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La fessée, un ingrédient aphrodisiaque ?

Rédigé le 25/02/2019 / 0

@Manara, l'art de la fessée

La fessée est davantage intégrée aux pratiques sexuelles depuis quelques années, même si elle reste minoritaire. D'après un sondage IFOP (sur 1000 personnes représentatives), 24% des femmes en 2013 avaient déjà reçu une fessée de la part de son partenaire, contre 8% en 1985. Je n'ai pas trouvé de chiffre concernant les hommes en revanche, alors que certains fantasment réellement sur cet acte et la mettent parfois en pratique.

Pourquoi est-ce excitant ?

Réussir à garder une forte intensité sexuelle est un challenge pour bien des couples. Faire évoluer ses pratiques sexuelles en introduisant une part de nouveauté est souvent très stimulant. Tester la fessée peut en faire partie, si tant est que l'envie est bien réelle, de la part des deux partenaires (dans le cas inverse, c'est souvent le meilleur moyen d'aller au fiasco...).

D'une tape peu douloureuse à la véritable fessée, toute une gamme d'intensité est déclinée. Dans tous les cas, la pratique introduit un jeu de pouvoir : celui ou celle qui fesse domine, le/la partenaire qui reçoit se soumet à l'autre et s'abandonne à lui. Ce contexte de soumission et de domination est un ressort bien connu de l'excitation sexuelle, tout comme la transgression de l'interdit. L'un(e) exerce son pouvoir tandis que l'autre s'abandonne à lui/elle... Sentir que l'autre est excité et y prend du plaisir, contribue parfois à son propre plaisir. Et les fesses sont bien souvent une zone érogène.

La pratique n'est pas réservée aux femmes et intervertir les rôles habituels se révèle intéressant : les hommes sont particulièrement soumis à l'image de mâle dominant et ils peuvent réellement apprécier de se soumettre à la main de son/sa partenaire et d'abandonner son masque social.

Si fesser son/sa partenaire reste un simple jeu dans certains couples, c'est parfois la première étape vers une initiation au sadomasochisme. 

Pourquoi peut-elle bloquer le désir ?

La fessée revient à se mettre totalement entre les mains de son/sa partenaire, ce qui exacerbe le désir en se confiant à son/sa partenaire ou qui le réduit parfois comme peau de chagrin. Car cette pratique ramène aussi à l'enfance, à une certaine infantilisation et à l'impuissance. Certains la vivront donc la pratique ou la jugeront vraiment humiliante (quand bien même ils sont à l'origine du jeu). D'autres la jugeront simplement ridicule ou totalement incongrue au sein de leur couple et ils ne parviendront pas à s'abandonner.

Comment en parler ?

Comme mentionné ci-dessus, les deux partenaires ont envie de tester cette pratique. L'un est souvent plus moteur que l'autre et il doit accepter avec bienveillance un refus ou un délai de réflexion. Reste qu'il n'est pas toujours facile de faire évoluer la sexualité du couple et que certains se posent la question de comment introduire la fessée. Comme toujours en sexualité, la simplicité est la règle dans la communication : on peut choisir un moment intime et serein et de lancer une discussion sur les fantasmes et les pratiques qui tentent. C'est alors le moment de poser la question, sur un mode interrogatif "La fessée me tenterait mais qu'en penserais-tu ?"

On peut aussi proposer un jeu de rôle, avec un scénario  : "j'aurais été très vilain.e et je mériterais une fessée ?

Quelles précautions prendre ?

Une tape sur la fesse n'est rien de comparable avec une véritable fessée, à la main ou avec une cravache. Il est donc nécessaire de se mettre d'accord auparavant sur les modalités pour bien vivre cette expérience. Du côté de la position à adopter, l'un assis et l'autre  s'installe le ventre sur les cuisses du/de la partenaire.

Un safeworld, autrement dit un mot qui garantit l'interruption immédiate du jeu peut être intéressant pour rassurer la personne qui est fessée, et la laisser s'abandonner au plaisir...

Saint-Valentin : pression du couple et éloge du célibat

Rédigé le 14/02/2019 / 0

Sujet paradoxal s'il en est le jour de la Saint-Valentin, j'aborde la pression du couple et je fais l'éloge du célibat, qui peut être très épanouissant. Démonstration.

