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Célibataire et confinement : prendre du plaisir sexuel différemment

Rédigé le 27/03/2020 / 2

Le confinement impose aux célibataires une solitude plus ou moins bien vécue. Il offre aussi l'occasion de stimuler son esprit en réfléchissant à sa vie et à ses envies, mais aussi de consacrer de l'attention à son corps. Certains n'en auront pas envie, d'autress trouveront dans plaisir sexuel une bulle de bien-être particulièrement appréciable, avec parfois la découverte de nouvelles pratiques, avec un sexfriend ou pas...

La période actuelle peut être anxiogène pour les célibataires ; le risque principal est de se retrouver isolé.e, sans la possibilité de verbaliser ses émotions, de parler de tout et de rien de se changer les idées. Fort heureusement, les réseaux sociaux et les nouvelles technologies sont particulièrement appréciables pour maintenir le lien social et amical. Ainsi les "apéros Skype/What's App/Zoom/etc maintiennent-ils une certaine convivialité, même s'ils ne remplacent pas le contact physique. Les retrouvailles avec les amis et la famille n'en seront que plus savoureuses...

Réfléchir à sa vie et à ses envies

Cette période de solitude forcée dégage un temps précieux et offre un cadre parfait pour réfléchir à sa vie, à ses manques mais surtout à ses envies et à de nouveaux engagements. De nouveaux projets peuvent naître aussi bien sur le plan personnel que professionnel : il suffit de faire preuve de créativité ! C'est aussi l'occasion de s'investir différemment dans la collectivité, auprès de ses voisins les plus vulnérables, des associations qui manquent de bénévoles, tout en respectant les mesures barrières et le confinement évidemment. De nombreuses initiatives solidaires voient le jour et insufflent un souffle positif et salutaire.

Le plaisir, une bulle de bien-être

L'équilibre psychologique et physique passe souvent par les endorphines du plaisir. Certains verront leur libido descendre en flèche par le contexte actuel, qu'ils n'oublient pas de prendre soin de leur corps à travers le sport, le yoga, la relaxation, les auto-massages. D'autres trouveront dans le plaisir sexuel une bulle de plaisir et de détendre loin de l'inquiétude anxiogène. Tous les messages chimiques sécrétés par le corps sont de véritables antidépresseurs et anxiolytiques naturels !

La masturbation reste le moyen le plus simple d'inonder son corps d'endorphines... Un support met plus facilement dans une ambiance sexuelle ; les classiques films X ou les livres érotiques ont leurs amateurs mais les personnes sensibles à la volupté de la voix découvriront ou redécouvriront les podcasts érotiques. Ils incitent à se laisser aller au gré des fantasmes et du désir, comme Voxxx, ou certains s'inspirent de la littérature érotique, tels que Ctrlx ou Le verrou.

Le temps offert par le confinement offre aussi l'occasion de connaître encore mieux son corps, de tester différentes techniques notamment pour les femmes. C'est ce que propose la série sur le plaisir féminin Climax, qui s'adresse aux femmes mais également aux hommes qui veulent mieux connaître le fonctionnement du corps féminin. Avec les doigts, l'oreiller, le pommeau de douche, il existe de nombreuses façons de se donner du plaisir.

Les sextoys en font partie et se destinent à tous les goûts, aux hommes, aux femmes, aux couples. Pour les femmes, certains ciblent leurs stimulations sur le clitoris, d'autres le vagin ou plus particulièrement le point G, l'anus et le rectum. Pour les hommes, il existe des masturbateurs, des stimulateurs prostatiques des plugs anaux. Une marque a même crée un pack spécial confinement, pour Elle, pour Lui et pour le Couple. Objectif : prendre son plaisir en mains ! 

Utiliser les nouvelles technologiques

Les sexfriends découvriront la joie du sexe à distance, grâce aux nudes, photos érotiques pour stimuler le désir, ou aux appels-vidéos qui font redécouvrir l'érotisme de la masturbation à deux et à distance... Attention toutefois à le faire avec des gens de confiance.

Autre possibilité : les sextoys connectés, qui se contrôlent grâce à une appli et une connexion. Conçus pour les couples vivant à distance, ils donnent l'impression de participer au plaisir de son/sa partenaire. De nombreuses marques en font (Lelo, Passage du désir, Espace plaisir, etc).

Coronavirus : quel risque si l'on est un couple vivant ensemble ou pas, ou un célibataire ?

Rédigé le 18/03/2020 / 0

Dans le contexte actuel du coronavirus, faut-il renoncer à tout contact sexuel ? Réponses au cas par cas, que l'on soit en couple habitant ensemble, célibataire avec un sexfriend ou utilisateur d'applis et de sites de rencontres.

