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Allergie au baiser : quand le baiser devient fatal !

Rédigé le 26/04/2019 / 0

Etre allergique aux baisers de son amoureux ? Un cauchemar ! Qui devient réalité dans certains cas... 

Quelques secondes ou minutes après un baiser, apparaissent des sensations de brûlure, de picotements, un gonflement de la langue, de la bouche, une urticaire, ou plus grave un asthme, des difficultés à respirer voire une issue mortelle. D’où le surnom de kiss of death (baiser fatal) par les spécialistes…

Soyons clairs, l’allergie au baiser telle que vous l’imaginez ń'existe pas !

Elle est connue des allergologues sous le nom de syndrome d'allergie induite par le baiser. Autrement dit c’est une allergie par procuration, provoquée non par le baiser lui-même mais par les traces d’aliments présentes dans la bouche de la personne embrassée…

Une allergie alimentaire par procuration

Tous les aliments peuvent être en cause, en particulier les fruits courants (pomme, kiwi), les fruits secs à coque (arachide, amande, noisette, noix exotiques), le poisson, les fruits de mer, l'oeuf, le lait de vache (etc.). Ces aliments consommés quelques minutes à quelques heures avant le baiser vont alors entraîner une allergie.

On la retrouve fréquemment  chez ceux qui souffrent d’allergies au pollen, notamment au bouleau, qui côtoient souvent une allergie à certains aliments (pomme par exemple).

L’amour n’ayant pas d’âge, ce syndrome touche les personnes de tout âge. Et ce n’est pas seulement le ‘french kiss’ qui est en cause mais également un simple baiser sur la joue.

Privé(e) de baiser ?

Que les amoureux se rassurent, ils pourront continuer à embrasser à pleine bouche…

Car le traitement est celui de l’allergie : anti-histaminiques, parfois doublés de corticoïdes. Dans les cas les plus graves d'allergies, avec un spasme des bronches et une détresse respiratoire, l’administration d’adrénaline est justifiée.

Et bien entendu, il est recommandé de sensibiliser son entourage afin qu’il évite les baisers après consommation des aliments allergisants et qu’il se lave les dents après l’ingestion de l’allergène. En sachant que ces précautions ne sont parfois pas suffisantes… le ou la partenaire d’un allergique à l’arachide devrait parfois s’abstenir d’en consommer.

Mais par amour, on est prêt à tout, non ?

Article initialement publié en mars 2013

Le shibari, l'art d'attacher une personne...

Rédigé le 19/04/2019 / 0

J'ai assisté à une séance collective de shibari, à Paris. Sensuelle et codifiée, cette pratique japonaise est l'art de libérer l'esprit par la contrainte du corps…

Shibari est le mot qu'a retenu l'Occident pour désigner le kinbaku (l'art d'attacher et de suspendre une personne avec des cordes). Contrairement aux idées reçues, l'objectif n'y est pas forcément sexuel comme dans le BDSMS ou bondage-discipline-sado-masochisme.

Certes, la personne entravée est à la merci de celui qui l'attache ; les cordes et les nœuds stimulent parfois des zones sensibles... Les nœuds nécessitent d'ailleurs un apprentissage puisqu'ils sont censés se détacher simplement en tirant sur la corde. Ils sont plus ou moins élaborés, tout comme les postures finales, dont certaines sont particulièrement esthétiques.

Consentement, communication et confiance

Des règles de conduite dirigent les séances, imposant un consentement mutuel et une grande communication. Dès le départ, il est important de partager ses attentes comme ses craintes, ses envies comme ses limites. Puis la communication ne relève plus forcément du dialogue, c'est aussi l'écoute de la respiration de l'autre, l'observation de ses mouvements, de ses tressaillements, de ses abandons qui en révèlent parfois bien plus que des mots…

Autre ingrédient indispensable au shibari, la confiance. S'abandonner ainsi à un homme ou une femme, même dans un espace collectif, demande de se sentir totalement en sécurité. Attachés, les adeptes du contrôle ne seront pas à l'aise ou ce sera un moyen intéressant de dépasser leur besoin de contrôle… Mais lorsque la confiance est là, l'abandon suit. Un couple est particulièrement sensuel : il lui attache le torse et les mains, elle semble en transe les yeux fermés se laissant guider sans résistance. Ils ont l'air de danser tant leurs mouvements sont harmonieux. Leurs corps se frôlent, leurs lèvres aussi. Les moments de grande douceur alternent avec des mouvements plus secs. Complices, ils rient ensemble.

