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Journée du sommeil 2014, : une place pour les transports dans le sommeil

Rédigé le 26/03/2014 / 0

Le 28 mars 2014, la journée du sommeil fera la part belle à un thème surprenant, les transports. Quels sont les liens entre nos trajets et nos nuits ? Peut-on récupérer d'une petite nuit dans le métro ou le bus ? Ou encore comment éviter la somnolence lorsque l'on conduit ? Réponses du Dr Joëlle Adrien, de l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance), croisées avec les résultats de l'étude de l'INSV.

Le sommeil des actifs, les résultats de l'étude*

Les actifs dorment en moyenne 7 heures par nuit, un constat plutôt satisfaisant, excepté pour le tiers d'entre eux qui dort moins de 6 heures, soit bien en-deçà de celui qui est recommandé pour éviter des répercussions sur la santé. Ces dormeurs tentent de récupérer leur dette de sommeil le week-end, en dormant plus longtemps le matin.

1/3 des personnes interrogées fait également une sieste par semaine, ce qui conforte l'idée d'une privation de sommeil au cours de la semaine.

Les actifs se couchent avant 23 heures pour plus des ¾ d'entre eux mais la majorité tient compte de son temps de trajet pour fixer l'heure de réveil, à raison de 61%.

Leur sommeil est loin d'être aussi tranquille qu'il le devrait : plus de 2/3 se réveillent au moins une fois au cours de la nuit, pour une durée de 28 minutes en moyenne. 19% souffrent d'insomnie, 44% ronflent régulièrement, 7% se plaignent de syndrome des jambes sans repos et 6% d'apnée du sommeil. Mais la prise en charge de ces troubles est loin d'être optimale : seuls 13% sont traités.

Enfin, 21% des actifs sont somnolents au cours de la journée.

Les trajets ont-ils un impact sur notre sommeil ?

Oui, absolument. Les Français ne dorment pas assez en semaine, au moment où ils prennent un transport, donc ils sont en restriction de sommeil et ont tendance à être somnolent, voire à s'endormir au cours du voyage. 1/3 des Français sont somnolents dans la journée, ce qui se répercute dans les transports, surtout en commun, mais également en voiture…

Il y a un autre lien entre les transports et le sommeil : si les gens ont une grande distance à parcourir, ils sont obligés de se lever tôt, souvent avoir d'avoir suffisamment dormi.

Un dodo dans le métro ?

D'après l'enquête de l'INVS, 1 sondé sur 5 opte pour les transports en commun, un mode plus fréquent en région parisienne qu'en province. 1 passager sur 3, que ce soit dans le métro, le bus, le train ou en covoiturage, est susceptible de s'endormir. 39% s'endorment au moins 1 fois au cours de leurs trajets journaliers, durant 23 minutes en moyenne. Cette tendance à l'endormissement est plus marquée au retour qu'à l'aller et chez les personnes ayant un temps de trajet plus long (le pourcentage monte à 56% chez ceux qui vivent à plus de 20 km de leur lieu de travail).

Peut-on récupérer d'une petite nuit dans le métro ou le bus ?

On ne récupère pas tout mais c'est bien de pouvoir dormir un peu, c'est l'équivalent d'une sieste. C'est donc bénéfique pour récupérer sa vigilance et repartir en activité, mais aussi pour lutter contre les effets négatifs de la privation de sommeil chronique (troubles cardio-vasculaires comme l'hypertension, diminution des défenses immunitaires, troubles métaboliques tels que l'obésité et le diabète, anxiété, dépression, burn-out).

Les gens négligent leur sommeil au profit de leur activité professionnelle ou de leur loisir donc c'est une excellente nouvelle de pouvoir récupérer un peu de leur privation. Mais cela ne leur permet pas de tout récupérer car le week-end, ils vont tout de même dormir 2 heures de plus, ce qui signifie qu'ils ont encore une dette de sommeil à combler. Quoi qu'il en soit, il vaut mieux une sieste que rien du tout car il a été prouvé que cela limitait la baisse des défenses immunitaires et l'effet sur la tension artérielle. Attention, cela concerne seulement une sieste courte, de moins de 20 minutes.

Comment apprendre à dormir dans les transports en commun ?

Pour pouvoir dormir dans un transport en commun, il faut être assis, ce qui n'est pas toujours le cas, et se sentir en sécurité, ce qui peut être difficile du fait de la peur d'être agressé dans cette situation de vulnérabilité qu'est le sommeil, ou de la peur de rater sa station de métro. Certains sont en tel manque de sommeil qu'ils s'endorment malgré ces peurs.

Il pourrait donc être intéressant d'organiser les transports en commun pour que les usagers puissent tous s'asseoir, et que le bruit et la lumière soient limités. Ce serait plus facile dans les trains, les TER, les cars que dans le métro !

