1. / Blogs
  2. / 100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

Cœur, amour et sexe, des liens étonnants

Rédigé le 28/09/2018 / 0

Le 29 septembre a lieu la Journée mondiale du cœur... Aujourd'hui, je vous parle donc de cœur, d'amour et de sexe en trois questions.

  • Le cœur n'a-t-il rien à voir avec l'amour 7

Pour les romantiques, le cœur règne sur l'amour alors que pour les scientifiques, celui-ci est régi par  le cerveau ! L'association du coeur à l'amour est une longue histoire, prenant source dans l'Antiquité, e. Mais au XXème siècle, le cerveau entre dans la lumière et l'amour perd de sa magie en étant réduit aux neurotransmetteurs. Dopamine, sérotonine, noradrénaline, ocytocine entrent sous les feux des projecteurs. Et c'est le circuit de la récompense, celui qui entre en jeu dans les dépendances qui s'activent dans le sentiment amoureux. Oui, l'amour est bien une drogue douce...

Mais le cœur reste impliqué dans les affaires... de cœur ! Puisqu'un chagrin d'amour peut provoquer le syndrome du cœur brisé, qui mime un infarctus. Appelé également syndrome de Tako tsubo, il s'explique par les méfaits d'un stress intense sur le tissu du myocarde, le muscle cardiaque. Une différence de taille avec un infarctus s'observe : les artères coronaires sont saines et le cœur brisé se remettra rapidement...

  • Le sexe est-il meilleur quand on est amoureux ?

Pour tous ceux accordent leurs corps à ceux qui partagent leur cœur, l'amour transcende les étreintes et il les enrichit. Le terme relation sexuelle implique les deux aspects, relationnel et sexuel. Les amants mettent en commun leur complicité, leur confiance, leurs projections mais aussi leurs manques. En laissant leurs corps s'imbriquer l'un dans l'autre, ils se combleront ou en auront l'impression. L'amour augmentera alors la force des ébats, il les justifier et leur donnera du sens. L'intensité de l'orgasme n'en sera que renforcée...

Mais l'amour est parfois un frein et certains n'accordent leurs corps que si le cœur reste hors du lit. C'est une attitude qui se développe et est davantage assumée depuis l'avènement des sites de rencontre. Sans peur du jugement, sans engagement, ils se déchaînent d'autant mieux physiquement que le cœur est absent du débat... Il peut s'agir d'une période de vie où l'on n'est pas disponible pour une histoire plus complète, d'une peur de refaire les mêmes erreurs que lors d'une précédente relation, de blocages plus ou moins conscients ou tout simplement d'un choix de vie qui correspond mieux à son tempérament.

  •  Tomber amoureux relève-t-il du destin, de l'inconscient ou d'un déterminisme social ?

Dans les contes de fées, l'amour est aux mains d'une force supérieure, où le hasard prend l'apparence du destin...

Pour certains psychologues, nul destin dans le choix amoureux, qui relève davantage de l'inconscient et il prend racine dans l'enfance. Nous serions profondément marqués par certaines personnes de notre enfance, associées à l'amour reçu ou non reçu. Plus ou moins consciemment, nous nous rapprocherions d'une femme qui rappelle la mère qui prit soin de nous ou celle qui nous manqua, du père qui incarnera l'image de l'homme amoureux ou de celui qui nous protégera. Une personne rappelle par une gestuelle, une odeur, une allure celui ou celle qui marqua notre cœur et celui-ci bat la chamade et un attachement parfois incompréhensible se noue... Parallèlement à cette ressemblance, nous cherchons également souvent à combler un manque, un sentiment qui nous fit défaut, l'amour, la sécurité, l'indépendance, le soutien et l'approbation, la fierté, l'admiration, etc. Nous cherchons donc une personne qui nous ressemble et nous compète dans sa différence.

Au choix inconscient, les sociologues opposent le déterminisme social : la rencontre amoureuse ne serait pas un choix et elle serait fortement conditionnée par le milieu social. Les partenaires se choisissent d'après certains critères sociaux, comme la façon de parler, la syntaxe et le vocabulaire, l'éducation et la rencontre amoureuse a souvent lieur au sein du milieu dont on est originaire ou d'un milieu qui lui est proche. Même sur les sites de rencontre, cette homogamie est très prégnante ! Dans une société très libertaire, la liberté de choix amoureux s'avère bien relative...

T'as joui ? Une parole libre sur la sexualité des femmes

Rédigé le 21/09/2018 / 0

Tout est parti d'une question "T'as joui...?" qui a provoqué la colère d'une journaliste, Dora Moutot, à l'origine du compte du même nom sur Instagram. Un engouement sans précédent est né, révélant le mal-être sexuel de nombreuses femmes.

