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Dysfonction érectile : des facteurs pour la prédire ?

Rédigé le 24/06/2014 / 0

Une équipe de chercheurs australiens a étudié les facteurs permettant d'évaluer la survenue d'une dysfonction érectile et d'une baisse de désir, ainsi que ceux favorisant leur amélioration. Publiée en mai dans le Journal of Sexual medicine, elle met en lumière des facteurs sur lesquels il est possible d'agir.

810 Australiens se sont soumis à un suivi de leur érection et de leur libido durant 5 ans. Agés de 35 à 80 ans et recrutés de façon randomisée entre 2002-2005, ils ont répondu à 2 questionnaires évaluant l'érection et le désir (l'index international de la dysfonction érectile, International Index of Erectile Function, et celui du désir sexuel (Sexual Desire Inventory 2). 5 ans après, ils ont été à nouveau examinés.

Le suivi de l'érection…

Au départ, 23,2% des hommes avaient une dysfonction érectile. L'érection s'est améliorée chez 38% des hommes suivis. Parmi ceux qui n'avaient pas de trouble de l'érection, un tiers ont vu leur érection se dégrader avec le temps.

Les chercheurs ont ensuite chercher à corréler la DE à certains facteurs.

Parmi les éléments favorisant la survenue d'une DE, on retrouve un âge élevé, de faibles revenus, une obésité abdominale, un risque plus élevé d'apnée du sommeil, des symptômes traduisant une atteinte du bas appareil urinaire, une dépression et un diabète.

Ceux prédisant une amélioration étaient un âge plus bas, le fait d'avoir un emploi, ainsi que l'absence de symptômes urinaires, d'angor, de diabète et de dyslipidémie.

L'un des auteurs, Gary Witter, contacté par email, estime que son étude met en lumière le chevauchement des facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires et des dysfonctions sexuelles. "Les médecins doivent être préparés à poser des questions sur la sexualité et à prendre en charge leurs patients de façon plus holistique, en prenant en compte leur mode de vie, explique-t-il. Ils réaliseront que c'est une véritable opportunité de diminuer simultanément le risque de toute une gamme de maladies chroniques."

La semaine prochaine, suite de l'étude sur les facteurs prédisant la baisse de désir...

Etude source : Predictors of Sexual Dysfunction Incidence and Remission in Men, Martin SA, Journal of Sexual Medicine, 11: 1136–1147. doi: 10.1111/jsm.12483

 


Le vagin plein d'humour...

Rédigé le 20/06/2014 / 0

On trouve de tout sur les réseaux sociaux, le pire comme le meilleur. Alors, pour le week-end, voici une petite vidéo très drôle sur le vagin !

Merci à Hervé qui a déniché cet étonnant guide du vagin...

La sexsomnie, une sexualité pendant le sommeil...

Rédigé le 13/06/2014 / 0

Quand Morphée rencontre Eros… Loin de relever du simple rêve érotique, les sexsomnies se traduisent par des manifestations, comportements ou vocalisations à caractère sexuel durant le sommeil. Elles sont totalement incontrôlables et sont oubliées au réveil. Quelles en sont les différentes formes ? Comment les prendre en charge ?

Deux types de sexomnie, également appelée parasomnie sexuelle, sont distinguées par les spécialistes selon la phase de sommeil où elles surviennent : durant le sommeil paradoxal ou pendant le sommeil lent. Elles toucheraient 4% de la population et vont jusqu'à faire l'amour en dormant...

Pour mémoire, une nuit de sommeil est constituée de 4 ou 5 cycles d'environ 2 heures, chaque cycle enchaînant plusieurs phases : nous nous endormons en sommeil lent, qui devient de plus en plus lourd, pour constituer la phase de sommeil profond. Puis c'est le tour du sommeil paradoxal, le moment où nous rêvons, qui occupe en moyenne 20% de notre sommeil.

Les sexsomnie du sommeil paradoxal

Elles vont de l'exhibitionnisme aux troubles du comportement se manifestant par des expériences sexuelles en demi-éveil avec le compagnon de lit (s'il est consentant !).

Autre possibilité : les "dyskinésies paroxystiques nocturnes", une sorte de comportement épileptique. Les crises se manifestent sous la forme d'attitudes, cris ou gestes sexuels et sont parfois impressionnantes.

Des vocalisations sexuelles, sous la forme de gémissements, se rencontrent aussi dans ce que les médecins appellent "catathrénie".

