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100% psycho-sexo

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Homme-femme, mode d'emploi 1/2

Rédigé le 29/01/2016 / 0

En couple, vous avez parfois l'impression de parler à un(e) étranger… Ce n'est pas faute de vous aimer, la communication est souvent difficile entre les sexes ! Alors, si les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, comment peuvent-ils se comprendre ? Cette semaine, je vais recenser leurs différences de fonctionnement.

Certaines généralités de fonctionnement sont observées par bon nombre de psychologues et elles sont bien évidemment (et fort heureusement) mâtinées par le caractère, l'éducation, les expériences de vie… Des différences physiologiques, culturelles et émotionnelles existent entre mâles et femelles, même si elles s'atténuent avec l'évolution de la société et des rapprots hommes-femmes.

Physiologiquement, l'homme déborde de testostérone, l'hormone du désir et de l'agressivité, tandis que la femme n'en produit qu'un dixième de la dose masculine et regorge d'oestrogènes et de progestérone, qui lui permettent d'être fécondes et de mener à bien une grossesse.

Pour certains, l'homme chasseur et la femme cueilleuse laissent encore des traces dans nos cerveaux reptiliens. L'un était guerrier tandis que l'autre s'occupait de la caverne et nos comportements seraient encore empreints de ces différences millénaires.

Culturellement, on a longtemps enseigné au petit garçon à ne pas pleurer et à être fort quand sa camarade était encouragée à exprimer ses émotions et à jouer à la poupée. L'un était censé être musclé et protecteur, l'autre exposer sa féminité et sa fragilité pour se faire protéger. Eh oui, des générations d'un tel enseignement marquent inévitablement… Le droit de vote des femmes, mai 68, la liberté sexuelle, la pilule et le travail féminin sont (heureusement) passés par là, venant perturber la donne et ajouter un peu de confusion dans les relations entre homme et femme.

Quand les émotions s'en mêlent et s'emmêlent...

Sur le plan émotionnel, les hommes sont plus compétiteurs et ils expriment moins leurs émotions. Cette remarque est à minimiser depuis que la "part féminine" de ces messieurs est sollicitée par ces dames, lassées des guerriers froids. Ils sont davantage visuels et un décolleté affriolant les fera fondre aussi sûrement qu'un bon petit plat. Aujourd'hui, on leur demande d'être virils, voir un peu macho au lit, tout en exprimant leurs fragilités à la verticale – bon nombre se perdent dans ces attentes ambivalentes. Résultat, ils sont un peu perdus...

Les femmes aiment davantage parler, analyser, comprendre, ressentir. Elles gèrent famille, logistique de la maisonnée et vie professionnelle. La plupart des femmes sont sensibles à l'ouïe et à la voix de basse de leur amant… Elles ont plus de facilité à demander de l'aide (par exemple leur route à un passant !), quand les hommes se drapent dans leur fierté. Beaucoup rêveraient d'un amant qui les comprennent aussi bien que leur meilleur ami gay, et qui leur fassent l'amour comme un dieu (romain, pas grec, enfin hétéro…).

Attention, scoop en vue : les deux sexes éprouvent les mêmes émotions et sentiments mais ils ne les expriment pas de la même façon. Et hommes et femmes ne réagissent pas de la même manière lorsque leur partenaire exprime ce qu'il/elle ressent. Pour les émotions positives, il n'y a généralement pas de grand écart, hormis peut-être après l'amour, où les hommes ont envie de dormir tranquillement tandis que les femmes non (au passage, cela s'expliquerait par une différence de fonctionnement au niveau cérébral, et par une diminution de l'apport de glycogène aux muscles).

Pour les émotions négatives, ça se corse ! Forcément, la majorité des femmes en parlent dans le registre de l'intimité, à l'inverse de nombreux hommes qui restent dans le langage de l'indépendance et du pragmatisme. D'où la difficulté de se comprendre… Résultat, les femmes sont plus subtiles (d'après elles) ou moins directes (selon eux).

En pratique

Une femme va répéter une demande jusqu'à ce qu'elle ait une réponse (elle pense que si elle n'en a pas, c'est parce qu'elle n'a pas été entendue). Un homme considère bien souvent que s'il n'y répond, pas c'est l'équivalent d'un refus et il assimile l'insistance de sa partenaire à une pression ou de l'hostilité.

