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100% psycho-sexo

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Les jeunes aujourd'hui, la génération YouPorn ?

Rédigé le 25/10/2013 / 0

Smartphone, ordinateur et tablettes jouent-ils un rôle dans l’apprentissage sexuel des jeunes ? Oui, répond une étude de l’IFOP : ils seraient plus libérés et n’hésiteraient plus à se masturber, à flirter avec la bisexualité et à utiliser les sites de rencontres, les sites pornos, les tchats avec des webcams… Ce qui modifierait leurs codes sexuels et leur vaut le surnom de Génération YouPorn.

L’IFOP a publié la semaine dernière les résultats d’une étude évaluant l’impact des nouvelles technologies sur les comportements sexuels des jeunes. Elle a porté sur un échantillon de 1021 personnes, âgées de 15 à 24 ans et vivant en France métropolitaine.

Plus de masturbation, d’homosexualité et de bisexualité

63% des filles ont déclaré se masturber alors qu’elles n’étaient que 38 % en 1992. Attention, ces nombres sont à relativiser : elles ne sont pas forcément plus nombreuses à le faire, mais peut-être plus bavardes à ce sujet !

Aujourd’hui, 6 % des garçons âgés de 15-17 ans et 11% des 18-24 ans ont déjà eu des rapports avec une personnes du même sexe, 3% se déclarent homosexuels. Contre respectivement 7 et 10% des filles, et 2% qui estiment être lesbiennes.

Des chiffres qui sont en augmentation dans les 2 sexes.

La bisexualité n’est plus en marge chez les filles : 15% des filles auraient été attirées par les 2 sexes, contre 7% des garçons. Mais elles ne sont que 6% à se déclarer bisexuelle, un chiffre équivalent à celui des garçons.

Internet, entré dans les mœurs

Un peu moins de 40 % des 18-19 ans surfent sur les sites de rencontre, 25% tchattent sur le mode érotique et 17% partagent leur lit avec un(e) amant(e) rencontré(e) sur Internet.

Un mode de rencontre qui n’est pas sans inquiéter les parents car n’importe qui peut se cacher derrière un pseudo : une personne plus âgée, vivant à l’autre bout de la France, n’ayant pas forcément les mêmes valeurs, et parfois se révélant dangereuse. On est loin des bals populaires qui drainaient les gens du même village… Il incombe donc aux parents d’informer leurs adolescents des risques potentiels (sans le faire de façon trop moralisatrice), de leur montrer comment donner l’alerte sur Internet en cas de comportements illicites, s'ils sont en difficulté.

Porno, de plus en plus…

Entre les tablettes, les ordinateurs et surtout les smartphones, il est tellement facile de regarder un film porno ! Beaucoup plus que les générations précédentes en tout cas...

Ainsi 56 % des jeunes de 18-19 ans ont-ils déjà surfé sur un site porno contre 42 % en 2006 sur l’étude Ifop. Ils visualisent leur 1er film X 2 ans plus tôt, à l’âge de 14 ans pour les garçons et 15 ans ½ pour les filles. Les filles qui ne sont plus en reste et sont 42% à aller sur les sites pornographiques, contre 4% en 2006. Ce qui forcerait certains promoteurs des films pornographiques à évoluer en parallèle à ce nouveau public et à présenter des représentations où la femme n’est plus aussi passive, moins soumise aux desiderata des hommes. Il n'empêche que les normes véhiculées par la pornographie sont souvent source d'angoisse.

A un âge où les questions sur les pratiques sexuelles foisonnent, les films X servent parfois de scenarii excitants pour la masturbation mais aussi font découvrir de nouvelles pratiques, peu respectueuses des femmes. 

Alors faut-il leur interdire ? Ce n'est certainement pas la solution et avec les smartphones, cette interdiction serait de toute façon impossible et il est beaucoup plus intéressant que les adultes ouvrent le dialogue sur la pornographie et accompagnent la découverte d’un monde axé sur la performance et non les émotions. Les ados ont besoin d’être rassurés sur le fait que l’image de la sexualité véhiculée par ces films ne correspond pas à la réalité. Non, tous les sexes des hommes ne sont pas immenses, non l’ultra-performance n’est pas le reflet de la sexualité normale et n’est qu’un jeu d’acteurs, non toutes les femmes ne sont pas aussi passives et ne jouissent pas aussi vite que les actrices. Le dialogue est la porte ouverte à des mots rassurants...

Des codes sexuels modifiés

D’après l’Ifop, il en résulte ‘un répertoire sexuel de plus en plus diversifié’, avec ‘une intégration dès le plus jeune âge de pratiques sexuelles, issues directement de la culture porn’.  Ainsi la pratique de la fellation, de l’éjaculation faciale et de la sodomie a doublé. Les jeunes, et notamment les filles, qui découvrent la sexualité, subissent une pression considérable pour adopter ces pratiques qui sont normalisées : celles-ci ne relèvent pas forcément de leur choix intime mais du désir de se conformer à ce qui se fait, aux désirs de l'autre.

Certains s’alarment de l’intrusion de la pornographie chez les ados, comme le P Nisand,  estiment que la banalisation de la pornographie perturbe profondément la sexualité des  jeunes, notamment les plus fragiles et sensibles : angoisse de performance, hausse de la bisexualité, addiction au porno. 

D’autres se veulent plus rassurants à l’instar du Dr Jacquemin-LeVern, sexologue et chroniqueuse du Magazine de la Santé, qui recommande de parler pornographie avec ses enfants, de les accompagner dans la découverte de leur sexualité. Les jeunes rencontrés dans ses consultations seraient toujours fleur bleue… Espérons-le !

