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Cinq idées reçues sur la sexualité des hommes

Rédigé le 02/08/2019 / 0

Après les idées reçues sur la sexualité des femmes, voici quelques préjugés à propos de la sexualité des hommes. Les hommes ne pensent qu'à ça, ils sont volages, ils aiment tous les gros seins, les mots crus ou la fellation… Encore une fois, il s'avère que les généralités ont bon dos ! Décryptage.

  • Les hommes ne pensent qu'à ça

Faux.

Attention énorme cliché ! Non, les hommes ne sont pas gouvernés par leur pénis, ou en tout cas pas seulement… Il est impossible de nier que si l'on reste sur le plan des hormones, la testostérone, responsable du désir, est produite de façon linéaire tout au long du mois (contrairement aux oestrogènes majoritairement responsables du désir féminin, sécrétés avec des pics mais qui sont également soumises à la testostérone, à un taux dix fois moindre que les hommes). Mais les hormones sont loin de tout contrôler : l'éducation, le stress, la fatigue, la pression de la société, certaines maladies, certains médicaments… de nombreux facteurs interviennent dans la libido. Les différences entre les deux sexes tendent de plus à s'atténuer : avec l'avènement du plaisir féminin et une certaine libération du désir, la sexualité des femmes se libère vraiment. C'est notamment le cas chez certaines femmes qui revendiquent une sexualité équivalente à celle des hommes, aussi bien en termes de désir, d'orgasmes que de nombre de partenaires et de liberté.

Des chiffres abondamment relayés par les médias estimaient que les hommes pensaient 19 fois par jour au sexe alors que les femmes avaient des pensées sexuelles 10 fois. 

Alors que c'est très variable d'un homme à l'autre !

De plus, il y a une grande variabilité entre les hommes : certains se retournent sur une jolie femme tandis que d'autres ne la remarquent pas ; certains trompent leur femme alors que d'autres sont toujours fidèles ; certains ont une libido galopante pendant que d'autres se contentent d'un rapport de temps en temps. Prenons chaque personne dans son unicité, avec ses particularités et gardons-nous de toujours vouloir ranger hommes et femmes dans des cases !

  • Les hommes sont volages

Faux !

C'est un préjugé qui découle directement de l'idée reçue précédente… Animés par des pulsions sexuelles impossibles à réprimer, les hommes papillonneraient d'une femme à l'autre pour assouvir leurs désirs. Or la réponse semble évidente : cela dépend des hommes !

Depuis toujours, certains ont besoin d'aller voir à droite à gauche, de multiplier les conquêtes à l'instar de Don Juan, de se rassurer sur leur virilité, leur pouvoir de séduction, peut-être sur le temps qui passe et altère leur corps et leur performance. Il y a même une forme de pression sociale, la société faisant preuve d'une indulgence étonnante devant les incartades masculines en comparaison aux infidélités féminines… Les personnes en couple peuvent être volages parce que leur couple ne comble pas tous leurs besoins (sexuels, émotionnels, intellectuels), à cause d'un conflit conjugal ou par envie de la nouveauté. D'autres se nourrissent intensément de la séduction, des frissons de la découverte d'une autre femme et développent un tempérament infidèle.

Mais gare aux généralisations, tous les hommes ne se retrouvent pas dans le donjuanisme : certains se satisfont sans frustration d'une seule femme ! La fidélité reste pour la majorité des couples une pierre d'achoppement et cette exclusivité est pour eux une preuve d'amour et de respect.

Nota bene : l'infidélité n'est pas l'apanage des hommes mais les femmes ne sont pas le sujet de cet article…

  • Les hommes aiment tous les gros seins

Ah le fantasme des poitrines épanouies, emblème de la féminité… Cette fascination est bien réelle, mais pour une partie de la gent masculine seulement. 

