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VIH, dix idées reçues à briser

Rédigé le 30/11/2018 / 0

A l'occasion de la journée mondiale du VIH le 1er décembre, je vous propose huit idées reçues sur le VIH qui sont toutes fausses.

  • On peut être contaminé en embrassant

Le virus est présent dans la salive à une concentration tellement faible qu'il n'y a pas de risque de transmission en s'embrassant à pleine bouche. Idem pour les larmes ou l'urine, où le virus est présent à une concentration extrêmement faible.

  • La pénétration vaginale est la plus à risque

C'est être pénétré(e) par l'anus qui fait courir le plus de risque du fait de la richesse en vaisseaux et de la fragilité de la muqueuse. S'en suivent être pénétrée par voie vaginale, puis pénétrer l'anus, pénétrer le vagin et enfin le sexe oral à risque faible.

  • S'il n'y a pas d'éjaculation, il n'y a pas de contamination

Le risque est moindre mais il existe qu'il s'agisse d'une fellation ou d'une pénétration vaginale ou anale (ces deux dernières pratiques font courir le plus de risque). Car il y a toujours des sécrétions qui s'écoulent du pénis (le liquide pré-éjaculatoire). Un réflexe, le préservatif ! Chez la femme, les fluides sexuels comme la lubrification vaginale peuvent également contenir le virus.

  • Le cunnilingus et l'anulingus ne font courir aucun risque.

La salive ne contient pas suffisamment de virus et les spécialistes s'accordent à dire que le risque est extrêmement faible, voire négligeable. Attention, d'autres infections sexuellement transmissibles peuvent être transmises. Une digue dentaire (carré de latex) est nécessaire.

  • Si je mets deux préservatifs, je serai mieux protégé

Faux car le risque de rupture ou de glissement est augmenté, qu'il s'agisse de deux préservatifs masculins mis l'un sur l'autre ou d'un préservatif masculin associé à un préservatif féminin. Le mieux est l'ennemi du bien mais le préservatif (un seul et correctement mis en place) est le meilleur moyen de se protéger !

  • Les jeunes sont moins touchés par les IST

40% des IST concernent les jeunes de 15 à 24 ans (source : rapport du Conseil National du VIH et des hépatites, en date de février 2018). 

L'éducation sexuelle se révèle plus que jamais incontournable ! Médecins, infirmiers scolaires, éducation nationale, associations et bien sûr parents, nous devons tous nous unir pour mieux informer les jeunes et leur apprendre à se protéger pour pouvoir profiter très longtemps du bonheur d'une vie sexuelle épanouie. Cela passe évidemment par le préservatif mais aussi par une contraception adaptée en cas de rapports réguliers.

  • La pilule protège des IST

Faux ! Elle ne protège que d'une grossesse... Seul le préservatif, féminin ou masculin, limite les risques de contamination par un germe.

  • Il est possible de guérir du sida

En 2018, on ne guérit toujours pas du sida. Pourtant, un étudiant sur 10 en est encore persuadé... Heureusement, la recherche a progressé et la trithérapie allonge l'espérance de vie et la rapproche de la population générale. Le VIH est devenu une maladie chronique.

  • Le VIH ne peut être transmis que par voie sexuelle

Faux. Le virus se transmet aussi par le sang, lors d'échange de matériel d'injection (seringue, aiguille, récipient, filtre, eau, tampons), de paille de snif ou de pipe à crack. Le lait maternel est aussi potentiellement contaminant.

  • En cas de rapport à risque, il n'y a rien à faire

Il faut absolument se rendre aux Urgences le plus rapidement possible (et idéalement dans les 48 heures). Un médecin évaluera le risque du rapport et déterminera si la prise d'un traitement post-exposition (une trithérapie durant un mois) est nécessaire.

Pour en savoir plus : VIH-IST : que faire après un rapport à risque ?

 

 

 

"Lâchez-nous la chatte" : non, la vulve n'est pas sale !