"J'ai créé ce compte à cause d'un ras-le-bol, explique Dora Moutot. Un homme m'a expliqué que la sexualité féminine était très compliquée et mystérieuse, que les femmes jouissaient de façon plus cérébrale, qu’il fallait être investie dans la relation et amoureuse. Ce n'était pas la première fois que j'entendais ce discours, de la part d'hommes faussement bienveillants, qui ne connaissent pas forcément l'anatomie de la femme et qui ne se remettaient pas en question..." Un certain nombre d'hommes se préoccupent peu du plaisir de leur partenaire, soit parce qu'ils ne savent pas que la pénétration seule suffit rarement à faire jouir une femme, méconnaissant ainsi le rôle phare du clitoris, soit parce qu'ils sont centrés exclusivement sur leur plaisir à eux.

En publiant ce coup de gueule sur Instagram, de nombreux témoignages de femmes affluent, comme celui de cette jeune femme : "une fois qu'il a joui, il s'endort et moi, je suis frustrée et je me masturbe dans les toilettes". Ils sont énervés, touchants, en colère, émouvants... Ils illustrent surtout à quel point la sexualité des femmes n'est pas encore épanouie : " J'avais l'impression de dire du bon sens mais en fait, ça libère certaines femmes, commente la journaliste. Avant ce projet, je n'avais jamais intellectualisé les choses, ma réaction me semblait très naturelle mais il y a beaucoup de femmes qui n'ont jamais mis de miroir devant leur sexe ou qui n'osent pas se masturber... Il y a tellement de croyances autour de la sexualité féminin."

Les idées reçues encore nombreuses

Beaucoup de préjugés entourent en effet ce domaine. Ainsi, une jeune femme a longtemps estimé que l'orgasme féminin découlerait de l'éjaculation de son partenaire... La femme ne serait pas autonome dans son plaisir, qui serait forcément dépendant de l'homme.

" Soit on est dans le plaisir masculin et par le regard masculin, soit on est dans un truc de romantisation à l'extrême où l'homme est nécessaire, analyse Dora Moutot. On est toujours dans l'extrême et c'est compliqué de trouver le juste milieu. Il y a pourtant des réalisatrices de X qui sont des femmes mais la plupart des contenus qui éduquent les femmes sont payants et elles ne sont pas prêtes à payer pour avoir un contenu de qualité..."

Autre cheval de bataille de la jeune femme, la simulation. "Je peux comprendre que si ça ne va pas, ce soit plus facile de terminer le rapport en simulant ou de flatter son partenaire si ça simplifie la relation, reconnaît-elle. Mais les hommes ne sont pas devins et si on ne les met pas face au fait que l'on n'est pas proche de la jouissance, ils ne peuvent pas le savoir ! Cela revient à se tirer une balle dans le pied" Et aussi tirer une balle dans le pied des partenaires suivantes car l'homme a alors peu de moyen de progresser dans sa connaissance du corps féminin si aucune ne lui apprend son fonctionnement...

Libérer la parole des femmes... et des hommes

Le compte a l'énorme qualité de libérer la parole des femmes : "J'ai énormément de femmes qui ont des prises de conscience et qui osent s'affirmer vis-à-vis de leur partenaire, qui osent réclamer, s'enthousiasme la journaliste. Je pense vraiment que ce que je dis est du bon sens, un simple coaching, même si j'ai un certain nombre d'attaques de la part de sexologue..."

Dora Moutot a pourtant une parole libérée, honnête, spontanée, qui a l'immense mérite d'engager les femmes à être plus consciente de leur sexualité, et les hommes à prendre conscience du plaisir de la femme et de son fonctionnement.

Instagram : T'as joui

Rupture amoureuse : comment mieux la vivre ?

Rédigé le 14/09/2018 / 0

Que l'on soit quitté ou que l'on quitte, que la relation soit récente ou longue, une rupture sentimentale est toujours éprouvante. Quelques conseils aident à repartir sur de bonnes bases.

  • Ressentir ses émotions

Il est tentant de s'étourdir d'activités et d'amis pour oublier la séparation. Se distraire est une excellente façon de ne pas ressasser ce qui s'est pas passé mais garder un peu de temps pour soi, pour être triste, en colère, mélancolique, irrité, est tout aussi important. Ressentir ses émotions est conseillé, tout en ne passant pas son temps à pleurer ou à tempêter contre son ex ! Le défi est de trouver le juste milieu entre le ressenti et la distraction...

Evaluer régulièrement son état émotionnel permet aussi de constater les progrès effectués ou ceux qu'il reste à faire ; cela confère également une certaine distance.

