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Mariés au premier regard, l'interview de Catherine Solano

Rédigé le 28/11/2016 / 0

L'émission Mariés au premier regard repose sur un concept qui semble fou : associer un homme et une femme sur la base de la science et les faire se rencontrer devant le maire ! Le but de ce pari? Former une union présentant le maximum de compatibilités théoriques pour qu'elle dure sur le long terme. Un mariage de raison, plus que de passion… et pourquoi pas finalement, lorsque l'on sait qu'un couple parisien sur deux divorce. Catherine Solano a répondu à quelques questions.

La formation des couples repose sur des tests psychologiques et sexuels, ainsi qu'un questionnaire sociologique, l'écoute des voix, l'examen des photos des corps des participants ainsi que la respiration de leurs odeurs grâce à des tee-shirts portés plusieurs jours,... Les trois spécialistes de l'émission, le Dr Catherine Solano, sexologue, le Pr Pascal de Sutter, psychologoque et Stéphane Edouard, titulaire d'un diplôme de sociologie, déterminent ensuite une compatibilité. Si un homme et une femme présentent une compatibilité supérieure à 70%, ils s'apprêtent à vivre une aventure hors du commun qui débute à la mairie...

Dans quelle mesure les tests sont-ils fiables ?

C'est difficile à dire parce qu'il s'agit de sciences sociales. Les tests donnent des probabilités mais ce ne sont pas des sciences exactes comme les mathématiques. Il y a donc une incertitude. Nous cherchons à avoir le maximum de compatibilités mais il est impossible de toutes les avoir. De plus, il n'est pas facile de prévoir quelle importance aura chaque critère de compatibilité pour deux personnes données. Les tests donnent des résultats statistiques mais chaque cas, chaque couple est individuel. Et heureusement que nous ne sommes pas des robots !

"Et l'amour dans tout ça ?", demande une maman dans un épisode. L'amour semble en effet imprévisible, lalors a science suffit-elle vraiment à produire un coup de foudre ?

Nous n'avons pas cherché à produire un coup de foudre, mais à assembler des couples compatibles sur le long terme. L'amour ne peut pas se restreindre au coup de foudre. Le coup de foudre, c’est ce qui conduit seulement à la passion amoureuse. L'amour, lui, commence là où s'arrête cette passion. Quand Beigbeder affirme que l’amour dure 3 ans, il parle en réalité de la passion amoureuse, pas de l’amour. Après cette passion, il y a l’amour vrai qui inclut, le plaisir partagé, l'attachement, la tendresse, le maternage mutuel, l'admiration...

Nous vivons dans une société qui érige en idéal la passion amoureuse sans voir qu’elle ne suffit pas pour former un couple. Nous sommes à côté de la plaque ! Nous pensons également que l'amour c’est une donnée qui tombe du ciel et sur laquelle nous n’avons pas d'action. C’est faux, en réalité, nous construisons nos sentiments à partir de nos pensées et de nos actions. On peut donc volontairement influencer ses propres sentiments amoureux, en positif ou en négatif.

Le mariage était-il vraiment indispensable pour cadrer l'engagement des participants ?

Le parti pris de l'expérience était de demander l’engagement du mariage afin que se produise un engagement profond bilatéral. Cela nous permettait d'être certains que chaque participant soit vraiment motivé pour s'engager, et également qu’il perçoive que l'autre est aussi motivé que lui. Ce fort engagement mutuel offre une sécurité facilitant cet engagement.

Comment les participants ont-ils vécu l'expérience ?

Nous continuons à suivre tous nos participants. Ils sont contents d'avoir participé, et affirment tous avoir appris quelque chose sur eux-mêmes, au moment des tests ou pendant l’expérience : sur leur famille, sur les relations homme-femme ou sur la vie en général. Pourtant certains se sont sentis blessés par les réactions parfois agressives des réseaux sociaux. Nos participants, pour moi, ce sont de vrais aventuriers. C’est un trait de caractère nécessaire pour s’investir dans cette expérience ! Tout le monde n’en serait pas capable. Finalement, je pense que ceux qui l'ont fait, ont tous gagné quelque chose en participant.

L'émission suscite énormément de polémiques, qu'en pensez vous ?

