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Le sensate focus, un massage de couple aux bénéfices réels

Rédigé le 28/06/2019 / 0

Touché et être touché, deux activités clés dans la sexualité, et à la base du sensate focus... C'est un massage thérapeutique, utilisé entre autres pour stimuler le désir, libérer de la pression de l'érection, retrouver une complicité sensuelle.

Mis au point dans les années 60 par les célèbres Masters et Jonhson (héros de la série Masters of sex), le sensate focus est un massage relaxant, centré sur les sensations et loin de la pression. Utilisés dans plusieurs troubles sexuels (trouble de l'érection, éjaculation prématurée, baisse de désir, vaginisme, difficultés à avoir un orgasme), il libère de la pression d'avoir un rapport puisque celui-ci est "interdit" durant les premières semaines.

Il se compose de quatre étapes, s'étalant sur plusieurs semaines de pratique régulière (d'au moins 15 minutes pour ressentir les premiers bienfaits, à 30 ou 45 minutes, en arrêtant avant d'être épuisé ou de s'ennuyer). Lors de la première étape, le partenaire va masser son ou sa partenaire un jour. La fois suivante, ils inverseront (etc, etc). Chacun se concentrera sur ses sensations, sans juger, évaluer, observer mentalement (ce que nous avons tendance à faire sans nous en rendre compte, a fortiori en cas de trouble sexuel). Les partenaires peuvent faire 6 ou 8 séances par étape mais c'est à adapter à chaque cas.

L'étape 1, des sensations non sexuelles

Après une douche à deux, le massé s'allonge sur le ventre et le masseur commence le massage avec une huile, dans une atmosphère zen, avec les portables éteints, une musique douce si besoin pour favoriser la détente. Il masse toutes les zones exceptées les zones sexuelles : poitrine, sexe, fesses pour les femmes, pénis, testicules, fesses pour les hommes. Il teste avec ses mains, avec ses doigts, avec ses points, ses avant-bras, il ressent la température de la peau, sa consistance, sa douceur... Il a tout le loisir de s'attarder sur les zones qu'il aime particulièrement ou que son partenaire apprécie Le massé, lui, se concentre sur toutes les sensations que lui procurent les effleurements et les pétrissages du masseur : douce détente d'être "papouillé", bonheur de se laisser aller sous les doigts du partenaire, ou au contraire, gêne et crispation.

La séance suivante, les deux partenaires inversent les rôles. Le massage peut être interrompu à la demande d'un des partenaires. Chacun note ce qu'il a préféré ou pas, ressenti au niveau des différentes zones massées et le couple peut échanger à ce propos. Il évalue à la fin de l'étape si elle leur a apporté quelque chose, les a rapprochés, a favorisé la complicité, a donné du plaisir.

Le niveau 2, le plaisir sans la pression

Cette étape est la sensualité avant la sexualité.... La deuxième étape reprend le même principe mais autorise le massage des zones génitales. Le masseur pourra à loisir y passer du temps et le massé s'abandonner aux sensations ressenties. La pénétration étant interdite, le.la massé.e. n'est pas envahi.e par l'angoisse de la performance, la crainte d'être pénétrée en cas de douleur ou le manque d'envie en cas de baisse de libido. Il peut profiter de ses ressentis et s'abandonner à la sensualité des caresses, libéré de ses craintes et ses angoisses. Les fesses, les seins, le périnée seront massés comme le reste du corps... En autorisant le massage des zones génitales, l'étape 2 injecte un peu plus de jeu et de plaisir charnel, loin de la pénétration et de sa pression... Les baisers et la masturbation ne sont habituellement pas autorisés.

Les deux partenaires feront le point sur ce que leur a apporté cette étape, sur les sensations notamment au niveau génital, sur l'intensité du partage, de la complicité.

