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Eros et Thanatos, pulsion de vie et de mort

Rédigé le 26/10/2018 / 0

A l'approche de la Toussaint, je souhaitais partir du "couple" Eros et Thanatos pour vous parler de l'amour et de la mort. Quand l'inéluctable pousse à célébrer la vie, grâce à l'amour parfois...

Dans la mythologie grecque, Eros est le dieu de l'amour tandis que Thanatos personnifie la mort. Depuis, l'Art s'est emparé de ces deux thèmes centraux que sont l'amour et la mort. Depuis des siècles, ils se font et se défont au cœur du théâtre, de la littérature, de la musique mais surtout de la Vie avec un grand V...

Au 19ème siècle, Freud abordait le concept de pulsion de vie, à Thanatos, la pulsion de mort (ou de destruction), deux pulsions sont aux fondements de l'être humain, indissociables et complémentaires.

Célébrer la vie par l'amour sexuel ou sentimental

La finitude la vie a souvent poussé l'Homme à rêver d'une spiritualité lui offrant l'immortalité, trouvée bien souvent dans l'Amour, qu'il soit physique, sentimental ou global.

Consciemment ou pas, la perspective inéluctable de la vie qui passe trop vie et de la mort qui la termine brutalement, pousse certains Hommes à vivre le plus intensément et pleinement possible. Il y a de nombreuses façons de vivre à cent à l'heure, en courant après le temps, en le submergeant d'activités, en se donnant à une passion corps et âme, qu'elle soit sportive, artistique, familiale, amicale, sexuelle ou sentimentale... Mais l'Amour a la seule façon à traverser les siècles et à alimenter des milliers de page, de toiles et de partitions.

Oui, l'Amour ne donne-t-il pas une sensation unique et étonnamment vibrante de vie ? Grâce à l'étreinte sexuelle et au sentiment amoureux, le corps est submergé par ces messages chimiques ardents que sont la dopamine, les endorphines, la sérotonine, la vasopressine... Il n'a qu'une envie, retrouver cet état addictif qu'est l'état amoureux.

L'étreinte sexuelle, qui célèbre la vie par excellence, ne se termine-t-elle pas par ce que certains appelaient une petite mort ? Ne donne-t-elle pas l'espace de quelques instants l'impression d'immortalité ?

Inconsciemment, la perspective de la mort est sans doute ce qui pousse les êtres humains à rechercher l'amour, à sentir la vie circuler, à donner du sens à une existence qui n'en a pas toujours en célébrant physiquement l'amour.

La Toussaint n'est donc pas seulement le moment de célébrer ses morts, elle est surtout celui de rendre hommage à la vie...

Le pénis et la prostate dans tous leurs états

Rédigé le 19/10/2018 / 0

Aujourd'hui, je vous parle de deux livres qui ont retenu mon attention dans le domaine de la sexualité masculine.

Tout savoir sur la prostate*

C'est un organe qui fait parler de façon médicale avec le cancer et de façon sulfureuse avec le massage prostatique. Un organe qui à l'inverse du pénis se cache, et qui se mérite puisqu'il faut passer par l'anus y accéder...

De façon légère mais précise, le Dr Papazian et Edouard Klein ne se limitent pas à l'enfer médical ni au paradis sexuel pour reprendre leur formulation ! "L’homme a une prostate dès sa naissance (et même avant) et cet organe mystérieux lui veut du bien : plaisir et reproduction, excusez du peu ! m'ont expliqué les auteurs. C’est un livre conçu comme un dialogue entre copains, et nous l’avons vraiment écrit de cette manière, en discutant, en se questionnant mutuellement sur cette partie enfouie de l’anatomie masculine." Alors ils détaillent la prostate dans tous ses états, en abordant ses troubles et ses traitements mais aussi la façon de la préserver en limitant sa consommation d'alcool et en évitant de fumer. Parce que la prostate est aussi la source de plaisirs insoupçonnés, les auteurs font aussi le point sur le point P et le massage prostatique pour tous ceux qui ont envie de s'y initier...

"Nous avons souhaité présenter la prostate sous un angle sympathique, la ré-enchanter... make our Prostate great again en quelque sorte", s'amusent-ils. Pari réussi, le livre offre un très moment, instructif et rieur !

*Prostate, l'organe mystérieux qui vous veut du bien. Dr Papazian & Edouard Klein. Editions de l'Opportun. 12,90€

Tout savoir sur le pénis*

C'est un mini-livre avec un maxi-contenu ! Le petit livre du pénis* détaille la taille et l'anatomie, l'érection, les troubles sexuels, les maladies mais aussi comment prendre soin de son pénis... Avoir une alimentation équilibrée et une activité physique régulière permet de prendre soin des vaisseaux dans le pénis, et donc de l'érection ; ils diminueront les risques de maladies cardio-vasculaires et de diabète, dont on connaît l'impact sur l'érection.