Je peux les comprendre ! On nous a reproché de désacraliser le mariage mais ce n'est pas du tout le cas. Les mariages forcés, les sites de rencontre pour personnes infidèles, ça oui, ça désacralise le mariage à mes yeux.

De plus, les participants ne considèrent pas le mariage comme quelque chose de banalisé. La plupart m'ont confié dès le début de l’expérience que si leur couple fonctionnait bien, ils se marieraient religieusement par la suite. C’est bien la preuve que pour eux, le mariage, c’est important.

Pour en savoir plus :

 

 

 

Ejaculation prématurée : conseils pratiques pour lui

Rédigé le 24/11/2016 / 2

La première étape est d'apprendre à reconnaître l'imminence de l'éjaculation ; il y a un précis moment où l'excitation devient tellement forte qu'elle déclenche de façon réflexe l'éjaculation, ce que l'on appelle le point de non retour. Ce moment est précédé de sensations particulières, comme une tension à la racine du pénis (le plus fréquent), du gland, dans le bas-ventre, ou une chaleur, une décharge électrique, etc (ces signes sont variables d'un homme à l'autre). Si vous parvenez à les repérer et à diminuer votre excitation en ralentissant ou arrêtant les mouvements du bassin, vous réussirez à décaler votre éjaculation…

  • Respirez tranquillement, par le ventre. La respiration conditionne l'éjaculation : plus elle est rapide et superficielle, plus vous éjaculez vite. Inspirez en gonflant le ventre, expirez en le creusant… Amenez le calme en vous.
  • Choisissez les positions qui vous font le moins "d'effet". Celle d'Andromaque par exemple, où la femme est sur vous et fait tous les mouvements. Laissez-vous faire, ne soulevez pas le bassin.
  • Détendez vos muscles. Plus la tension musculaire est forte, plus l'excitation sexuelle est élevée (et donc plus l'éjaculation survient vite).   
  • Faites l'amour fréquemment, au lieu d'éviter les rapports. Leur évitement accentue le problème, alors que plus vous aurez des rapports régulièrement, plus votre éjaculation se "régulera" d'elle-même.
  • Utilisez la technique du stop and go, ou du squeez. La première consiste à s'arrêter durant 30 secondes dès que vous reconnaissez le "point de non retour" de l'éjaculation. La seconde nécessite de presser la pointe du pénis au moment du point, durant 30 secondes. Les stimulations sont ensuite poursuivies.
  • Diminuez les sensations, avec un préservatif. Certains contiennent un anesthésiant local, qui diminue les sensations.
  • Masturbez-vous juste avant le rapport quand cela est possible. Après une première éjaculation, le délai avant la seconde s'allonge. Certains hommes gèrent donc mieux le rapport avec la partenaire.
  • Pensez à autre chose que les seins de votre partenaire ou ce qui vous excite chez elle. Regardez ce qui vous excite moins, ou éventuellement pensez à quelque chose de non sexuel, comme votre dernier ou votre découvert à la banque. Ce dernier conseil aide certaines hommes seulement.

 

Sources :

 

Quand la masturbation provoque des troubles sexuels

Rédigé le 16/11/2016 / 1

La masturbation a de nombreux bienfaits (découverte de son corps, production d'endorphines, "régulateur" en cas de désir différent dans le couple,…). Mais elle se révèle nocive lorsqu'elle devient addictive ; elle peut alors perturber l'érection et l'éjaculation lors des rapports.

L'étude[1], menée par Ricardo Porto, concerne l'addiction à la masturbation ; en d'autres termes lorsqu'elle est réalisée de façon incontrôlée et répétée, avec la mise en place d'une dépendance. Or la pratique fréquente de la masturbation, de façon répétée et automatique, peut aboutir à des troubles sexuels[2], à type de trouble de l'érection et d'incapacité à éjaculer dans le vagin (appelée anéjaculation coïtale). La thérapie comportementale aiderait à déconditionner les patients et leur apprendre à retrouver une érection devant leur femme et à jouir en elle.

Pourquoi la masturbation devient-elle addictive ?

