1. / Blogs
  2. / 100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

La polyamorie, les amours multiples du polyamour

Rédigé le 24/02/2020 / 0

Après le plan Q et le sexfriend, le couple exclusif, le couple libre, je finis cette série en beauté et en amour avec la polyamorie. Plus connue sous le nom de polyamour, elle bouscule les codes tant sexuels qu’amoureux. Zoom sur ce mode de relations où l'amour n'est pas exclusif mais démultiplié.

Le mot "polyamour" est habituellement utilisé quand les partenaires s'autorisent la possibilité d'entretenir une relation avec une ou plusieurs autres personnes. Il remet en question l'exclusivité sexuelle et amoureuse, longtemps l'apanage des couples traditionnels hétérosexuels.

Mais d'après la réalisatrice et scénariste Isabelle Broué qui a consacré un film très complet à ce sujet, Lutine, le terme de polyamour est réducteur : "J'utilise le terme polyamorie et non polyamour qui semble signifier simplement être amoureux de plusieurs personnes. Polyamorie est tiré de l'anglais polyamory, et non polylove. Ce mot définit une non-monogamie consensuelle, par opposition à la non-monogamie non éthique qu'est l'adultère. Il s'agit alors de vivre des relations plurielles éthiques, au sein desquelles l'amour sera libre de se développer ou pas." 

"Suffisamment d'amour entre nous pour en donner à d'autres"

Jérémy est venu à la polyamorie suite à d'intenses réflexion sur le couple et l'exclusivité. Dès l'adolescence, j'ai remis largement en question l'aspect exclusif des relations dites classsiques, le concept de mariage. J'ai rejeté la jalousie et le besin de possession, qui pour une majorité de personnes, sont intrinsèquement liées aux relations amoureuses. Le temps et mes réflexions n'ont fait que renforcer mes convictions."

Quant à Mathilde, elle est mariée à Alexandre depuis plus de 15 ans. Leur couple a évolué vers le couple libre puis le polyamour, sous l'impulsion de Mathilde. "Il y a suffisamment d'amour entre nous pour pouvoir en donner à d'autres personnes, sans que cela altère notre amour", explique-t-elle. Son mari  y est venu en revoyant sa première amoureuse au lycée : " Moi, je pensais ne pas être polyamoureux au départ. Quand j'ai su qu'elle avait des sentiments plus poussés pour son amant, nous avons parlé du polyamour, je me suis renseigné et j'ai adhéré. Au départ, j'étais plus libertin que polyamoureux, jusqu’à ce que je retrouve mon premier amour de lycée... Mais nous avons des règles, je veux que mon couple avec Mathilde soit le plus important. Je l'aime, elle m'aime, cela ne change rien à notre amour, nous donnons juste de l'amour supplémentaire à une autre personne."

Comme chez Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, il y a l'amour nécessaire auquel on revient toujours, et les amours contingentes...  De quoi bouleverser les schémas préétablis !

"L'idée est de remettre en cause le modèle préfabriqué et de réfléchir à ce qui te et me correspond, confirme Isabelle. C'est réfléchir à ce qui nous correspond à chacun et chacune d'entre nous."

"Il est possible de vivre des relations multiples sans drame !"


Si la polyamorie offre une grande liberté jugée dangereuse selon les codes établis, elle semble particulièrement enrichissante pour ses adeptes. Elle apporte aussi un vent d'honnêteté, d'intensité, d'authenticité et de bienveillance...

"J'ai l'impression d'être plus honnête, plus en accord avec moi-même, plus fidèle à mes engagements, constate Jérémy qui a rencontré une polyamoureuse après quelques histoires classiques. Dans notre vie, nous aimons tous/toutes plusieurs personnes, nous construisons tous différentes relations basées sur l'amour. Le fait de construire ces relations simultanément, plutôt que l'une après l'autre, me pousse à ne pas considérer qu'une seule personne est tout pour moi. Cela rend les rapports que j'entretiens avec mes amoureuses et amantes beaucoup plus honnêtes et simples."