Le sein renvoie à l'enfance où la mère comble nos besoins de façon quasi-immédiate, à la nécessité de sécurité. Il y a un côté animal dans le sein imposant, que va téter le petit instinctivement : la mamelle délivre le précieux lait, chaud et réconfortant, comblant les besoins physiques. En grandissant, l'homme reste fasciné par ces organes qui lui ont apporté tant de plaisir : il transpose les besoins alimentaires aux besoins sexuels mais la fonction de plaisir reste intacte.

Sur un plan hormonal, l'ocytocine joue un rôle particulier puisque cette hormone est produite aussi bien au cours de l'allaitement qu'au cours des rapports sexuels. La mère en produit car elle favorise l'éjection de lait et l'attachement entre la maman et son bébé. Mais l'ocytocine est aussi sécrétée par deux amoureux, quand ils sont ensemble, se prennent par la main, se caressent la cuisse (ou les seins !). Elle fait aussi partie du détonnant cocktail d'hormones sécrétées durant l'orgasme.

Pour les psys, l'homme n'est pas seulement un animal, il est doué de conscience et d'inconscient et l'histoire personnelle peut intervenir  dans l'attrait pour les seins : si sa mère a été envahissante, une forte poitrine sera vécue comme étouffante, agressive et le partenaire masculin pourra être beaucoup plus attiré par les femmes à petites poitrines.

Certains hommes associeront les petits seins à l'élégance tandis que d'autres associeront les plus gros à une meilleure fertilité et une meilleure capacité à nourrir la progéniture.

Autre argument, à l'inverse du sexe féminin, caché dans ses profondeurs, les seins sont affichés, visibles, moins mystérieux et donc plus rassurants aux yeux des hommes. De quoi leur conférer un pouvoir d'attraction phénoménal, quelle que soit leur taille !

  • Les hommes aiment tous les fellations

Faux.

C'est indéniable, la fellation a de nombreux atouts pour elle : la muqueuse buccale reproduit la muqueuse vaginale, le gland du pénis est stimulé par la langue agile qui peut aller titiller la zone très sensible qu'est le frein (la partie qui relie le prépuce au pénis) ou la couronne, qui sépare le gland du reste du pénis. Sans compter que la femme consacre toute son attention au sexe de l'homme. Que demander de plus... ?

Eh bien pourtant, tous les hommes n'aiment pas cette pratique : ils estiment parfois que cela met la femme dans une position soumise, voire dégradante (image certes véhiculée par la pornographie  mais que beaucoup trouvent particulièrement excitante, en dehors de tout contexte humiliant). Certains pensent inconsciemment que leur sperme est sale et ils ne l'imposent pas à leur amante.

Autre raison : cette pratique expose le pénis à la vue, contrairement à la pénétration. Ceux qui complexent sur sa taille ne souhaitent surtout pas le mettre à la merci d'un regard.

Enfin, pour les psys, la peur inconsciente de la castration explique parfois ce rejet de la fellation : elle les empêche de s'abandonner aux caresses buccales par peur que les dents de leur maîtresse se referment sur leur sexe…

  • Tous les hommes aiment les mots crus

Faux.

Pour ceux qui les apprécient, les mots crus sont excitants, stimulants, transgressifs ; ils ajoutent une énergie agressive, qui est retrouvée dans l'acte de pénétration, aussi bien de celui qui prend que de celle qui reçoit. Les mots crus nourrissent les fantasmes et apporte au rapport une touche de subversion particulièrement excitante.

Certains sont bloqués par ce mode d'expression qu'ils jugent vulgaire, notamment lorsqu'il vient de l'épouse sacrée, de la madone respectée. D'autres n'en voient tout simplement pas l'intérêt préférant le langage des corps.

Attention à ne pas heurter la sensibilité de son ou sa partenaire, qui peut être freiné(e) dans son plaisir en se sentant agressé(e) ou rabaissé(e) à une image dégradante. Mieux vaut commencer en douceur et poursuivre progressivement en fonction de la réaction.

En sexualité, la suggestion est toujours préférable au fait d'imposer…

Bonus : les hommes ne simulent jamais...