Ricardo Porto a disséqué les mécanismes : la masturbation qui se conclut par l'éjaculation active le circuit de la récompense, le circuit du plaisir qui est impliqué dans les addictions. Réalisée de façon fréquente, elle laisse une empreinte au niveau de ce circuit. L'homme se conditionne à avoir une érection en stimulant son pénis pour le faire durcir et se faire jouir ainsi ; peu à peu il n'est plus capable d'avoir une érection provoquée par le désir de sa partenaire et/ou de jouir en elle. Les sensations dans le vagin sont en effet très différentes de celles provoquées par les mains, aussi bien en terme de rythme, de pression, d'intensité. De plus, la pornographie est très souvent utilisée pour augmenter l'excitation et elle devient indispensable à l'excitation et à la jouissance. Les habitudes de masturbation, sa fréquence et son automatisme, mais aussi l'appel à la pornographie, contribuent à perturber le déroulement de l'érection et de l'éjaculation, au sein des rapports sexuels.

Conditionner le cerveau et le corps en changeant de comportement

Le cerveau est doué d'une forte plasticité dans tous les domaines, y compris sexuel. Autrement dit, il est capable de se déconditionner et certains patients peuvent apprendre à avoir une érection et à jouir différemment, à nouveau dans des circonstances classiques de couple.

Ce que l'auteur de l'étude confirme via 35 cas, suivis durant un à 3 ans. 10 d'entre eux présentaient une anéjaculation coïtale, 25 un trouble de l'érection et parmi eux, 5 souffraient des deux dysfonctions sexuelles, 8 étaient dépendants à la pornographie et 8 se plaignaient d'une diminution de leur libido. Ricardo Porto a ciblé l'addiction à la masturbation, en traitant en parallèle la dépendance à la pornographie et les difficultés de couple qui en résultaient. La prise en charge était à la fois psychologique et comportementale.

En cas de trouble de l'érection, liée à la pratique d'une masturbation sans véritable excitation, juste pour atteindre l'éjaculation et le plaisir, la thérapie a consisté à changer le mode de masturbation. Le patient doit être excité, par désir spontané ou en faisant appel à son imaginaire érotique. Et ce n'est plus sa main qui bouge sur son sexe, mais son bassin pour faire glisser le pénis dans la main immobile, ce qui se rapproche davantage de la pénétration.  C'est en répétant systématiquement ce schéma, durant plusieurs semaines que le patient peut se déshabituer.

Pour apprendre à nouveau à éjaculer dans sa partenaire, l'homme doit augmenter son excitation en faisant appel aux fantasmes qu'il utilise durant la masturbation. Il utilise la technique de masturbation ci-dessous mais il suit la méthode[3] décrite par Perelman.. Le rapport doit ensuite être interrompu pour que l'éjaculation soit provoquée à la main (idéalement par la femme qui enserre le pénis, durant ses va et vient). Elle se fait toujours dans le vagin. Progressivement, la stimulation manuelle sera arrêtée de plus en plus tôt, jusqu'à ne plus être nécessaire.

Des résultats encourageants

La prise en charge dura 4 mois pour les patients les plus assidus, plus d'un an pour ceux qui l'avaient interrompue. Au final, 19 patients des 35 patients (54%) ont été déconditionnés, 3 sont toujours en cours de suivi, 13 ont abandonné ou ont été perdus de vue.

En conclusion, l'auteur rappelle le rôle de la masturbation addictive dans certains troubles sexuels et la nécessité pour les sexologues de l'évoquer systématiquement en cas de trouble de l'érection ou d'anéjaculation coïtale.


[1] Habitudes masturbatoires et dysfonctions sexuelles masculines. Porto. J of Sex Med. 17/08/2016. doi : 10.1016/j.sexol.2016.03.004

[3] Psychosexual therapy for delayed ejaculation based on the Sexual Tipping Point model. Perelman. Transl Androl Urol. 05/08/2014. doi: 10.21037/tau.2016.07.05.

Sept façons de stimuler le clitoris

Rédigé le 08/11/2016 / 1

Le clitoris, c'est un accès express au 7ème ciel. Facile à stimuler, il permet d'accéder à l'orgasme seule ou à deux. Découvrez 7 façons de le caresser.

1/ Les doigts. C'est un moyen basique et très efficace. Variez les plaisirs en testant d'autres variantes : au lieu de frotter fortement, caressez très doucement ou tapotez avec plus ou moins de pression et de rapidité. Utilisez du lubrifiant ou de la salive car la muqueuse est sensible !

