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Cinq idées reçues sur le cunnilingus

Rédigé le 10/08/2018 / 0

Suite de la série sur les idées reçues, avec le cunnilingus...

  • C'est juste un préliminaire

Certains estiment qu'il s'agit juste d'un préliminaire, une petite gâterie à faire rapidement pour mettre sa partenaire dans de bonnes dispositions... Or le cunnilingus est une pratique à part entière, au même titre que la pénétration ou la fellation ! Il ne se néglige pas et ne se fait pas à la va vite... Certaines femmes y prennent beaucoup de plaisir, la langue habile de leur partenaire les amenant ainsi jusqu'à l'orgasme. D'autres l'apprécient sans pour autant jouir cette pratique qui les met dans de bonnes dispositions pour la suite. Tout est affaire de goût mais il est certain qu'il faut rendre au cunni ses lettres de noblesse et lui faire une véritable place.

  • Toutes les femmes aiment ça

Pas forcément. Le cunnilingus déchaînent les passions... ou pas ! Pour certaines, c'est leur préliminaire préféré ou la meilleure façon de jouir, alors qu'il en laisse d'autres de marbre d'autres ou les gêne profondément. 70% des femmes et des hommes âgés de 25 à 49 ans la pratiquent souvent ou parfois en 2006 (Enquête sur la sexualité en France, Inserm). Mais cela ne signifie pas pour autant que le cunnilingus est apprécié...

  • Je n'aime pas, je suis coincée ?

Non, il est naturel de ne pas aimer toutes les pratiques.

Le partenaire n'a pas à émettre de jugement, il doit simplement respecter les souhaits de sa partenaire. Il peut ouvrir le dialogue s'il souhaite connaître les raisons (en sachant qu'elle ne sait peut-être pas pourquoi elle n'aime pas, ou qu'elle ne veut pas forcément le formuler !). La communication est toujours intéressante pour mieux se connaître et mieux connaître son ou sa partenaire.

Différentes raisons peuvent expliquer le fait de ne pas aimer un cunnilingus : on peut ne pas être à l'aise avec un homme entre ses jambes, avoir peur qu'il n'aime pas la pratique ou qu'il soit gêné par les odeurs naturelles, avoir du mal à s'abandonner dans ces circonstances.

Une femme peut trouver que les stimulations par la langue ne sont pas adaptées (trop intenses ou au contraire pas assez), ce qui rend les caresses désagréables. Ou elle peut détester la passivité que le cunnilingus nécessite. Certaines femmes attendent également que leur partenaire sache d'emblée les amener au septième ciel, alors qu'il est souvent nécessaire de le guider, au moins au départ (soit verbalement, soit par des gémissements proportionnels au plaisir procuré).

  • C'est humiliant pour l'homme

Si la fellation fait partie des préliminaires classiques précédant une pénétration (schéma longtemps véhiculé par les films X), le cunnilingus peine à se faire une place alors que de nombreuses femmes le plébiscitent. Elles n'osent pas forcément le réclamer, contrairement aux hommes qui communiquent nettement mieux leurs envies sexuelles ! Ou certaines n'osent pas dire qu'elles n'apprécient pas la pratique... Comme toujours en sexualité, la communication est très importante : verbaliser ses désirs, ses goûts et ses aversions est primordial.

Cette idée reçue s'explique parfois par la position, qui est vue comme une soumission mal vécue, ou de la zone léchée, considérée comme sale du fait de la proximité du méat urinaire par lequel s'évacue l'urine, et de l'anus.

Autre explication, l'homme peut considérer que seul son pénis offre des orgasmes dignes de ce nom et considérer les caresses buccales et linguales de la vulve, indignes de lui.

  • C'est une pratique trop technique

Oui et non... Il n'y a pas de "bible du cunni", instaurant des règles immuables fonctionnant chez toutes les femmes : ce serait trop simple ! C'est un fait immuable en sexualité : chaque partenaire est différent(e). Certains grands principes demeurent toutefois : on ne se rue pas sur le clitoris (on fait monter l'excitation en embrassant sa partenaire, caressant son ventre, l'intérieur de ses cuisses,...) ; on humidifie bien sa bouche et sa langue, on est attentif à tous les signaux envoyés par la partenaire qu'il s'agisse d'un soupir ou gémissement, des jambes qui s'ouvrent plus largement, du dos qui se cambre, ou au contraire de contractions négatives du corps ou de signes d'ennui. Il ne faut pas hésiter à demander si cela convient, ou à guider celui qui pratique le cunnilingus, sans tomber dans l'excès, autrement dit être extrêmement dirigiste !