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Allergies sexuelles : suite...

Rédigé le 22/01/2014 / 0

Seconde partie du spot sur les allergies sexuelles, avec un point sur l’allergie au latex et l’allergie à la candidine. 

L’allergie au latex….

Le latex provient de la sève d’un arbre et est utilisé pour la majorité des préservatifs, certains sextoys, les gants ménagers, les tétines des biberons, les bonnes de bain, etc. Les protéines allergisantes de l’arbre à caoutchouc restent présentes dans la sève et le produit fini de latex naturel. L’allergie concerne moins d’1% en l’absence d’allergie connue et passe entre 3 et 10% s’il existe des allergies dans la famille ou chez la personne.

En cas d'allergie au préservatif en latex, les manifestations, décrites dans le post précédent, surviennent après une période plus ou moins longue d’utilisation du préservatif.

Irritations, brûlures, démangeaisons, sécheresse vaginale ou gonflement des lèvres, parfois rhinite, éternuement, asthme ou même œdème de Quincke doivent faire évoquer le diagnostic lorsqu’ils surviennent dans l’heure suivant le contact avec le latex. Il est prouvé grâce à des tests cutanés et de provocation ainsi qu’une prise de sang. Hors de question de prendre un risque en zappant le préservatif avec un nouveau partenaire ! La solution est d’opter pour des préservatifs au latex (il existe des produits qui n’en contiennent pas, à base de polyuréthane ou de néoprène.) et d’éviter les sextoys concernés.

L’allergie à la candinine

Le Candida albicans est bien connu des gynécologues pour les mycoses qu’il occasionne. Il est présent naturellement sur les organes génitaux et la peau mais ne génère d’infections qu’en grande quantité. Ce champignon contient une protéine, la candidine, qui peut provoquer des allergies chez certaines femmes. Les symptômes sont similaires à une mycose, ils récidivent fréquemment en dépit des traitements anti-fongiques, contre les champignons, qui ont un effet court.

Là encore, le diagnostic sera posé grâce aux tests cutanés. Et le traitement comporte une désensibilisation à la candidine ou un traitement anti-fongique.

Pour tous les amoureux et les amants, retrouvez un bonus avec l’allergie au baiser

Je suis allergique au sexe !

Rédigé le 16/01/2014 / 0

Les allergies sexuelles existent et on en dénombre 3 : celle au latex (et donc au préservatif), celle au sperme qui correspond davantage à une allergie au liquide séminal et celle à la candidine, une protéine contenue dans le champignon candida albicans, présent sur la peau et les organes sexuels. Leur diagnostic n’est pas évident et leur traitement non plus. Explications. 

Des symptômes communs…

Ca gratte, ça brûle, c’est rouge… c’est peut-être une de ces 3 allergies ! Une sécheresse vaginale ou un gonflement des lèvres peuvent accompagner ces symptômes.

Le problème, c’est que ces symptômes sont similaires à ceux d’une infection. Plusieurs traitements anti-infectieux sont souvent essayés sans succès, ce qui est un signe orientant vers un problème allergique. Comme toutes les allergies, elles surviennent après une ou plusieurs expositions à l’allergène, le temps que les défenses immunitaires du corps s’organisent pour défendre l’organisme contre l’intrus.

Allergique au sperme…

Rassurez-vous, l'allergie au sperme qui est rare et qui concerne bien évidemment la femme uniquement. Après l’éjaculation, surviennent alors une rougeur, des brûlures, des démangeaisons, des irritations. Une rhinite, un spasme bronchique (difficultés respiratoires), un prurit généralisé à tout le corps ou encore un oedème, des nausées, vomissements et diarrhées accompagnent parfois les symptômes situés au niveau de la vulve et du vagin… Le plus souvent dans l’heure suivant l’éjaculation, plus rarement durant la pénétration ou plus d’une heure après l’éjaculation.

Nom de code du coupable : la kallicréine prostatique, une glycoprotéine du liquide séminal.

Les examens gynécologiques et les prélèvements sont normaux, les traitements ne fonctionnent pas : le diagnostic tarde et est excusé par la rareté de cette allergie.

En revanche, indice intéressant à préciser au médecin, lorsqu’un préservatif est utilisé, aucun symptôme ne se manifeste. Le diagnostic se fait chez l’allergologue grâce à une prise de sang, un test de provocation respiratoire (utilisant une solution très diluée de sperme). Le préservatif reste le seul recours efficace, un médicament le chromoglycate est parfois efficace. Les techniques d’assistance médicale à la procréation sont utilisées en cas de désir d’enfant.

Précision : l’allergie au liquide séminal est en général spécifique à un seul sperme.

Retrouvez la semaine prochaine les 2 autres allergies sexuelles…

Sexualité des ados : encore tabou pour les médecins ?

Rédigé le 09/01/2014 / 0

La sexualité serait-elle encore taboue pour les médecins ? On pourrait le croire d’après une étude publiée le 30 décembre 2013, dans le JAMA Pediatrics. Moins de 2/3 d’entre eux abordent la sexualité durant une consultation avec leurs patients adolescents. Un moment pourtant privilégié pour l’éducation sexuelle.

Lorsqu’elle a lieu, la conversation entre médecins et ados est express et dure moins d’une minute  en moyenne. Difficile en si peu de temps de conseiller judicieusement des jeunes en pleine découverte de leur corps, du sexe opposé et des relations homme-femme. De créer la relation de confiance, indispensable au partage de l’intimité et à la pudeur adolescente… D’informer sur la prévention des Infections sexuellement transmissibles ou encore la contraception….

Une fois par an, dès le début de l’adolescence

C’est pourtant l’une des recommandations de  l’American Academy of Pediatrics : une  consultation annuelle en tête-à-tête pour aborder la sexualité. Et ce, dès le début de l’adolescence, avant même le début d’une sexualité active. Mieux vaut tôt que jamais ou surtout trop tard… En évoquant dès le début de l’adolescence un sujet essentiel, les médecins pourraient favoriser les comportements sexuels responsables

Une pratique discordante

Afin d’évaluer précisément ces entretiens, l’équipe de chercheurs de Duke a rassemblé les enregistrements de visites annuelles de 253 adolescents, âgés de 12 à 17 ans, à la recherche de mention d’activité sexuelle, de sexualité ou de « dating » (sorties avec un petit copain ou une petite copine).

La consultation avait une durée de 22,4 minutes en moyenne. Et dans 65% des visites, les praticiens parlaient de sexe, pendant 36 petites secondes en moyenne. 3% seulement élargissaient les thèmes abordés. Or faire du sexe un sujet comme un autre normaliserait la sexualité, l’incluant dans le check-up habituel. La longueur des entretiens et la confidentialité augmentent la probabilité de discuter de sexualité.

Des ados timides, des praticiens aussi ? 

Les adolescents n’initiant pas la discussion autour de ce sujet quelque peu gênant, il revient aux médecins de prendre leurs responsabilités, de lancer le sujet et d’aborder les différents sujets (éducation, prévention, contraception,…), en dépit des réponses monosyllabiques – oui, non - de la moitié des ados ! Seuls 4% de ces derniers prolongent la discussion. Les jeunes filles étaient plus nombreuses à être bavardes, avec 8%, notamment à propos de la contraception. Et la non-implication des jeunes hommes semble préoccupante pour les auteurs, car cette attitude ne s’améliorera pas en vieillissant et ils consulteront moins de médecins pour aborder leur sexualité.


Au vu de ces résultats, il apparaît judicieux de formuler des recommandations plus précises pour guider les médecins au cours de leurs entretiens. Et donc améliorer l’éducation sexuelle des adolescents.

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