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Du vert, du bio, de l'écolo !

Du vert, du bio, de l'écolo !

Tomates mozza : Tu PATIENTERAS !

Rédigé le 22/11/2012 / 0

Les fruits et légumes de saisons vous connaissez ? Ils ont l’avantage d’être toujours dans le vent.

Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, nous sommes en hiver. Si si, regardez bien par la fenêtre. Le ciel est bas, le soleil discret…il fait gris et si vous touchez votre vitre. Gloups elle est gelée.

Tout ça pour vous dire que si cette météo ne vous convient pas, et bien elle ne convient pas non plus aux fraises, aux framboises, aux cerises ou encore aux tomates ! Et si vous en trouvez sur vos étales, c’est qu’elles viennent de très très loin… et qu’elles ont poussé à l’abri de serres chauffées. Bref comme vous le verrez dans reportage tout ça n’est pas très bon pour l’environnement.

Mais alors qu’est-ce qu’on mange ?

Et bien plein de choses ! Car figurez-vous que Dame Nature a tout prévu. Et chaque saison nous offre son lot de fruits et légumes. En ce moment il faut privilégier les choux, (rave, fleur frisé ou encore de Bruxelles) les courges (potiron, potimarron, spaghetti…), les poireaux, carottes, panais…. De quoi faire de bonnes soupes ou de bons pots au feu. Ca tombe bien, ça réchauffe !

Et du côté des fruits : des pommes, des poires ; cueillies à la belle saison, ces fruits ont l’avantage de se conserver tout l’hiver, en chambre froide. Et biensur les must de l’hiver les clémentines et les oranges! Bourrées de vitamines C, elles vous aideront à lutter contre les rhumes et la fatigue.

Sur le site de Biocoop vous trouverez 4 calendriers exhaustifs ŕealiśes saison par saison, mois par mois. Si vous souhaitez une liste plus succincte, une que vous pourrez garder dans votre sac à mains et dégainer au devant le marchand mescoursespourlaplanete.com vous propose celle-ci.

Alors à vos soupes !

Laetitia Fouque.

En Suède, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées !

Rédigé le 15/11/2012 / 7

Alors qu’en France on relance le débat sur le gaz de schiste, que Bertrand Delanoë,  envisage d’interdire l’accès de la capitale aux vieilles voitures, jugées trop polluantes que les constructeurs, épaulés par l’état tentent de nous vendre des voitures électriques, d’autres pays comme la Suède mise sur le bio méthane.

10 ans maintenant que la Suède s’est lancée dans l’aventure du bio méthane. Partie d’un constat simple : le pétrole coûtera de plus en plus cher, et d’une volonté politique ferme : il va falloir apprendre à vivre sans or noir, la Suède a tout misé sur le développement d’autres énergies : les énergies renouvelables. Initié par quelques communes comme Linköping ou Västeras, le bio méthane a très vite convaincu nos amis nordiques. L’année dernière on y recensait 37 000 véhicules, 1500 bus, 550 camions. Pour un petit pays qui compte moins de 4,5 millions d’auto, c’est pas si mal. D’autant que chaque année, ce nombre de véhicules augmente de presque 30%.

Bio méthane : De la poubelle au carburant

Epluchures de carottes, de bananes, carcasse de poulet… voilà une source d’énergie inépuisable! En cuisine, les suédois effectuent un tri drastique, en mettant à part tous leurs déchets organiques. Ceux qui serviront à la fabrication du bio méthane. Ces déchets sont ensuite acheminés vers ce qu’on appelle des digesteurs. De gros complexes privés d’oxygène. Et c’est là que la magie opère naturellement, grâce aux bactéries qui vont se régaler et dégager du méthane en digérant nos déchets. Capté ce méthane est purifié, et porte désormais le nom de bio méthane. Un gaz très proche dans sa composition du gaz naturel et qui peut donc être directement réinjecté dans le réseau.

Les suédois valorisent aujourd’hui 20% de leurs déchets et pour augmenter les rendements ils utilisent tous les fonds de poubelles : restes de restaurants, déchets agricoles comme le lisier, de l’industrie agroalimentaire, des abattoirs, des espaces verts… et même les boues d’épuration. Autant dire que tant qu’on mangera et qu’on ira aux toilettes, on produira indirectement de l’énergie.

Bio méthane : un moindre coût

Pour rouler au biogaz on peut acheter un véhicule GNV (gaz naturel pour véhicule) ou plus simplement adapter son véhicule essence de base. Il suffit comme vous le verrez ici d’installer un Kit GNV. Ça se fait en quelques heures et ça permet de garder son ancienne auto. Comme on réinjecte le bio méthane dans le réseau , pas besoin d’infrastructure, il suffit d’installer des pompes pour la distribution.

A la pompe ça coûte 10% moins cher et surtout son prix n’est pas fluctuant.

Bio méthane : Bon pour l’environnement

Le Bio méthane c’est  95% de particules fines en moins. Et du côté du gaz à effet de serre, le bilan est quasi nul car même si le méthane est en soit très polluant, plus polluant que le dioxyde de carbone, nos déchets se seraient de toute façon décomposés et auraient produit ce méthane. Ce procédé permet juste de valoriser ce gaz avant de le rejeter dans l’atmosphère. Côté énergies fossiles, on libère un dioxyde de carbone qui était enfoui depuis des millions d’années sous terre. Il s’agit donc d’une pollution supplémentaire.

