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Prévenir la DMLA

Rédigé le 23/06/2013 / 0

La DMLA, dégénérescence maculaire liée à l’âge, a sa journée nationale le 24 juin. Journée qui se transforme en semaine, du 24 au 28 juin, afin de dépister cette maladie de la rétine.

 

Tout l’enjeu réside dans le dépistage de la DMLA, alors qu’elle n’est qu’au stade précoce et que l’on peut ralentir son évolution. Une déformation des lignes, une diminution des contrastes ou de l’acuité visuelle (on voit moins bien), une tache sombre au centre de l’œil ? Direction l’ophtalmologiste afin de faire un fond d’œil. Voici la liste de ceux qui persistent à l’opération de dépistage. Et à partir de 55 ans, un fond d’œil est recommandé annuellement.

On distingue la forme sèche, d’apparition progressive et d’évolution lente, de la forme humide.  Une fois sur 2, les 2 yeux sont atteints. Mais la DMLA ne rend jamais complètement aveugle puisque la vision périphérique, sur les côtés, est préservée. Toutefois la qualité de vie est fortement perturbée, avec une gêne pour lire, regarder la télévision, voir les détails, reconnaître les visages dans la rue. Autres retentissements : elle peut être responsable de chutes et nécessiter un arrêt de la conduite.

 

Causes et facteurs de risque

 

Le vieillissement est la première cause de DMLA, des facteurs génétiques seraient également impliqués : en cas de DMLA dans sa famille, le risque d’en souffrir est multiplié par 4. 

Là où l’on peut agir, c’est sur :

  • Le tabagisme. Fumer multiplie les risques par 3 à 6.
  • Le surpoids. Surveiller son poids est aussi un atout santé pour ses yeux.
  • Le soleil. Il est préférable de porter des lunettes de soleil pour protéger ses yeux des UV.
  • L’alimentation. Riche en fruits et légumes, ainsi qu’en poissons, elle protégerait de la DMLA.

 

Une assiette aux couleurs de l’été

 

L’alimentation est un excellent moyen de  prévenir l’affection... et surtout beaucoup moins onéreux que les compléments alimentaires !

Omégas 3, caroténoïdes, anti-oxydants feront twister vos assiettes cet été. 

Pour les omégas 3, intéressants pour les photorécepteurs de la rétine, à fond sur les poissons gras (saumon, hareng, maquereau, thon), les noix, le germe de blé, le soja, qui contiennent des oméga 3.

Pour les caroténoïdes, vous trouverez de la lutéine et de la zéaxanthine dans les épinards, le chou vert, les jaunes d’œuf et la plupart des légumes verts.

Les anti-oxydants (vitamine E, vitamine C, sélénium, zinc, caroténoïdes) qui combattent l’oxydation, sont contenus dans les carottes, tomates,  melon,  pastèques, goyaves, pamplemousses... 

 

Faites-vous des assiettes multicolores avec les fruits et légumes d’été pour prendre soin de vos yeux !

Parler du don d'organes : une nécessité

Rédigé le 18/06/2013 / 0

Le don d’organes sauve 5 000 patients chaque année, de la mort ou de traitements très lourds. Dans 90% des cas, le don provient d’un donneur décédé, qui peut aider plusieurs malades.  Exprimer sa volonté, c’est faciliter le travail des médecins et éviter à ses proches la douleur d’avoir à décider.

 

Certaines personnes sont heurtées lorsque l’on aborde le sujet, c’est tout à fait compréhensible et la parole peut aider à surmonter ses craintes (ou les conforter). Il est primordial d’en parler et d’exprimer sa volonté à ses proches. C’est vers eux que l’hôpital se tournera. En France, la loi estime que tout le monde est présumé donneur mais les médecins vérifient dans le registre national du refus si la défunt est inscrit ou non. Si ce n’est pas le cas, ils se tournent vers la famille afin de savoir quelle était la position de leur proche. Pour faciliter les démarches, il est possible de porter sur soi une carte de donneur d’organe.