Le niveau 3, les premières retrouvailles sexuelles

L'étape 3 reprend les mêmes principes que les étapes précédentes mais les zones génitales, peuvent être caressées, masturbées, amenées au plaisir (si le massé ne ressent pas de douleur évidemment). Le massé commence par les zones non génitales pour détendre totalement son/sa partenaire puis se concentre sur ses fesses, son sexe ; il les explore, les redécouvre, leur consacre toute son attention et leur donne tout le plaisir possible. Chacun des partenaires peut interrompre le massage quand il le souhaite. La pénétration n'est toujours pas autorisée...

Les partenaires échangent ensuite sur leur ressenti. La masturbation a-t-elle été gênante ? Douloureuse ? Agréable ? Des fantasmes sont-ils survenus ? La troisième étape offre donc des sensations plus intenses, beaucoup plus sensuelles et elle fait une entrée dans la sexualité, sans pour autant subir la pression ou l'angoisse de la pénétration, de la performance. Comme d'habitude, les partenaires échangeront sur la complicité, l'intimité, le plaisir.

L'étape 4, un abandon total

L'étape autorise la pénétration, si les deux partenaires sont partants. Après avoir massé le corps et les zones génitales, le couple peut doucement se mettre en position de pénétration (sans pour autant le faire). Concentré sur les sensations du corps-corps, des peaux l'une contre l'autre, chacun touche l'autre lentement, en pleine conscience et en faisant attention au plaisir ressenti. Puis les deux sont d'accord, la pénétration peut se faire, doucement, en étant attentif à ses sensations et aux réactions de l'autre, en se calquant sur le rythme le plus lent.

Les premières étapes ayant augmenté la capacité à s'abandonner, à ressentir du plaisir, à échanger avec l'autre, cette dernière étape est habituellement très naturelle et sans pression... Les partenaires seront tout à leurs sensations, capables de se laisser aller aux fantasmes et de s'abandonner aux sensations de plaisir... Certains couples iront rapidement à une pénétration plus rythmée et rapide, un rapport plus naturel. D'autres iront doucement, et auront besoin de plusieurs séances pour vaincre leurs dernières appréhensions. Le slow sexe est aussi d'une grande richesse et il est libérateur...

Le sensate focus est un exercice très intéressant pour tous les couples. En cas de trouble sexuel, il est nécessaire qu'il soit encadré par un sexologue mais c'est une piste très intéressante pour se retrouver sensuellement.

Zoom sur l'infidélité féminine

Rédigé le 21/06/2019 / 0

L'IFOP vient de publier une étude sur l'infidélité féminine*. Elle met en lumière sa probable augmentation, les raisons de l'adultère mais aussi une perception plus sévère en comparaison avec l'infidélité masculine... 

Entre la maman et la putain, les femmes ont-elles gagné un espace de liberté en 2019 ? Pas vraiment, si l'on en croît Virginie Girod, docteure en histoire et spécialisée dans l'histoire des femmes et de la sexualité. Les femmes ont très souvent été l'objet de la domination masculine (hormis lors de l'Egypte ancienne et depuis l'avènement de la pilule pour le sexologue Philippe Brenot). Pour Virginie Girdot, lorsque les sociétés se sont sédentarisées, elles devinrent patriarcales ; les hommes souhaitant la certitude d'être le père de leur progéniture afin de leur transmettre leurs biens, ils créèrent deux catégories de femmes, la maman et la putain. La première est une madone adulée et reléguée aux tâches ménagères (au missionnaire et à une sexualité routinière et respectable) ; la seconde est une putain, avec qui l'homme s'amuse sexuellement : elle paie sa liberté sexuelle par un jugement très sévère de la part de la société... De nombreuses femmes ont transgressé ces règles et sont restées dans la postérité pour leur indépendance sulfureuse et leur féminisme avant l'heure : Cléopâtre, la reine Margot, Montespan, la Pompadour, Joséphine...