Rédigé le 23/11/2018 / 0

Dénoncer à l'aide de dessins très drôles la pression de l'hygiène intime, c'est l'initiative très percutante de la comédienne Kaire fait Grrr, qui tacle les industries cosmétiques. L'occasion de rappeler quelques conseils pratiques pour prendre soin de sa vulve...

Les 21 dessins de Klaire, intitulés "Lâchez-nous la chatte" sont amusants, jamais vulgaires et très justes, aussi bien sur le plan médical que sociétal. Car dans une société qui a longtemps redouté la sexualité féminine et qui bannit les odeurs corporelles, celle du sexe féminin est diabolisée à l'envi... Les spécialistes en marketing savent parfaitement cibler les points faibles des femmes, comme la peur de ne pas être propre au niveau de cette zone. A force d'entendre depuis 50 ans que leur sexe est sale et qu'il faut "rester fraiche", les femmes ont intégré l'achat de produits spécifique, de savon intime, de protège-slips parfumés dans les "réflexes beauté". Les industriels ciblent même les petites filles, avec un pack associant un produit pour la maman et un autre pour sa fille. Une énième arnaque intellectuelle, ne soyons pas dupes !

Des produits totalement inutiles...

Le vagin bénéficie en effet d'un écosystème naturel qui le protège et n'a aucun besoin d'être nettoyé, tandis que la vulve se contente d'un nettoyage doux et une seule fois par jour. "Elle se nettoie soit avec de l'eau, soit avec un produit doux hypoallergénique, précise le Dr Journé. On peut utiliser un pain dermatologique surgras, un syndet (gel moussant sans savon), de préférence non parfumé et sans tensio-actif (utilisé pour faire la mousse ex : coco-amino). Les produits spécifiques à pH acide sont utiles uniquement si on a des mycoses à candida à répétition, mais sinon ce n'est pas la peine. On évitera aussi les huiles lavantes, à la mode pour le corps mais à ne pas utiliser sur les muqueuses. Il faut aussi faire attention à tout ce qui a des huiles essentielles, souvent ajoutés dans les produits bio mais qui sont potentiellement allergisantes. Evidemment, la douche vaginale jamais ! Elle perturbe l'écosysème naturel du vagin et le pH acide grâce aux lactobacilles."

Prendre soin de sa vulve, se détacher des injonctions

Les dessins de Klaire rappellent une réalité sociétale qui perdure. Certains publicitaires dans les années 50 jouaient déjà sur la peur d'être rejetées, voire mises à la porte du domicile conjugale pour mauvaise odeur intime ! 50 ans plus tard, en dépit de quelques avancées, de nombreuses femmes ont toujours peur de "sentir mauvais" et que leur partenaire soit gêné par leur odeur intime. Les hommes ne nourrissent pas une telle crainte ! "Or chez les non circoncis, qui ne s'essuient pas après avoir uriné, les odeurs sont souvent bien plus fortes", commente ironiquement le Dr Journé.

A lire aussi : La vulve, cette mal-aimée...

La dermatologue ajoute quelques conseils pratiques pour prendre soin de sa vulve : "Il faut éviter les jeans très serrés qui peuvent entraîner des irritations en cas de vulve fragile, mais aussi les strings et slips trop ajustés, à choisir en coton. Les sous-vêtements sont à changer tous les jours et c'est à apprendre aux enfants quand ils deviennent autonomes. Les protège-slips sont à réserver pendant les règles ou en cas de fuites urinaires (prendre des protections bio, non parfumés). Chez les jeunes, on peut conseiller les cups quand on sait s'en servir, à changer régulièrement. Enfin, les gynécologues déconseillent l'épilation intégrale car la vulve vieillit et les poils des grandes lèvres protègent l'écosystème naturel du vagin. Il participe à la défense face aux germes pathogènes et il y a plus de cystites aux femmes qui ont l'épilation intégrale. Celle-ci est donc vraiment déconseillée en cas de vulve fragile ou de tendance aux cystites."

