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Cinq idées reçues sur la sodomie

Rédigé le 17/08/2018 / 0

Si une pratique véhicule de nombreux préjugés, c'est bien la sodomie. Le point sur cinq d'entre eux.

  • La sodomie, c'est dégoutant !

Oui et non. Par définition, les zones anale et rectale servent à déféquer. Elles sont donc contaminées par les germes contenus dans les selles. Les selles sont souvent vues comme répugnantes et pénétrer un orifice et un canal par lesquels elles passent, est mal vécu par certains. De plus, la notion d'interdit associé à la pratique la rend particulièrement taboue. Elle peut ainsi être vécue de façon humiliante et très mal acceptée.

Mais tout est beau et bon dans la sexualité, tant que c'est fait avec envie mutuelle, respect et consentement ! Explorer le corps de l'autre et utiliser toutes ses possibilités de plaisir se révèlent un bonheur, partagé à deux.

A lire : Sodomie, le dernier tabou sexuel

  • Ca fait forcément mal

Faux. L'anus dispose de deux sphincters, qui empêchent les selles de sortir. Ces sphincters doivent être amadoués et détendus en douceur... L'anus et le rectum ne sont pas lubrifiés naturellement, à l'inverse du vagin. Ce qui implique d'utiliser du lubrifiant pour compenser et faciliter l'intromission du pénis.

Les premières fois, la femme ou l'homme qui reçoit la sodomie doit diriger le rapport si elle/il craint d'avoir mal. Ou ils doivent avoir une totale confiance en leur partenaire et être certains qu'il arrêtera à leur demande si besoin. Cela permettra de diminuer l'appréhension (le stress favorise la contraction des muscles du périnée et empêche la décontraction des sphincters, donc il risque de majorer la douleur).

A lire : Sodomie, conseils pratiques

  • Il n'y a pas de risque d'infection

L'anus et le rectum sont très vascularisés et la sodomie crée des brèches dans les capillaires et petits vaisseaux sanguins de la muqueuse. Le risque d'infection sexuellement transmissible est par conséquent très important en l'absence de préservatif.

De plus, le rectum comme l'anus, fourmillent de germes. Dans le cas de rapports hétérosexuels, si l'on change d'orifice et que l'on enchaîne sur une pénétration vaginale, on risque de contaminer l'intérieur du vagin. Avec à la clé, un risque de déstabiliser la flore vaginale, de favoriser les mycoses ou une infection urinaire. Il faut donc changer de préservatif ou de laver le pénis à l'eau et au savon.

  • Seul celui qui pénètre a de plaisir

Faux, aussi bien si c'est un homme qui est pénétré qu'une femme.

Certaines femmes prennent beaucoup de plaisir à être sodomisées et pour y prendre davantage de plaisir, il existe quelques astuces. Mais ce n'est pas systématique et il ne faut surtout pas se forcer !

Si c'est un homme qui est pénétré, la prostate offre parfois des plaisirs insoupçonnés. Elle peut être stimulée à l'aide d'un doigt, d'un pénis, d'un plug anal ou d'un gode-ceinture.

A lire aussi : Homme, le plaisir anal et le massage prostatique

  • Un hétéro aimant la sodomie est un homo refoulé

Attention, préjugé XXL... D'une part, le sexe anal est loin d'être systématique dans les rapports homosexuels (moins de 40% des homo et bisexuels d'une étude américaine* avaient engagé une pénétration anale durant leur dernier rapport*). D'autre part, fantasmer sur la sodomie ou la pratiquer avec plaisir ne signifie absolument pas que l'on refoule son homosexualité. Les hétéros sont souvent très excités par le parfum d'interdit que véhicule encore la sodomie ; l'étroitesse du rectum augmente la pression sur le pénis et donc l'effet sur l'érection, suscitant un plaisir différent d'une pénétration vaginale.

*New study finds gay and bisexual men have varied sexual repertoires. Rosenberg. 18-10-11