L'infidélité féminine en chiffres

A l'heure des sites et applis de rencontre, les rencontres sexuelles et amoureuses sont bouleversées par de nouvelles règles. Si ces sites compliquent parfois les relations sentimentales, ils font toutefois bouger les lignes au profit de la liberté sexuelle des femmes ; le comportement des femmes s'approche de plus en plus de celui des hommes. L'adultère qui est plus fréquent et/ou reconnu plus facilement en est une des facettes de cette forme d'égalité. 

L'étude de l'IFOP pour Gleeden porte sur 5026 femmes, âgées de plus de 18 ans, et elle permet de comparer les résultats à ceux des sondages précédents. Les proportions de femmes infidèles augmentent. 37% des femmes reconnaissent avoir été infidèles au cours de leur vie, alors qu'elles n'étaient que 24% en 2001 et 10% en 1970 d'après l'IFOP. L'infidélité reste toutefois moins fréquente que chez les hommes (49% des hommes en 2016 et 30% en 1970).

Rappelons que ces études se fondent sur des déclarations impossibles à vérifier ; elles reflètent donc simplement des tendances. Il est donc difficile de connaître la part de femmes qui assument mieux et le reconnaissent, et celle d'une augmentation réelle des femmes infidèles ; ce chiffre reflète probablement les deux tendances, ainsi que des évolutions sociétales et féminines. Aujourd'hui, les formes de couple se diversifient ; si le couple monogame classique reste majoritaire officiellement, de nouvelles visions des rapports de couple émergent, de l'histoire d'un soir qui se répètent (familièrement appelé plan cul régulier) au couple libre, en passant par le polyamour. Les femmes assument davantage leur droit au plaisir et à l'épanouissement sexuel.

D'après l'étude IFOP 2019, 14% ont été infidèles à leur partenaire actuel(-le), contre 4% il y a 2 ans.  En 2011, une étude[1] portant sur 506 hommes d'une âgés de 32 ans en moyennes et sur 412 femmes âgées de 28, estimait que 23,2 des hommes et 19,2% des femmes avaient déjà trompé leur partenaire actuel (la population plus jeune peut potentiellement expliquer le décalage).

Les raisons de l'adultère

L'infidélité féminine n'est pas uniquement un palliatif à une vie affective et/ou sexuelle insatisfaisante, même si cette raison existe bel et bien. Pour 50% des femmes ayant répondu au questionnaire, l'attirance physique ou sexuelle gagne la première place des facteurs déterminants de l'infidélité. Puis viennent le manque d'attentions et de tendresse de la part du/de la partenaire (43%), les sentiments pour l'amant(e) (41%), l'envie de retrouver la magie des premiers temps (32%), de profiter de l'opportunité qui se présentait (32%) ou encore le besoin de prouver que l'on peut encore plaire (31%)...

Qui sont les Françaises infidèles ?

L'infidélité est plus fréquente chez les femmes qui parviennent à se libérer des normes dominantes, religieuses, sociétales, familiales ; elle est plus courante chez celles qui sont le plus indépendantes financièrement. "La Française infidèle est avant tout une femme dotée d’un certain capital esthétique, social et culturel, évoluant plutôt en milieu urbain et pour laquelle les aventures extra-conjugales constituent un substitut à une vie de couple défaillante sur le plan sentimental et/ou sexuel", analyse aussi François Krauss, directeur du pôle Genre, sexualités et santé sexuelle à l'IFOP. M  ais pas seulement !

Le prix de la liberté ?

Couple libre dans les années 60, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir s'accordaient des "amours contingentes", qui ne remettaient pas en question "l'amour nécessaire" qui unissait leur couple.  C'est aussi ce que Maïna Lecherbonnier expliquait avec liberté, intensité et lucidité dans son Eloge de l'adultère, publié aux Editions Blanches en 2007. 

