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Du vert, du bio, de l'écolo !

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Un chlore qui déconne sacrément!

Rédigé le 28/01/2013 / 0

De 1973 à 1993, la France a autorisé aux Antilles l'épandage d'un pesticide, le chlordécone, pourtant connu pour sa toxicité. Aujourd'hui, la terre, l’eau, la mer des guadeloupéens et martiniquais sont pollués pour plusieurs générations.


Le chlordecone. Quand on me demande sur quoi je travaille en ce moment, je réponds: le chlordécone. Et là, je vois bien à la mine déconvenue de mes interlocuteurs, à leurs sourcils froncés, que la plupart d'entres-eux ne comprennent pas du tout de quoi je parle. Les plus honnêtes assument complètement: "le chlore qui quoi?!?" avouez que c'est trop tentant. "C'est l'histoire d'un chlore qui déconne". D'autant que cette réponse, certes cavalière, résume plutôt bien la situation. Plus que le chlore, c' est l'état français qui a sacrément déconné!

 

Je vous plante le décor rapidement:

Lé début d'un scandale sanitaire. Le chlordécone est un pesticide très efficace pour lutter contre le charançon, un insecte particulièrement néfaste pour les plans de bananes. En 1972, après plusieurs années d’hésitation, la France finit par céder au lobbying des producteurs de bananes antillaises qui souhaitent pouvoir utiliser ce pesticide afin de protéger leur récolte. A l’époque, on se doute que ce produit n’est pas très très sympa. C’est d’ailleurs pour cela que les autorités ont hésité pendant 4 ans. Mais que voulez-vous, il faut “sauver la banane”. La pépite économique des Antilles. Alors on autorise l’épandage.

 

Circulez! Y'a rien à voir! 4 ans plus tard, en 1976, l’enteprise qui fabrique ce pesticide aux Etats Unis explose. Un drame dont se souviennent encore les américains, qui gardent en mémoire ces ouvriers victimes de différents troubles neurologiques, suite à cette exposition massive. La réponse de l’état Américain est implacable. Il interdit le Chlordécone sur tout le territoire. Face à cela, l’état français ne sourcille pas. C’est vrai qu’en 1976, internet n’existe pas. L’info a dû rester coincée de l’autre côté de l’Atlantique? Ou peut-être a-t-elle coulé pendant la traversée!

 

Même chose quand en 1978 des études démontrent les effets néfastes sur la santé, ou quand en 1979 le Centre international de recherche sur le Cancer de l’OMS (basé à Lyon) classe le chlordécone dans la liste des cancérigènes potentiels; la France ne bouge pas. Le chlordécone sera épendu jusqu’en 1993. Le temps d’écouler les stocks des planteurs. S’ensuit un véritable scandale sanitaire, auxquels martiniquais et guadeloupéens doivent faire face. Dans la plus grande infférence, disons-le, de la métropole.

 

Je suis donc partie sous le soleil des Antilles (je sais, j’en ai de la chance), pour constater les dégats, rencontrer les victimes de cette pollution, les médecins et chercheurs qui tentent d’évaluer son impact sur la population. Le tournage est fini, je suis aujourd’hui à mi-parcours du montage de cette série. Un In vivo qui sera diffusé du 25 février au 1er mars dans le Magazine de la Santé sur France 5.

D’ici là, promis, je vous en reparlerai. Allez, je vous laisse, j’ai du pain sur la planche!

 

Laetitia Fouque.

On peut être écolo et avoir une libido !

Rédigé le 21/01/2013 / 0

Comment concilier liberté sexuelle et respect de l’environnement. A entendre les rumeurs sur internet, à lire certaines études scientifiques, les femmes, (enfin celles qui prennent la pilule), seraient responsables de la féminisation des poissons. Rien que ça !

Décidément, la pilule n’a pas bonne presse en ce moment. Accusée de tous les maux sanitaires et environnementaux, chaque soir, elle devient de plus en plus difficile à avaler! Certaines pensent avoir trouvé la solution en misant sur la contraception naturelle et les vieilles recettes de grand-mère. Tête en l’air s’abstenir ! Pourtant on peut être écolo, utiliser une contraception et se laisser aller à écouter sa libido.

Pour en savoir plus

Laetitia Fouque

Et si en 2013, on s'y mettait vraiment ?

Rédigé le 07/01/2013 / 0

Chaque nouvel an s'accompagne de son lot de bonnes résolutions. Et à chaque fin d'année, c'est la même... désillusion ! Pour 2013, je vous propose donc un petit contrat, on ne peut plus simple. Listez rapidement 5 ecogestes que vous pourriez faire pour la planète. Pas des choses révolutionnaires, mais des petits gestes sur lesquels vous pourrez vous concentrer. Et chaque mois, dites-moi où vous en êtes.

Allez, je vous en souffle 4, il ne vous en reste plus qu'une à trouver !

- Le tri sélectif : à la maison vous y arrivez plutôt bien et bizarrement, dès que vous sortez de chez vous, ce n'est plus du tout ça. Au bureau, dans la rue, en vacances, c'est le relâchement. Encore un petit effort.

- Auto : je mets la pédale douce. Transports en commun, vélo, marche... réfléchissez, parmi tous vos trajets habituels : école des enfants, courses, travail, boulangerie... Il y en a bien un pour lequel vous pouvez vous passer de votre auto !

- Stop au gâchis. Malgré votre grand congélateur, vous continuez à jeter chaque semaine des kilos de nourritures périmées, que vous avez oubliées dans votre frigo, ou que vous n'avez pas eu le temps de manger. À chaque fois ça vous révolte et pourtant ça continue. Alors pourquoi ne pas lister le menu de vos différents repas, une à deux fois par semaine. Ainsi vous n'achèterez que ce dont vous avez besoin et seulement, ce dont vous avez besoin. Pratique aussi quand on sort tard du travail et qu'on ne trouve pas l'inspiration culinaire.

- Le grand ménage ! Vous pouvez vous y mettre tout de suite, en commençant par vous débarrasser de tous les produits toxiques qui traînent dans votre foyer. Mais non, pour laver votre plan de travail vous n'avez pas besoin de javel et pour déboucher votre douche pas besoin d'acides...

Dans le reportage ci-dessous, vous trouverez plein d'astuces pour nettoyer votre maison, sans empoisonner la planète !

Laetitia Fouque