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Internet, sms, téléphone : apprendre à déconnecter

Rédigé le 13/05/2015 / 0

Nous sommes souvent envahis sans nous en rendre compte par les emails, les sms, les réseaux sociaux, les sites d'informations. Tout savoir, répondre à la minute, être ultra réactif, nous semblent impératifs et nous rendent dépendants... Profitez de ce long week-end pour vous déconnecter un peu : assainissez et optimisez vos rapports avec votre téléphone, votre tablette et votre ordinateur.

Internet cultive le culte de l'instantanéité, grâce aux chats, aux réseaux sociaux mais aussi dans le milieu professionnel. Le travail envahit la sphère personnelle à grand renfort de sollicitations constantes par email.  La réactivité est constamment attendue, même le soir et le week-end, ce qui est peut être la cause d'un grand stress, d'une forte pression, voire burn-out et d'arrêt de travail, lorsque l'on n'arrive pas à mettre à distance ces sollicitations et à hiérarchiser les priorités.Dans son livre Le culte de l'urgence, la sociologue Nicole Aubert parle d'hyperconnexion au-delà de 3 heures par jour. Mais l'addiction aux connexions se définit surtout en terme de souffrance, qui perturbe profondément la vie personnelle et/ou socio-professionnelle. Rassurez-vous, le plus souvent, il ne s'agit pas d'une véritable addiction mais surtout de très mauvaises habitudes, qui consistent à se pencher sur un écran dès qu'un bip survient ou dès que l'on s'ennuie.

A l'inverse des détracteurs de l'hyperconnexion, , des chercheurs interviewés dans un article du Huffington post estiment que la plupart des gens savent s'auto-discipliner en adoptant des stratégies pour échapper aux sollicitations,  mais qu'ils subissant davantage le fantasme de l'hyperconnexion, relayé abondamment dans les médias. Elle n'appauvrirait pas les relations sociales mais les transformerait, avec le développement d'une culture d'échanges (de liens jugés intéressant, d'articles, de film, de séries,…).

A chacun de réfléchir avec honnêteté à la place des connexions dans sa vie, à ce qu'elles apportent ou enlèvent à la vie quotidienne, et à poser des limites s'il estime qu'elles sont nécessaires.

Un programme en 3 étapes

Catherine Lejealle conseille dans son livre Arrêtez d'être hyperconnecté !, aux éditions Eyrolles, propose un programme en 3 étapes. Tout d'abord, évaluez votre rapport aux connexions (en séparant les usages positifs qui rendent service ou font plaisir et les usages négatifs, qui polluent ou stressent). Faites un test : comptez le nombre de fois où vous regardez votre portable dans une journée… Instaurez une soirée sans connexion, prévoyez une activité, comme un cinéma, un bowling, une soirée avec des amis. Que se passe-t-il  quand vous vous déconnectez ?  Un malaise, la peur du vide, peur de ne pas être aimé ?

Ensuite, il convient d'analyser la façon dont certains vous sollicitent et continuent à le faire tant qu'une limite n'est pas posée. Parfois, 2 interlocuteurs suffisent à apporter 80% des désagréments ! Rétablissez une limite entre votre vie privée et votre vie personnelle, hiérarchisez vos priorités, répartissez votre temps autrement. Diminuez vos connexions aux réseaux sociaux, cessez d'assimiler les messages reçus à une preuve de valeur et de reconnaissance personnelle et vivez dans la vraie vie !

Dernière étape : analyser toutes ces connexions que nous surajoutons, alors que nous pourrions profiter de moments déconnectés (par exemple, répondre à un sms non urgent au lieu de profiter d'une sieste ; s'occuper en regardant son portable attendant dans une file ou en regardant la télé)… Apprenez à savourer autrement les "temps morts" : écoutez de la musique, fermez les yeux et rêvasser, ne faites qu'une seule chose à la fois au lieu de cumuler les activités.

Maintenant, profitez de cette optimisation des connexions…