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100% psycho-sexo

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La vie sexuelle, variable selon le bord politique ?

Rédigé le 24/04/2017 / 0

En cette période électorale, le réseau libertin Wyylde a commandé un sondage* pour déterminer si le bord politique influençait la vie sexuelle. Les préférences sexuelles varient-elles suivant le vote ? Réponses.

Premier constat, l'homogamie politique… ¾ des personnes interrogées sont du même bord politique. Elles sont 54% à être très satisfaites sur le plan sentimental.

Seuls 16% votent différemment (parmi elles, elles sont 43% à être très satisfaite par leur vie sentimentale). 9% ne connaissent pas l'orientation politique de leur conjoint. ¾ des Français refuseraient de se mettre en couple à cause de ses préférences dans ce domaine.

Ainsi 6 Français sur 10 (62%) ne fréquenteraient pas une personne d'extrême-droite et la moitié (52%) ne pourraient pas être en couple avec quelqu'un d'extrême gauche.

Un vote influençant peu les pratiques sexuelles 

Le sondage a également testé différentes pratiques sexuelles : fellation, cunnilingus ou coups d'un soir sont autant observés à droite qu'à gauche. Les rapports avec une personne du même sexe sont un peu plus fréquents chez les électeurs s'apprêtant à voter pour Emmanuel Macron (16% contre 12% en moyenne et 8% chez les électeurs de François Fillon). Hypothèse avancée par l'étude : les personnes votant pour le fondateur du mouvement En marche sont issues des catégories socio-professionnelles plus, touchant des revenus aisés, ayant des diplômes du supérieur, étant des chefs d'entreprises, autrement dit des catégories où ce genre d'expériences est plus répandue.

Mais plus de transgression dans les extrêmes...

Cela devient amusant lorsque l'on se penche sur certaines pratiques. Les amateurs d'extrême politique sont férus de transgression. Ceux de l'extrême-gauche pratiquent le plus les plans à 3, les coups d'un soir, l'échangisme (23% contre 9% en moyenne). Le partage des ressources se retrouve jusque dans la sexualité…

Du côté des électrices votant Marine Le Pen, on préfère la fessée et l'éjaculation faciale, pratiques issues du X. 23% ont déjà reçu une bifle, contraction entre bite et gifle (contre 19% en moyenne). D'après l'Ifop, "les électrices perçoivent moins la violence symbolique et la posture de domination masculine qui peuvent être associées à ces pratiques."

* Sondage réalisé par l'IFOP auprès d'un échantillon national représentatif de 4000 personnes, âgées de 18 ans et plus

 

 

 

 

La littérature érotique féminine, un genre nouveau

Rédigé le 20/04/2017 / 0

G. Un nom qui rend un hommage au point G et qui en dit long sur les désirs de cette nouvelle collection érotique. Libérer la littérature érotique et la placer sous le drapeau de l'épanouissement sexuel féminin. Adieu aux fantasmes masculins issus du X et à la new romance mais place à un genre nouveau, qui s'affranchit des codes classiques de la littérature érotique.

Les éditions La Musardine, maison libertine, et Octavie Delvaux, auteur de Sex in the kitchen, ont lancé un pari avec cette nouvelle collection. Enfin des textes écrits par des femmes pour des femmes. Misandre ? Peut-être…

"Mais depuis le début de la littérature érotique, c'est l'inverse : les textes sont écrit par des hommes pour des hommes, s'exclame Octavie Delvaux. Avant Histoire d'O, aucune femme n'avait écrit dans ce domaine. Et Histoire d'O était pour son amant, donc écrit pour exciter un homme. La première femme qui a écrit pour son plaisir personnel et sans penser à un homme, est Françoise Rey (NDLR : auteur de romans érotiques)."

Il était donc temps d'inverser la tendance et il fallait le côté provocateur et taquin d'Octavie pour la mettre en mots libertins… "Je trouvais que c'était une bonne idée de revendiquer et cela n'interdit pas aux hommes de le lire !"

Des textes écrits par les femmes pour les femmes

D'emblée, la collection propose des textes revendiquant une "sexualité féminine épanouie et assumée, forme de féminisme moderne." Elle dit adieu à certains fantasmes masculins, très représentés dans la littérature érotique jusqu'à présent, comme le culte du pénis ("les femmes aiment les pénis, mais elles ne sont pas en adoration", s'amuse la jeune femme). Des fantasmes qui rappellent la pornographie et ne plaisent pas forcément aux femmes, si l'on en croit la directrice de la collection.

On est loin de la new romance, ces romans relatant une histoire d'amour parsemée d'érotisme light.  Ce genre censure les scènes explicites et reproduit toujours le même schéma : un homme plus puissant initiant une oie blanche aux joies du sexe et imposant sa domination. "Je trouve cela misogyne, commente Octavie. Cela ne va pas vers l'avancée dans l'émancipation sexuelle féminine et les rapports de couple !" Au contraire, G lève le voile des fantasmes féminins, dans toute leur richesse : "Il y a une pluralité de la fantasmagorie féminine, parfois une vraie envie d'aller chercher dans le sale et le dégradant, ça fait partie de ce que les femmes ont envie de lire – pas uniquement bien sûr."

