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Ejaculation prématurée, donnez votre avis sur le traitement !

Rédigé le 09/04/2019 / 0

Deux sexologues, les Dr Pierre Desvaux et Magali Vatel lancent une étude à l'aide de questionnaires anonymes pour déterminer quelles techniques sont jugées efficaces par les patients.

" L'étude s'adresse aux hommes n'ayant pas de contrôle sur leur éjaculation, où la pénétration dure moins d'une minute et qui en souffrent" détaille le Dr Desvaux qui a mis en ligne l'accès au questionnaire.

Les patients qui souffrent d'une éjaculation prématurée, consultent peu, du fait de la gêne ou par fatalisme. Ceux qui le font, se tournent habituellement vers leur médecin généraliste, un sexologue (médecin ou psychologue), un psychologue non spécialisé. "Les sexologues n'ont jamais évalué ce qu'ils proposent, en dehors des molécules où il y a des études, déplore-t-il. Les effets de l'accompagnement psychologique, de couple, ainsi que l'éducation sexuelle, les thérapies corporelles ou la relaxation n'ont jamais été étudiés."

Aujourd'hui, on prescrit de la paroxétine prise en continu, à la dose de 10 ou 20 mg, ou de la dapoxétine qui s'avère un peu décevante d'après les premiers résultats. L'option du spray anesthésiant, le spray lidocaïne et prilocaïne (Fortacin®)est peu connue et n'avait été proposée que 2 fois aux 100 premiers patients qui ont déjà répondu au questionnaire.

Des premiers résultats 

Le premier praticien consulté est majoritairement le médecin généraliste (49.5%) devant le médecin sexologue (17.8%) et le psycho-sexologue (11.9%), viennent ensuite l'urologue, l'andrologue, le psychiatre, le psychologue et divers coachs. 82.3% des répondant trouvent la prise en charge du médecin généraliste pas du tout ou peu efficace ; 15.9 % pensent la même chose de la prise en charge du médecin sexologue et 48.4% de la prise en charge des psycho-sexologues. Bien sûr il ne s'agit que des premières tendances et cela nécessitera d'être affiné.

Selon le Dr Desvaux, il existe plusieurs typologies différentes de patients se plaignant d'une éjaculation survenant trop rapidement, qui présentent parfois à peu près le même profil au départ : lors d'un premier rapport à 17 ans, il tient une vingtaine de seconde. Une première catégorie ne voit aucune amélioration quelle que soit la partenaire, la seconde a connu une femme ou deux où l'éjaculation durait plus longtemps, avec un début de contrôle ; mais s'il y a un problème relationnel ou psychologique, un défaut d'apprentissage, il perd pied et l'éjaculation se précipite." Si la seconde catégorie est améliorée par des techniques de gestion de l'excitation et une thérapie, la première catégorie nécessite une prise en charge un peu différente en ajoutant un médicament.

"Il existe aussi une catégorie d'homme, qui dure 3-4 mn (soit le temps biologique) et sa partenaire voudrait qu'il dure plus longtemps, reprend le sexologue. Il existe un défaut d'apprentissage dans la gestion de son excitation qu'il n'arrive pas à moduler, tout obnubilé qu'il est par le plaisir de sa partenaire. Une amélioration durable pourrait être apportée grâce à l'éducation sexuelle et la gestion de son excitation, mais cela mérite encore une fois d'être évalué, d'où cette enquête. "Mais il faut davantage de réponses aux questionnaires pour affiner l'analyse et le traitement...", conclut le sexologue

Sébastien Landry, psycho-sexologue, vous donnera la semaine quelques astuces et conseils pratiques pour mieux gérer votre éjaculation...