2/ Le jet du pommeau de douche. Cette technique illuminera votre bain (ou votre douche)… Dirigez le jet vers le clitoris et réglez l'intensité et la chaleur du jet, pour vous offrir le maximum de plaisir.

3/ Le sextoy. Le canard reste un grand classique du bain ou de la douche et c'est une alternative au jet du pommeau de douche. D'autres sont à glisser dans votre table de nuit et assureront des orgasmes explosifs. Le Womanizer Pro40 est étonnant de technologie et ravira les curieuses : il ne réalise aucune stimulation directe mais agit par aspiration de façon fulgurante. Waterproof, il offre un accès ultra rapide à l'orgasme, voire aux orgasmes… Dorcel propose un stimulateur enchanteur : or et noir, le Wanderfull dispense des vibrations intenses qui stimulent les lèvres et le clitoris ; il vous amènera au pays des merveilles ! Avec ses 8 vitesses et 10 modes de stimulations, c'est la jouissance assurée, aussi bien dans l'air que dans l'eau. Et si vous ne voulez pas vous passer de pénétration, choisissez ce rabbit très particulier, qui associe de douces succions du clitoris à la stimulation du point G (voir point n°7). Des sensations différentes et efficaces…

4/ La langue de votre partenaire. Le cunnilingus permet de diversifier les plaisirs. Plus douce et plus habile que le doigt, la langue offre des stimulations différentes et la salive fait office de lubrifiant. De nombreuses femmes adorent ces jouissances linguales mais d'autres ont du mal à s'y laisser aller, craignant d'exposer leur sexe à leur partenaire ou de l'incommoder par l'odeur de l'entrejambe. La confiance est bien sûr nécessaire pour s'y abandonner ; pour remédier à l'odeur (qui se révèle pourtant un puissant aphrodisiaque), le Kama-sûtra recommandait de laver son amant avant de s'adonner aux joies de l'étreinte. A intégrer dans votre rituel du plaisir ?

5/ En le stimulant de l'intérieur : là, vous avez besoin du pénis de votre amant ou d'un sextoy. Petit point technique, le point G n'existe pas vraiment mais à sa place, il y a bien une zone plus sensible au plaisir, baptisée "complexe urétro-clito-vaginal" (il s'agit des racines du clitoris, d'une partie de la face antérieure du vagin et de l'urètre. Sa sensibilité s'éveille progressivement, en se connaissant bien.

Les stimulateurs de point G ont une forme spécialement étudiée pour agir sur ce point et certaines positions sont plus efficaces que d'autres : en amazone (assise sur votre homme), penchée vers l'arrière. Ou partez du missionnaire et relevez vos jambes en les posant sur les épaules de votre partenaire. Autre option : la levrette (si l'homme est assez grand et que son pénis s'appuie sur la face antérieure du vagin – sinon c'est la face postérieure qui est stimulée

6/ En se frottant au corps de l'autre : certaines positions stimulent le clitoris grâce à un appui sur l'os du pubis du partenaire. Par exemple, l'homme allongé sur la femme, la pénètre et l'os de son bassin frotte le clitoris. Ou la femme s'assoie sur l'homme assis et plaque son clitoris contre le corps de son amant…

7/ En utilisant un coussin, le matelas,… Se frotter à un coussin ou au matelas est une méthode souvent expérimentée à l'adolescence, qui porte ses fruits. Elle nécessite parfois un peu plus de temps mais elle change des traditionnelles façons pour accéder à la jouissance.


 

 

Vulves : toutes différentes !

Rédigé le 03/11/2016 / 0

Les vulves sont enfin mises à l'honneur dans toute leur diversité, grâce à certains confrères (du Figaro notamment), des études scientifiques plus nombreuses, des artistes qui leur rendent hommage ou des femmes, comme vous et moi, qui osent parler de leur anatomie en la célébrant. Ode à la vulve…

Le diktat d'une vulve stéréotypée

Les médias véhiculent une image stéréotypée de la vulve, dans les films X bien sûr mais aussi sur Internet, dans les magazines féminins ou érotiques. Rien ne doit dépasser, et surtout pas les petites lèvres des grandes lèvres… Ces images ne sont pas représentatives de la diversité féminine et sont retouchées, ou appartiennent à des femmes qui ont subi une labioplastie ou qui ont naturellement des petites lèvres, de petite taille. Pourtant, la taille, la forme, la couleur des vulves sont aussi variées que celles des pénis !
L'augmentation récente des vulvoplasties et certaines études montrent que les femmes n'aiment pas forcément l'aspect de leur vulve, ce qui est source de complexe, d'anxiété ou de stress, quant à montrer son sexe à son partenaire, ou limite leur sexualité, avec un refus du cunnilingus par exemple,

L'image de soi sexuelle, améliorée par la vision de vulves variées ?