L'attaché(e) doit être certain(e) que celui qui l'attache respectera ses limites, en premier lieu sa douleur car les cordes sont parfois inconfortables, voire franchement douloureuses. Les limites sont aussi psychologiques car le shibari demande de lâcher prise et d'abandonner son corps un autre… En se laissant aller, en offrant ce pouvoir à celui qui attache, une connexion s'établit et la relation débute. L'incertitude de ne pas connaître le prochain mouvement de l'attacheur participe à l'excitation. Ce soir-là, seules des femmes sont attachées ; certaines femmes attachées gémissent de douleur ou de plaisir selon les cas. 

Un autre duo se distingue, dont l’attacheur est un des organisateurs de la soirée. Il est d’emblée plus tactile, caressant les courbes de sa partenaire tout en nouant les cordelettes et effleurant ses zones érogènes. Il suspend au bambou, accroché en hauteur, les jambes attachées de sa complice dont le dos et la tête reposent sur le sol. Puis c'est sa taille qu'il attache au bambou. Il la prend alors longuement dans ses bras, la cajolant tout en lui parlant. Attachée par les chevilles au bambou, la posture se révèle très esthétique mettant en valeur les longues jambes de la jeune femme

La relation qui se noue entre l'attaché(e) et l'attacheur est vraiment particulière et elle attise la sexualité des couples qui pratiquent le shibari. C'est à la fois une façon de repousser ses limites et un partage avec son partenaire qui sort de l'ordinaire. Une façon de jouer avec les rapports de soumission et de domination, d'abandon et de contrôle...

Ejaculation prématurée : apprendre à retarder sa survenue

Rédigé le 12/04/2019 / 0

Suite du post sur l'éjaculation prématurée, avec les conseils pratiques du psycho-sexologue Sébastien Landry, auteur du livre L'éjaculation précoce, ce n'est pas une fatalité, aux éditions In press Eds.

"De nombreux hommes veulent contrôler leur éjaculation mais ce n'est pas possible... !" s'exclame d'emblée le sexologue Sébastien Landry. En revanche il est tout à fait possible d'apprendre à la retarder ! Connaître l'éjaculation et son fonctionnement est la base car cela permet de comprendre cette nuance de taille, à la base de la prise en charge...

  • Agir sur l'excitation sexuelle et non sur l'éjaculation

Génétiquement, le mâle est conditionné à éjaculer vite car le coït est une posture délicate, qui met en danger. "Les hommes touchés par l'éjaculation prématurée sont juste normaux à éjaculer vite ! Ceux qui savent retarder leur éjaculer, c'est parce qu'ils contrôlent leur excitation et la durée du rapport, et parce qu'ils ont appris à le faire", détaille le sexologue.

A l'heure actuelle, où la sexualité a revêtu une dimension de plaisir partagé et pas seulement de procréation, une partie des hommes a en effet appris à retarder leur éjaculation pour allonger la durée du rapport et prendre le temps de donner du plaisir à leur partenaire. Ils ont appris que l'éjaculation est un réflexe incontrôlable, qui survient à partir d'un certain seuil d'excitation, et qu'il est donc possible de retarder sa survenue en agissant sur cette excitation, avant que le mécanisme éjaculatoire soit lancé.

"Et les hommes avec une éjaculation prématurée peuvent y parvenir aussi. Mais souvent, ils n'en parlent pas et ils ne consultent pas." Quand cette information sur l'éjaculation n'est pas faite, "il y a une fatalité, ils essaient des techniques mais comme ils ne comprennent pas que c'est l'excitation qu'il faut contrôler, ils vont droit à l'échec, avec la spirale de l'échec, je suis nul..." Les hommes qui disent contrôler leur éjaculation contrôlent en fait leur excitation.