Bio méthane : Bon pour l’automobiliste

Si la France valorisait ses déchets organiques, elle pourrait faire rouler demain un tiers de ses véhicules. C’est peu et beaucoup à la fois. Reste à améliorer les performances des moteurs comme cela a été fait pour le diesel, à envisager d’autres pistes comme la valorisation du bois, ou la culture de plantes spécifiques ayant un fort rendement. Attention, je ne parle pas des agrocarburants ou biocarburants qu’on produit avec du colza ou de la betterave. Mais pour cela, il faut une vraie volonté politique avec des incitations fiscales.

Bio méthane : Alors qu’est-ce qu’on attend ?

Si quelques communes montrent l’exemple comme Lille Amiens, Calais, Montpellier… où de plus en plus de bus roulent au Bio méthane, pour être honnête en France le Bio méthane n’explose pas. Pourquoi ? peut-être parce qu’on a des centrales nucléaires, et des constructeurs qui ont tout misé sur l’électrique. Renault par exemple a investi 4 milliards d’euro dans la voiture électrique, sans compter les allégements de taxes professionnelles, dont Renault a bénéficié pour financer le développement cette auto. Ce serait parfait si cette auto n’était pas un fiasco ! (Voir plus bas mon reportage sur la voiture électique réalisé en 2009). Avec une autonomie de quelques centaines de kilomètres seulement, autant dire qu’on ne va pas bien loin. De plus recharger cette auto implique de consommer de l’électricité donc l’énergie nucléaire. Pire, de l’énergie importée d’Allemagne et donc de centrales à charbon en cas pic de consommation électrique ! Et je ne vous parle pas des batteries au lithium, qui sont très polluantes, notamment lorsqu’il faut extraire le lithium. Un lithium, qui ne se recycle pas. Mais voilà, avec 4 milliards d’euros d’investis, que voulez-vous ? Maintenant il faut le rentabiliser.  

On a misé sur le mauvais cheval, ou plutôt la mauvaise auto. Tant pis pour les conducteurs, tant pis pour l’environnement.

Pour plus d'infos:

http://www.biogaz.atee.fr/

http://www.solagro.org/site/254.html

 

Laetitia Fouque

Oui aux couches lavables !

Rédigé le 09/11/2012 / 1

A la rédaction on me taquine souvent avec ça. Et parmi la dizaine de maman qui m’entourent, je n’ai réussi à en convaincre qu’une de passer aux couches lavables. Que voulez-vous les idées reçues ont la vie dure même chez les journalistes !


Couches lavables : c’est du propre !

Coton bio, bambou issu de forêts gérées durablement, mais aussi quelques matières synthétiques comme la laine polaire ou la microfibre, désormais les fabricants offrent un large choix de couches lavables, aussi absorbantes que douces pour les fesses de bébé. Pour ma part, je les ai utilisées dès la naissance de mon premier fils Malo (deux et 4 mois) puis pour son frère Eliott (8 mois). J’en ai une vingtaine de toutes les couleurs : jaune citron, bleue azur, vert pistache. Ils sont tellement choux avec leurs petits popotins que l’été, quand il fait très chaud, une simple couche bien flashy suffit à les habiller. Et mes bébés n’ont jamais eu de fesses rouges, ni de petits boutons…


Couches lavables : économiques et pratiques!

En tout, j’ai dû investir 400€ pour mes deux enfants ! Si j’avais acheté des Pampers, par exemple, ça m’aurait coûté tenez-vous bien près de 1500€ par enfant. Vous pouvez vérifier : en deux ans un enfant porte environ 3800 couches, vendues par lot de 50 à 20€ le paquet. Quant aux lessives, je stocke les couches sales dans un bac et j’en lance une tous les 3-4 jours. Bonjour les odeurs ? Et bien non, ça revient un peu au même que de stocker des couches jetables dans une poubelle. Pas besoin de les laisser tremper ni de les frotter. Pour ma part, j’ai dû le faire 3 fois. J’ajoute quelques gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé à ma lessive pour supprimer toutes les mauvaises odeurs. Et ça marche. Quand on ouvre le hublot de la machine, on se croirait dans une pub pour adoucissant ou la mère est submergée par une vague de fraîcheur bleue!

 

Jetables/lavables : match nul ?

Peu d’études fiables (non financées par les fabricants) analysent l’impact écologique des couches lavables ou jetables. L’Ademe s’est récemment penchée sur la question. Et elle botte en touche ! Peur de froisser les industriels ? Car selon l’Ademe, couches jetables et couches lavables seraient quasi équivalent. Sauf que dans son calcul l’Ademe ne prend pas vraiment en compte tout le processus de fabrication des couches jetables. En France, on en consomme 3 milliards par an. Et pour fabriquer 3 milliards de couches jetables il faut 5,6 millions d'arbres, (pour la cellulose de bois) et 47000 tonnes de pétrole brut (pour le plastique) Rien que ça ! …. Et, beaucoup, beaucoup d’eau. De plus au premier petit pipi ou un gros… direction l’incinérateur ou la décharge. Car ces couches ne sont pas biodégradables.Bonjour les rejets dans l’atmosphère et les jus de décharge !


Couches lavables : même mon homme est conquis!

Réticent au début, mon mari a fini par s’y faire. Grâce aux boutons pressions ou aux scratchs, ils arrivent à les enfiler aux enfants rapidement. A l’usage, je préfère la formule couche et une surcouche plutôt que les toutes en 1.

Maintenant, je ne vous cache pas que quand on sort, ou qu’on part en vacances, je ne m’encombre pas de mes couches lavables. De même si j’ai des lessives en retard… Non, j’utilise des jetables BIODEGRADABLES à 50 voir 80%, c’est toujours mieux que rien.

Pour en savoir plus, je vous invite à regarder ce reportage. Vous verrez que même les crèches se convertissent aux couches lavables!

Laetitia Fouque