Eviter l'alcool, le tabac et les drogues se révèle tout aussi nécessaire. Côté poils, la tonte courte est préférable au rasage, source d'irritations et de furoncles. Les sous-vêtements serrés ne doivent pas être portés trop souvent et le coton est préférable au synthétique. L'hygiène doit être quotidienne mais sans excès (une seule fois par jour, avec un savon doux). Un livre à mettre entre toutes les mains, masculines comme féminines !

*Le petit livre du pénis. Dr Lionel Vaudrel. First éditions. 2,99€

 

Gros pénis : comment faire l'amour sans douleur ?

Rédigé le 12/10/2018 / 0

La découverte du pénis de son partenaire est source d'émotions et de sentiments variés, du oh empli d'admiration au ah un peu déçu, en passant par un ouch inquiet, à l'idée d'avoir mal... Eh non, les pénis de grande taille, ne font pas fantasmer toutes les femmes ! Autre paramètre tout aussi, si ce n'est plus important, la circonférence du pénis qui peut influencer l'inconfort.

Bonne nouvelle, dans la grande majorité des cas, le vagin relativement extensible s'adapte à la taille du pénis. Il faut aussi se dire qu'un pénis et un vagin sont comme une épée et son fourreau : une partie de l'épée reste hors du fourreau... Mais si une femme au vagin un peu plus petit et/ou étroit, tombe sur un partenaire doté d'un pénis plus grand et/ou large que la moyenne, les galipettes se compliquent de douleurs. 

  • Rester libre d'être pénétrée ou pas!  

La pénétration n'est pas obligatoire pour le plaisir féminin puisque le clitoris est le roi de l'orgasme pour de nombreuses femmes ; si elle est vraiment douloureuse, ne vous sentez jamais obligée de passer par là ! Si vous en avez envie en revanche, suivez ces conseils...

  • Allonger les préliminaires

Le but est simple : être très excitée au moment de la pénétration. En effet, l'excitation sexuelle chez la femme se manifeste par la lubrification, une ouverture de l'orifice du vagin et un élargissement de la partie inférieure du vagin. Ne pas précipiter la pénétration est donc important : plus on sera excitée, plus le risque de douleur décroît. Conseil pratique : user et abuser du lubrifiant, qui rendra la pénétration plus confortable. 

  • Ralentir la pénétration

Une fois que l'on se sent prête à être pénétrée, on continue à prendre son temps pour laisser le vagin s'adapter. Si on sent une douleur, l'homme doit attendre un peu, changer de position (voir ci-dessous) ou s'occuper du clitoris de sa partenaire. Il sera toujours temps d'accélérer plus tard si l'on en meurt d'envie !

  • Parler avec son partenaire

Ca fait mal ? Dites-le, le but est de prendre du plaisir, pas de souffrir ! Il peut utiliser ses doigts pour vous exciter encore plus et vous préparer à accueillir son pénis. La pénétration doit être lente, à votre rythme pour laisser le temps à votre vagin de s'adapter à la taille. Vous pouvez aussi faire une pause, durant laquelle il utilisera ses compétences digitales ou linguales pour vous offrir un orgasme (ce qui vous rendra encore plus ouverte...).

  • Privilégier certaines positions 

Toutes les positions où la femme peut contrôler la vitesse sont intéressantes. L'Andromaque, si elle fait courir le risque d'une pénétration profonde, permet de diriger la pénétration, au rythme qui convient.  De même, si l'on se retourne, on reste maître de la vitesse.

Les positions peu profondes sont aussi intéressantes, comme le missionnaire (l'homme sur la femme qui est allongée sur le dos), ou la cuillère (l'homme derrière la femme, les deux étant allongés sur le côté). Si au fur et à mesure des va-et-vient, vous avez envie d'une pénétration plus profonde, il suffit de relever les jambes, voire de les placer sur les épaules de votre partenaire.

Pour les positions comme le missionnaire, dites à votre partenaire d'y aller doucement et jouez sur la profondeur de la pénétration en orientant votre bassin (à l'aide d'un oreille glissé dessous), pour trouver la position qui est la plus confortable... Si vous adorez la levrette mais la craignez un peu, optez pour sa version couchée (l'homme couchée sur le dos de sa partenaire) : on garde le côté animal sans se voir, tout en réduisant la profondeur.

 

Le tour de France de la vie sexuelle !

Rédigé le 04/10/2018 / 0

17 ans après sa première enquête, la sociologue Janine Mossuz-Lavau est repartie sur les routes de France pour brosser le portrait de la vie sexuelle des Français, dans un livre* sans tabou. En dépit des violences et des ruptures parfois dramatiques, la parole s'avère plus libre et la sexualité plus festive et libérée...

  • Comment avez-vous sélectionné vos témoins ?

J'ai recueilli les témoignages pendant un an en 2017, partout en France ; je voulais un échantillon qui n'est pas représentatif comme dans les grandes enquêtes quantitatives, mais un échantillon significatif, le plus diversifié : 65 personnes (moitié hommes-moitié femmes), âgées de 19 à 85 ans, avec toutes les orientations sexuelles et issues de tous les milieux sociaux et de diverses régions de France. Ce cadrage reflète selon moi la diversité de notre société.

  • Quelles différences avez-vous constaté par rapport à l'enquête que vous avez effectuée en 2000 ?

