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Les hommes, leur érection et la consultation en ligne

Rédigé le 28/05/2019 / 0

Un sondage IFOP pointe la fréquence des difficultés d'érection, notamment chez les moins de 30 ans et ceux qui consultent beaucoup les écrans. Elle met en exergue le tabou de consulter pour un trouble de l'érection et la difficulté à avoir un traitement. La consultation sur Internet est-elle une solution ?

Près de 2 000 hommes ont répondu aux questions de l'IFOP, pour le site Charles.co de téléconsultation en santé sexuelle masculine. 61% ont eu une difficulté d'érection dans leur vie. "ce chiffre est impressionnant, s'exclame le Dr Gilbert Bou Jaoudé, sexologue. Les autres études prenaient en compte le degré de souffrance et retrouvaient des chiffres plus bas, avec 1 homme sur 3, mais là, c'est rassurant pour les hommes qui ont déjà eu une panne de voir qu'ils ne sont pas seuls..."

Pour le Dr Patrick Papazian, c'est un chiffre étonnamment bas : "en pratique, ce sont 100% des hommes qui ont connu une panne !  Ne serait-ce qu'après un stress professionnel, une soirée arrosée, une pression avec une très belle femme ou un très bel homme." Il recommande d'en parler à un médecin, généraliste ou sexologue, en fonction de la souffrance ("même avec une seule panne qui provoque une blessure narcissique qui fait que l'on a moins d'estime de soi") mais aussi de la fréquence, car "même si la souffrance n'est pas forte, cela peut être un signal d'alerte d'une autre maladie, cardiovasculaire, ou être le terreau d'un cercle vicieux psychologique dont on aura plus de mal à sortir.

Le sondage IFOP met aussi en exergue une hausse de la dysfonction érectile chez les – de 30 ans. Un phénomène corroboré par les sexologues qui voient leur patientèle sur ce thème rajeunir : " C'est le plus difficile à expliquer, analyse le Dr Bou Jaoudé qui avance plusieurs hypothèses, dont l'utilisation des écrans (le trouble est plus fréquent chez ceux qui les utilisent plus), l'évolution de la sexualité féminine qui augmente la pression chez les jeunes hommes, et potentiellement les perturbations endocriniennes et hormonales, pour lesquelles aucune preuve scientifique n'est disponible aujourd'hui.

Un dernier chiffre du sondage questionne le Dr Bou Jaoudé : "20 ans après l'arrivée du Viagra®, le nombre d'hommes souffrant de dysfonction érectile et ayant bénéficié d'un traitement est stable. 1 sur 4 seulement est traité, alors que les autres veulent de l'aide aussi ! Cela monte le côté tabou de cette problématique. Les hommes n'osent pas, ne savent pas à qui s'adresser, pensant qu'ils ne seront pas entendus..."

Internet, un recours ?

Depuis quelques années, plusieurs sites émergent pour prendre en charge les troubles sexuels. Masantésexuelle.com prend en charge tous les troubles sexuels, avec des médecins, des psychologues, des sexothérapeutes. Charles.co se consacre aux troubles de l'érection, avec médecins sexologues, la livraison des médicaments à domicile et une hotline 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Medecindirect.fr propose des téléconsultations dans tous les domaines, y compris la sexualité.

Pour le Dr Papazian, les consultations sur Internet présentent plusieurs avantages : un accès facile, y compris dans les déserts médicaux où il peut être compliqué de trouver un spécialiste ; des plages horaires très vastes et un gain de temps ; la diminution de la gêne à franchir la porte d'un sexologue et l'assurance de ne pas se mettre nu devant le médecin ; une démarche globale des examens complémentaires jusqu'à la prescription du médicament à domicile.

Le sexologue point quelques inconvénients : les consultations en ligne ne lui semblent pas adaptées au couple, ; l'absence d'examen clinique qui est parfois nécessaire (par exemple une plaque sur le pénis pour soupçonner une maladie de La Peyronie). De plus, ce n'est pas forcément adapté pour les thérapies longues pour le moment.

