1. / Blogs
  2. / 100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

L'échangisme, l'amour à plusieurs

Rédigé le 30/06/2017 / 0

Suite de la série sur les "mots du sexe en –isme"… Après l'exhibitionnisme et l'exhibition sexuelle, parlons de l'échangisme, qui embrase les fantasmes mais reste restreint en pratique.

Dans le libertinage, l'échangisme séduit, fait fantasmer, excite et donne à certains beaucoup de plaisir… Il se définit par des rapports sexuels de couple, avec au moins une autre personne ; il peut donc s'agir d'une pratique sexuelle avec un autre couple, de triolisme (avec une tierce personne), ou d'orgie. Une enquête sur les sexualités en collectivité a été réalisée par l'IFOP en 2010, sur 1020 personnes. Baptisée Les Français et l'échangisme, elle révèle que si l'échangisme est un fantasme relativement courant, il est rarement assouvi. C'est le triolisme qui attise le plus les flammes du fantasme : 64% des hommes rêvent de faire l'amour avec deux femmes tandis que les femmes ne sont que 31% à imaginer le faire avec deux hommes, lorsqu'il ne s'agit pas d'un partenaire sexuel avec lequel ils sont en couple. En couple, les chiffres tombent à 51% et 23%, respectivement. Les couples qui pratiquent l'échangisme le font ponctuellement et il se révèlerait bénéfique à la vie de couple.

La réalité, parfois très différente du fantasme

Du fantasme à la réalité, il y a parfois un gouffre et celui-ci est bien réel dans le domaine de l'échangisme. Une enquête de Michel Bozon et Nathalie Bazos, La sexualité en France : pratiques, genres et santé  avait été publiée. 3,6% des hommes et 1,7% des femmes avaient déjà fréquenté un lieu échangiste. Il s'agissait davantage de personnes entre 25 et 49 ans. Les auteurs avaient constaté que les hommes consommaient davantage que les femmes : 3 hommes sur 5 fréquentant un lieu échangiste y avaient eu un rapport sexuel pour une femme sur 3. Les auteurs rappellent que l'échangisme n'est pas en augmentation, comparé aux chiffres de leur étude en date de 1992 (4% et 1%) et qu'il est aussi une affaire d'hommes seuls… 

Michel Bozon et Nathalie Bazos avaient constaté que l'échangisme avait un impact positif sur le couple, tant au niveau du désir que de l'excitation sexuelle et un peu plus chez les hommes (80%) que chez les femmes (65%). A nuancer tout de même par le fait que l'échangisme est une pratique d'autant plus fréquente que le couple est instable.

Zoom sur l'échangisme

Rares sont les grands travaux sur l'échangisme. Un Français, Daniel Welzer-Lang, a consacré quatre ans à des recherches ethnographiques sur ce qu'il qualifie de "planète échangiste. En 2001, il publie le fruit de son travail, qui est détaillé sur le site du Cairn sous le nom de L’échangisme : une multisexualité commerciale à forte domination masculine. Selon lui, trois quarts des échangistes seraient des hommes, chiffre, vraisemblablement soumis à une évolution aujourd'hui. Ce seraient souvent eux qui pousseraient leurs femmes à franchir la porte des lieux échangistes… Lorsqu'il est pratiqué en couple, c'est souvent après moult négociations, parfois houleuses ou dans les larmes. Mais si certaines l'acceptent par peur de perdre leur homme, d'autres le font par curiosité ou plaisir, dans une quête érotique, ou encore à la suite d'une vie sexuelle décevante avec leur partenaire habituel.

La plupart des "novices" commenceraient par du voyeurisme ; ils ne "feraient rien" et se contenteraient initialement d'observer ce qui se passe dans les lieux échangistes. Ceux-ci sont composés de lieux clos (clubs, restaurants, saunas,…) et d'espaces ouverts, comme le célèbre Cap d'Agde, avant que la réglementation ne sévisse. De plus, Daniel Welzer-Lang différencie les lieux non commerciaux des lieux commerciaux, qui monnaient les rapports à plusieurs (ce qui est notamment le cas dans les pays en proie au tourisme sexuel).

Une pratique à risque ?