L'équipe d'une psychologue américaine, Ellen Laan, a publié une étude[1] sur les vulves, "l'image de soi génitale", en d'autres termes la façon dont leur anatomie sexuelle était perçue par les femmes. Elle était mesurée par le questionnaire, le Female Genital Self Image Scale (FGSIS), qui comporte 7 questions concernant la satisfaction à propos de l'aspect des organes génitaux, de leur apparence, de leur odeur, leur fonctionnement. Il demande aussi si la femme est à l'aise de les montrer  à son partenaire ou à un soignant.

43 femmes allemandes, âgées de 18 à 53 ans et de niveau d'éducation équivalent à l'université, se sont vues présenter l'image de leur vulve. Deuxième étape : 29 se sont vues présenter des images de vulves naturelles et 14 des images neutres, d'objets, de nature, d'art,… Bonne nouvelles, les femmes de l'étude ont plutôt une bonne image d'elles-mêmes sexuelle, avec une moyenne de 20,8 sur 27 au questionnaire FGSIS. Après avoir vu les images de vulves naturelles, le score s'améliorait et passait à 21,93. Cette amélioration restait similaire 2 semaines plus tard. En revanche, ce n'était pas le cas après avoir les images neutres !

L'image de soi sexuelle a été évaluée avant et après l'exposition aux images, ainsi que 2 semaines plus tard. La fonction sexuelle, une dysfonction sexuelle ou l'estime de soi, l'anxiété étaient également évaluées. Même si le nombre de femmes était faible dans l'étude et que la majorité avait une bonne image de soi sexuelle,, les auteurs estiment impératif de présenter dans les médias des images plus réalistes et variées des vulves. Cela améliorerait l'image qu'ont les femmes de leur vulve.

Et la taille soi-disant "normale" ?

Il faut bien avouer que longtemps, les livres de gynécologie ont été imprécis. Citons cette étude[2] de 2005, portant sur 50 femmes anglaises,  âgées de 18 à 50 ans, révélaient les dimensions suivantes : la longueur des grandes lèvres (du mont de Vénus au périnée à allait de 7 à 12 cm, celle des petites lèvres de 2 à 10 cm et la largeur de celles-ci était comprise entre 0,7 et 5 cm. Mais ce n'est qu'une indication et la normalité en matière de sexualité n'existe pas… En revanche, si votre sexe vous angoisse, vous dérange profondément, regardez le dernier paragraphe de cet article, pour voir la grande diversité des sexes féminins. Si la gène persiste, parlez-en à votre gynécologue par exemple.

L'ode à la vulve

Je finis par quelques hommages aux vulves :

  • l'artiste Jamie Mc Cartney a conçu le Great Wall of vagina, un mur qui illustre la grande variété des sexes féminins, avec 101 sculptures de vulves réalisées à partir de 400 femmes ayant posé pour lui.
  • Une jeune Australienne, Emma, a lancé le blog où elle incite les femmes à poster les photos de leur sexe pour montrer la diversité et la beauté des différentes vulves.
  • Le photographe Philip Werner a conçu le projet 101 vagina, dotées de 101 photos de sexe (livre, exposition, site internet).

[1] Young women’s genital self-image and effects of exposure

to pictures of natural vulvas. Laan. Journal of Psychosomatic Obstetrics & Gynecology, DOI:10.1080/0167482X.2016.1233172 http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/0167482X.2016.1233172?journalCode=ipob20

[2] Female genital appearance: ‘normality’ unfolds. Loyd. BJOG. Mai 2005. DOI: 10.1111/j.1471-0528.2004.00517.x http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1471-0528.2004.00517.x/full

 

 

 

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