Voiture et somnolence, liaisons dangereuses…

C'est le mode de transport le plus fréquent puisque 77% des sondés conduisent un véhicule. Ce choix concerne davantage les provinciaux (84%) que les parisiens (50% en région parisienne). Près d'un tiers des conducteurs manquent de sommeil, un chiffre qui ne peut qu'alarmer lorsque l'on connaît les ravages de la somnolence au volant… Plus de 10% des conducteurs reconnaissent avoir déjà somnolé au point d'avoir des difficultés pour conduire, voire de devoir s'arrêter. Ils sont 17% à avoir somnolé au moins une fois au cours du mois dernier!

Comment éviter la somnolence lorsque l'on conduit ?

Il n'y a que deux moyens. Soit on anticipe la somnolence au volant en essayant de dormir mieux la nuit, grâce à un environnement propice au sommeil, en proscrivant les écrans le soir au moins 2 heures avant le coucher, en s'exposant à la lumière le matin, et en pratiquant une activité physique vigoureuses, telle qu'une marche rapide 30 minutes, de préférence avant le dîner. Mais si le sport n'est pas possible avant le dîner, il est préférable de le faire après, plutôt que de ne pas en faire du tout. Cela retardera l'endormissement mais améliorera la qualité du sommeil.

Soit avant de partir, on fait une courte sieste, de 10 minutes, même dans sa voiture. Ce qui est difficile quand on a hâte de rentrer chez soi…  SI au bout de 10 minutes, on ne dort pas, c'est que l'on n'est pas assez somnolent et on peut repartir. Pour mémoire, les signes indiquant le besoin de dormir sont l'envie de changer de position, les yeux qui piquent, une raideur de la nuque, puis les paupières qui tombent, avec la tête qui se baisse. Autres indices : la distraction, le fait de ne pas conduire droit. Il est alors impératif de s'arrêter immédiatement car le passage au sommeil peut être très rapide.

Les campagnes contre la somnolence au volant sont-elles efficaces ?

Oui, elles commencent à porter leurs fruits puisque 7 conducteurs sur 10 confrontés à la somnolence s'arrêtent pour faire une pause, le même nombre diminue leur vitesse. En revanche, 2 conducteurs sur 10 augmentent leur vitesse en pensant que cela va les obliger à être plus attentifs. C'est extrêmement dangereux et ne repose sur aucune donnée scientifique.

Quelques rappels pour une sieste efficace

Bonne nouvelle, tout le monde peut faire la sieste ! Voici les conseils du Dr Adrien :

-       Programmer un réveil  20 minutes après, afin de ne pas être dans un sommeil trop profond et de revenir vite à un bon niveau d'éveil. Au bout de quelques siestes, le réveil ne sera plus nécessaire.

-       Se mettre dans les bonnes conditions : on s'installe confortablement dans un fauteuil, sur son canapé ou éventuellement allongé sur le lit. La pénombre est préférable à l'obscurité totale afin que le corps comprenne qu'il ne s'agit pas de la nuit.

-       Se lever si au bout de 15 mn on ne dort pas (la somnolence n'est visiblement pas assez forte).

* Etude à retrouver sur le site de l'INSV, portant sur 1032 Français actifs, âgés de 18 à 65 ans, représentatifs de la population.

 

 

L'adénome de la prostate, responsable d'un trouble de l'érection ?

Rédigé le 19/03/2014 / 0

Dans le dernier numéro de Sexologies, le Dr Marie-Hélène Colson*, sexologue, fait le point sur la dysfonction érectile liée à l'adénome de la prostate. Si les troubles urinaires en lien avec cette affection sont bien connus, les conséquences sexuelles  ont longtemps été négligées et passées sous silence.

L'adénome de la prostate, également appelé hypertrophie bénigne de la prostate, a un impact non négligeable sur la qualité de vie de l'homme vieillissant. Les troubles urinaires, à type d'envies impérieuses ou urgentes, de brûlures à la miction, de difficultés à initier la miction, contraignent à des levers nocturnes fréquents et perturbent le sommeil. Moins connus, les troubles sexuels à type de dysfonction érectile, sont pourtant plus importants chez les patients souffrant d'adénome de la prostate que dans la population ne consultant pas en urologie.

Des études ont ainsi montré que leur importance, ainsi que la baisse de la satisfaction sexuelle, étaient davantage corrélée à la gêne urinaire qu'au vieillissement, battant en brèche l'idée que l'âge expliquait les symptômes sexuels.

Pour le moment, on sait mal expliquer le lien physiopathologique entre ceux-ci, les troubles urinaires et l'adénome de la prostate. Le lien psychologique est mieux connu : la diminution de la qualité de vie, de la confiance en soi ou encore un sentiment d'échec, un trouble de l'humeur, vont contribuer à l'aggravation des difficultés sexuelles.

Du côté des médecins

Le Dr Colson réclame une sensibilisation du corps médical, qui a tendance à  méconnaître ou sous-estimer ces problèmes sexuels, rarement abordés spontanément par les patients, et donc à les laisser sans prise en charge.

