1. / Blogs
  2. / 100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

Quand le blues d’hiver nous envahit

Rédigé le 20/10/2009 / 2


TAS, 3 lettres pour une affection qui touche 5% de la population : le trouble affectif saisonnier, mieux connu sous le nom de dépression saisonnière. Mais un Français sur 5 serait concerné à un degré moindre. Explications.

L'hiver vous déprime ?

Vous redoutez l'heure d'hiver ? Vous avez moins d'énergie, vous vous sentez léthargique et vous dormez davantage ? Même votre libido reste sous la couette ? Ce blues hivernal est classique, c'est un TAS. Les problèmes de sommeil, d'appétit et de fatigue chronique s'accompagnent d'une humeur noire, d'anxiété et d'isolement.

Attention, il prend une forme plus redoutable et redoutée : une véritable dépression. Le diagnostic est avéré si ces symptômes surviennent toujours en hiver, 3 années consécutives,

La lumière en cause..


Le TAS est provoqué par le manque de lumière. Les courtes journées d'hiver sont moins lumineuses : de 50 à 100 000 lux en été, l'intensité chute à 2 000 en hiver. Et alors ? Diront ceux qui n'en souffrent pas. Tout notre corps est régi par une horloge interne. Lorsque nous fermons les yeux pour nous endormir, cela déclenche la production d'une hormone, la mélatonine. Elle régule le rythme circadien de notre corps - sur 24 heures (alternance veille-sommeil, cycles hormonaux, température du corps,...). A l'inverse, l'ouverture des yeux expose la rétine à la lumière et stoppe la sécrétion de l'hormone. Certaines personnes fonctionnent donc « au ralenti » quand la lumière est insuffisante.

En cause, une variation génétique de l'œil qui serait moins sensible à la lumière. D'où un besoin supérieur en lumière pour maintenir le bon fonctionnement du corps. Et impossible à assouvir en hiver. La compréhension du TAS a donc permis de comprendre l'efficacité de son traitement : la luminothérapie.

... et en traitement !

Inutile de vous précipiter sous votre lampe de bureau ! La luminothérapie répond à des critères bien précis : 30 minutes par jour, de préférence le matin, sous une lampe de 10 000 lux, placée à 50 cm environ. Les lampes d'intensité inférieure nécessitent d'augmenter le temps d'exposition (prévoyez 2h30 avec une lampe de 2 000 lux).

Si les symptômes s'améliorent en quelques jours, comptez tout de même 1 mois de traitement pour une efficacité maximale. Sachant que certains dépressifs saisonniers font leur cure de lumière d'octobre à avril ! Les effets indésirables les plus fréquents sont des maux de tête, une agitation ou au contraire une somnolence.

Voyez systématiquement un médecin avant d'investir dans une lampe, notamment pour les personnes âgées, en cas d'affection oculaire ou de traitement contre le glaucome. Il déterminera si des antidépresseurs et/ou une psychothérapie sont nécessaires. N'oubliez pas qu'une thérapie est essentiel dans le traitement d'un épisode dépressif. Et si vous investissez, veillez à prendre une lampe de norme CE, diffusant une lumière blanche de spectre lumineux complet et n'exposant pas aux rayons ultraviolets.

Petits conseils pratiques...

Faites du sport : je l'écris et le répète régulièrement, l'activité physique fait sécréter des endorphines, les molécules du bien-être. Et peut-être même de la sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans la dépression.

Autre conseil : riez ! Oui, c'est difficile de rire quand on est triste mais louez des films drôles, regardez des dvd comiques et voyez des amis légers.

Maintenez une vie sociale, il est prouvé que les célibataires sont davantage touchés par la dépression que les couples. Ou participez à des groupes de soutien et de parole peut vous soulager.

La relaxation vous fera chasser les idées négatives et anxiogènes, grâce au yoga, à la sophrologie ou à l'auto-hypnose (il faut une certaine maîtrise pour que cela soit efficace).