Le couple est merveilleux, il offre des émois incomparables, l'impression d'associer sa vie à celle d'un autre être humain, la possibilité de construire une belle histoire et de progresser à deux sur le plan intellectuel. L'amour est aussi un petit miracle lorsque deux personnes ressentent une connexion physique, intellectuelle et émotionnelle et qu'ils ont envie du même type de relation, au même moment. Il nécessite bien des concessions et des adaptations et il se résume souvent à des hauts et des bas, tant sur le plan de la libido que du cœur ou de l'entente. Au final, si l'amour est toujours là, il mérite de se battre pour son couple et de le transformer au fil du temps. Cet article n'est pas là pour minimiser la beauté du couple, mais pour rétablir les bienfaits du célibat (l'un n'empêche l'autre).

Le couple, parfois une convention et une pression ?

Toutefois, le couple est parfois motivé par de moins jolies raisons, comme répondre aux conventions sociales ou agir par mimétisme... Durant ses études, il est normal de rencontrer celui ou celle avec qui on fondera une famille, sur la base d'un attrait physique et intellectuel, de quelques similitudes ou centres d'intérêt. Les plus chanceux, ou ceux qui y veilleront avec attention, évolueront dans le même sens ; les autres resteront ensemble parce que c'est mieux d'être "en couple", et s'ils se séparent, il y aura toujours un(e) ami(e) marié(e) pour poser la question : "Bon, quand est-ce que tu te remets sur le marché ?"

Eh oui, la "pression du couple" est toujours présente, même en 2019 et quelles que soient les circonstances ! Certes, la vieille fille n'est plus reléguée au ban de la société mais tous les célibataires ou presque ont déjà entendu ces phrases piquantes, amusées, voire inconsciemment envieuses : Tu vas avoir 30 ans/40 ans (ou pire 50,) quand est-ce que tu te cases ? Toujours célibataire, mais tu dois être beaucoup trop exigeant(e) !

Eloge du célibat

Peut-être mais c'est oublier plusieurs éléments...

  • La rencontre amoureuse est aussi une question de chance et tout le monde n'a pas celle de rencontrer celui ou celle qui fera vibrer son cœur et son corps... Le rappeler ne semble pas indispensable ni pertinent.
  • Le célibat est aussi un formidable apprentissage de connaissance de soi ! Il offre la possibilité de très bien se connaître mais aussi d'apprendre à s'aimer comme on est : une personne épanouie, bien dans sa tête et dans son corps, semble beaucoup plus apte à aimer sereinement, ni pour combler un manque ni pour répondre aux conventions. La vie de célibataire permet aussi d'assouvir ses envies et d'être totalement apaisé(e) au moment où l'on s'engagera vraiment (sur le plan moral, pas civique ou religieux).
  • A ceux qui répondent que le célibat est égoïste et centré sur ses petits plaisirs, il y a bien d'autres façons de se tourner vers les autres que d'être en couple et de fonder une famille. Les célibataires se recréent bien souvent une famille amicale, dont ils prennent particulièrement soin et pour laquelle ils seront toujours présents, jusqu'au bout. Tous les couples ne peuvent pas en dire autant...  
  • Il y a aussi des périodes de vie où vivre seul(e) s'impose, pour diverses raisons : parce que l'on est épanoui ainsi, si l'on n'est pas bien dans sa tête ou dans son corps, si l'on a envie ou besoin de ne pas avoir de contraintes (eh oui, ça arrive, notamment si l'on en a eu trop auparavant), ou encore si l'on a besoin de régler une difficulté psychologique sans qu'elle impacte une autre personne, si l'on a envie de faire des expériences qui n'ont pas été faites du fait d'une union survenue dans la vingtaine, , ou que l'on réserve son cœur à une histoire qui vaudra réellement le nom d'histoire d'amour... Peut-être que les célibataires sont trop idéalistes ou trop indépendants, mais qu'importe, s'ils sont épanouis ainsi et s'ils restent attentionnés et bienveillants envers les autres ?
  • Se libérer des schémas traditionnels semble intéressant, tout comme admettre que d'autres existent, comme le célibat épanoui, la vie de couple sans vivre ensemble, les sexfriends, le couple libre, le polyamour... Cessons de faire du "couple marié qui vit heureux et a beaucoup d'enfants" un objectif incontournable de l'épanouissement et une fin en soi, car il en existe bien d'autres, tout aussi louables et plaisantes.