De même, les conséquences sur le plan sexuel des traitements prescrits dans le cadre de l'adénome de la prostate sont souvent ignorées ou ne sont pas recherchées, tandis que les patients n'osent pas les aborder. C'est d'autant plus regrettable que la prise en charge de la dysfonction érectile dans le cadre de l'hypertrophie bénigne de la prostate s'accompagne souvent d'une amélioration de l'observance des traitements prescrits.

* Le Dr Colson déclare des liens d'intérêt avec plusieurs laboratoires.

Décris-moi ton couple, je te dirais quel sont vos désirs…

Rédigé le 06/03/2014 / 0

D’après une étude* sortie en 2013 dans la revue scientifique Sexologies, les couples fonctionneraient suivant 5 schémas particuliers, qui conditionneraient leur sexualité. Vivez-vous dans un "cocon" ou dans un "bastion" ? En "compagnonnage", ou en "association" ? A moins que les deux membres du couple ne cheminent sur des voies "parallèles"… Selon les chercheurs chacun de ces sous-types de couple aurait des désirs, des activités sexuelles et un attachement à fidélité, distincts.

600 couples ont été évalués par 3 caractéristiques : la fusion (et son pendant, l’autonomie), l’ouverture aux autres (ou le manque d’ouverture), à travers les activités extérieures et la vie sociale par exemple, et la différenciation sexuée (la répartition des tâches et le pouvoir de décision, selon les standards culturellement associés au sexe féminin ou masculin).

A l’aide de cette grille de lecture, les chercheurs ont pu classer les couples en cinq grandes catégories. 

  • Les couples en "Compagnonnage" tendent à être fusionnels et ouverts sur les autres. La différenciation sexuelle est peu marquée.
  • Les couples vivant en "Bastion", eux, se caractérisent par une fermeture (ils sont repliés sur leur foyer) et une fusion. Ils sont très différenciés et cette répartition des rôles et du pouvoir se fait de façon très rigide.
  • Les couples en "Cocon" sont fusionnels, fermés mais se distinguent des précédents par une plus faible différenciation et une plus grande souplesse.
  • Les couples en "Association" sont peu fusionnels, autonomes et ouverts. Les rôles sont distribués de façon égalitaire.
  • Les couples habitués à vivre en "Parallèle" sont peu fusionnels, très fermés et très différenciés. Ils sont également très routiniers. 

Quelle sexualité pour quel type de couple ?

Couple en Compagnonnage : les désirs et les activités sexuelles sont les plus élevés, à l’instar du couple en Association. Ils ont une satisfaction sexuelle plus importante que les "Parallèles" et accordent plus d’importance à la fidélité.

Couple en Bastion : ils sont caractérisés par des attitudes traditionnelles, plus enclins au mariage, et auraient des comportements plus sexués. Leur libido, en terme de désir et de fréquence, semble plus faible.

Couple en Cocon : ils sont caractérisés par une satisfaction sexuelle supérieure à celle des Parallèles, alors que les désirs et la fréquence des activités sexuelles sont moindres. Ils attachent de l’importance à la fidélité et aux attitudes traditionnelles.

Couple en Association : c’est le couple qui accorde le plus à sa sexualité une fonction récréative. Comme les couples Compagnonnage, les désirs et les activités sexuelles (seul(e) ou à deux) sont les plus élevés. Toutefois, leur satisfaction conjugale est moins importante que dans les couples Cocoon et Compagnonnage, celle de la fidélité également.

Couple en Parallèle : Le niveau de désir est plus faible, tout comme la fréquence des rapports sexuels. La satisfaction conjugale est moins importante que dans les couples "Cocon" et "Compagnonnage", tout comme l’importance de la fidélité.

Pour résumer…

Les auteurs concluent que si les couples Compagnonnage et Cocoon ont une sexualité plus satisfaisante, alors qu’ils ont des désirs et une activité sexuelle inférieurs aux autres, c’est sans doute parce qu’ils ont moins d’attentes récréatives, qu’ils se satisfont plus facilement et plus longtemps de la vie quotidienne sexuelle.

Ce qui est confirmé par des études antérieures, les couples axées sur l’autonomie sont plus insatisfaits sur le plan conjugal que ceux qui sont unis dans le consensus, et ce malgré une vie sexuelle plus intense.

Toutefois,  d’autres facteurs entreraient en jeu,

Alors, est-ce à vous de choisir votre type de couple, si vous souhaitez une activité sexuelle élevée ou une forte satisfaction sexuelle ? Boutade irréaliste car tout cela reste statistique et d’autres facteurs, tels que l’insertion sociale, les ressources culturelles et économiques et les étapes de la vie familiale.  Chaque couple est unique : à vous de modeler le vôtre.

* Désir sexuel et styles d’interactions conjugales, E. D. Widmer, N. Ammar, Sexologies, Doi : 10.1016/j.sexol.2013.05.003 

 

 

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