En plus de ces recommandations pratiques, remettons en question les injonctions en adoptant un esprit critique dans notre vie, comme dans notre intimité et notre sexualité. Rejetons les pressions imposées par l'industrie cosmétique et par la société.

Qu'elles nous lâchent la chatte, conclurait avec justesse Klaire...

Un salon pour la littérature érotique

Rédigé le 16/11/2018 / 0

Le salon de la littérature érotique se tient à Paris le samedi 24 novembre 2018.  Son organisatrice a répondu à 3 questions. 

  • Pourquoi un salon de la littérature érotique ?

Depuis 4 ans, j'organise des ateliers d'écriture érotique et des conférences sur la sexualité. J'y ai développé un vaste réseau d'adeptes : des couples ouverts, des passionnés de la littérature érotique, du BDSM, des auteurs et des maisons d'édition. J'ai donc lancé un évènement annuel pour réunir tous mes contacts et donner un autre éclairage à la littérature érotique !

L'idée était de faire un évènement fun, drôle, pop et jeune, à la Belleviloise, et de dépoussiérer cette littérature pour ne pas qu'elle s'endorme. Lui donner un autre visage, également.

Mais c'est un marché compliqué du fait d'une moins bonne distribution, dans des grandes libraires, comme la Fnac, mais aussi sur Amazon, où les livres érotiques sont cachés et ne sont pas dans les recommandations... Nous sommes déférencés sous couvert de la protection des mineurs souvent mais également de protection des bonnes mœurs... Il y a aussi la crainte que la littérature érotique soit une incitation à la débauche au sein du couple et qu'in fine, ça brise des familles. C'est à mon avis la vraie raison : or avoir une communication saine autour du sexe est important et les livres ouvrent la réflexion et la discussion : "tiens, ce livre m'excite, pourquoi ?" Si le débat est amorcé et s'il y a des livres érotiques dans la bibliothèque, que les fantasmes sont librement abordés, le couple a beaucoup plus de chance de tenir ! La conséquence si l'on est mal distribué pour incitation à la débauche, c'est d'avoir des auteurs moins rémunérés et donc de moins bonne qualité...

  • Quels sont les bienfaits de la littérature ?

Cela permet d'explorer ses fantasmes personnels, de se questionner. Par exemple, dans Cinquante nuances de Grey, on peut se demander pourquoi le sexe brutal m'excite ? Evidemment, cela ne veut pas dire que je veux le vivre mais qu'est-ce que ça questionne en moi ?  Il y a une forme d'introspection libératrice qui permet de mieux se comprendre soi-même. On se sent moins seule aussi : "oui, je fantasme sur les rapports de pouvoir mais je ne suis visiblement pas la seule". On s'autorise aussi à se questionner dans un espace qui est safe, celui du papier. La lecture de livre érotique est un temps pour soi, comme la masturbation, c'est un temps qui permet de prendre soin de sa sexualité, de sa libido. On se reconnaît le droit d'avoir une pulsion sexuelle et de la travailler, la soigner. La littérature érotique, c'est de la crème hydratante pour le cul en fait !

Le public est composé de femmes comme d'hommes (la sexualité intéresse souvent les hommes mais avec la littérature, les femmes ne se sentent pas en danger). Le mot « érotique » peut faire peur, il renvoie au sexe plaisir, au sexe désir – loin du discours médical et biologique, « sexo-santé ». Pour une fois, on parle librement de ce qui titille le cerveau avant de comment fonctionne le corps.

  • Quels auteurs conseilles-tu à quelqu'un qui souhaiterait s'initier ?

Octavie Delvaux, c'est la porte d'entrée aux gens qui ne connaissent pas l'érotisme ! 

Anne Vassivière est mon coup de cœur, avec Parties communes : elle a une vraie plume, elle écrit différemment suivant les personnages, avec une justesse d'introspection et une vraie diversité d’interprétation. 

Stella Tanagra est une jeune auteure, avec un vocabulaire incroyable et une façon d'écrire très particulière. Elle travaille beaucoup sur le corps, celui qui est monstrueux ou celui d'une nymphette. Et elle adore les rapports de puissance. 