"Ce n'est pas moins empathique que la consultation de visu, car quand on met de l'humanité dans ce que l'on fait, on le fait aussi à travers un écran", conclut le Dr Papazian, qui consulte en secteur hospitalier, s'estimant très enthousiaste sur la téléconsultation via Internet...

La sexsomnie, une sexualité en dormant

Rédigé le 17/05/2019 / 0

Quand Morphée rencontre Eros… Loin de relever du simple rêve érotique, les sexsomnies sont une forme de somnabulisme et entraînant un comportement sexuel involontaire.

Elles se traduisent par des manifestations, comportements ou vocalisations à caractère sexuel durant le sommeil. Elles sont totalement inconscientes, incontrôlables et sont oubliées au réveil

Deux types de sexomnie, également appelée parasomnie sexuelle, sont distinguées par les spécialistes selon la phase de sommeil où elles surviennent : durant le sommeil paradoxal ou pendant le sommeil lent. Elles toucheraient 4% de la population et vont jusqu'à faire l'amour en dormant...
D'après les études, elles prendraient plutôt la forme de gémissements explicites ou de plaisir solitaire chez les femmes, ou d''actes de pénétration et de mouvements de bassin chez les hommes. Si les sexsomnies prêtent parfois à sourire et séduisent les médias, elles peuvent avoir des conséquences juridiques dramatiques, conduisant à un délit et un emprisonnement.

Dans les dizaines de cas recensées dans les revues médicales, on note plutôt des gémissements explicites ou du plaisir solitaire pour les femmes, alors que les hommes ont surtout des mouvements du bassin ou des actes de pénétration, mais tout l'éventail des pratiques sexuelles, y compris orales, est répertorié.

Pour mémoire, une nuit de sommeil est constituée de 4 ou 5 cycles d'environ 2 heures, chaque cycle enchaînant plusieurs phases : nous nous endormons en sommeil lent, qui devient de plus en plus lourd, pour constituer la phase de sommeil profond. Puis c'est le tour du sommeil paradoxal, le moment où nous rêvons, qui occupe en moyenne 20% de notre sommeil.

Les sexsomnie du sommeil paradoxal

Elles vont de l'exhibitionnisme aux troubles du comportement se manifestant par des expériences sexuelles en demi-éveil avec le compagnon de lit (s'il est consentant !).

Autre possibilité : les "dyskinésies paroxystiques nocturnes", une sorte de comportement épileptique. Les crises se manifestent sous la forme d'attitudes, cris ou gestes sexuels et sont parfois impressionnantes.

Des vocalisations sexuelles se font parfois  sous la forme de gémissements parfois très bruyants à caractère sexuel. Ce que les médecins appellent "catathrénie".

Les médicaments sont parfois à l'origine de ces parasomnies, ces effets secondaires étonnants étant encore souvent négligés par le corps médical. Même si certaines affaires médiatiques, comme ce patient ayant porté plainte pour une hypersexualité provoquée par le traitement de sa maladie de Parkinson, les ont pourtant mis en lumière...  Les antidopaminergiques ne sont pas les seuls en cause ; des benzodiazépines ou des morphiniques arrêtés trop rapidement déclenchent parfois des sexsomnies lors du syndrome de manque.

Les sexsomnies du sommeil lent

Le sommeil lent favorise les désinhibitions des instincts basiques, dont fait partie la sexualité. L'amnésie des faits est partielle ou complète.

Attention à l'alcoolisation sévère ou au la prise d'alcool avec des anxiolytiques et somnifères ! Ils amplifient parfois le risque de "somnambulisme" sexuel avec des contacts sexuels allant parfois jusqu'au viol. Là encore, une amnésie partielle est possible au réveil.