Pour Mathilde, il y a plus d'intensité dans ses relations : "Je suis plus amoureuse que jamais de mon mari et je savoure chaque instant avec mon deuxième amour !"

"Avec ce type de relations, j'ai l'impression que chacun peut vivre comme il le veut et satisfaire ses besoins en matière d'affection, d'amitié et de libido", analyse Nicolas, qui après avoir enchaîné sans satisfaction les histoires d'un soir, vit deux histoires enrichissantes avec deux hommes.

Ce que confirme Isabelle, en allant plus loin : "Un adultère, quand il est découvert, est souvent vécu de manière dramatique - et pour cause : c’est une rupture de contrat et donc de confiance. La polyamorie est une manière de faire bouger les lignes. Dans les couples classiques dont le contrat est exclusif par défaut, les besoins des personnes qui auraient envie ou besoin de vivre d’autres histoires ne sont pas pris en compte. Je souhaite contribuer à dédramatiser les relations plurielles en faisant entendre qu’il est possible de les vivre autrement que dans le drame de l’adultère : dans un cadre consensuel et éthique, dans le respect et avec l’accord de toutes les personnes concernées, sans tromperies et sans mensonges."

Des difficultés qui font grandir

Mais faire bouger la société et des croyances enracinées depuis des siècles ne se fait pas sans dommage...

"J'ai eu des difficultés à bien vivre la jalousie mais j'ai vraiment fait un travail sur moi, détaille Jérémy. À la jalousie s'oppose la compersion et il est bien triste que ce mot soit si peu connu. C'est le fait d'être heureux du bonheur d'autrui. Remplacer la jalousie par la compersion, se décentrer de soi-même, et se recentrer sur les autres, c'est une des raisons qui m'ont amené vers le polyamour, et qui me conforte dans mon orientation."

Se réjouir du bonheur de l'autre et aussi l'aimer pour ce qu'il est, sans vouloir le changer... En dépassant les codes conventionnels, la polyamorie pousse encore plus loin dans l'acceptation de l'autre.

"J'ai pris conscience très jeune que j'avais une façon différente d'aimer, confirme Christelle, âgée de 45 ans. Lorsque j'ai rencontré mon époux il y a 24 ans, il a été la première personne avec qui j'ai pu en parler. Il m'a acceptée telle que je suis, sans jamais vouloir me changer. Cela fait 24 ans que nous sommes amoureux !"

Il en découle une forme de communication particulièrement honnête et attentive à l'autre. "Mon mari a des moments de craintes parfois, surtout depuis qu'il a sa deuxième chérie, estime Mathilde. Mais nous en discutons régulièrement et j'espère dissiper ses doutes. Mon deuxième amour, lui, est très satisfait de la situation. Mon mari et lui s'entendent très bien."

"La rencontre avec la polyamorie en 2009 a changé du tout au tout la façon dont j'envisageais les relations amoureuses et mes relations, reprend Isabelle. Ce n'est pas seulement par la polyamorie mais aussi aussi grâce à tous les outils de connexion et de communication que l'on est amené(e) à mettre en pratique sinon on se mange le mur. Parmi ceux-ci, je citerai la communication non violente, empathique, l'écoute active, l'accueil des émotions, toutes ces choses qui me paraissent essentielles quand on veut développer des relations plurielles dans un cadre éthique."

La polyamorie a apporté à la réalisatrice Isabelle Broué une véritable ouverture à l'autre : "on ne décide pas à la place de l'autre, on décide ensemble... Si on ne parle pas de la possibilité de vivre une relation ouverte et qu'on ne se met pas d'accord en amont, ce n'est pas respectueux de le faire et cela ne laisse pas la place à l'autre de se positionner. Mais si on peut en discuter, en lui laissant la possibilité de dire oui ou non, et d'évoluer, on retombe sur des enjeux de communication bienveillante, empathique et respectueuse."

