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Cinq idées reçues sur la fellation

Rédigé le 03/08/2018 / 0

La fellation est elle aussi entourée de nombreux préjugés tels que tous les hommes l'aiment, la femme est soumise, c'est une pratique sale...
 

  • Tous les hommes adorent

Faux. Certains couples ne pratiquent pas la fellation parce que l'homme ne se sent pas à l'aise avec le rapport de domination que la fellation renvoie (voir idée reçue suivante). Ou il n'aime pas la passivité imposée par la pratique, qui implique de s'abandonner totalement et de ne pas diriger le rapport.

Autre facteur qui entre parfois en jeu, la relation qu'entretient le couple. S'il est très romantique ou religieux, leur sexualité peut être assez normée. Cela ne pose aucun problème à partir du moment où les deux sont épanouis ainsi ! Dans le cas contraire, mieux vaut en parler ensemble si l'on souhaite faire évoluer sa sexualité et introduire certaines pratiques.
 

  • Elle met la femme en position de soumission

Faux (l'idée reçue ne concerne pas, ou très peu, les hommes gays, d'où l'utilisation du féminin dans la réponse). Certaines femmes vivent la fellation comme une pratique humiliante, notamment lorsqu'elle est réalisée à genoux. La soumission apparente peut alors être très mal vécue. Apparente car l'analyse se révèle simpliste si l'on y prête attention : qui s'abandonne au plaisir offert ? Qui lâche totalement prise, offrant son organe le plus vulnérable, le phallus ? Qui se soumet à la bouche de l'amant(e)?

La domination et la soumission sont des ingrédients fréquents, voire permanents, du couple, et particulièrement dans la sexualité. Ils peuvent être vus comme une contrainte, a fortiori quand c'est toujours le même qui domine. Mais si elles sont effectuées avec consentement et respect, elles deviennent un jeu amusant, qui rapproche le couple. Si la fellation et la soumission sont vécues de façon dégradante, il faut sans doute s'interroger sur les facteurs dans le couple et la vie quotidienne qui peuvent l'expliquer, seule ou avec l'aide d'un sexologue ou thérapeute de couple.
 

  • C'est sale !

Faux. C'est un grand classique de trouver le "sexe oral" (cunnilingus et fellation) sale, du fait de la proximité du méat urinaire (l'orifice par lequel est évacuée l'urine) et de l'anus. Or, la sexualité n'est pas sale : elle est aussi bonne que belle lorsqu'elle est respectueuse et bienveillante !

Il est vrai que si l'homme a une hygiène intime douteuse, les odeurs peuvent être très incommodantes ! Il est alors bon de rappeler que le Kamâ-sutrâ conseille aux amants un bain avant leurs ébats sexuels. Il est donc tout à fait légitime d'imposer une douche et elle sera d'autant plus acceptée si la partenaire rejoint son amant et savonne sensuellement sa peau... Ces préliminaires aquatiques se révèlent torrides.
 

  • Les femmes le font uniquement pour satisfaire leur partenaire

Faux mais... certaines femmes ne font des fellations que parce que leur partenaire leur demande ou parce qu'elles savent que cela lui fait plaisir. Si la pratique heurte la pudeur ou si l'on se sent mal à l'aise, il est préférable d'en parler et de ne surtout pas se forcer. C'est légitime de ne pas aimer toutes les pratiques et ce n'est pas grave : les envies sexuelles évoluent avec le temps.

D'autres femmes en revanche, aiment caresser de leur langue le pénis de leur partenaire, parce qu'elles lui donnent du plaisir mais aussi parce qu'elles aiment tout son corps, pénis compris. Sentir la douceur du gland sous sa langue, ou le durcissement du pénis sous l'effet des caresses buccales peut susciter une grande excitation et une extrême satisfaction.
 

  • On ne peut pas contracter une IST

Faux. La fellation est une pratique à risque d'infection sexuellement transmissible puisque le liquide séminal et encore plus le sperme sont des vecteurs de germes. Le risque d'IST est augmenté s'il y a une plaie (même minime) dans la bouche et/ou des lésions sur le pénis. Plusieurs IST peuvent être transmises de cette façon : le VIH (notamment s'il y a éjaculation dans la bouche), l'herpès génital, la gonorrhée, la syphilis, l'hépatite B, le papillomavirus, le chlamydia,...

Avec un nouveau partenaire ou en cas de partenaires multiples, il est vivement recommandé d'utiliser un préservatif. Même s'il ne protège pas de tout (l'herpès, le chlamydia et le papillomavirus peuvent se transmettre par un contact peau à peau des testicules ou du périnée), il offre la meilleure protection possible.

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