On sait que la transmission du coronavirus se fait lors des contacts étroits par l’inhalation de gouttelettes infectieuses émises lors d’éternuements ou de toux par le patient (source : Santé publique France). Lorsque deux personnes s'embrassent, elles échangent leur salive et donc leurs germes, coronavirus inclus.... et même si elles font l'amour sans s'embrasser, le contact étroit fait courir le risque d'être infecté aussi. Le virus est également présent dans les selles et donc potentiellement au niveau de l'anus, les pratiques consistant à toucher l'anus avec un doigt ou la langue, pourrait donc être contaminantes.

Mais les modalités de transmission du virus ne s'arrêtent pas aux contacts rapprochés... Ce n'est pas parce qu'une personne ne présente pas de symptômes qu'elle n'est pas infectée : certains individus sont asymptomatiques et les personnes infectées peuvent transmettre le virus dans les deux jours qui précèdent l'apparition des symptômes. De plus, le coronavirus est aussi transmis par les contacts avec des surfaces fraîchement contaminées par ces secrétions humaines. 

"Quand on vit 24h heures sur 24 avec quelqu'un, si l'un est porteur, l'autre a de grands risques de l'être vu la proximité, notamment dans le lit si on dort ensemble, estime le Dr Antoine Faix urologue et secrétaire administratif de l'Association Inter-Hospitalo-Universitaire de Sexologie. Mais c'est une  extrapolation, comme il n'y a pas de précédent." Pour le chirurgien urologue, "interdire les rapports, on n'a aucune donnée pour le faire et affirmer qu'il y a un risque, mais on n'a aucune data pour l'inverse non plus !"

Couple habitant ensemble

Pour les couples qui vivent ensemble et qui n'ont pris aucune précaution, de nombreux sexologues estiment qu'il semble dénué de sens d'interdire aux couples vivant en confinement strict de ne pas faire l'amour (hormis dans les cas d'infection ou de suspicion d'infection). Ils pourront se déstresser de la façon la plus agréable qu'il soit : l'amour...

Pour tous ceux qui ont fait particulièrement attention pour des raisons variées, parce que l'un a un facteur de risque par exemple (âge de plus de 70 ans, maladies cardiaques ou respiratoires, diabète, obésité ou une autre maladie chronique), les précautions s'imposent sur le plan sexuel également...

Couple ne vivant pas ensemble

La situation est différente pour les couples ne vivant pas ensemble et qui risquent de transmettre la maladie quand ils se voient. Le confinement complique les retrouvailles pour ceux qui vivent dans deux villes différentes. Pour ceux qui habitent la même ville ou le même quartier, soit ils décident une vie commune durant les 48 heures où le choix du lieu de confinement est possible, soit ils restent séparés par choix ou parce qu'ils vivent chacun avec leurs enfants. Pour ceux qui vivent à distance, les déplacements interurbains sont offciciellement limités, il faudra donc patienter...

Célibataire, sexfriend et applis de rencontre

A l'évidence, éviter les baisers et les contacts rapprochés, est la règle à suivre si l'on comptait voir son sexfriend, son amant ou encore plus faire une nouvelle rencontre.

En théorie, le confinement strict interdit de toute façon ces retrouvailles... Les bénéfices très ponctuels semblent en effet très faibles au regard des risques de propagation du virus !

Même Tinder, la célèbre appli de rencontres géolocalisée, a rappelé les mesures barrières à ses utilisateurs états-uniens, face à l'ampleur de la pandémie.

Mais dans le monde des applis de rencontre, il serait étonnant que tout le monde joue le jeu stricto sensu en dépit du confinement (certaines applis de rencontre se fondent sur la géolocalisation, dans le quartier où l'on est et se rendre chez une nouvelle conquête est donc relativement facile, muni de son attestation). Les "aventuriers sexuels" courent t le risque d'être contaminé eux-mêmes puisque le virus ne se voit pas mais aussi de favoriser la la propagation du coronavirus.... sans savoir si le ou la partenaire est à risque de contracter une forme grave de la maladie. La solidarité et la prudence sont particulièrement appréciables en cette période agité, et dans tous les domaines !

Attention aux fakes news même dans ce domaine...

Les pratiques sexuelles, comme la pénétration vaginale ou anale, la fellation, le cunnilingus ne seraient pas des pratiques directement contagieuses. Attention aux fakes news même dans ce domaine, il a été relayé sur Science info que la fellation était moins à risque que serrer la main.... Science info est en réalité un site parodique et aucune étude n'a à ma connaissance publié des résultats sur le sujet pour le moment.

Une photo baptisé Corona-sutra circule sur les réseaux sociaux : elle montre les positions sexuelles, où les deux visages des partenaires sont éloignés de plus d'1,5 mètres. Mais en pratique, la distance de sécurité semble compliquée à tenir sur la longueur et dans le feu de l'action !

A suivre la semaine prochaine : le plaisir sexuel au temps du coronavirus

Journée mondiale de la femme : en 2020, levez-vous pour les droits de la femme !

Rédigé le 06/03/2020 / 0

En 2020, c'est un thème qui résonne avec l'actualité de nombreux pays. Un thème qui célèbre certaines avancées et met en exergue tout ce qu'il reste à faire, aussi bien sur le plan professionnel que privé et sexuel. Si les chiffres alarmants parlent d'eux-même en 2019, l'année 2020 commence sur les chapeaux de roue...