Reste à développer ces outils en dehors des couples... Ceux-ci évoluent au sein d'une famille et d'amis, dont le jugement négatif n'est pas rare et parfois lourd : "Cela n'est pas facile tous les jours, confirme Mathilde. Certains de mes amis trouvent cela bizarre, ma famille ne connait pas notre nouvelle dynamique de couple ni mon autre chéri. Le gros point noir pour moi, c'est juste de ne pas pouvoir vivre au grand jour ce type de relations sans regards réprobateurs..."

Il n'est pas toujours aisé de se libérer du regard des autres, le temps que la société évolue et accepte enfin de diversifier les schémas de couple...


 

Saint-Valentin : injecter de nouveaux ingrédients ?

Rédigé le 13/02/2020 / 0

Commerciale ou pas, le jour J ou en décalé, la Saint-Valentin donne l'occasion de se confier de nouvelles envies et injecter de nouveaux ingrédients dans sa vie sexuelle.

Le tête-à-tête amoureux se transforme en corps-à-corps où la sensualité et le plaisir sont célébrées. Au-delà du débat sur la Saint-Valentin, fête mercantile ou fête de l'amour, elle peut être le bon moment de mettre en place un rituel de couple. Qu'il ait lieu le 14 février ou pas...

Il n'est pas rare que la sexualité devienne la cinquième roue du carrosse tant la vie quotidienne est chargée, entre la vie professionnelle, familiale, sociale, amicale.  Une soirée rituelle, exclusivement consacrée au couple, est propice à un dialogue constructif et un échange de qualité. Avec la fatigue, le stress, les contraintes professionnelles, les enfants si on en a, l'activité sexuelle peut se faire sur un mode automatique et rapide. En prendre conscience est le premier pas pour redonner une véritable place à son couple et à sa sexualité.

Un souffle de nouveauté et de variété

En plus d'un temps de qualité passé ensemble en dehors du temps sexuel, de l'importance de la tendresse et de la séduction dans la vie quotidienne, d'autres paramètres favorisent la vie sexuelle. La variété comme la nouveauté sont deux ingrédients connus pour stimuler le désir comme le plaisir.

Les mal nommés préliminaires sont en réalité des activités à part entière, qui méritent d'y consacrer du temps. Un massage érotique offre des sensations divines, qui mettent en appétit.... Le coffret Sweet sensations apporte tous les accessoires nécessaires à cette parenthèse sensuelle : un masque privera le/la massé(e) des yeux mais stimulera ses autres sens. Il ou elle s'offrira à la merci  de son/sa partenaire, en étant attaché par attacher par des liens de satin. De quoi savourer pleinement les mains explorant et massant son corps dans ses zones les plus intimes. Un moment 100% plaisir où il s'abandonnera totalement...

Dans les rapports hétérosexuels, ne pas se centrer exclusivement sur la pénétration enrichit le rapport. S'il est délicieux de fusionner l'un dans l'autre, la pénétration n'est pas forcément le but ultime de l'activité sexuelle. Il est toujours bon de rappeler que selon les études, une femmes sur cinq à 1 sur 3, ne jouit pas avec une simple pénétration vaginale. La stimulation du clitoris, permet souvent de prendre davantage de plaisir. Les femmes ont tout à gagner à montrer la façon dont elles se masturbent ainsi que les autres stimulations utilisées, au niveau du vagin ou de l'anus (elles peuvent aussi en parler ou guider la main).

Les sextoys sont idéaux pour varier les sensations au niveau du clitoris, avec des technologies qui se mettent au service du plaisir féminin : sans contact direct, ce sextoy high-tech provoquera des ondes de plaisir dans le corps sans même toucher le clitoris et offrira une jouissance décoiffante !