La pratique de l'échangisme est rarement neutre. Si l'un des deux partenaires l'a fait pour faire plaisir à l'autre et non par envie, il peut être "choqué par ce qu'il voit et en vouloir à l'initiateur. Voir son amant ou son amante se livrer aux caresses et au corps d'un autre ne se révèle pas toujours excitant ; au contraire, c'est chez certain(e)s paralysant pour les rapports suivants... Se développe parfois un sentiment de jalousie, ou un complexe d'infériorité, si le partenaire prend plus de plaisir avec un étranger. Enfin, c'est de temps en temps la porte ouverte à une escalade, qui ne fait pas forcément envie à l'autre partenaire.

De fait, si l'échangisme rapproche certains couples, il en pousse d'autres à la rupture ; il semble impératif de bien aborder la question avant, en respectant chaque point de vue et en expliquant ses envies et ses craintes...

Exhibitionnisme et exhibition sexuelle : quelles différences ?

Rédigé le 23/06/2017 / 0

Pour inaugurer une nouvelle série d'articles sur les "ismes" du sexe (voyeurisme, échangisme,…), commençons cette semaine par l'exhibitionnisme et par extension, par un fantasme courant, celui de l'exhibition sexuelle (une activité sexuelle dans un endroit public, en courant le risque d'être surpris).

L'exhibitionnisme est une paraphilie, en d'autres termes une déviation sexuelle. Caricaturalement, c'est l'homme nu sous son imper, qui l'ouvre devant une adolescente.

D'après le Larousse, c'est une "déviation sexuelle dans laquelle l'exhibition en public de la verge, accompagnée de masturbation, remplace toute autre forme de rapport sexuel".

Le manuel de sexologie* précise qu'il s'agit d'une "exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible au regard public". Elle procure une excitation sexuelle (qui peut être assouvie par la masturbation) et/ou du plaisir. Le scénario est répétitif, avec souvent un profil similaire de victimes. Souvent jeunes, elles peuvent être choquées et traumatisées par une vision qu'elles ne comprennent pas et n'osent pas forcément en parler.

De plus, pour être répréhensibles, ces actes doivent être réalisés volontairement : l'intention de délibérée d'offenser la pudeur d'autrui, en connaissance de cause, est toujours recherchée par les avocats. D'après le code pénal, l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende.

Transition toute trouvée pour aborder l'exhibition sexuelle, qui relève de l'assouvissement d'un fantasme courant, et non de l'exhibitionnisme au sens médical du terme…mais qui peut tout aussi bien être passible de sanction.

Un ébat dans un lieu public : nouveauté et transgression

Un coït furtif sous une porte cochère, une étreinte express dans un parc public,… C'est un fantasme fréquent et une pratique sexuelle que certains couples adorent. L'interdit et la possibilité d'être surpris démultiplient les sensations et intensifient le plaisir. Si cette pratique bloque complètement certaines personnes, elle en rend d'autres folles de désir : les manifestations de l'excitation sexuelle sont exacerbées, l'érection plus rigide et le vagin plus humide.

Tout simplement parce que le contexte sort de l'ordinaire et repousse les limites de la sexualité habituelle. La nouveauté comme la transgression sont des aphrodisiaques extrêmement puissants… Le souvenir de ces moments brûlants alimentera les fantasmes et réchauffera l'ambiance d'une étreinte plus classique. Autrement dit, les amateurs de ce type d'ébats ont tout à y gagner sur un plan sexuel, s'ils ne redoutent pas d'être rappelés à l'ordre par la loi.

Ceux qui apprécient la sexualité dans les lieux publics dérivent parfois vers d'autres pratiques, comme l'échangisme, mais ce sera l'objet d'un prochain article Les mots en -isme !

*Manuel de sexologie, Poudat et Lopès. Editions Elsevier Massion

Brigitte Lahaie : ses conseils pour un couple heureux

Rédigé le 16/06/2017 / 0

A la radio, Brigitte Lahaie répond aux questions intimes des auditeurs avec beaucoup de sagacité et d'empathie. Elle a mis son ton libre et décomplexé, au service d'un livre : Réussir son couple, c'est possible* ! Il fourmille de conseils pratiques pour améliorer la communication et la compréhension de l'autre, et pour favoriser la complicité et la tendresse. Quand le couple s'enlise, il aidera à dresser un bilan réaliste à l'aide de questions claires. Cet ouvrage très agréable à lire est à mettre en toutes les mains et à laisser traîner sur la table de chevet de son amoureux !

Pourquoi un livre sur le couple ?