En situation de crise, une femme aura tendance à répéter dans sa tête ce qu'elle dira à l'autre, à imaginer ce qu'il répondra, etc etc. l'homme gèrera la crise quand elle se présente. Conclusion, la première est moins spontanée et prête parfois à l'autre des sentiments infondés ; le second moins préparé aux réactions de l'autre et parfois déstabilisé.

Un homme a tendance à chercher des solutions lorsqu'on leur expose un problème : pour lui, c'est la seule façon pragmatique d'améliorer la situation et d'aider sa douce ! Ce n'est pas forcément ce que veut cette dernière qui a envie d'être écoutée par un interlocuteur compatissant, qui la serre dans ses bras !

Quand elle raconte les histoires de ses copines, avec moult détails, interprétation et avis, ce n'est pas forcément parce qu'elle radote ou pour être une garce : elle aime comprendre ce qui se passe dans la tête des gens. Si Robert préfère une soirée foot/pizza/bière où ses potes ne parlent de rien, ce n'est pas parce qu'il est un handicapé de la communication. Il ne sait pas exprimer ses sentiments et surtout, il ne voit pas l'intérêt de le faire avec ses amis. Oui, certains hommes sont très pudiques !

Pour une femme, la communication est un outil mis au service de la relation et de l'expression des émotions. Donc si elle conseille à son homme de parler avec son supérieur avec lequel il est en conflit, ce n'est pas s'abaisser à ses yeux, c'est gérer la situation avec sagesse…

Les hommes pensent souvent que les femmes sont compliquées, avec leurs états d'âme, leur besoin de parler et d'analyser  n'en plus finir. Selon elles, les émotions et sentiments sont à prendre en compte ; le seul moyen de comprendre une personne (a fortiori l'être aimé) est qu'elle parle d'elle. A condition que la discussion soit constructive, que chacun écoute ce que l'autre à dire et l'intègre… Ce qui n'est pas toujours le cas, lorsque chacun répète en boucle ses griefs, par exemple.

Un prochain article parlera des façons d'optimiser la communication en couple.

Emojis érotiques, l'art de pimenter les sextos

Rédigé le 20/01/2016 / 0

Les émojis sont passées dans le langage courant des sms. Elles précisent une émotion, simulent un éclat de rire, décrivent un menu, une activité. Et elles prennent une connotation érotique dans les sextos. Une "étude" a déterminé celles qui étaient le plus fréquemment utilisées.

Commençons doucement avec les yeux en coeur , illustrant l'amour avec lequel vous regardez le destinataire du sms ou celui qui vous unit ... Rougissez lorsque les mots de votre interlocuteur vous font piquer un fard .

Les baisers se parent de glamour grâce aux lèvres fardées, avec au choix  ou .

Plus directe et précise, la  lèche voluptueusement... Associée à l' phallique, elle envoie un message très clair sur les envies !

Un vocabulaire varié

Pour élargir votre emoji-vocabulaire, voici quelques autres possibilités pour illustrer le phallus  , les testicules  (les boules de pétanques n'étant pas encore disponibles), les fesses  ou plus poétiquement la vulve .

Passons aux actions : palpez , pénétrez , faites un cunnilingus . A vous de faire travailler votre imagination pour enflammer les discussions à l'aide de judicieuses associations...

Finissons par un peu de douceur, en envoyant un joli baiser 

Masturbation sous la douche : pourquoi le sperme est visqueux ?

Rédigé le 15/01/2016 / 1

Vous masturber sous la douche crée parfois des situations gênantes, pas seulement parce que vous pouvez être surpris. Le journaliste et sculpteur Levi Sharpe a répondu en vidéo à une question qui étonne les populations masculines : "pourquoi se masturber sous la douche est une situation poisseuse" ?

S'il vous est déjà arrivé de vous masturber sous la douche (allez, vous pouvez nous le dire !), vous avez dû constater que votre sperme restait visqueux dans l'eau, alors qu'il se liquéfie dans l'air. 

Commençons par ce qui se passe en dehors de la douche… Le sperme est épais quand il est émis puis il "coagule" dans les 15 à 30 minutes suivant l'émission. La consistance du sperme dépend aussi de la fréquence des éjaculations, si elles sont très rapprochées, le corps n'a pas le temps de reconstituer un sperme aussi épais, il est donc plus liquide.

La chimie en action

En premier, place à la séménogéline [1], produite par les vésicules séminales  et coagule le sperme. Elle freine également la motricité des spermatozoïdes. Résultat, ceux-ci sont nettement moins efficaces dans leur course vers l'ovule féminin !