La pénétration se fait encore plus ludique avec ce sextoy de couple, qui se place entre les partenaires et booste leur plaisir. Du côté féminin, ses vibrations stimulent voluptueusement le clitoris ou l'ex "point G" (complexe clito-urétro-vaginal plus précisément). Du côté masculin, il favorise l'érection en diminuant l'orifice vaginal et ses vibrations offre des stimulations intenses. Un accès au plaisir intense et partagé....

Un zeste de variété

Pourquoi ne pas en profiter pour aborder ses envies les plus intimes et apporter davantage de créativité à la vie sexuelle ?  Le quickie à l'extérieur ou discrètement dans les toilettes d'un restaurant, contrastera avec un long massage érotique.  La lecture  à l'autre d'un livre érotique, permettra de partager son univers érotique : chacun peut lire à l'autre un passage qui l'inspire...

Ou chacun décide à tour de rôle d'un scénario  (en respectant ses goûts et ses inhibitions). que l'autre s'engage à tenir. L’un fixe le déroulement du rapport, en choisissant le lieu, les vêtements portés, les positions,… et l’autre suit au fur et à mesure ses directives. Ce scenario ludique évitera la monotonie et permettra aussi de mieux comprendre l’autre. L’imprévu est le meilleur moyen d’augmenter l’excitation et de favoriser le plaisir...

Handicap, maladies chroniques et sexualité

Rédigé le 07/02/2020 / 0

Les personnes avec une maladie chronique ou un handicap, ont droit au plaisir, à la sensualité et à l'amour, comme les autres... Si cela semble heureusement une évidence à certains, les idées reçues à ce propos ont la vie dure. Quelles sont-elles ? Quelles solutions trouver, adaptées aux symptômes et à la sévérité du handicap ?

Le handicap, qu'il soit issu d'une maladie chronique ou congénitale, ou d'un accident, a des retentissements sur la sexualité pour différentes raisons, parfois associées.  Il peut s'agir de causes physiques liés aux symptômes ou au handicap, quels qu'ils soient, ou des conséquences sociales (les contacts étant parfois limités par le handicap, ou encore du retentissement mental, qui ne permet pas d'appréhender la sexualité.

De plus, la survenue d'une maladie chronique ou d'un handicap physique peut bouleverser, le regard que l'on porte sur soi et sur son corps.  A cause de la maladie et du handcaip, la confiance en soi et l'estime de soi sont souvent impactées ; envisager une sexualité et une relation intime est parfois compliquée. On peut se sentir moins séduisant, moins attirant et parfois moins "aimable", avec le sentiment d'avoir perdu la capacité d'être aimé.

En institution ou à l'hôpital, le handicap est habituellement plus sévère ou mental, la vie intime y est souvent plus complexe et compliquée. L'institution crée d'autres obstacles : il peut y être difficile de trouver des partenaires, sexuels et/ou amoureux, et les freins sociaux sont nombreux, avec des avis péremptoires sur la sexualité des personnes hospitalisées ou en institutions. L'intimité est souvent impossible, pour la masturbation et encore plus pour la sexualité à deux. Les relations entre patients sont souvent au mieux mal vues, ou interdites mais il existe pourtant à l'étranger des services hospitaliers avec des chambres pour couples, ou le patient est libre d'inviter qui il veut dans sa chambre. Une éducation des patients, quel que soit leur niveau intellectuel, mais aussi du personnel y est réalisée (source : L'handispensable, mars 2015).

Les préjugés encore trop nombreux

Les préjugés sont également prégnants dans le domaine du handicap et de la sexualité, celle-ci étant trop souvent associée, à tort, à la jeunesse, la beauté, la pleine santé, la performance. Autant de sujets que la maladie et le handicap bousculent avec force...

