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Coronavirus : quel risque si l'on est un couple vivant ensemble ou pas, ou un célibataire ?

Rédigé le 18/03/2020 / 0

Dans le contexte actuel du coronavirus, faut-il renoncer à tout contact sexuel ? Réponses au cas par cas, que l'on soit en couple habitant ensemble, célibataire avec un sexfriend ou utilisateur d'applis et de sites de rencontres.

On sait que la transmission du coronavirus se fait lors des contacts étroits par l’inhalation de gouttelettes infectieuses émises lors d’éternuements ou de toux par le patient (source : Santé publique France). Lorsque deux personnes s'embrassent, elles échangent leur salive et donc leurs germes, coronavirus inclus.... et même si elles font l'amour sans s'embrasser, le contact étroit fait courir le risque d'être infecté aussi. Le virus est également présent dans les selles et donc potentiellement au niveau de l'anus, les pratiques consistant à toucher l'anus avec un doigt ou la langue, pourrait donc être contaminantes.

Mais les modalités de transmission du virus ne s'arrêtent pas aux contacts rapprochés... Ce n'est pas parce qu'une personne ne présente pas de symptômes qu'elle n'est pas infectée : certains individus sont asymptomatiques et les personnes infectées peuvent transmettre le virus dans les deux jours qui précèdent l'apparition des symptômes. De plus, le coronavirus est aussi transmis par les contacts avec des surfaces fraîchement contaminées par ces secrétions humaines. 

"Quand on vit 24h heures sur 24 avec quelqu'un, si l'un est porteur, l'autre a de grands risques de l'être vu la proximité, notamment dans le lit si on dort ensemble, estime le Dr Antoine Faix urologue et secrétaire administratif de l'Association Inter-Hospitalo-Universitaire de Sexologie. Mais c'est une  extrapolation, comme il n'y a pas de précédent." Pour le chirurgien urologue, "interdire les rapports, on n'a aucune donnée pour le faire et affirmer qu'il y a un risque, mais on n'a aucune data pour l'inverse non plus !"

Couple habitant ensemble

Pour les couples qui vivent ensemble et qui n'ont pris aucune précaution, de nombreux sexologues estiment qu'il semble dénué de sens d'interdire aux couples vivant en confinement strict de ne pas faire l'amour (hormis dans les cas d'infection ou de suspicion d'infection). Ils pourront se déstresser de la façon la plus agréable qu'il soit : l'amour...

Pour tous ceux qui ont fait particulièrement attention pour des raisons variées, parce que l'un a un facteur de risque par exemple (âge de plus de 70 ans, maladies cardiaques ou respiratoires, diabète, obésité ou une autre maladie chronique), les précautions s'imposent sur le plan sexuel également...

Couple ne vivant pas ensemble

La situation est différente pour les couples ne vivant pas ensemble et qui risquent de transmettre la maladie quand ils se voient. Le confinement complique les retrouvailles pour ceux qui vivent dans deux villes différentes. Pour ceux qui habitent la même ville ou le même quartier, soit ils décident une vie commune durant les 48 heures où le choix du lieu de confinement est possible, soit ils restent séparés par choix ou parce qu'ils vivent chacun avec leurs enfants. Pour ceux qui vivent à distance, les déplacements interurbains sont offciciellement limités, il faudra donc patienter...

Célibataire, sexfriend et applis de rencontre

A l'évidence, éviter les baisers et les contacts rapprochés, est la règle à suivre si l'on comptait voir son sexfriend, son amant ou encore plus faire une nouvelle rencontre.

En théorie, le confinement strict interdit de toute façon ces retrouvailles... Les bénéfices très ponctuels semblent en effet très faibles au regard des risques de propagation du virus !

Même Tinder, la célèbre appli de rencontres géolocalisée, a rappelé les mesures barrières à ses utilisateurs états-uniens, face à l'ampleur de la pandémie.

Mais dans le monde des applis de rencontre, il serait étonnant que tout le monde joue le jeu stricto sensu en dépit du confinement (certaines applis de rencontre se fondent sur la géolocalisation, dans le quartier où l'on est et se rendre chez une nouvelle conquête est donc relativement facile, muni de son attestation). Les "aventuriers sexuels" courent t le risque d'être contaminé eux-mêmes puisque le virus ne se voit pas mais aussi de favoriser la la propagation du coronavirus.... sans savoir si le ou la partenaire est à risque de contracter une forme grave de la maladie. La solidarité et la prudence sont particulièrement appréciables en cette période agité, et dans tous les domaines !

Attention aux fakes news même dans ce domaine...

Les pratiques sexuelles, comme la pénétration vaginale ou anale, la fellation, le cunnilingus ne seraient pas des pratiques directement contagieuses. Attention aux fakes news même dans ce domaine, il a été relayé sur Science info que la fellation était moins à risque que serrer la main.... Science info est en réalité un site parodique et aucune étude n'a à ma connaissance publié des résultats sur le sujet pour le moment.

Une photo baptisé Corona-sutra circule sur les réseaux sociaux : elle montre les positions sexuelles, où les deux visages des partenaires sont éloignés de plus d'1,5 mètres. Mais en pratique, la distance de sécurité semble compliquée à tenir sur la longueur et dans le feu de l'action !

A suivre la semaine prochaine : le plaisir sexuel au temps du coronavirus