Mais la nature est bien faite et a trouvé la solution, en la présence du PSA [2], une autre protéine qui fragmente la séménogéline et liquéfie le sperme.

Et dans l'eau ?

Levi explique grâce à une vidéo amusante que l'eau interférerait avec le PSA, l'empêchant de fragmenter la séménogéline. Résultat : un sperme poisseux et des difficultés à bien en débarrasser le corps…

Attention, si vous êtes deux sous la douche le sperme est toujours fertile, donc prenez vos précautions !


[1] Semenogelin I: a coagulum forming, multifunctional seminal vesicle protein. Robert. Cell Mol Life Sci. 1999 Jun; doi 55(6-7):944-60.

[2] Semenogelin, the main protein of the human semen coagulum, regulates sperm function. Lamirande. Semin Thronb hemost. 2007 Feb: 33(1):60-8.

5 résolutions sexo pour 2016

Rédigé le 11/01/2016 / 0

Le sexe, c'est bon pour la santé et ça fait sécréter plein d'endorphines ! Alors pour en profiter pleinement, voici 5 conseils pour être heureux dans votre sexualité…

Affranchissez-vous des chiffres

Faire l'amour 3 fois par semaine, avoir un orgasme à chaque fois, avoir X partenaires dans sa vie sexuelle. Stop ! Enlevez tous les chiffres de votre cerveau et repartez sur un terrain vierge… Faites l'amour autant ou aussi peu que bon vous semble, le seul paramètre qui est important est la satisfaction de votre couple ! Si vous êtes heureux avec un rapport par semaine ou par mois, c'est l'essentiel…

Soyez vous-même !

Assumez votre corps, votre façon d'être, vos envies et non envies. Ne suivez pas les diktats imposés par la société. 3 exemples (liste non exhaustive) :

Vous n'aimez pas l'épilation intégrale ? Exit la cire !

La masturbation n'est pas votre truc ? Où est le problème si vous vous faites plaisir sans…

La sodomie vous dégoute ? N'acceptez pas pour faire plaisir à votre partenaire ou parce que "tout le monde fait ça", ce sont de très mauvaises raisons.

Ne cherchez pas la performance

C'est un syndrome assez masculin, appelé l'angoisse de performance : la crainte de ne pas avoir une érection assez dure pour donner du plaisir, de ne pas être à la hauteur, (je consacrerai un article entier à l'angoisse de performance). En cause : la performance très présente dans la société, qui a diffusé à la sexualité. Alors pour déterminer si la sexualité est satisfaisante, on mesure son pénis, on évalue sa rigidité et on compte le nombre d'orgasme. Au secours ! Où est le plaisir d'être à deux , dans un moment privilégié ? Nous sommes humains, avec des failles : le sexe n'est pas toujours exceptionnel, il est parfois très agréable, d'autres fois juste "pas mal" et il n'y a rien de dramatique là-dedans, c'est la vie sexuelle qui veut ça !

En pratique, comment faire ? Privilégiez la rencontre à la performance, travaillez votre confiance en soi (à l'aide d'un thérapeute si vous n'y arrivez pas seul), détendez-vous… Concentrez-vous sur vos sensations corporelles, sur la peau de l'autre, ses caresses, son sexe et profitez du moment présent.

Communiquez

Comment voulez-vous avoir une sexualité épanouie si vous ne parlez pas de ce que vous aimez, de ce qui vous fait grimper aux rideaux et de vos désirs les plus torrides ? Le sexe passe par la parole (les gémissements sont acceptés), pour indiquer ce dont vous avez envie, ce qui vous plait, vous laisse indifférente ou vous déplait carrément… Alors dites-le pendant, après sur l'oreiller ou entre le fromage et le dessert si vous préférez !

Relativisez

Vous avez moins de libido en ce moment ? Ne paniquez pas, la libido va et bien, parasitée par la vie de couple (parfois), les contraintes logistiques (souvent), le stress (fréquemment), la fatigue (encore plus !). Donc reposez-vous, chouchoutez-vous et laissez-vous du temps…

Vos 3 kilos en trop vous perturbent au point que vous pensez à votre cellulite au lieu de vous concentrer à votre amant ? Respirez un grand coup, lui il doit surtout profiter de votre poitrine plus affriolante !

Je vous souhaite une année 2016 délicieuse, riche en désirs exaucés et en plaisirs fulgurants !

Pourquoi les Françaises jouissent-elles moins que les autres ?