Les médias ont longtemps véhiculé des images de ce qu'ils considéraient comme un "physique parfait", contribuant à cet idéal de beauté, de minceur et de jeunesse, qui ne reflètent pas la diversité de la vie réelle. Ces normes contribuent à isoler et exclure tous ceux qui n'y répondent pas, et ils sont nombreux/ses, sans handicap et encore plus avec. Les représentations sociales impliquent de véritables discriminations, y compris dans l'accès à la vie intime.

Des normes enfin bousculées

Heureusement, ces normes commencent à être remises en question ; de plus en plus de personnes handicapées font de leur différence une force affichée, parfois à la Une de grands magazines. Elles contribuent ainsi à élargir les normes et à inspirer les autres. Le célèbre Philippe Croizon, amputé des 4 membres est un exemple de résilience et sa femme, Suzanna Sabino raconte comment elle est tombée amoureuse de cet homme, dans son livre Ma vie pour deux.

L'association APF France handicap revendique à juste titre l'accès à une vie affective, intime et sexuelle et milite pour un changement des regards et des mentalités à ce sujet. Elle demande la création de services d'accompagnements sexuels, grâce aux assistants sexuels (voir dernier paragraphe), ainsi que la prise en charge financière des produits et aides techniques, nécessaire pour permettre une vie sexuelle à tous ceux qui souffrent d'un handicap moteur. 

Des aides bien réelles, adaptées au handicap

Certains services hospitaliers (neurologie par exemple), associations ou réseaux proposent une consultation spécialisée auprès d'un professionnel de santé sexologue. Ce sera l'occasion de faire un point complet sur la sexualité, les difficultés (par exemple motrices), ou encore le ou les trouble(s) sexuel(s). C'est surtout l'occasion de bénéficier de conseils efficaces et d'une prise en charge globale. 

Certains troubles, comme le trouble de l'érection, l'éjaculation prématurée ou encore la sécheresse vaginale, disposent de traitements. Mais même sans médicament, l'accompagnement psychologique a un intérêt. Des informations pertinentes peuvent être données : générales, elles peuvent consister à "élargir" sa sexualité et ne pas se limiter à la pénétration, décliner l'éventail d'actes érotiques du baiser au massage érotique, en passant par le cunnilingus, la fellation, les sextoys, la masturbation ( individuelle les yeux dans les yeux ou réciproque, si le handicap le permet et s'il ne le permet pas, se faire masturber est puissamment érotique). Le corps fourmille de zones érogènes qui ne demandent qu'à être découvertes. Personnalises, elles conseilleront d'adapter les positions en fonction des difficultés, utiliser des coussins pour se caler lorsque l'on a une faiblesse musculaire limitant le mouvement. En cas de difficultés à se mouvoir ou de douleurs lors des mouvements, il existe un dispositif très intéressant : le handilover, sorte de planche sur roulettes, qui reproduit les mouvements de va et vient du coït. Ce dispositif innovant a un encore un coût conséquent (648€).

De plus, une adaptation de la sexualité, aussi bien au niveau du moment où faire l'amour (quand la spasticité ou la fatigue sont moindres) que dans les stimulations (avec les sextoys par exemple, notamment en cas de baisse de sensibilité au niveau des organes génitaux). 

Et l'assistance sexuelle ?

Il est incontournable de parler de l'assistance sexuelle, qui fait toujours débat en France. Certains estiment que la sexualité doit reposer sur une réciprocité du désir, voire des sentiments amoureux, ou que l'assistance sexuelle revient à créer un ghetto et à restreindre le droit des personnes avec un handicap, à une vie sexuelle non monétisée. Mais dans les faits, ce droit est déjà restreint... et l'accès à une vie intime et à la sensualité est un droit comme un autre. Certaines associations, comme l'Appas revendiquent ce service comme un autre, à défendre de façon encadrée. CH(s)OSE et Corps solidaire ont ainsi mis en place une formation certifiante pour les accompagnants sexuels.

A écouter :

RTL, Favie Flament : Le handicap est-il un frein au plaisir ?

A lire aussi sur le sujet :