après l’interdiction, pour LA DDASS de Martinique le chlordécone n’est pas tombé aux oubliettes. Elle effectue des analyses d’eau et les envoie à un laboratoire de la Drôme. Le couperet tombe, l’eau est contaminée au chlordécone. 6 mois plus tard, les analyses menées en Guadeloupe se révèleront également positives.

 

Et les aliments dans tout ça ?

La terre est polluée, l’eau aussi, et pourtant là encore les autorités se montrent négligentes et ne cherchent pas à vérifier ce qu’il en est des denrées alimentaires.

Pourtant en 2002 le chlordécone ressurgit dans l’actualité:

 « Une tonne et demie de patates douces accommodées au chlordécone, un insecticide ultra-toxique strictement interdit en France depuis 1990. Voilà ce qu'ont découvert les limiers de la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), le 23 août, sur le port de Dunkerque, en provenance de la Martinique. Dans les flancs du cargo Douce France alpagué par les services de Bercy «sur information» (c'est à-dire sur renseignement ou dénonciation), les flics des fraudes ont trouvé 23 «cartons» de patates douces,

toutes vérolées comme l'ont confirmé les analyses réalisées sur place. Expéditeur : le groupe Gipam, un groupement d'exportateurs de bananes en Martinique. Destination finale prévue : Rungis et son Marché d'intérêt

national. Destination finale réelle : un incinérateur pour destruction totale et discrète de la marchandise, après signalement au parquet. »

(Libération, « En Martinique, patates douces et toxiques durs », 12 octobre 2002)

 

2002 La chasse au chlordécone commence

Dès lors le chlordécone devient un enjeu national. Impossible désormais d’occulter le problème. Progressivement, (lentement) l’Etat va ordonner l’analyse de toutes les denrées alimentaires. D’abord les végétaux, puis le bétail, puis les poissons d’eau douce, puis les poissons de mer…

A chaque fois la contamination sera avérée.

Il devient urgent de protéger la population. Entre 2003 et 2010, le contrôle de la contamination des sols avant leur mise en culture pour les légumes racines notamment (11 plantes sensibles) devient obligatoire, le bétail contaminé est mis en quarantaine, et la pêche à la senne interdite…  Désormais la DAAF et la DGCCRF contrôlent régulièrement les étals afin de repérer les produits impropres à la consommation. Le plan interministériel Chlordécone lance le programme JAFA, afin de mettre en garde les particuliers qui cultivent leur jardin.

La prise de conscience est enfin là. Il n’empêche que les Antillais auront consommé des produits contaminés pendant près de 30 ans…


=> "Les Antilles empoisonnées" : Voir le deuxième épisode en vidéo sur France5.fr

 

A suivre...

Laetitia Fouque

Les Antilles empoisonnées 1/5

Rédigé le 25/03/2013 / 2

Petit bout de France à 7000km de Paris, les Antilles affrontent un scandale sanitaire:  le chlordécone. Après avoir pollué la terre, la mer et les cours d'eau, ce pesticide cancérigène, épandu pendant 20 ans dans les bananeraies empoisonne leur économie et menace la santé des Martiniquais et Guadeloupéens.

Quand je commence cette enquête, j'ai une connaissance parcellaire de l'affaire. Je sais que le chlordécone est un pesticide, qu'il a été utilisé dans les bananeraies et qu'aujourd'hui malgré son interdiction, il pollue encore l'existence des Antillais. C’est en quelques sortes un drame de plus lié à l'utilisation irraisonnée des pesticides. Combien de fois dans mes reportages ai-je fait état des dommages environnementaux et sanitaires causés par les produits phytosanitaires. Derrière l’appellation pesticides se cachent en fait des insecticides, des fongicides, des herbicides, des parasiticides, des produits faits pour tuer.

Avec le chlordécone, il s’agit cette fois d’un scandale bien plus vaste, tant sous plusieurs aspects, il révèle la négligence pour ne pas dire la faillite de l' état. Un Etat qui s’est complètement fait bananer ! ( Je sais, elle est facile.)