PS : ce blog reprendra mi-novembre seulement.

Le stress, un anti-sexe ?

Rédigé le 16/10/2013 / 0

Le stress chronique est bien connu pour ses nombreux effets négatifs sur le corps et l'esprit mais l’impact sur les réponses sexuelles a été très peu étudié. Une étude publiée en octobre dans le Journal of sexual medicine s’est donc penchée sur les répercussions du stress. De quoi déménager dans le Larzac pour échapper au stress citadin !

La relation entre stress chronique et excitation sexuelle a donc été disséquée par le Dr Hamilton et son équipe. Ils prévoyaient que les hauts niveaux de stress allaient avoir des effets négatifs sur la sexualité.

Pour tester cette hypothèse, des femmes soumises à un haut niveau de stress et d’autres à un stress moyen fournirent un échantillon de salive, afin de mesurer le taux de DHEAS (dihydroépiandrostérone) et de cortisol, les hormones du stress. Elles regardèrent ensuite un film érotique, pendant lequel les réponses sexuelles génitales et l’excitation psychologique étaient mesurées, les premières via  les amplitudes du pouls vaginal et la seconde en mesurant le nombre de distractions durant le film.

Bingo, un niveau de stress élevé était relié à  de plus faibles réponses sexuelles aussi bien au niveau vaginal qu’au niveau hormonal (un taux de cortisol élevé et à des distractions plus nombreuses lors du film. Mais les distractions étaient le seul facteur prédictif significatif d’une faible excitation génitale. 

Ce qu’intuitivement de nombreuses femmes avaient pressenti est donc prouvé expérimentalement. Un seul conseil : se mettre à la relaxation pour évacuer cette émotion décidément très nocive !

(1) Hamilton, L. D. and Meston, C. M. (2013), Chronic Stress and Sexual Function in Women. Journal of Sexual Medicine, 10: 2443–2454. doi: 10.1111/jsm.12249

Vue contrôlée, vue préservée …

Rédigé le 08/10/2013 / 0

La journée mondiale de la vue se déroule le 10 octobre et lance le départ de la Semaine de la vision en France. L’occasion de faire contrôler ce sens, essentiel à la qualité de vie.

Une personne devient aveugle toutes les 5 secondes, un enfant toutes les minutes…

8 cécités sur 10 pourraient être évitées ou guérissables, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. 180 millions de personnes souffrent d’un déficit de la vision dans le monde. Des chiffres qui font froid dans le dos et qui devraient être doublés d’ici 2020…

Car si les cécités provoquées par les maladies infectieuses sont en voie de diminution, l’OMS a constaté en parallèle une augmentation des déficiences visuelles expliquées par l’allongement de l’espérance de vie ou par les maladies chroniques (dégénérescence maculaire liée à l’âge, rétinopathie,…).

Prévenir…

Bien voir est la clé de l’indépendance : prendre soin de ses yeux est indispensable pour la préserver. Quelques principes de vie très simples sont adoptés dès le plus jeune âge.

Loin de se limiter à un accessoire fashion, les lunettes de soleil se révèlent indispensables pour protéger les yeux des rayons solaires, et plus particulièrement des UVA et B. A adopter quelque soit l’âge et dès les premiers mois car l’acuité visuelle se construit entre 0 et 6 ans mais les yeux restent fragiles jusqu’à 15 ans. Une forme enveloppante est conseillée afin de protéger des rayons venant sur le côté. La norme CE garantit une protection contre les UVA et B, le chiffre qui la suit évalue l’intensité de la protection. Il s’étale de 0 en cas de nuages à 4 en conditions extrêmes (sur un glacier par exemple). Un indice 3 se révèle nécessaire sur une plage ou à la montagne.

Les activités de bricolage et de jardinage recèlent de dangers : un éclat, un produit toxique ou une branche dans l’œil, et c’est la vue qui est mise en péril ! Alors des lunettes de protection s’imposent de façon systématique. Prudence en cas de sport à balle (tennis, squash, golf, hockey, foot,…) : un accident est vite arrivée. Des verres incassables lorsque l’on porte des lunettes sont fortement recommandés. A la piscine, des lunettes protégeront de l’eau chlorée, susceptible d’être irritante. Les motocyclistes abaisseront la visière

Le travail sur ordinateur nécessite quelques adaptations : l’écran se situe à la hauteur des yeux, de préférence perpendiculaire à la fenêtre. Des pauses régulières, 5 minutes toutes les heures, soulageront la fatigue visuelle. Privilégiez un fond d’écran clair et réglez la luminosité de façon confortable.

Ne fumez pas car le tabac altère tous les vaisseaux du corps, mais aussi les petits, qui irriguent l’œil.

Les régimes alimentaires peuvent intéressants : agrumes, poissons gras d’élevage sont conseillés en cas de DMLA. Et bien sûr, un régime équilibré sera toujours bénéfique à vos yeux !

Et dépister…

Nous avons la chance en France de bénéficier de structures de dépistage.

Du 10 au 19 octobre, faites contrôler gratuitement votre vue chez 6 000 opticiens, grâce à l’opération organisée par l’Association nationale pour l’amélioration de la vue. Retrouvez leurs adresses ici.

Contrôlez régulièrement la vue des enfants, dès la 1ère année, notamment en cas d’antécédents familiaux de maladies de l’œil, puis avant le CP, vers 4 ans, afin de dépister précocement une affection, comme l’amblyopie car c’est à cet âge-là que les ophtalmologues sont les plus efficaces.

Adulte, une consultation tous les 2 ans est le rythme conseillé et bien sûr dès 40 ans, pour dépister une presbytie, une DMLA,…