 Je suis de la Génération Égalité : Levez-vous pour les droits des femmes ! Le thème de la Journée de la femme, du 08 mars 2020, incite à se rassembler pour faire évoluer les droits de la femme et les mentalités partout dans le monde, que l'on soit un homme ou une femme, de tout âge. Les chiffres de 2019 signent une fois de plus de véritables inégalités entre les femmes et les hommes... Par conséquent, le thème de la journée coïncide avec la campagne d'ONU Femmes, baptisée Génération égalité, en faveur des droits et de l'autonomisation des femmes. Pour l'ONU Femmes, "Aujourd’hui, pas un seul pays ne peut prétendre avoir atteint l’égalité des sexes. De nombreux obstacles restent inchangés sur les plans juridique et culturel. Par conséquent, les femmes sont sous-valorisées, elles continuent à travailler plus et à gagner moins, à bénéficier de choix plus limités et à subir de multiples formes de violence chez elles et dans les lieux publics." Du 11 au 22 mars 2020, se tiendra la commission de la condition de la femme, au siège de l'ONU à New-York...

Des chiffres révélateurs

Et à tous ceux qui trouvent que l'on parle trop des femmes, des violences sexuelles, des inégalités, les chiffres parlent d'eux-mêmes :

  • Près d’un tiers des cadres des 60 premières entreprises par françaises, capitalisation sont des femmes, elles sont moins de 14% dans les comités exécutif". Et plus aucune femme n'est à la tête d'une entreprise du CAC40 depuis qu'Isabelle Kocher s'est fait évincée de la direction d'Engie.
  • Les inégalités salariales persistent, avec un écart moyen de 15,5% d'après Eurostat en 2017. Selon le gouvernement, "à travail de valeur égale, le salaire des femmes reste inférieur de 9 % à celui des hommes. Et cet écart s'élève à « 25 % tous postes confondus » et à « 37 % au moment du départ à la retraite."
  • Les tâches ménagères restent souvent effectuées par les femmes. Dans une enquête IFOP de 2019, 73% des femmes déclaraient en faire plus que leur conjoint (40% des moins de 30 ans) et 44% beaucoup plus... 
  • Une femme est tuée tous les 2 jours en France en 20119.
  • Une femme sur quatre est concernée par les violences sexuelles (source : les Assises des violences sexuelles 2020). Une étude européenne réalisée en 2014 avance, elle, un chiffre d'une femme sur trois concernée par les violences sexuelles... Des chiffres plus élevés que les chiffres "officiels" portant sur les plaintes et les condamnations, mais on connaît le poids que portent les victimes de violences, les mécanismes qui poussent à ne pas en parler et le parcours du combattant qu'est la plainte... Retrouvez un article de Libération sur les chiffres en lien avec les violences sexuelles.
  • 9 femmes sur 10 auraient subi des pressions lors d'un rapport sexuel et 8 sur 10 rapportent des faits de violences psychologiques, physiques ou sexuelles au cours de rapports sexuels, d'après une enquête digilentée cette semaine par le collectif #Noustoutes. 

Une année qui s'annonce riche !

Les années qui viennent de s'écouler ont vu à quel point les femmes mais aussi les hommes qui les soutiennent, étaient prêts à faire changer les choses, dans tous les domaines !

Concernant l'égalité hommes-femmes, les PME de plus de 50 entreprises sont désormais tenues depuis janvier de publier l'index de l'égalité professionnelle femmes-hommes. Une transparence qui promeut l'égalité... 2020 commence sur les chapeaux de roue sur le plan des violences sexuelles faites aux femmes. Les Césars, qui ont récompensé le réalisateur Roman Polanski ont provoqué une véritable onde de choc et des réactions non moins frappantes. Konbini fait un point sur la seule condamnation dont a été inculpé le réalisateur, et les multiples accusations de viols, d'agressions sexuelles et de pédophilie, prescrites par la loi...  Le livre Je suis une sur deux de Giulia Foïs, journaliste que l'on entend sur de nombreux médias cette semaine, trouve un écho important dans les médias ; ses interventions montrent à quel point les femmes qui ont subi des violences sexuelles sont décidées, non seulement à parler mais à se faire écouter, et à changer la situation actuelle.

La société commencent à bouger, femmes en tête. En France, de nombreuses associations s'investissent dans de nombreux domaines : Femmes debout, Regards de femmes, Femmes solidaires, Dare women qui inclut les hommes... Retrouvez la majorité des associations sur ce lien, si vous souhaitez vous y investir.

Certes, reprochent certain(e)s, il serait temps après des siècles  d'inégalités et de violences faites aux femmes dans l'impunité et la banalisation de ces crimes. Mais aujourd'hui, l'heure est à saluer les avancées, qui profiteront aux femmes mais aussi aux hommes, à la société toute entière. Le mouvement est en marche et il ne s'arrêtera pas !