1968-1972 : La raison tient bon. 

Depuis les années 1950, les planteurs de bananes font face à une invasion de charançons. C’est « l’ennemi N°1 » de  la banane. Cet insecte dévaste les plantations et menace de mener les planteurs à la ruine. Pendant une quinzaine d’années, ils font face en utilisant le dieldrine, un insecticide organochloré (qui contient du chlore), mais très vite ces ravageurs deviennent résistants, il leur faut donc trouver un autre produit  Ils tentent donc par tous les moyens d'obtenir l'autorisation d' utiliser la chlordécone, une molécule  magique. En fait, un poison.

A cette époque, la Commission des Toxiques refuse à deux reprises cette demande d’homologation. (extrait de la Saga du chlordécone document pdf à télécharger)

 - d’une part, en raison de la toxicité liée à des effets cumulatifs constatés sur modèles animaux (rats) :

"la toxicité à court et à long terme fait apparaître des effets cumulatifs nets", "l'intoxication chez les rats se traduit par des effets sur le foie et les reins", "le stockage dans les graisses est considérable", "il se pose le problème de l'introduction d'un nouveau composé organochloré persistant et toxique". (Compte rendu Commission des Toxiques, 29/11/1969)`

 - d’autre part, étant donné qu’il s’agit d’un nouvel organochloré, famille de molécules dont on connaît la persistance dans l’environnement :

« On pose ici le problème de l’introduction d’un nouveau composé organochloré toxique et persistant. Bien qu’il n’y ait pratiquement pas de résidus dans la banane, il y a quand même des risques de contamination du milieu environnant. » (Ibid).

1972 : La raison s’effondre

En février 1972, malgré les réserves réitérées de la Commission, Michel Cointat le ministre de l’agriculture de l’époque cède au lobbying des planteurs et accorde une autorisation provisoire d’un an au chlordécone. Un provisoire qui va durer jusqu’en 1981. Année où il obtiendra une homologation définitive. Ceux qui réclamaient l'autorisation du chlordécone  ont gagné.

1976 : Les preuves de sa dangerosité s’accumulent

Et pourtant les raisons de s’inquiéter ne manquent pas. En 1975, l’Usine d’Hopewell en Virginie, où la molécule est synthétisée explose. Faisant des dizaines de victimes, comme en témoigne deux anciens employés. Dès 1976 on recense plusieurs cas de troubles neurologiques (tremblements, nervosité, irritabilité…).

Bien sûr, il s’agit d’une exposition à très forte dose et ponctuelle. Rien à voir donc, avec ce qui se prépare aux Antilles. Mais les quelques études publiées suite à la catastrophe montrent que le chlordécone agit même à faible dose. Résultat en 1977, les Etats-Unis interdisent le chlordécone. On peut imaginer que ces informations soient restées coincées de l’autre côté de l’Atlantique (c’est vrai qu’à l’époque il n’y a pas internet, suis-je bête !) en tout cas pour la France, il est urgent de ne rien faire. Même chose quand en 1979 le Centre international de Recherche sur le Cancer classe le chlordécone dans le groupe des produits potentiellement cancérigènes… Ou quand en 1977 J. Snegaroff, ou encore en 1980 el rapport Kermarrec (qui a aujourd’hui disparu) révèlent une fois de plus la toxicité du chlordécone et sa persistance dans l’environnement. Non non, il reste urgent de ne rien faire.

=> "Les Antilles empoisonnées" : Voir le premier épisode en vidéo sur France5.fr


A suivre

Laetitia Fouque

 

Des cosmétiques éthiques !

Rédigé le 21/03/2013 / 0

Enfin ! Depuis le 11 mars dernier, la coquetterie n’est plus synonyme de barbarie.

Jusqu’à présent les ingrédients utilisés dans nos crèmes, nos shampoings, dentifrices, parfums, savons étaient encore testés sur les animaux. Oh pas chez nous bien-sûr, non non, ça se faisait bien loin des frontières de l’Union Européenne, la Commission ayant décidé dès 2004 d’interdire le moindre test au sein de l’Union.

