1. / Blogs
  2. / 100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

Erection : cinq causes méconnues qui l'altèrent

Rédigé le 30/03/2018 / 0

Les 20 ans du Viagra@ permettent de faire le point sur cinq raisons communes d'une érection défaillante et d'offrir quelques conseils.

Ne seront pas abordées ici les trouble de l'érection avéré, mais les causes qui provoquent ponctuellement une difficulté d'érection, et sur lesquelles il est possible d'agir.

  • Une fatigue intense. Qu'il est parfois difficile d'être d'humeur coquine lorsque l'on est épuisé ! La fatigue a un impact conséquent sur la sexualité et l'excitation sexuelle. Le corps met plus de temps à réagir et a parfois besoin de davantage de stimulations. A fortiori lorsque l'on vieillit.

Conseil n°1 : un rapport sexuel ne se limite pas à la pénétration et vous pouvez donner du plaisir à votre partenaire autrement qu'avec votre pénis (précisément, avec vos doigts, votre langue, un sextoy). De plus, un massage tendre peut tout à fait s'y substituer et correspond davantage à une humeur fatiguée. Enfin, accordez-vous le temps de vous reposer, et pourquoi pas lors d'un weekend ou de vacances en amoureux ?

  • Le stress. Qu'il soit lié à un problème professionnel, familial, de santé ou encore relationnel avec la partenaire, le stress provoque la production par le corps d'adrénaline, qui s'oppose à l'érection. Alors si certains hommes trouveront dans l'activité sexuelle une façon de diminuer leur stress, d'autres n'auront pas la tête à la bagatelle tant ils sont stressés.

Conseil n°2 : communiquez avec celle qui partage votre vie (ou votre lit). Expliquez-lui simplement à quel point vous êtes stressé et pourquoi vous n'avez pas l'envie ou la capacité d'avoir un rapport. Si le stress se prolonge, attelez-vous à le diminuer avec la pratique d'une activité physique et/ou de relaxation. Une thérapie est d'une grande aide si le stress envahit votre vie de façon conséquente.

  • L'ambiance du couple. La qualité de la relation a elle aussi un fort impact sur la sexualité. Certains hommes y sont sans doute moins sensibles que les femmes mais un conflit avec la partenaire, une communication impossible, une vie conjugale décevante et émaillée de disputes ont souvent un retentissement négatif sur l'érection.

Conseil n°3 : idéalement, les conflits ne devraient pas s'inviter pas dans le lit. En pratique, c'est tout simplement impossible ! Améliorer la qualité de la relation revient souvent à favoriser la sexualité, soit par une mise à plat de tout ce qui ne va pas dans le couple et un nouveau départ, soit par l'intervention d'un tiers, thérapeute de couple ou psychologue. Prendre soin de son couple, c'est aussi manifester de la tendresse en dehors du lit, continuer à s'embrasser et à se prendre la main, avoir de petites attentions montrant à sa partenaire que l'on pense à elle…

  • L'alcool et le tabac. On a l'impression que l'alcool détend et désinhibe et qu'il met dans de meilleures dispositions pour faire l'amour... fausse impression qui en cas d'abus met l'érection dans les chaussettes ! Sur le long terme, ses effets sur l'érection sont pourtant nocifs et multiples, à la fois par l'action sur les nerfs, les vaisseaux et sur la production de testostérone. Quant au tabagisme, c'est par son effet sur les vaisseaux qu'il est potentiellement nocif sur la qualité de l'érection.

Conseil n°4 : préférez l'eau ! Diminuez votre consommation à un verre ou deux par jour, et pas de façon quotidienne. Pour arrêter de fumer, consultez le site Tabac info service pour être coaché pour l'arrêt du tabac. Si vous ne parvenez pas seul à arrêter alcool et/ou tabac, consultez votre généraliste ou un tabacologue.

  • Le vélo. C'est moins connu mais le fait d'être plusieurs heures assis sur une selle de vélo n'est pas propice à une érection de qualité ! Si vous êtes un cycliste du dimanche, pas de panique pour autant : d'après les études il faut passer plus de 3 heures hebdomadaires à pédaler pour que le risque soit réel.

Conseils n°5 : en complément de cette activité physique, pourquoi ne pas pratiquer un peu de sport en chambre ?  

Si les problèmes d'érection se reproduisent ou s'intensifient, il est préférable d'en parler simplement à son généraliste pour faire un bilan. 

A lire aussi : Cinq idées reçues sur l'érection

 

 

 

 

 

Etre un bon coup, un mythe ?

Rédigé le 23/03/2018 / 0

 

"Alors, c'est un bon coup… ?" C'est une question auréolée d'envie et d'admiration mais est-elle une réalité ou une idée reçue ? Décryptage.