Autre cas, l''ivresse confusionnelle (confusion sans consommation d'alcool). Elle est parfois responsable de véritables délits comme des agressions à caractère sexuel. Aussi appelée syndrome d'Elpénor, elle est liée à un éveil incomplet qui peut conduire à des actes sexuels. Elle pose, comme d'autres sexsomnies un problème médico-légal. Maladie rare, le syndrome de Kleine-Levin se traduit par des crises de somnolence qui s'accompagnent souvent de troubles du comportement sexuel et alimentaire notamment. Ces crises durent quelques jours et ce syndrome touche plutôt les jeunes, de préférence les hommes (70%).

Quelles solutions ?

C'est souvent celui qui partage le lit du "sexsomniaque", qui cherche une solution, épuisé par les réveils certes câlins mais intempestifs… 

Consulter un spécialiste du sommeil est le premier réflexe à adopter : il pourra proposer une thérapie comportementale, parfois un traitement par antidépresseur, et sensibiliser à l'importance de l'hygiène autour du sommeil. Avoir des horaires de coucher et lever réguliers, faire du sport dans la journée, adopter des activités calmes (lecture, relaxation, méditation,...) avant l'endormissement, ne pas utiliser d'écran dans les heures qui précèdent le coucher, éviter les excitants -café, thé, cola,... après 15/16 heures, mais aussi le stress, l'alcool, la prise de benzodiazépines, toutes ces règles contribuent à retrouver un sommeil moins sexuel...

Mise à jour d'un article publié le 13/06/2014

Comment bien masturber son ou sa partenaire ?

Rédigé le 07/05/2019 / 0

A l'occasion de la Journée mondiale de la masturbation, zoom sur la façon d'amener son ou sa partenaire au 7ème ciel juste avec ses doigts...

Pratique à part entière, elle n'est pas réservée aux plaisirs solitaires ! C'est même un jeu puissamment érotique lorsqu'elle est réalisée avec son ou sa partenaire. Chacun peut se caresser en regardant l'autre ou il/elle peut lui donner du plaisir avec ses doigts agiles. Voici quelques conseils pratiques.

Homme ou femme, les conseils communs

  • Privilégiez une position confortable, pour éviter les crampes...
  • Soyez doux/douce : le pénis comme la vulve et le vagin, sont des tissus vivants et délicats. A traiter avec la plus grande délicatesse au départ !
  • Utilisez un lubrifiant pour faciliter les caresses (notamment pour les femmes, on ne caresse jamais un clitoris à sec !). Ou au moins posez la question du lubrifiant, si vous constatez que le sexe n'est pas encore bien lubrifié. La salive n'est pas une option fiable avec un nouveau partenaire car elle est susceptible de transmettre des infections sexuellement transmissibles (herpès, papillomavirus,...).
  • Soyez très attentif aux signes indirects de plaisir : accélération de la respiration, gémissements, sursaut, jambes qui s'écartent ou dos qui se cambre... Ils traduisent que vous êtes sur la bonne voie !
  • Guettez les signes d'ennui... si elle/il semble penser à la liste de course ou à sa prochaine réunion, revoyez le modus operandi (en passant au point suivant par exemple).
  • Demandez-lui de se masturber en posant votre main sur la sienne, pour avoir le bon rythme. Puis inversez et demandez-lui de poser sa main sur la sienne pour avoir conscience de la pression.

Masturber une femme

  • Ne vous jetez pas goulûment sur le clitoris. Eveillez le désir avant, avec des caresses de tout le corps puis plus ciblées, de l'intérieur des cuisses, du ventre, de la vulve...
  • Testez les façons de faire : faites des cercles autour du clitoris, ou stimulez-le de haut en bas, tapotez-le... Prenez le temps car l'orgasme nécessite parfois
  • De temps en temps (ou en même temps si vous maîtrisez), introduisez dans le vagin un ou deux doigts crochetés vers l'avant, pour stimuler la paroi antérieure. Ou faites des mouvements de va-et-vient plus profond.
  • N'hésitez pas à lui demander si cela convient ou de vous montrer... Vous pouvez alors vous placer derrière elle, et la caresser ainsi.