20 ans de combat

Désormais si un seul des ingrédients de votre pot de crème a été testé sur un animal, il est interdit de le vendre sur le marché commun. C'est un choix éthique et politique qui émane de la Commission Européenne, qui a ainsi entendu les associations de consommateurs et de défense des animaux comme Peta et One-Voice qui se battent depuis 20 ans. A l'époque ces associations ou encore la marque The Body Shop en font leur cheval de bataille. A coup d'images chocs et de grands renforts médiatiques, elles emportent l'adhésion de l'opinion publique. En 1996, The Body Shop lance même une pétition en Europe qui obtiendra pas moins de 4 millions de signatures. Un combat acharné et exemplaire, puisqu’il aboutira à cette nouvelle directive de 2004.

2004, le couperet tombe

2004 les formules c'est à dire le produit fini, ne peuvent plus être testées sur les animaux. Fini  d’appliquer du rouge à lèvre sur l'anus des lapins. Les marques transforment cela en argument commercial. Dès lors on voit fleurir l'allégation « formules non testées sur les animaux ». Mais qui dit « formule », ne dit pas ingrédient et c'est là toute la subtilité. Il faut attendre 2009, pour qu'on interdise également les tests des ingrédients qui composent la formule, au sein de l'Union Européenne. Sauf que la Commission accorde 3 dérogations, répondant cette fois à la pression des fabricants de cosmétiques, notamment de l’Oréal, le géant de la cosmétique.

2009, l’heure des dérogations

Ces dérogations concernent : l'évaluation de la toxicité à doses répétées, à partir de quand développe-t-on une allergie ou un cancer ;  l'évaluation de la toxicité pour la reproduction, les fameux perturbateurs endocriniens et la toxicocinétique, qui vise à étudier le devenir des molécules toxiques dans l'organisme.

Et maintenant, qui va servir de Cobayes ?

A priori pas l’homme. Puisqu’on ne peut pas mettre sur la marché un nouvel ingrédient, sans en évaluer sa toxicité. L’association de chercheurs Antidote Europe prône la toxycogénomique, qui consiste à cultiver des cellules humaines dans des boîtes de pétrie afin de tester leurs réactions face aux molécules. Mais la Commission Européenne n'a pas tranché,  elle a elle même déclaré la semaine dernière, qu'il n'existait pas vraiment d'alternatives. Elle espère aussi peut-être un peu naïvement que les industriels apprendront à se contenter des quelques 10 000 molécules qui ont vu le jour ces dernières années.

Laetitia Fouque

 

 

Aux fourneaux !

Rédigé le 13/03/2013 / 0

Personnellement j’adore faire la cuisine. Et sans être végétarienne pour un gramme, je mange beaucoup de légumes…  Bio si possible, mais pas forcément. Pour moi la priorité est qu’ils soient locaux et de saisons. Ainsi en ce mois de mars, je préfère la courge butternut aux poivrons espagnols certifié AB! C’est économique et écologique et surtout c’est drôlement bon ! Si si, je vous assure. Faut juste avoir quelques idées pour bien les cuisiner. Et je vous promets que mon homme qui ne jurait que par le steak frites, se régale désormais de mon gratin de courge spaghetti, de mon soufflé de pâtisson, de ma quiche butternut.

Avec ces quelques blogs (ma botte secrète) je suis sûre que vous trouverez de quoi vous inspirer !

http://www.cleacuisine.fr/

Son gratin de carotte au chèvre est devenu un de mes classiques. Chez moi tout le monde en raffole ! Son site est très bien fait, on y trouve tout, sans rien chercher !

http://www.frederiquechartrand.com/blog/

Elle cuisine à merveille et chacune de ses magnifiques photos donne envie de s’y mettre et de tout goûter. Vite vite une cuillère !

http://cuisine-saine.fr/

Pour les allergiques au gluten, ceux qui n’aiment pas le lait, le beurre, ou le sucre … des recettes qui raviront les gourmands contraints de faire attention à leur assiette.