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La vie sexuelle d'un sexologue mise en scène

Rédigé le 09/10/2015 / 0

Le Dr Papaix est sexologue mais a plusieurs cordes à son arc : il enseigne la sexologie, écrit à son propos et plus étonnant, la met en scène au théâtre. Dans "Je suis sexologue mais je me soigne", il s'y aventure pour interpréter un sexologue confronté aux aléas de la vie conjugale. Oui, les sexologues ont la même sexualité que les autres, quoiqu'en fantasment les gens ! A cela près qu'ils disposent de connaissances et d'outils pour réinventer la vie de couple et relancer le désir. Des idées et des réflexions offertes au public…

Pourquoi ce titre ? De quoi est malade un sexologue ?

C’est juste une boutade pour interpeller un public saturé de messages sexuels en tous genres. Et pour une fois tourner gentiment en dérision le sexologue plutôt que ses patients… en plus que les thérapeutes sont par nature et par déontologie plutôt pudiques. Qu’un sexologue se raconte, ça aiguise l’attention du spectateur qui reste friand d’information dans ce domaine. Sinon, le sexologue n’est pas plus et pas moins à l’abri de dysfonctionnements sexuels et conjugaux que ses patients.

Il y a encore beaucoup de fantasmes et de méconnaissances autour de cette profession. Pensez-vous que l'on prête une sexualité particulière à un sexologue ? 

On me pose souvent malicieusement cette question surtout quand ma femme m’accompagne dans une conférence grand public. Le mythe serait que le sexologue devrait être une bête de sexe… Foutaises mais pourquoi pas ! Nous avons nos limites d’humains comme tout le monde, nous subissons le poids des saisons comme les autres, nous avons une histoire et un parcours de vie plus ou moins complexes comme tout à chacun. Seule différence, nous n’avons pas l’excuse de dire qu'on ne sait pas car, la « chose », nous l’avons étudiée, nous l’enseignons et la soignons tous les jours !

Que raconte votre pièce ?

J'interprète un sexologue de campagne fictif, Justin Piedefeu. Il remplace au pied levé le professeur Craspignol,  sexologue lui aussi, pour une conférence sur « L’hibernation conjugale » (ou comment le couple finit par se congeler sur le plan sexuel et sentimental avec le temps ?) Piedefeu improvise un discours où se mêlent souvenirs professionnels et personnels. Il aborde les aléas de la grossesse, de l’éjaculation précoce, d’internet et du porno, etc.  Il nous raconte comment il s’est planté avec sa première compagne sur fond d'ignorances et de maladresses. Plus tard, avec sa deuxième compagne, refaisant les mêmes erreurs et fort de son expertise en sexologie,  il tente de réinventer sous les yeux du public ce que pourrait être une séduction de couple au quotidien afin de relancer le désir. Y parviendra-t-il ?

Cette pièce peut-elle aider certains spectateurs à améliorer leur vie sexuelle ?

Absolument et je l’ai écrite dans cette seule intention.  Le bon théâtre de boulevard nous divertit et nous en avons vraiment besoin. Mon ambition est toute autre ! Distraire certes, mais instruire et faire réfléchir chacun sur nos parcours d’hommes et de femmes, qu’on soit hétéros ou homos. En me voyant (m’amuser…) sur scène, le spectateur s’interroge sur son propre itinéraire sentimental, sexuel et conjugal, au rythme des révélations, des pudeurs et des exaltations de mon personnage.

Piedefeu nous confie ses 3 prises de conscience : sur l'importance des gestes d'intimité dans un couple et pas que sexuels ; sur la maladie de l'intimité sous toutes ses formes; et enfin sur la nécessité d'une séduction quotidienne de couple. 

Au final, le spectateur repart avec 3 mots en tête : intimité, tendresse et séduction au quotidien. Entre temps, il se sera bien amusé des mésaventures  de Piedefeu. De son siège, les neurones miroirs du spectateur auront fait le reste. En repartant du théâtre de l’Archipel, « … il  aura tout le chemin du retour pour en parler - en passant par un petit resto - la nuit pour décanter, le week-end pour méditer et toute la vie pour s’entraîner… ». Et si ça peut lui donner envie de consulter un sexologue seul ou en couple, il n’aura pas perdu sa soirée. Ni lui, ni son ou sa partenaire.

« Je suis sexologue mais je me soigne » 

du 17 octobre 2015 au 2 janvier 2016, tous les samedi à 18h, au théâtre de l’Archipel, Paris (Xème).

 www.larchipel.net (métro Strasbourg St Denis)