N’oubliez pas de réserver en ligne ici (nombre de places limitées) : Le salon de la littérature érotique

Pour en savoir plus :

  • Page Facebook du salon 

 

 

Single day : un jour pour les célibataires !

Rédigé le 09/11/2018 / 0

Le 11/11, c'est le jour dédié aux célibataires en Chine, baptisé le Single day. Transformé en véritable fête commerciale au pays du Soleil levant, il donne avant tout l'occasion de promouvoir les bienfaits du célibat !

  • Etre épanoui seul

Outre le fait qu'un célibataire peut s'étaler dans son lit, ne pas être réveillé(é) par des ronflements ou des levers intempestifs, il est aussi dans une période de vie où il apprend à se connaître et à être heureux et épanoui seul (ce qui est probablement la base pour être heureux en couple). Vivre seul(e) offre la possibilité de s'épanouir différemment que ce soit de façon professionnel, amicale, associative, artistique, etc.

Ce temps est aussi utile pour faire le point sur ses attentes et ses envies à propos du couple, en se distanciant de la pression familiale et sociale. Le couple reste en effet la norme mais il ne convient pas à tout le monde tout le temps ! A chacun sa vision, qu'elle soit traditionnelle, chacun chez soi, légère en papillonnant, il n'y a pas de mauvais schéma, juste celui qui nous convient vraiment...

  • Faire des expériences sexuelles

Si certaines personnes en couple gardent leur liberté et leur désir d'expérimentation, la majorité des couples se promettent d'être fidèles et un certain nombre voient leur vie sexuelle diminuée.

Bien souvent, le célibat offre plus facilement la possibilité d'expérimenter différentes options, des sextoys aux applis de rencontre, en passant par les sexfriends, l'échangisme ou encore l'assouvissement de fantasmes que l'on n'oserait pas forcément proposer à son/sa partenaire officiel(le). Ces expériences enrichiront l'imaginaire érotique, un outil primordial pour stimuler sa libido et par ricochet sa sexualité de couple.

  • Des endorphines, encore des endorphines

Que l'on soit en couple ou célibataire, la masturbation est évidemment un excellent moyen de s'envoyer au 7ème ciel, d'apprendre à mieux connaître son corps et surtout de se faire du bien ! Le cerveau produit de nombreux messages chimiques, dont les endorphines (baptisées hormones du bonheur), la sérotonine (celle du bien-être), la lullibérine, etc. Résultat, on baigne dans un océan de zénitude... 

Les femmes peuvent utiliser leurs doigts, le jet du pommeau de douche, le matelas ou l'oreiller (cela reste les moyens les plus économiques). Les sextoys font découvrir de nouvelles sensations et ils accélèrent la survenue de l'orgasme du fait de leur puissance. Comme cette petite merveille qui stimule à la fois le clitoris et le vagin. Résultat ? Un orgasme en un temps record, sans se fatiguer... 

Autre option, le stimulateur clitoridien sans contact : les aspirations provoquent un effet ébouriffant et des orgasmes qui décoiffent !

Les hommes utilisent très souvent leur main, mais ils ne sont pas en reste avec les jouets sexuels, qui vont des masturbateurs aux les stimulateurs prostatiques, en passant par les plugs anaux. Avec à la clé des sensations qui n'ont rien à voir avec la main et qui offrent des orgasmes extrêmement intenses...

Si l'on préfère les plaisirs à deux (ou plusieurs), les applis et sites de rencontre donnent la possibilité de trouver un(e) partenaire plus ou moins rapidement selon l'appli et l'objectif : pour certain(e)s ce sera une histoire d'un soir, pour d'autres une histoire plus longue. Seule précaution à prendre, utiliser systématiquement un préservatif, aussi bien pour la pénétration que le sexe oral (cunnilingus et fellation). Voici un beau porte-préservatifs pour ne jamais être pris par défaut...  

Je vous souhaite un excellent Single day et surtout beaucoup de plaisir !

 

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