Mais l'infidélité féminine a un prix, celui d'un jugement plus sévère que son pendant masculin.... 77% des sondées estiment que leur entourage est plus choqué quand c'est une femme qui trompe, que lorsque c'est l'homme trompe (23%). Une perception certes, mais qui est probablement révélatrice de la perception sociétale de l'infidélité féminine...

Ce que confirme François Kraus : "Péché condamné par la plupart des religions, encore passible de lapidation dans plusieurs pays, l’infidélité féminine a toujours suscité un sentiment d’opprobre social plus fort que l’infidélité masculine." Encore en 2019, la sexualité et le plaisir féminins ne se justifient totalement que pour des raisons procréatrices et conjugales.

L'infidélité féminine se révèle ainsi un marqueur de l'indépendance sexuelle des femmes et un témoin de l'accès à une sexualité plus hédoniste, axée sur le plaisir et l'assouvissement de désirs sexuels plus assumés.

*Étude Ifop pour Gleeden réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 11 au 15 avril 2019 auprès d’un échantillon de 5 026 femmes, représentatif de la population féminine âgée de 18 ans.


[1] Infidelity in heterosexual couples: demographic, interpersonal, and personality-related predictors of extradyadic sex. Mark KP. Arch Sex Behav. 2011 Oct;40(5):971-82. doi: 10.1007/s10508-011-9771-z. Epub 2011 Jun 11.

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Hommes-femmes, un langage différent ?

Rédigé le 14/06/2019 / 0

Dans son livre, Pourquoi c'est compliqué l'amour*, aux éditions Les Arènes, le Dr Philippe Brenot partage son expérience de thérapeute de couple et des connaissances issues de ses multiples casquettes, sexologue, anthropologue, psychiatre. Il développe et explique ce constat : Hommes et femmes ne se comprendraient pas du fait de codes langagiers et sexuels différents... Explications de l'auteur.

  • Les différences entre hommes et femmes existent-elles bel et bien ?

Depuis plus de trente ans, j'ai suivi plus de 1 000 couples, hétéro et homosexuels. Dans les couples hétérosexuels, il existe des difficultés du fait de codes incompris, les codes du langage et les codes sexuels. Ils s'expliquent parce que dans toutes les cultures humaines, les hommes et les femmes ont été séparés pendant des millénaires. Ces mondes séparés ont généré des codes différents : le monde féminin s'est construit dans le gynécée (l'espace domestique féminin) devant se protéger de la domination masculine. Les femmes essayaient ainsi de ne pas être prises en faute, leur langage relevait alors du non-dit, de l'implicite, de choses comprises entre elles, sans que les hommes ne les comprennent. Aujourd'hui, on voudrait que le langage implicite féminin soit compris par les hommes ! Mais hommes et femmes ne comprennent pas aussi facilement leurs codes...

On me demande souvent : "Quel métier pratiquez-vous ?" Je réponds habituellement traducteur ! La phrase « J'en ai assez, je te l'ai dit 10 fois, ma meilleure amie a compris dès les premiers mots », tous les hommes l'ont entendue. Si la meilleure amie comprend aussi facilement, c'est parce qu’elle a le même logiciel. Les groupes de femmes se comprennent ainsi plus facilement. Cela relève de l'implicite et de l'explicite : le langage masculin est explicite mais l'implicite féminin est intériorisé, sur le mode des organes génitaux : masculin évident et féminin « caché », intériorisé.
Toutes les femmes sont persuadées que les hommes comprennent ce qu’elles leur disent mais qu'ils ne veulent simplement pas entendre ! En tant qu'homme, je peux avouer que moi-même je ne comprends pas obligatoirement ce que dit une femme... Ces différences existent bel et bien, elles ne sont pas seulement dues à la plasticité cérébrale, elles sont tant biologiques que culturelles.

  • Quelles sont les spécificités du langage féminin ?