  • Apprendre à vivre le manque

Les premiers temps, se développe parfois un côté obsessionnel à relire les messages, à regarder sur les réseaux sociaux où l'ex en est dans sa vie, ce qu'il ou elle fait, etc. C'est un moyen de maintenir le lien qui a été rompu et de combler le manque mais il n'est pas sain puisqu'il maintient de façon artificielle le lien.  En prendre conscience est la première étape pour cesser de le faire progressivement.

Cesser de se voir tout en supprimant les appels et les messages au début, est souvent préférable pour acter la rupture et pouvoir passer à autre chose (parfois à l'amitié). Ce qui n'est évidemment pas possible lorsqu'on a des enfants ensemble. C'est alors préférable d'échanger uniquement à propos des enfants et de la logistique, plutôt que de ses états d'âme et de cœur...

  • Mettre hors de vue ce qui rappelle l'ex

Photos, albums, livres, objets de déco achetés ensemble...  Tout ce qui évoque l'ex et le couple que l'on a formé, est un cruel rappel des bons moments. Mettre de côté ces objets (à la cave par exemple) évite de l'avoir sous les yeux en permanence ; il sera toujours temps une fois la phase aiguë de la rupture passée, de les jeter ou de garder certains souvenirs.

  • Comprendre les raisons de la rupture

La compréhension aide à dépasser la rupture parce qu'elle donne des arguments rationnels qui montrent que la relation ne fonctionnait pas ou plus. Hélas, ce n'est pas toujours possible, lorsque l'on est quitté sans explications ni discussion (c'est ce que l'on appelle le ghosting). Il faut alors accepter de ne jamais comprendre et l'acceptation de la rupture peut être plus longue et douloureuse...

Si les schémas se répètent d'une relation à l'autre, prendre un moment pour analyser avec honnêteté les choses, quitte à le faire avec un psychologue pour bénéficier d'un regard extérieur plus lucide. Objectif : sortir des répétitions néfastes et repartir sur des bases plus saines pour une relation plus épanouissante.

  • Ne pas ressasser les bons moments.

L'envie de se repasser en boucle les bons moments est souvent prégnante, ce qui entretient souvent une nostalgie tenace. Après une rupture, on a tendance à idéaliser fâcheusement la relation et à occulter ce qui ne fonctionnait pas et qui est à l'origine de la rupture. A fortiori si on ne rencontre pas un ou une partenaire rapidement. Se rappeler les mauvais côtés de l'ex et les raisons de la rupture évitera cet écueil.

  • Chacun son rythme

Une rupture n'est pas anodine lorsque la relation a vraiment compté, que l'on y a mis beaucoup d'espoirs, d'attentes, de projections, de bonheur. Elle laisse des traces parfois longtemps... Quoi qu'en dise l'entourage toujours prompt à vouloir "recaser" le nouveau célibataire, seul celui-ci est capable de dire lorsqu'il est passé à autre chose et prêt à aimer à nouveau. Prendre le temps est sans doute le meilleur moyen de réussir sa prochaine relation, n'en déplaise aux proches qui aimeraient précipiter une relation. Nombreux sont ceux qui s'engouffrent dans une idylle pour oublier la précédente et si la rupture n'est pas totalement intégrée, elle perturbera le bon déroulement de cette nouvelle relation.

En revanche, lorsque l'on repensera à son ex sans être submergée de tristesse, d'incompréhension ou de ressentiment, un nouveau départ sentimental sera alors envisagée avec sérénité...

 

Applis de rencontre : un utilisateur-type ?

Rédigé le 07/09/2018 / 0

Une étude publiée dans la revue Sexologies s'est penchée sur les utilisateurs des sites et applis de rencontre. Objectif : faire un portrait-robot des utilisateurs..

Initialement, le profil type de l'utilisateur était un homme blanc ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes, entre 25 et 35 ans, avec un haut niveau d’études et un haut niveau de revenus. Mais l'essor des applis entraîne une grande diversification des utilisateurs. Les hétérosexuels s'y mettent vraiment et si le sexe masculin est réputé pour davantage utiliser ces applis, des données récentes laissent entendre qu'il y a désormais autant d'hommes que de femmes.

Les jeunes adultes, âgés de 25 à 34 ans le font davantage que leurs ainés, et les personnes vivant en zone urbaine surfent davantage sur ces applis que celles résidant à la campagne. Un niveau d'étude élevé est habituellement retrouvé chez les utilisateurs. La grande majorité sont célibataires, même si les études retrouvent 10 à 30% de personnes mariées, en relation libre ou monogame. Les utilisateurs ont plus souvent que les non-utilisateurs un partenaire régulier et d'autres temporaires.