Tout simplement parce que j'ai beaucoup de proches sexologues qui considèrent que le couple est démodé et ce n'est pas mon avis. On n'a rien inventé de mieux, même si c'est le moins pire des systèmes. Beaucoup d'enquêtes aussi bien sur le plan de la santé que du nombre de rapports sexuels, montrent que l'on est en meilleur santé quand on est en couple. Maintenant ce n'est pas simple. Il faut trouver son mode de vie à deux, discuter des questions de fidélité et d'infidélité, etc.

La vie à 2 quand ça se passe bien, on peut s'appuyer l'un sur l'autre, partager des choses, il y a de nombreux avantages…

Quel est, selon vous, le principal écueil rencontré par les couples actuels ?

Je pense que c'est la difficulté d'accepter la déception et la frustration. On est dans une société où on veut tout, tout de suite. L'éducation est de moins en moins basée sur la frustration et on consomme du partenaire, comme on consomme des portables. A la 1e crise, on va plutôt virer qu'essayer de la dépasser !

Vous donnez 10 clés pour faire durer l'amour, quels sont les plus importants ?

Le plus important est de comprendre que l'autre est un miroir. Dans 90% des cas, s'il nous blesse c'est parce qu'il touche quelque chose en nous qui n'est pas réglé, ce n'est pas pour nous blesser. Quand j'écoute mes auditeurs, ils parlent très souvent des autres et non d'eux-mêmes : c'est plus simple et en même temps c'est une réaction enfantine. L'enfant attend tout de Papa-Maman, mais une fois adulte on devrait d'abord se remettre en question...

Il faut un minimum d'entente sexuelle pour qu'un couple dure, c'est une chose qui a évolué (avant, les femmes restaient mariées). La sexualité est souvent un baromètre : s'il n'y a plus de sexualité, c'est que quelque chose ne va plus. D'ailleurs, je suis toujours étonnée du nombre de personnes qui disent qu'il n'y a pas de sexualité dès le départ, et qui pensent que cela s'arrangera avec le temps. Or il y a davantage de risques que cela s'aggrave !

Plus on vieillit, plus on sait ce qu'on veut et ce que l'on ne veut pas, plus c'est compliqué…

Vous recommandez un bilan régulier, une sorte de contrat renouvelable. A quoi sert-il ?

Quand on est en couple au fil du temps, on finit par ne plus se poser de questions sur l'autre. On tombe dans une habitude quotidienne qui est bien mais il y a des choses qui se terminent en non-dits et c'est bien de se dire : "et si on se faisait un week-end à 2 ? Est-ce que tu crois que ta belle-famille ne prend pas trop de place ?" Cela permet de faire de réajustements. Ce ne sont pas forcément de grandes choses mais si on les réajuste, on évite le gros truc qui déborde. Cela permet de faire le point sur ce qui va bien et sur ce qui va moins bien…

Quand rompre ?

Quand on a réellement le sentiment de ne plus avoir de projets ensemble, quand on ne va plus dans la même direction, si l'on s'ennuie l'un avec l'autre ou si on ne le supporte plus. On peut évoluer dans des directions très différentes… C'est un avantage aujourd'hui de pouvoir facilement se séparer.

Je pense que lorsque les gens ont besoin de se séparer au bout de moins de 20 ans, c'est qu'ils se s'étaient pas mis ensemble pour les bonnes raisons. Et pour moi, les bonnes raisons sont une vraie entente sexuelle et des goûts communs ; par exemple partager une passion crée des liens profonds.

* Réussir son couple, c'est possible ! Psycho-love. Editions La Musardine. 16€

Quand les sextoys envahissent la salle de bain

Rédigé le 08/06/2017 / 1

Les ablutions coquines ont la cote… Et en ces temps bientôt estivaux, voici de quoi faire grimper la température dans la salle de bain, grâce aux sextoys waterproof.

Le jet du pommeau de douche est un grand classique et il reste le moins onéreux, mais les jouets sexuels ont le mérite de varier les plaisirs.

Pour le clitoris, cet organe dédié au plaisir…

Le célèbre canard vibrant masse, donne du plaisir. Grâce à ses douces vibrations, d'un design craquant, il a été popularisé par la série Sex & The City. Il est même décoratif sur la baignoire, à condition de ne pas le laisser traîner quand le petit dernier prend son bain ! 