Les médicaments sont parfois à l'origine de ces parasomnies, ces effets secondaires étonnants étant encore souvent négligés par le corps médical. Même si certaines affaires médiatiques, comme ce patient ayant porté plainte pour une hypersexualité provoquée par le traitement de sa maladie de Parkinson,  les ont pourtant mis en lumière...  Les antidopaminergiques ne sont pas les seuls en cause ; des benzodiazépines ou des morphiniques arrêtés trop rapidement déclenchent parfois des sexsomnies lors du syndrome de manque.

Les sexsomnies du sommeil lent

Le syndrome d'Elpénor, ou ivresse confusionnelle, est parfois responsable de véritables délits comme des agressions à caractère sexuel. Elle est liée à un éveil incomplet au cours du sommeil lent. Et pose, comme d'autres sexsomnies un problème médico-légal :

Maladie rare, le syndrome de Kleine-Levin se traduit par des crises de somnolence qui s'accompagnent souvent de troubles du comportement sexuel et alimentaire notamment. Ces crises durent quelques jours et ce syndrome touche plutôt les jeunes, de préférence les hommes (70%).

Dernier cas, attention à l'alcoolisation sévère ou au la prise d'alcool avec des anxiolytiques et somnifères ! Ils favorisent parfois un "somnambulisme" sexuel avec des contacts sexuels allant parfois jusqu'au viol. Une amnésie partielle est possible au réveil.

Quelles solutions ?

C'est souvent celui qui partage le lit du "sexsomniaque", qui cherche une solution, épuisé par les réveils certes câlins mais intempestifs… 

Consulter un spécialiste du sommeil est le premier réflexe à adopter : il pourra proposer une thérapie comportementale, parfois un traitement par antidépresseur, et sensibiliser à l'importance de l'hygiène autour du sommeil. Avoir des horaires de coucher et lever réguliers, faire du sport dans la journée, adopter des activités calmes (lecture, relaxation, méditation,...) avant l'endormissement, ne pas utiliser d'écran dans les heures qui précèdent le coucher, éviter les excitants -café, thé, cola,... après 15/16 heures, mais aussi le stress, l'alcool, la prise de benzodiazépines, toutes ces règles contribuent à retrouver un sommeil moins sexuel

Porno : un effet négatif sur le cerveau ?

Rédigé le 03/06/2014 / 1

Le porno aurait un impact sur le cerveau. C'est le résultat d'une étude publiée dans le JAMA Psychiatry le 28 mai 2014, après avoir étudié les liens entre consommation de pornographie et cerveau. Avec deux résultats majeurs : la diminution de la taille d'une zone du système de récompense, le striatum, et une baisse de l'activité du système de récompense.

Une équipe de l'Institut Max Planck pour le développement humain s'est posé la question du retentissement de la pornographie sur le cerveau. Ils ont formulé l'hypothèse que la consommation de pornographie relevant d'une addiction, pouvait altérer l'activité du striatum. Précision : le striatum, composé de deux éléments, le noyau caudé et le putamen, joue un rôle majeur dans le système de la récompense (un système bien connu pour son rôle dans les addictions). 

64 hommes, âgés de 21 à 45 ans et en bonne santé, ont ainsi rempli un questionnaire évaluant le temps qu'ils passaient à regarder des films pornographiques, un temps estimé à 4 heures par semaine. Ils ont ensuite passé une IRM afin d'observer les réactions  du cerveau.

Premier résultat : une diminution de la taille du striatum droit (noyeau caudé) chez les plus gros consommateurs, ainsi qu'une moindre réactivité du striatum gauche (putamen) durant la stimulation.

Second résultat, en accord avec l'hypothèse formulée : une altération des connexions du striatum avec le cortex préfrontal, autre zone clé du système de la récompense, puisqu'elle intervient dans la motivation et semble contrôler la poursuite de la récompense.  Autrement dit : le système de récompense était moins actif chez les consommateurs réguliers que chez ceux qui regardaient occasionnellement de la pornographie. Ce qui pourrait expliquer pourquoi ils aient besoin de stimulations sexuelles plus importantes pour obtenir un même niveau de plaisir, un critère de dépendance.

Une interrogation subsiste toutefois : s'agit-il d'une conséquence du visionnage intensif de porno (hypothèse favorisée par les chercheurs), soit d'une cause (les anomalies cérébrales entraîneraient le besoin d'avoir davantage de stimulations pour ressentir du plaisir).

D'autres études, notamment de suivi, sont bien évidemment nécessaires pour élucider les liens entre porno et cerveau…