Pour en savoir plus :

Masturber un homme

  • Attention à ne pas trop tirer le prépuce, ce qui est douloureux.
  • Variez le rythme, la pression et les mouvements : sur le côté (comme si on dévisser un bouchon) au niveau du gland, en alternant avec des mouvements de haut en bas, tout le long du pénis.
  • Vous pouvez varier les stimulations en ajoutant votre langue et votre bouche...
  • N'oubliez pas le reste du corps. Caressez avec la main libre, les testicules, le périnée, l'intérieur des cuisses.

Pour plus de détails :

Le point sur la cyprine et les fluides sexuels féminins

Rédigé le 03/05/2019 / 0

Sécrétée sous l'effet de l'excitation sexuelle, la cyprine se pare de résonnances érotiques et sulfureuses. Pourtant, son rôle dans la lubrification féminine est soumis à caution. Plusieurs autres fluides sont produits par la vulve et le sexe.

La cyprine serait la manifestation physique de l'excitation sexuelle : elle correspondrait au liquide produit, sous l'effet de l'excitation sexuelle, par les glandes de Bartholin, deux glandes situées dans la moitié inférieure de la vulve, de part et d'autre de l'orifice du vagin. Ces glandes sont désormais appelées glandes vestibulaires majeures.

Plus ou moins transparente et liquide selon les femmes et les circonstances, la "cyprine" lubrifierait donc la vulve et l'entrée du vagin ; elle facilite ainsi la pénétration du pénis dans le vagin.

Mais pourquoi utiliser le conditionnel... ? En réalité, ce rôle n'est pas officiellement prouvé et il serait très limité, avec simplement quelques gouttes produites (source : Manuel de sexologie, éditions Masson).

Cyprine versus vagin ?

C'est en fait la lubrification du vagin qui contribue à celle de la vulve... Elle se fait via un mécanisme très particulier : un liquide transsude (traverse) des vaisseaux vers les parois du vagin. Sous l'effet de l'excitation sexuelle, la vascularisation des zones génitales augmente en effet et la lubrification du vagin aussi. C'est la transsudation vaginale. Ce liquide rend le va-et vient du pénis, d'un doigt ou d'un sextoy, beaucoup plus facile et sans douleur.

Toutefois, dans l'imaginaire érotique, la cyprine se pare encore d'une aura beaucoup plus sulfureuse, que le mot "transsudation vaginale" !

Et la femme fontaine ?

L'émission fontaine se compose en fait de deux phénomènes différents. L'un produit par les glandes près de l'urètre (dont les glandes de Skene), il est épais et blanchâtre et produit au moment de l'orgasme, dans des quantités très variables d'une femme à l'autre ; c'est l'éjaculation féminine proprement dite. Et l'autre issu de la vessie, qui peut être d'une quantité importante et nécessiter des protections sur le lit ! 

Les autres sécrétions

D'autres sécrétions sont présentes : au niveau de la vulve, un ensemble glandes (dites vestibulaires mineures) tapissent la surface des grandes et petites lèvres. Elles sont composées de glandes sudoripares, qui produisent la sueur, et sébacées, qui forment le sébum. Elles produisent un liquide épais et blanchâtre, l'équivalent du segma produit par les hommes ; c'est le principal responsable de l'odeur sexuelle, qui stimule de nombreux hommes mais qui gêne aussi souvent les femmes. Il a pourtant un rôle protecteur !

La glaire cervicale, ce liquide plus ou moins filant durant le cycle, est sécrétéepar les cellules du col de l'utérus. Elle est épaisse durant une grande partie du cycle pour empêcher les spermatozoïdes d'accéder à l'utérus mais au moment de l'ovulation, elle se liquéfie pour faciliter leur passage et leur fournir de l'énergie pour qu'ils parviennent jusqu'à l'ovule. 

Le corps de la femme fourmille de sécrétions pour faciliter la sexualité et la proc

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