Rédigé le 04/01/2016 / 0

Meg Ryan, dans "Quand Harry rencontre Sally", en 1989. (CASTLE ROCK / NELSON / COLUMBIA / AFP)

Les Françaises seraient en queue de peloton dans la course à l'orgasme, révèle un sondage IPSOS portant sur les sources du plaisir féminin et ses freins. Au-delà de statistiques et en dehors d'une "course " dénuée de sens, il est intéressant de comprendre pourquoi afin d'améliorer le plaisir des femmes.

8 000 femmes européennes et nord-américaines, apparemment représentatives de leur population, ont répondu à l'enquête IPSOS et les résultats dévoilés en décembre 2015 font réfléchir sur la sexualité des Françaises.

49% des Françaises reconnaissent avoir assez régulièrement des difficultés à atteindre l'orgasme, contre 28% seulement aux Pays-Bas. Les femmes des autres pays présentent des statistiques similaires aux Françaises : 44% aux Etats-Unis, 40% en Espagne et 41% au Royaume-Uni, 50% chez les Canadiennes francophones.

Une Française sur 3 a un orgasme hebdomadaire, avec ou sans partenaire (par masturbation), la plus faible fréquence observée dans le sondage. En revanche, en couple, elles sont 66% à connaître le 7ème ciel une fois par semaine (contre 58% aux Pays-Bas).

Une sur 4 n'a pas eu d'orgasme lors de son dernier rapport (tandis qu'elles ne sont qu'une sur 8 aux Pays-Bas). Et une sur 3 admet simuler assez régulièrement avec son partenaire actuel (et 62% au cours de la vie) !

Notre pays remporte aussi la palme des femmes qui n'ont jamais eu d'orgasme avec un partenaire, à raison de 8% (contre 5% en Italie et en Espagne, 3% en Allemagne et aux Pays-Bas).

Une sexualité trop phallocentrée ?

Les Françaises sont les championnes de la pénétration : 82% la pratiquent (60% au Royaume-Uni, 64% au Canada, 74% en Espagne et en Allemagne), alors qu'elles ne sont que 26% à jouir très facilement de la sorte. Cherchez l'erreur… Seraient-elles  trop axées sur le plaisir de leur partenaire et négligeraient-elles leur propre jouissance ?

Seule 1 sur 3 se caresse le clitoris durant la pénétration, quand 77% parviennent facilement à l'orgasme de cette façon. Associer la masturbation durant la pénétration offrirait plus de plaisir. D'ailleurs, un peu plus de la moitié des Françaises se masturbent assez régulièrement, contre ¾ des Néerlandaises.

Autre constat : les Françaises adoptent un peu moins souvent que les autres les positions leur permettant de jouir, comme la position d'Andromaque (femme dessus, homme allongé). N'osent-elles pas les demander ?

40% des Françaises reçoivent un cunnilingus (en deuxième position après les Américaines) mais elles ne sont que 29% à en jouir, le taux le plus faible… La technique des amants français serait-elle à remettre en cause, les femmes n'osent-elles pas les guider ou les deux ?

Qu'enseigne cette enquête ?

Les Françaises ont certaines particularités ne favorisant pas l'épanouissement sexuel (taux élevé d'activité, de célibat, de consommation de médicaments freinant la sexualité,,…). Elles ne sont donc pas forcément comparables aux autres femmes... mais elles ne suffisent pas à expliquer les résultats, d'après le directeur de l'IPSOS (et sans plus de détails).

La sexualité française semble très centrée sur le phallus via la pénétration, au détriment des techniques offrant un accès à la jouissance plus facile, telles que la masturbation ou la double stimulation clitoridienne et vaginale. Ce décalage est observé dans tous les pays mais il s'avèrerait plus important en France.

Or le plaisir est égoïste : préoccupez-vous de votre plaisir et stimulez-vous en parallèle à la pénétration si cela l'augmente. Apprenez à votre partenaire à vous l'offrir, en le guidant par des mots, des gémissements ou encore mieux, en lui montrant. Choisissez les positions que vous aimez. La communication est essentielle dans le couple, en sexualité aussi : c'est à deux que l'on découvre comment se faire encore plus plaisir !

Dernier commentaire sur la simulation, qui risque de vous porter préjudice à terme : si elle abrège le rapport, elle envoie des informations erronées à votre partenaire : comment voulez-vous qu'il sache ce qui vous fait réellement plaisir… ?

 

 

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