A lire aussi : Ejaculation prématurée, conseils pratiques pour elle et lui

  • La masturbation progressive, pour savourer le plaisir

"Soit ils se masturbent très souvent, mais trop rapidement, pour se décharger, ils veulent la finalité mais ils ne profitent pas du chemin, explique le psycho-sexologue. Soit ils ne se masturbent pas assez, et ils n'éjaculent pas assez souvent : du coup, l'excitation est au taquet et l'éjaculation est très rapide. "

"Je recommande donc l'exercice du stop and go, le plus accessible", explique Sébastien Landry. Il s'agit de se masturber en faisant monter l'excitation et d'arrêter les stimulations dès qu'on sent les signes qui l'annoncent (comme une tension à la base du pénis ou au niveau du gland, une chaleur, etc). Dès que l'excitation est remontée, on recommence à se masturber, puis à s'arrêter à nouveau, puis à reprendre la masturbation. Peu à peu, l'homme commence à mieux se connaître et à durer plus longtemps.

Attention, l'exercice du stop and go est recommandé et possible s'il y a un début de contrôle d'après le Dr Desvaux. Pour Sébastien Landry, il est habituellement efficace, excepté quand il y a des problèmes organiques et médicaux, ce qui nécessite de consulter un sexologue médecin.

"Tant que ce n'est pas maîtrisé seul, on ne le fait pas à deux ! recommande le psycho-sexologue. Passer par la masturbation est plus facile car l'homme n'a qu'à gérer son excitation. Si on met l'autre dans l'exercice, il y a trop de choses à gérer. Mais quand il voit qu'il y arrive un peu en se masturbant, c'est très encourageant. Quand il maîtrise l'exercice avec des pauses, il peut les remplacer par des ralentissements."

Ensuite, le psycho-sexologue recommande de le faire dans les conditions du réel : "quand le stop and go est bien géré, il faut le faire en se masturbant très vite, en étant moins concentré et plus dans l'excitation comme si l'homme voulait éjaculer le plus vite possible. Il faut arrêter juste avant d'éjaculer, faire une pause sans perdre l'érection, puis reprendre la masturbation." A ce moment-là seulement, le ou la partenaire peut rentrer dans le jeu.

Enfin, un autre exercice est intéressant d'après Sébastien Landry, une fois que le stop and go n'est plus un problème : "Pour érotiser tout le corps, je recommande de ne pas toucher son pénis mais de se mettre en érection en fantasmant, en caressant le corps, l'entrejambe, le périnée, le cou, les mamelons. Le but est de décentrer l'excitation du pénis au reste du corps et cela de s'habituer à ce que l'autre le touche.

  • Gérer son excitation durant le rapport

"Je conseille de faire des préliminaires plus longs, plus tournés vers l'autre que vers soi et son pénis, dans le but de s'acclimater à son excitation, détaille le psycho-sexologue. Certaines positions sexuelles sont recommandées, comme l'Andromaque car l'homme est plus détendu et relâché, que dans un missionnaire par exemple."

Il s'agit ensuite de pratiquer le stop and go durant la pénétration : "Je bouge mais quand je sens que ça monte trop, on s'arrête. Souvent quand l'homme maîtrise le stop and go, il arrive déjà à avoir un rapport plus long."  C'est important d'être centré sur ses sensations, ses ressentis sur ce qui se passe dans leur corps. Où en est l'excitation ? Les stimulations sont-elles trop hautes ou tolérables ?

La respiration est intéressante aussi. Allonger sa respiration et pratiquer la respiration abdominale permet de calmer son excitation : "très souvent, l'homme qui souffre d'éjaculation prématurée se contracte et accélère sa respiration, comme s'il armait une arme pour tirer avec tout le corps. La respiration est la base !"

Mais en couple, la communication est elle aussi vitale : "Il faut aussi être capable de parler... Mais chez un couple motivé qui communique bien, on peut demander d'avoir des rapports sans pénétration, de savoir se donner du plaisir sans se pénétrer." Cela diminuera la pression de la pénétration et habituera à être excité et à prendre du plaisir, sans impliquer la pénétration...