Plus discret, cet adorable galet est diablement efficace. A utiliser seule dans son bain pour s'envoyer au 7ème ciel ou à deux, en le glissant contre son clitoris durant le rapport. Histoire de démultiplier le plaisir de la pénétration...

Toujours pour le clitoris, le wanderful vous amènera au pays des orgasmes enchanteurs par sa puissance. A vous les jouissances rapides et répétées.

Pour le vagin et pour pimenter les ébats

Si une brutale envie d'être pénétrée vous prend, bonne nouvelle, les vibromasseurs internes existent aussi en version waterproof. Flexible, doté d'une forme étudiée pour stimuler le point G, ce stimulateur vous offrira des ondes de plaisir… Il est aussi efficace sur le clitoris grâce à ses vibrations ébouriffantes.

Et parce que le progrès n'a pas de limite, certaines marques proposent même des poignées et des repose-pieds pour faciliter les galipettes ! Histoire de pimenter les ébats "aquatiques", il existe même des menottes à fixer par des ventouses à la baignoire ou à une paroi vitrée…

De quoi éclabousser de plaisir votre bain !

Quelles sont les positions sexuelles préférées

Rédigé le 03/06/2017 / 0

Un sondage* a été réalisé en mai pour connaître les positions préférées de 2000 personnes européennes et américaines. Quel est le trio gagnant ? Sur quelles pratiques fantasment hommes et femmes ?

La levrette remporte 35% des suffrages, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Son côté animal y est probablement pour beaucoup. Les hommes apprécient la vue sur les fesses et la chute de reins, les femmes sentent bien la pénétration qui est profonde.

Suivent le missionnaire (homme sur la femme, yeux dans les yeux) et la position de l'Andromaque (femme assise sur l'homme allongé).

Les femmes rêvent de tester l'équerre : elle est allongée sur une table et l'homme est debout). Facile à mettre en pratique chez soi ! Tout comme le 69 version debout, qui requièrent toutefois un amant à la musculature conséquente : il porte la femme tête en bas, chacun faisant à l'autre une petite "gâterie". La charrette est également un fantasme (voir photo). Visiblement, les jambes en l'air ont un parfum très érotique ; est-ce pour mieux s'envoyer en l'air… ?

Quant aux hommes, ils rejoignent ces dames pour l'équerre et la charrette mais nombreux sont-ils à fantasmer sur le sexe anal, que ces dames ne mentionnent même pas ! Mais pourquoi donc… La sodomie véhicule des craintes de douleur, ce qui est le cas si l'homme pénètre trop vite, sans lubrifiant. Une grande douceur et une pénétration progressive ouvriront les portes de l'anus, en particulier lors des toutes premières sodomies.

Le X et internet pour s'informer

3 hommes sur 4 déclarent vouloir tester de nouvelles positions, qu'ils apprennent pour plus de la moitié grâce au X (et pour 22% grâce à Internet, hors sites porno). Selon 59% des répondantes, leur homme est plus entreprenant qu'elle. 42% connaissent de nouvelles positions grâce à lui tandis que 30% s'enrichissent en ligne (hors X).

Et pour certaines positions, une bonne dose d'humour est nécessaire tant elles sont complexes ! A moins qu'elle ne fasse du yoga depuis 20 ans et qu'il fréquente assidûment les salles de musculation pour lui…

Quels sont les raisons freinant les nouvelles pratiques ?

Pourquoi la nouveauté n'est-elle pas consommée ? Parce qu'elle fait un peu peur… Les craintes évoquées sont pour 38% des hommes la peur de faire mal à leur partenaire, notamment dans les positions qu'ils aimeraient tester (le 69 debout et le sexe anal) et pour 33% des femmes celle de ne pas être assez souple ou pour 21% de peser trop lourd. Ce serait dommage de finir par terre et de provoquer un lumbago chez le partenaire… 23% d'entre elles craignent d'avoir mal. 21% des hommes et 15% des femmes redoutent d'avoir l'air inexpérimenté.

Trouvez le juste milieu : point trop n'en faut. Si la sexualité est très routinière, vous risquez de vous lasser mais si elle est relève d'une surenchère permanente de nouveautés, ce marathon épuisera probablement votre amant(e). La communication vous aidera à placer le curseur, en accord avec vos envies à tous les deux.

*Infographies et sondage réalisé par Zava auprès de 2000 personnes, européennes et étasuniennes, à partir d'un référentiel de positions décrites visuellement.

 

Sponsorisé par Ligatus