La forme est elle aussi différente : "les femmes vont plus dans le détail, analyse Octavie. Elles écrivent des scènes de sexe plus longues et détaillées, où l'on sent la montée du désir, la dissection des sensations et des pensées." Les livres ne renient pas les sentiments qui émergent, la passion qui dévaste, le mécanisme de frustration qui exacerbe le désir : "les auteures vont moins censurer les choses de l'ordre des sentiments, on sait que l'on parle à des interlocutrices qui nous comprennent"…

Revendiquer une sexualité épanouie et libre

"Il est temps que les femmes revendiquent une sexualité complète, épanouie, qu’elles placent leur plaisir au même niveau, voire plus haut, que celui de leur partenaire masculin", s'exclame la directrice de collection. Et avec la collection G, Octavie Delvaux insuffle un vent de liberté sexuelle à la littérature érotique. Au plus grand plaisir des femmes… et pourquoi pas des hommes !

A lire chez G :

  • Parties communes, Anne Vassivière. La Musardine. 16€ ou 9€ au format epub.

La sexualité des seniors, célébrée en photos

Rédigé le 12/04/2017 / 0

 

Les seniors sont comme les princesses, ils n'ont pas de sexualité…  Enfin, c'est que les plus jeunes aimeraient croire ! Or ils sont faits de chair et animés de désirs aussi vivants que les nôtres, parfois plus. C'est le message ce qu'a voulu faire passer en photo Annabel Oosteweeghel, photographe néerlandaise.

© Annabel Oosteweeghel

Une série de photos qui célèbre la sexualité des seniors, c'est un sujet tabou s'il en est… Ici, pas de corps retouché, pas d'ode dithyrambique à la jeunesse, juste la réalité des rides, de la peau plus flasque, mais surtout d'une intimité aussi érotique que touchante.

La photographe a mis en scène des couples en imaginant leur histoire. Leur vie prend une forme charnelle, quelque soit l'âge… Elle nous transforme en voyeurs et nous introduit dans leur univers. La séduction est toujours présente, les fantasmes se dévoilent, le désir s'impose dans toute sa légitimité, l'étreinte est imaginée à la fois sensuelle et heureuse.

La photographe réussit un tour de force : montrer la fragilité et l'intensité de la vie qui passe, en révélant l'érotisme à fleur de peau au crépuscule de la vie… On se surprend à se dire qu'on aimerait bien avoir une sexualité aussi épanouie à leur âge.  De quoi donner des idées et pousser à entretenir sa libido, ses envies et ses plaisirs tout au long de la vie !

La télévision signe-t-elle la mort de la vie sexuelle ?

Rédigé le 07/04/2017 / 0

Une campagne de publicité d'un site de sextoys me donne l'occasion de rédiger un post sur la télévision dans la chambre et la vie sexuelle… Préférez-vous les super héros de vos séries à celui ou celle qui partage votre vie ? Réflexions cathodiques.

Commençons par ces publicités amusantes, version fille ou homme. Vous y retrouvez-vous ? Car au-delà de l'avis des spécialistes, c'est votre réalité et votre rapport à la télévision, qui déterminent l'influence de la télévision sur votre couple.

Une brève recherche sur Pubmed, base de données médicales, ne sort pas d'articles sur la vie sexuelle en cas de télévision dans la chambre. Cet article ne brillera donc pas par ses références médicales et citera seulement les avis de quelques brillants (ou pas) professeurs. Les avis divergent sur l'impact de la télévision.

Du côté des opposants

Dans un article du Telegraph de 2016, un professeur de Cambridge dénonçait les effets radicaux des séries. Pour lui, la fréquence des rapports sexuels aurait diminué en partie à cause du "binge watching". Ce phénomène où vous enchaînez les épisodes de série, littéralement collé(e) à l'écran… Internet et les réseaux sociaux ne seraient pas étrangers à cette chute.

Pas de panique pour autant, en France, le nombre de rapports sexuels est relativement stable depuis 1970 : 8,7 par mois en 2006 d'après l'étude " Contexte de la sexualité en France », soit des chiffres similaires à l'enquête[1] de Simon en 1970.

En 2005, une étude italienne estimait que les couples ayant une télévision dans leur chambre faisaient deux fois moins l'amour que ceux qui n'en avaient pas. En s'appuyant sur 523 couples italiens, la psychologue Serenella Salomoni, les Italiens sans de télé dans la chambre faisaient l'amour 8 fois par mois tandis que les galipettes chutaient à 4 fois par mois pour ceux qui en avaient une). Bien sûr, il faudrait avoir des informations supplémentaires, comme par exemple savoir s'il s'agissait de nouveaux couples ou pas, la nouveauté embrasant la libido…

La télé, une alliée ?

Au contraire, certains estiment que la vie sexuelle se trouve améliorée par la télé. Regarder des séries pourrait en soi constituer un préliminaire d'après un sondage du Women's health… Ainsi les scènes torrides entre l'héroïne de Orange is the new black et son ex-petite amie caracolaient au top des séries enflammant la couette !

Un autre sondage en Grande-Bretagne mettait de l'eau au moulin télévisuel : les personnes dotées d'une télévision dans leur chambre faisaient deux fois plus l'amour que les autres. Certains regardaient des films érotiques, visiblement inspirants… D'autres profitaient des programmes ennuyeux pour se distraire sensuellement.

En conclusion, vous l'aurez compris, tout dépend de l'usage que l'on fait de la télévision et si l'on saute, ou pas, sur la moindre occasion de faire monter la température sous la couette…


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