Relativement chronophages puisque les utilisateurs de Grinder (appli destinés aux personnes en couple) passent 1:30 sur l'appli par jour... Toutes applis confondus, il y a 3 connexions par jour en moyenne (et plus de 5 connexions quotidiennes pour la moitié des internautes).

Quelles motivations ?

Le sexe n'est pas la seule motivation, même si les hommes, les homos et les bisexuels seraient davantage à la recherche d'un partenaire sexuel que les autres. Certains sont là pour se distraire ou rencontrer de nouveaux amis, tandis que d'autres seraient à la recherche d'une histoire d'amour. Autre motivation : alimenter son ego et voir dans les "like" une validation de sa valeur personnelle...

Le bal populaire moderne ?

Au 19ème siècle, on rencontrait son futur époux au bol populaire, quand il n'était pas présenté par ses parents. Aujourd'hui, les sites de rencontre sont un moyen moderne de faciliter la mise en relation et ils révèlent certaines caractéristiques intéressantes : les personnes avec une haute estime d'elles-mêmes se décrivent de façon plus fiable et plus proche de la réalité. Autre constat de la part des auteurs : les utilisateurs masculins ayant des rapports avec des hommes ont davantage de rapports à risque et de conduites à risque comme la consommation de drogues et d'alcool.

Sex or love, that is the question...

De plus, cette mise en contact potentiellement infinie n'est pas un gage de succès sentimental : l'accès à un nombre important de partenaires sexuels ne garantit pas la réussite sur un plan romantique. Tout simplement parce qu'un profil en ligne ne remplacera jamais une rencontre ni le temps passé ensemble pour apprendre à connaître une personne...

Les sites internet augmentent l'impression d'avoir un choix quasiment infini de partenaires potentiels, ils favorisent le consumérisme sexuel et donnent l'impression que l'on peut toujours avoir mieux. L'utilisateur court le risque à terme de prendre ses partenaires pour des objets et non des sujets. Ce qui réduirait sa capacité à s'impliquer dans une histoire romantique...

*L’utilisation des applis de smartphones pour trouver des partenaires sexuels. . Anzani. Sexologies 08/08/18. Using smartphone apps to find sexual partners: A review of the literature. Doi : 10.1016/j.sexol.2018.05.002 

Zoom sur le préservatif

Rédigé le 04/09/2018 / 0

En cette journée mondiale de la santé sexuelle, revenons sur le petit chapeau, star de la protection sexuelle. Cet "accessoire" pourtant indispensable est souvent négligé...

D'après un sondage de la SMERP, 14% des étudiants n'utilisent pas de préservatif et 43% ne l'utilisent pas systématiquement... Les jeunes n'ont pas l'apanage des comportements à risque puisqu'une augmentation des IST est constatée chez les seniors !

A lire aussi : Seniors, une sexualité difficile à assumer

Un sondage en ligne, réalisé à la demande du site de rencontres extraconjugales Victoria Milan, révèle un chiffre effarant. Seuls 11% des hommes infidèles admettent que leur maîtresse leur font porter un préservatif systématiquement. Mettant ainsi en danger plusieurs personnes : la maîtresse, le mari, sa femme et les éventuels autres partenaires...

De plus, en matière de protection, une grande majorité de gens ont tendance à faire confiance à leur partenaire, se contentant d'un simple "il n'y a pas de risque avec moi"

Le dépistage incontournable

Or seule une prise de sang récente à la recherche des principales infections sexuellement transmissibles est capable de l'affirmer avec certitude... Cette prise de sang est aussi nécessaire lorsqu'un couple décide d'être exclusif et d'abandonner le préservatif.

En savoir plus : Où se faire dépister ?

Le VIH, le virus de l'hépatite B, celui de la syphilis sont recherchés dans le sang tandis que d'autres germes sont cherchés dans les sécrétions vaginales, l'urine, le frottis du col de l'utérus, un écoulement du pénis. Il peut alors s'agir de chlamydia, de gonocoque, de papillomavirus, de mycoplasme... Le diagnostic de l'herpès est plus complexe (assez évident devant des lésions mais la prise de sang n'est pas forcément fiable).

Le préservatif impératif

Seul le préservatif offre une protection maximale durant les rapports, qu'il s'agisse de la pénétration vaginale ou anale, d'une fellation ou d'un cunnilingus. Son utilisation doit être non négociable : pas de préservatif, pas de rapport !

Un cas d'oubli ou de rupture, une consultation médicale chez son généraliste ou aux urgences se révèle préférable pour évaluer les risques et déterminer la conduite à tenir en termes de surveillance.

A lire aussi : Que faire suite à un rapport à risque ?

 

Sponsorisé par Ligatus