 Si les hommes sont dans le domaine de l’explicite, les femmes sont dans celui de l'implicite. Nous sommes certainement la première génération où un homme et une femme sont en face l’un de l’autre sans la structure tampon qu'était le gynécée pour les femmes, structures de soutien, d’écoute, de réconfort. Aujourd'hui, ce gynécée est recréé avec les réseaux sociaux générant de la ré-assurance et du soutien, ce qu’attendent les femmes des hommes. Le langage féminin implicite est difficilement perçu par les hommes, il est alors important qu’une femme accepte qu'un homme ne comprenne pas. Ce n'est une marque de désamour. Si un homme a du mal à comprendre la communication de sa compagne, ce n’est pas parce qu'il ne l'aime pas, mais parce qu’il n’en a pas les codes !

  • Quelles sont les caractéristiques du langage masculin ?

Le langage masculin est direct, explicite et compris de la plupart des femmes. Il est cependant inacceptable  lorsqu’il est totalitaire. Seul un homme dira "je n'ai pas besoin de te dire que je t'aime, cela se voit." C'est cela l'explicite masculin... Ou il dira : "C'est comme ça", parole définitive, en quelque sorte une fin de non-recevoir. Un homme va plutôt raisonner ainsi : "il y a un problème, on en parle, on trouve une solution et c'est terminé."  Ce qui est insupportable pour la plupart des femmes qui ne désire pas seulement une solution, elles ont envie de parler avec leur conjoint, de "partager" des idées, se caresser avec des mots, des idées, des concepts car une femme se nourrit de mots... c’est la nourriture des mots.


J'observe ces grandes différences dans les couples que je suis amené à suivre, je vois les couples séparément puis ensemble. Séparément, un homme dira toujours quelque chose de pragmatique : on ne fait pas assez l'amour, elle a peu de désir, moi si. Sa compagne évoquera toujours un problème de communication dont cet homme n'a pas vraiment idée !

Ces codes de langage différents, qui viennent de la séparation du monde des hommes et du monde des femmes pendant des millénaires, se mêlent aux codes sexuels, eux-mêmes très différents, que nous avons hérité de l'origine de notre espèce (nous avons deux sexualités qui n'ont pas été faites pour vivre ensemble) car, dans le monde de primates de l’origine, il n'y a ni couple ni famille.

  • Comment communiquer de façon efficace entre hommes et femmes ?

La première chose : accepter les codes différents et ne pas en vouloir à l'autre... En premier lieu, essayer d’entendre ce que l'on n'entend pas.

Le Dr Philippe Brenot nous pousse ainsi à mieux comprendre et accepter les différences de celui ou celle qui partage notre vie, les différences culturelles et sexuées mais aussi individuelles, qui nuancent parfois les façons d'être et de communiquer. Renoncer à changer l'autre, partager ses émotions et ses sentiments, communiquer de façon plus explicite sont quelques clés développées par le sexologue dans son ouvrage. Il incite à se séduire à nouveau, à retomber amoureux en continuant à charmer, à se surprendre et à s'évader au pays de l'amour et de la sensualité...

*Pourquoi c'est compliqué l'amour. Dr Philippe Brenot. Editions Les Arènes. 17,90€

Cultiver son bien-être sexuel, à tout âge !

Rédigé le 05/06/2019 / 0

Le 9 a lieu la journée mondiale du bien-être et me donne l'occasion de vous parler du bien-être sexuel. Qu'apporte le bien-être sexuel ? Et surtout, comme le cultiver ?

L'OMS définit la santé sexuelle par un état de bien-être physique, psychologique et social. D'après le Larousse, c'est un "état agréable résultant de la satisfaction des besoins du corps et du calme de l'esprit..."