En conclusion, oui la vie est belle à deux mais elle l'est tout autant en solo si on ne subit pas son célibat ! Il faut de tout pour faire un monde, qui est d'autant plus intéressant qu'il est varié et diversifié...

 

Une Saint-Valentin originale, en couple ou entre célibataires !

Rédigé le 08/02/2019 / 0

2019 est l'année du neuf ! Il est encore temps d'abandonenr le caleçon à coeur ou des chocolats en forme de coeur. Alors cette année, injectez un peu d'originalité dans la Saint-Valentin sexy... 

  • Single, et alors ?

Organisez une "contre Saint-Valentin" entre amis (eh oui, l'amitié est aussi de l'amour !). Le dress code : aucun, hormis un cadeau original, à piocher par exemple dans toutes les idées ci-dessus. La soirée s'annonce riche en rires et aussi en plaisirs... Du côté des hommes, ce masturbateur au look très sobre apportera des sensations délicieusement stimulantes tandis que les femmes seront au 7ème ciel avec le Sona qui ne produit pas de vibrations mais fonctionne sans contact avec le clitoris : orgasmes très rapides et particulièrement intenses garantis...  

Si vous souhaitez tourner la page avec un ex difficile à oublier, organisez une soirée vaudou et défoulez-vous sur cette poupée. Effet libérateur garanti...

Pour tous ceux qui fêteront la Saint-valentin (ou autre chose) avec leur sexfriend ou amant, n'oubliez pas les préservatifs pour avoir les plaisirs sans les angoisses post-coïtales !

  • Offrez une BD ou un livre érotique

Plutôt qu'un livre sur l'amour, L'anthologie de la fellation en BD joue la carte décalée et elle reprend quelques planches savoureuses des BD érotiques, précédée d'une préface sur l'art de la fellation à travers les siècles. Tout amateur saura particulièrement apprécier ! 

A compléter par Osez le cunnilingus, pour les couples hétéros ? Grâce à Coralie Trinh Thi, vous saurez tout sur ce plaisir offert par la langue et la bouche... 

Les plus romantiques pourront se replier sur Osez les secrets d'une experte du sexe pour... l'amour qui dure toujours, de Servane Vergy. De quoi rester comblés sexuellement très longtemps !

  • Osez les scénarios originaux

Sortez du classique dîner aux chandelles et changez la donne ! Annoncez la couleur dès le matin avec un mug L'amour est dans le thé. Puis faites monter la température avec des sms de plus en plus torrides... Le soir, fixez un rendez-vous mystère à votre partenaire dans un lieu original : rendez-vous glamour dans un love hotel, pique-nique coquin dans un lieu insolite, jeu de piste au cœur de la ville avec des arrêts très érotiques (sous une porte cochère, dans la voiture, dans l'ascenseur). Variez les endroits, dans l'ascenseur ou l'escalier (de nuit pour éviter d'être surpris), dans les toilettes d'un restaurant après avoir vérifié qu'elles étaient propres et suffisamment spacieuses, ou encore offrez une nuit dans un hôtel de charme, loin de la maison et de ses contraintes...

  • Exit les caleçons à cœur et la lingerie, osez un sextoy ou une box

Pour introduire une dose ludique aux ébats, offrez un jeu comme Out of routine et ses 72 défis : des gages romantiques aux challenges carrément osés, il y en a pour tous les goûts...

Plus variées, les cadeaux sensuels mettent un peu de piment et ils offrent une Saint-Valentin riche en plaisirs pour les deux partenaires. Cette box contient des pétales de roses pour préparer l'ambiance, une bougie de massage pour se relaxer totalement, des sextoys pour chacun des partenaires, des défis pour injecter une dose de jeu, des menottes et un masque pour jouer avec les codes de soumission et de domination. 

Ou optez carrément pour un coffret surprise, à découvrir à deux ensemble le jour J ! Cela donnera le ton pour la suite de l'année : une vie de couple variée et riche en inconnu, pour stimuler la vie de couple...

 

 

Pour ou contre les sextos et photos suggestives ?

Rédigé le 01/02/2019 / 0

L'envoi de sextos et photos suggestives n'est pas l'apanage des adolescents en quête d'émois. Zoom sur une pratique de plus en plus fréquente chez les adultes...