La liberté est le trait principal, la parole est plus libre, les comportements un peu plus si j'en juge par les déclarations des témoins, même si je n'étais pas dans leur chambre à coucher ! Ce qu'ils disent témoignent d'une liberté assumée, quoi qu'ils fassent ou ne fassent pas. Au niveau de la parole, cette plus grande liberté était flagrante : ils abordaient spontanément certains points, les pratiques qu'ils désignent par les mots y compris dans les milieux populaires. Il y a une élévation des connaissances sexuelles et de l'information. Ils abordent aussi spontanément les violences sexuelles subies dans l'enfance et l'adolescence alors que 17 ans plus tôt je devais poser des questions. Là, ils racontaient ça d'eux même, il y avait un besoin d'expression et je n'ai pas été surprise par le mouvement Me too et Balance ton porc, après l'affaire Weinstein car je constatais déjà cette libération de la parole qui ne demandait qu'à sortir des cadres... Apparemment, la fellation est plus pratiquée avec des nuances : certains hommes m'ont dit que leur femme ne voulait pas le faire mais que leur maîtresse adorait. La sodomie est plus facilement abordée par les jeunes femmes, mêmes si elles ne l'aiment pas trop.

  • Comment analysez-vous la sexualité des Français ?

Je la trouve assez festive, avec des drames et des ruptures bien sûr mais aussi avec une recherche bien assumée du désir et du plaisir. Quand les gens ont des envies, il y a moins de culpabilité, d'hésitation : les choses sont plus assumées, même lorsqu'elles sont douloureuses avec une rupture. Les histoires de famille sont parfois très lourdes : une femme m’a raconté que, à 6 ans, sa mère lui avait fait signer un texte dans lequel elle s'engageait à ne jamais se marier. A 8 ans, elle tombe amoureuse d'un jeune garçon et souhaite récupérer son document : la mère refuse et elle a dû attendre 30 ans pour le récupérer. Sa mère ne supportait qu'on aime une autre personne qu'elle...

Dans les souvenirs d'enfance, il y a aussi des moments de grands plaisirs très joyeux, avec des jeux entre enfants et des jeux plus solitaires notamment chez les garçons qui trouvent des succédanés amusants aux jeunes filles. Un homme âgé m'a ainsi raconté que pré-ado, ses frères et lui n'avaient pas la possibilité de voir des filles et à la campagne, ils attendaient la pluie pour les limaces : les limaces rampant sur le pénis procuraient des sensations inoubliables !

Les anecdotes sont racontées à la pelle et analysées de façon pertinente je trouve, les gens savent d'où viennent certains de leurs problèmes psychologiques. Il y a eu des moments très émouvants, par exemple quand un ouvrier de 35 ans me racontait comment il était abusé sexuellement par son grand-père, comme ses cousins, et comment ses psys, qui ne le regardaient jamais, n'avaient servi à rien. Il a tout restitué tandis que je ne lâchais pas son regard. La proportion de gens abusés dans l'enfance et dans l'adolescence me semble dramatiquement plus élevée que celle qui apparait au vu des dépôts de plaintes et des condamnations...

  • Constatez-vous encore certains tabous ?

C'est le cas des couples qui s'entendent bien et vivent ensemble, mais qui n'ont plus de relations sexuelles. Ils ne sont pas âgés, la trentaine ou la cinquantaine, et la baisse du désir est liée à un évènement de la vie, à l'usure du quotidien ou à d'autres raisons. Ils en parlaient en analysant les choses, aussi bien les hommes que les femmes, et en me disant comment ils vivaient cela. Certains prennent des "accommodements avec le ciel", avec une maîtresse ou un amant. Il y a aussi certaines femmes qui ne veulent plus de pénétration ce qui ne les empêche pas d'avoir une vie de couple par ailleurs...

  • Estimez-vous que les comportements sexuels entre hommes et femmes se rapprochent ?

Oui, les comportements se rapprochent même si ce n'est pas encore la même chose ! Les femmes expriment davantage leur désir, leur envie de plaisir, leur indépendance. L'autonomie acquise en travaillant ou en cherchant du travail, donne une indépendance générale dans les autres domaines de vie... Elles assument plus leur désir, il y a les collectionneuses pour elles-mêmes, qui ne se dévoilent pas auprès de leur famille, sans avoir envie de s'attacher. Il y a aussi de plus en plus d'hommes qui veulent conjuguer l'amour au sens d'étreinte et l'amour-sentiment, ils veulent de la complicité, de l'affection, de la tendresse. Ils font la distinction entre baiser et faire l'amour et ils trouvent la vie sexuelle est meilleure dans le second cas...

Donc oui, il y a rapprochement des comportements, avec plus de mixité, même si certaines femmes trouvent que les hommes ne sont pas prêts, qu'ils sont déstabilisés voire bloqués par leurs initiatives.... Il y a un humanisme partagé et non plus seulement des stéréotypes marqués par sexe.

*La vie sexuelle en France. Janine Mossuz Lavau. Editions de La Martinère. 20,90€