Ces conseils sont indicatifs et le soutien régulier d'un sexologue, psychologue, médecin facilite souvent la prise en charge. De plus, lorsqu'il n'y a aucun contrôle de l'éjaculation, l'ajout d'un médicament en parallèle à une thérapie, reprenant également ces conseils, est vraiment préférable.

Ejaculation prématurée, donnez votre avis sur le traitement !

Rédigé le 09/04/2019 / 0

Deux sexologues, les Dr Pierre Desvaux et Magali Vatel lancent une étude à l'aide de questionnaires anonymes pour déterminer quelles techniques sont jugées efficaces par les patients.

" L'étude s'adresse aux hommes n'ayant pas de contrôle sur leur éjaculation, où la pénétration dure moins d'une minute et qui en souffrent" détaille le Dr Desvaux qui a mis en ligne l'accès au questionnaire.

Les patients qui souffrent d'une éjaculation prématurée, consultent peu, du fait de la gêne ou par fatalisme. Ceux qui le font, se tournent habituellement vers leur médecin généraliste, un sexologue (médecin ou psychologue), un psychologue non spécialisé. "Les sexologues n'ont jamais évalué ce qu'ils proposent, en dehors des molécules où il y a des études, déplore-t-il. Les effets de l'accompagnement psychologique, de couple, ainsi que l'éducation sexuelle, les thérapies corporelles ou la relaxation n'ont jamais été étudiés."

Aujourd'hui, on prescrit de la paroxétine prise en continu, à la dose de 10 ou 20 mg, ou de la dapoxétine qui s'avère un peu décevante d'après les premiers résultats. L'option du spray anesthésiant, le spray lidocaïne et prilocaïne (Fortacin®)est peu connue et n'avait été proposée que 2 fois aux 100 premiers patients qui ont déjà répondu au questionnaire.

Des premiers résultats 

Le premier praticien consulté est majoritairement le médecin généraliste (49.5%) devant le médecin sexologue (17.8%) et le psycho-sexologue (11.9%), viennent ensuite l'urologue, l'andrologue, le psychiatre, le psychologue et divers coachs. 82.3% des répondant trouvent la prise en charge du médecin généraliste pas du tout ou peu efficace ; 15.9 % pensent la même chose de la prise en charge du médecin sexologue et 48.4% de la prise en charge des psycho-sexologues. Bien sûr il ne s'agit que des premières tendances et cela nécessitera d'être affiné.

Selon le Dr Desvaux, il existe plusieurs typologies différentes de patients se plaignant d'une éjaculation survenant trop rapidement, qui présentent parfois à peu près le même profil au départ : lors d'un premier rapport à 17 ans, il tient une vingtaine de seconde. Une première catégorie ne voit aucune amélioration quelle que soit la partenaire, la seconde a connu une femme ou deux où l'éjaculation durait plus longtemps, avec un début de contrôle ; mais s'il y a un problème relationnel ou psychologique, un défaut d'apprentissage, il perd pied et l'éjaculation se précipite." Si la seconde catégorie est améliorée par des techniques de gestion de l'excitation et une thérapie, la première catégorie nécessite une prise en charge un peu différente en ajoutant un médicament.

"Il existe aussi une catégorie d'homme, qui dure 3-4 mn (soit le temps biologique) et sa partenaire voudrait qu'il dure plus longtemps, reprend le sexologue. Il existe un défaut d'apprentissage dans la gestion de son excitation qu'il n'arrive pas à moduler, tout obnubilé qu'il est par le plaisir de sa partenaire. Une amélioration durable pourrait être apportée grâce à l'éducation sexuelle et la gestion de son excitation, mais cela mérite encore une fois d'être évalué, d'où cette enquête. "Mais il faut davantage de réponses aux questionnaires pour affiner l'analyse et le traitement...", conclut le sexologue

Sébastien Landry, psycho-sexologue, vous donnera la semaine quelques astuces et conseils pratiques pour mieux gérer votre éjaculation...

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