C'est une vraie révolution, véhiculée par les technologies de la communication et les réseaux sociaux... Le "sexting", anglicisme regroupant l'envoi de messages et d'images à caractère sexuel, s'impose de plus en plus dans le payse amoureux et sexuel des couples. Les études concernent essentiellement les adolescents, où la pratique comporte énormément de risques. Elle est moins étudiée chez les adultes et un sondage effectué en décembre par Zava offre un instantané sur l'envoi de sextos et de photos dénudées à 2000 adultes Européens et Américains. Rappelons toutefois qu'il ne s'agit que d'indications basées sur les déclarations des sondés... 

Outre-Atlantique, 40% des hommes et 36% des femmes interrogés avaient déjà envoyé une photo à caractère sexuelle (en Europe, les chiffres sont de 33 et 31%). Des deux côtés, ils diminuent au fur et à mesure que l'âge des sondés augmente. Cette pratique d'après une étude serait corrélée à la satisfaction sexuelle au sein du couple. Les adultes semblent prudents puisque moins d'un quart des sondés dévoilent leur visage sur la photo, les hommes le font davantage que les femmes (14% chez les Européens, 15% des Américains contre 4 et 9% chez les femmes). Les femmes privilégient l'envoi de leur poitrine, de leur torse, des tétons tandis que les hommes, plus hardis, n'hésitent pas à envoyer leur pénis (parfois en pleine érection, chez un Européen sur 5).

Une plus grande satisfaction sexuelle ?

Le sexting pourrait contribuer à augmenter la confiance en soi et d'après le sondage, ceux qui le pratiquent quotidiennement rapportent être plus à l'aise avec leur sexualité que ceux qui ne le font pas ou peu, contre 42% de ceux qui le font de façon hebdomadaire et 33% de ceux qui le pratiquent quelques fois dans le mois. En 2015, une étude avait déjà mis en avant une satisfaction sexuelle supérieure, améliorer la communication et l'intimité. Ces messages peuvent en effet permettre de maintenir un lien alors qu'une distance sépare les partenaires et entretenir le désir.

A lire aussi : Emojis, l'art de pimenter les sextos

Attention, ces effets bénéfiques étaient modérés par une autre étude de 2017, qui estimait que cela dépendant du genre et du type de relation. La chercheuse Michelle Drouin avait retrouvé que les femmes qui le pratiquaient avec un "sexfriend", y trouvaient plus de conséquences négatives que positives, en termes de retentissement émotionnel et sexuel sur la relation. A l'inverse des hommes (que ce soit dans le cadre d'un "sexfriend" ou engagée) et des femmes engagées dans une relation...

Une pratique non dénuée de risques

Si l'envoi de messages sexuels concourt à une plus grande liberté sexuelle, il renvoie aussi leur auteur l'impression d'être un objet sexuel (d'après une étude du Journal of sexual research, 2018). Ce qui est excitant dans le cadre d'un jeu mais est parfois vécu comme dévalorisant... Les étudiants participant à l'étude montraient un plus grand confort face à la nudité mais aussi chez certains une plus grande conscience du corps, de surveillance, voire de "honte" liée au corps.

Le "sexting" a des conséquences parfois négatives, si la personne qui a reçu les photos ou vidéos les partagent sur Internet et sur les réseaux sociaux. Les conséquences ont surtout été étudiées sur les adolescents mais les risques semblent diminuer en fréquence avec l'âge mais ils ne sont pas nuls pour autant. Le "revenge porn", autrement la publication de photos ou vidéos suggestives pour se venger d'un ex est d'ailleurs passible d'une sanction par la loi

Il semble indispensable de rappeler que le sexting nécessite une relation de confiance et de respect entre les partenaires pour éviter la divulgation de photos intimes. Une étude sur des adolescents et des jeunes adultes avait retrouvé que 2% des images avaient été transmises à un tiers sans le consentement de l'intéressé.

Quant à la réception de photos non désirées, elle n'est pas rare (un homme sur 5 et 2 femmes sur 5 ont déjà reçu des photos suggestives non désirées, un phénomène qui touche notamment les plus jeunes femmes). Cet envoi est souvent vécu comme intrusif et parfois choquant.  Contrairement au partage sans consentement, ce type d'envoi non désiré n'est pas puni par la loi et la seule alternative est de bloquer le correspondant...