Dès l'entrée dans la vie sexuelle, la question rode et elle pèse sur les adolescents, plus sensibles à l'image et à la pression. Trop souvent, les images et films X leur imposent de fausses références fondées sur la performance. C'est problématique s'ils n'ont pas de distance grâce à l'éducation sexuelle et seules l'information et la communication peuvent les aider à partir sur de bonnes bases dans leur vie sexuelle. Adultes, cette pression sexuelle poursuit ses méfaits, avec en filigrane du bon coup la nécessité de faire l'amour X fois par semaine, d'avoir un orgasme à chaque coup ou une érection en béton, de vocaliser sous l'effet du plaisir ou encore de connaître le Kâmasûtra sur le bout des doigts... Or il n'y a aucune définition scientifique du bon coup !

Une question de compatibilité ?

Ll'amant exceptionnel, dont vous vous souviendrez toute votre vie, est-il un bon coup universel ou simplement votre bon coup ?  Il faut avoir conscience que celui de l'un ne sera pas forcément celui de l'autre et que le concept s'entend en interactions avec son amant(e). Il y a entre eux une alchimie sensuelle, fondée sur une attirance inexplicable, une reconnaissance des peaux, des odeurs, des corps mais aussi des désirs qui se complètent, des attentes similaires…

Si un homme a des fantasmes très crus, qu'il verbalise durant l'étreinte, une femme peut être choquée et ça la bloquera totalement. Si elle adore le dirty talk et en abuse sans tester avant la réceptivité de son partenaire plus prude, le vocabulaire de la dame peut le faire fuir. Une femme qui jouit vite et dont le clitoris devient très sensible après un orgasme, sera sans doute davantage compatible avec un homme qui éjacule rapidement qu'une femme qui a besoin de plus de temps. Celle-ci préférera sans doute les étreintes longues d'un homme qui éjacule tardivement (sauf si elle aime avoir plusieurs orgasmes). Dernier exemple, si une femme a besoin de dialogue et de compliments avant de s'abandonner au plaisir, elle aura du mal à apprécier l'amant qui se jette sur elle sans état d'âme.

Une question de "compétences" ?

Alors évidemment, si une femme fait l'étoile de mer ou si un homme ne prête guère cas à sa partenaire, ils ne donneront pas beaucoup de plaisir à l'autre. Les compétences "techniques", acquises par l'expérience et la lecture d'articles et de livres sur la sexualité, sont souvent un atout pour être un amant plaisant mais elles sont loin d'être suffisantes ! Tout dépend de la façon dont elles sont utilisées : certains soi-disant experts enchaînent les positions acrobatiques de façon mécanique, sans aucun charme ni jouissance…

Etre attentif au plaisir de l'autre semble primordial, tout comme être dans le partage (verbalisé ou pas) des sensations et des émotions… Et cette attention à l'autre compense parfois largement le manque d'expérience !

Avec ou sans sentiments ?

Certain(e)s trouvent le sexe vraiment meilleur avec les sentiments et par conséquent, l'homme ou la femme de leur vie sera leur "bon coup" quand bien même il serait moins "calé" que le serial lover qui connait à la perfection le corps des femmes. Rien n'y fera, les émotions et les sentiments sublimeront les ébats et leur donneront une dimension inaccessible aux techniciens de l'amour… D'autres en revanche se "lâcheront" beaucoup plus dans les bras d'un inconnu et sans peur du jugement de l'autre, ils seront sexuellement beaucoup plus à l'aise et y prendront largement plus de plaisir qu'avec la personne qu'ils aiment.

En conclusion, il n'y a aucune définition valable du bon coup puisqu'il est propre à chacun… Il relève donc du mythe !

Sexualité féminine : Je jouis trop vite !

Rédigé le 14/03/2018 / 0

Moins connu que les difficultés à avoir un orgasme, l'orgasme trop rapide chez les femmes n'est pourtant pas anecdotique…

On entend beaucoup parler des difficultés à avoir un orgasme chez les femmes, mais beaucoup plus rarement d'une jouissance trop rapide.Force est de reconnaitre que le sujet ne croule pas sous les données scientifiques. En 2003, deux sexologues réputés, Kaplan et Sadock y consacrent deux lignes brèves et estiment sa fréquence à 10%. 

Une étude baptisée l'orgasme prématuré existe-il ? et publiée en 2011 dans la revue Sexologies, offre quelques clés de compréhension. 510 femmes âgées de 18 à 45 ans ont répondu au questionnaire mis au point par les chercheurs. 4 femmes sur 10 avaient occasionnellement ou rarement un orgasme trop rapide, et 16,9% souvent ou toujours (4 sur 10 n'avaient aucune difficulté). Près de 14% se plaignaient d'un manque de contrôle sur leur orgasme souvent ou toujours (et 41% rarement). La jouissance survient parfois avant même la pénétration ou pour une stimulation très légère.

Un retentissement négatif rare

Seules 3% des femmes en souffraient. Il apparaît donc que l'orgasme prématuré est plutôt bien vécu par la grande majorité des femmes ! De même dans le couple puisque 3,5% des femmes constataient des difficultés relationnelles du fait d'une jouissance avant leur amant. Des chiffres qui peuvent surprendre si l'on fait le parallèle avec la souffrance ressentie par les hommes avec une éjaculation trop rapide et par l'impact sur le couple.