Une étude du Dr Kashdan, publiée en juin 2018 dans la revue Emotion explique que la sexualité stimule l'humeur et donne du sens à la vie.  152 étudiants (dont 116 femmes) ont tenu quotidiennement un journal intime, durant 21 jours. L'objectif était d'étudier la relation entre la qualité et la fréquence de l'activité sexuelle, et le bien-être (aspects positifs et négatifs, sentiment d'avoir du sens dans la vie). Une intimité et un plaisir sexuel plus forts prédisaient le lendemain, des effets positifs plus élevés et négatifs plus bas sur le bien-être, la dopamine et l'ocytocine sont d'ailleurs connues pour leurs effets posititfs. sur l'humeur. La relation inverse était en revanche non retrouvée : un bien-être un jour n'avait pas d'effet sur l'activité sexuelle du lendemain. L'intimité relationnelle était le facteur le plus solide pour prédire des niveaux élevés de sens à sa vie, et des aspects positifs, après une activité sexuelle. Une étude à modérer par le fait que la population estudiantine est plus adepte des relations d'un soir, que les étudiants sélectionnés étaient à 94% hétérosexuels, et la durée de 21 jours très courte.

En 2019, une autre étude portant sur plus de 3.000 hommes et 3.800 femmes, âgés en moyenne de 64,4 ans et 65,3 ans, a récemment montré que ceux qui avaient une activité sexuelle profitaient davantage de la vie. Le fait d'embrasser, de toucher ou de caresser fréquemment était associé à un sentiment de davantage profiter de la vie (mais c'était significatif uniquement chez les hommes). Et il n'y avait pas d'association significative avec des rapports sexuels fréquent. Comme on pouvait le supposer, être préoccupé par un trouble sexuel était associé avec le fait de moins profiter de la vie, de façon forte chez les hommes et de façon plus faible chez les femmes.

Un bien-être physique et psychologique

Le bien-être après une étreinte s'explique à la fois sur le plan physique et psychologique. Physiquement, le plaisir fait appel à une structure dans le cerveau qui stimule la production d'une foule de messagers chimiques comme les endorphines, la dopamine, la sérotonine, la vasopressine, la lullibérine...

Une étreinte renforce aussi le lien humain grâce à l'ocytocine, l'hormone de l'attachement. L'activité sexuelle donne parfois l'impression d'être imbriqués l'un dans l'autre, en union l'un(e) avec l'autre. Ce qui peut donner une force folle et emplir d'une énergie amoureuse très satisfaisante ! Une étude de 2017 a d'ailleurs retrouvé que l'affection expliquait ce sentiment de bien-être lié à la sexualité et que cela avait des bénéfices à long terme dans les relations. 

Quelques pistes pour améliorer le bien-être sexuel

  • Se sentir bien dans son corps, lui être reconnaissant de tous les plaisirs qu'il nous offre (culinaires, relationnels, culturels, sportifs et bien sûr sexuels). Si l'on a tendance à complexer sur certaines parties, ou à ne voir que ses "défauts", un travail sur soi est possible en apprenant à regarder son corps dans sa globalité, en privilégiant les zones que l'on aime, en prenant soin de son corps par le biais du sport, des massages, de l'alimentation, du plaisir sexuel. Si nécessaire, on peut consulter un psychologue pour améliorer son estime de soi et sa confiance en soi.
  • Se donner du plaisir seul(e) en se masturbant. Les caresses solitaires sont un moyen délicieux de se faire un bien fou et d'apprendre à bien se connaître ! La masturbation peut aussi aussi se faire à deux, avec un amoureux ou un sexfriend, pour varier de la pénétration.
  • Prendre soin de sa relation si on est en couple... L'autre n'est jamais acquis et ene pas l'oublier permet de rester aussi attentionné(e) qu'au premier jour et de cultiver la séduction, la tendresse, le désir et l'amour...
  • Varier les plaisirs, les lieux où s'embrasser et faire l'amour, les positions, la durée du rapport... Les sextoys, les nouvelles positions, un massage érotique, le cunnilingus et la fellation, un quickie de temps en temps, en plein air ou pas, ou encore le massage prostatique, injectent un peu de variété et redonnent vie au désir !

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