En réalité, l'explication est simple et trouve sa source dans la physiologie. La femme a la chance de ne pas avoir de période réfractaire, ce temps nécessaire à l'homme pour avoir une seconde érection après l'éjaculation. Elle peut dont continuer le rapport avec plaisir (voire un autre orgasme) jusqu'à ce que son partenaire jouisse à son tour. Un constat à modérer pour certaines femmes qui peuvent ressentir une gêne à poursuivre le rapport du fait d'une hypersensibilité de leur sexe et du clitoris. L'excitation retombe et rend la poursuite du rapport impossible.

Que faire ?

Si l'on souffre de la rapidité de la jouissance ou s'il y a un retentissement négatif dans le couple, il existe quelques moyens pour ralentir l'acmé du plaisir. En dehors du rapport, les caresses en solo permettront de connaître ses zones érogènes et les sensations précédant l'orgasme, dans le but de ralentir le rythme durant une étreinte. Si c'est la stimulation du clitoris qui provoque l'orgasme, adieu à la masturbation durant le rapport, au moins au début… Lorsque les douceurs voluptueuses d'un cunnilingus offrent un aller direct vers l'orgasme, il est conseillé de l'éviter lors des préliminaires et de le garder pour finir en apothéose.

D'autre part, il faut aussi identifier les positions sexuelles qui sont les plus efficaces et offrent une stimulation trop intense. Si l'orgasme survient par stimulation du point G, il faudra choisir une position où l'on peut contrôler davantage l'inclination et l'intensité des mouvements, comme dans l'Andromaque (femme sur l'homme allongé) ou le missionnaire. La levrette est souvent trop vive et elle est à à réserver pour un final en beauté !

Convertir son partenaire au slow sex, cette sexualité plus ralentie et moins centrée sur l'orgasme, est une belle façon de profiter des plaisirs sensuels sans se précipiter au 7ème ciel...

 

Ghosting ou comment rompre sans explications

Rédigé le 02/03/2018 / 0

Quitter du jour au lendemain, sans la moindre explication… Cette façon de disparaître porte un nom en anglais, le ghosting (ou fantôme)

Le ghosting se fait avec un partenaire fréquenté depuis quelques jours, semaines ou années. Cette rupture brutale et sans détails peut être vécue avec une violence absolue pour celui ou celle qui n'a droit à aucune justification et reste seul avec son incompréhension,

 

Le phénomène n'est pas nouveau : autrefois, on évoquait "ce mari parti chercher des cigarettes et jamais revenu"… Mais il est probablement en augmentation, sans doute en lien avec le développement des sites de rencontre qui facilitent la consommation et l'absence d'engagement. A la recherche de la rencontre idéale, on ne se sent obligé en rien vis-à-vis de celui ou celle qui n'y répond pas. Rompre tout contact est d'autant plus facile qu'aucun ami ni aucune connaissance ne se font l'intermédiaire.

D'ailleurs, le ghosting se pratique aussi en ligne, où une longue conversation est parfois interrompue sans préavis, sous prétexte qu'aucune obligation n'a été contractée sur quelques mots. Ce qui n'empêche pas la bienséance…

Une peur de l'engagement ? La facilité ?

Lors des premiers échanges ou des premiers moments, la peur de l'engagement se cache souvent derrière le ghosting. Son initiateur imagine que même une nuit ensemble ou plusieurs n'engagent à rien et surtout pas à justifier son retrait. Or à partir du moment où il y a eu un échange, la disparition subite n'est pas comprise par celui qui la subit et laisse désemparé(e).

Quand elle a lieu après avoir partagé une véritable histoire, le ghosting se révèle violent et destructeur. Ne pas comprendre est à l'origine de la souffrance, quand bien même il n'y a rien à comprendre, hormis la lâcheté du "ghosteur", son incapacité à communiquer et à assumer ses décisions et/ou son immaturité.

Rompre et se désengager nécessitent du courage, parce qu'il n'est jamais facile d'assumer des mots qui ne font pas plaisir ni de faire souffrir une personne que l'on a fréquentée, quand bien même si on ne l'aime pas ou plus. Ou parce que quitter nécessite de fournir des explications que le ghosteur n'a pas forcément... Mais ne serait-ce que quelques mots pour prévenir sont un témoignage de respect, qui fait cruellement défaut quand les mots sont absents et fait d'autant plus mal.

Comment surmonter l'incompréhension ?

Alors comment vivre cet abandon et comment se reconstruire après la blessure infligée ? La perte de confiance est d'autant plus réelle que la relation a été longue.

Ne pas avoir de réponses à ses questions est justement ce qu'il va falloir accepter pour se remettre. On peut analyser la relation pour mieux comprendre et se questionner sur ce que l'on a projeté, sur l'intensité que l'on a accordé à cette relation qui n'en était peut-être pas une aux yeux du ghosteur. Mais attention à ne pas prêter le flanc à la culpabilité, qui n'a aucune intérêt… Le plus dur sera parfois de ne pas être trop hanté par cette histoire et à l'avenir de refaire confiance à une personne…

Pas de post la semaine prochaine pour cause de vacances…

Sponsorisé par Ligatus