 

Le don en questions 

 

Qui peut donner ? Quelques soient l’âge et l’état de santé, les organes peuvent être proposés.  Ce sont les médecins qui s’assureront de la possibilité de la greffe. Par exemple, 32 % des reins greffés proviennent aujourd’hui de donneurs qui ont plus de 60 ans (source : Agence de biomédecine).

Le don est-il systématiquement possible ? Non, il est possible seulement dans certains cas de décès bien particuliers, le plus souvent consécutifs à des traumatismes crâniens ou à des accidents cardio-vasculaires. Ce qui représente moins de 1 % des décès à l’hôpital et explique la pénurie d’organes.

On ne souhaite donner que certains organes ? C’est possible ! Il suffit d’informez les proches de vos souhaits.

Comment le corps est-il rendu à la famille ? Les mêmes soins sont apportés au corps qu’en cas de prélèvement sur un donneur vivant. Une fois celui-ci effectué, le corps est rendu pour les obsèques à la famille. Aucun frais n’est demandé.

Le don est-il anonyme ? Oui et il n’y a pas de contact possible avec la famille (une lettre peut être envoyée à la famille du donneur, de façon ‘anonyme’ par l’intermédiaire des coordinations hospitalières).

Vous avez d'autres questions ? Allez voir ici

Vous ne souhaitez pas donner ?

 

Deux options s’offrent à vous. Le mentionner à vos proches ou vous inscrire au registre national de refus de don d’organes (que consultent les médecins avant tout prélèvement). Cette procédure est possible dès l’âge de 13 ans.

 

Il suffit de compléter le formulaire d’inscription, que vous pouvez télécharger ici, d’y joindre une copie d’une pièce d’identité officielle et une enveloppe timbrée à votre nom et adresse et d’envoyer le tout à l’adresse indiquée.

Vous avez changé d’avis ? Il suffit de le signaler par simple lettre à l’Agence de biomédecine.

 

Le défunt n’a pas exprimé son choix ?

C’est la famille qui porte la lourde charge de décider pour lui, dans un moment déjà tragique. En plus du choc du décès et du deuil, elle aura à prendre cette décision particulièrement lourde.

 

Cette décision est très personnelle, mais c’est un acte d’une grande générosité. Alors réfléchissez à vos souhaits et parlez-en autour de vous.

Au programme le 14 juin, un don du sang !

Rédigé le 10/06/2013 / 0

Le 14 juin, la journée mondiale du don du sang fête ses 10 ans et a un hôte d’honneur, la France. Organisée pour sensibiliser les gens sur la nécessité du don, elle sert aussi à remercier les donneurs de leur générosité. Seuls 4% des Français donnent leur sang. Découvrez dans ce post si vous pouvez donner votre sang et augmenter  les statistiques !

 

En 2012, 1 708 541 Français ont donné leur sang, et 51% étaient des donneuses. 42,4 % des dons réalisés l’ont été par les 18-39 ans et 53,4 % par les 50-64. Et 2 612 251 dons de sang total ont été réalisés

La France dispose d’un système efficace de don, fondé sur la gratuité et la générosité. Les dons non rémunérés ont été initiés dès les années 1950 par l’établissement français du sang, l’ESF. Un acquis pour les Français, qui est loin d’être le cas partout… D’après l’OMS, seuls 62 pays sont approvisionnés grâce à des dons de sang volontaires non rémunérés. 40 pays dépendent encore de donneurs familiaux ou rémunérés.

 

E-donneur


Alors en 2013, devenez e-donneur ! Non, vous n’allez pas échapper à la piqûre, la prise de sang ne se faisant pas encore virtuellement… Mais en vous inscrivant sur e-donneur.fr, vous serez informé régulièrement des lieux de collecte les plus proches de chez vous et pourrez sensibiliser vos proches aisément sur l’importance du don. 3 petites minutes suffisent pour s’inscrire et aider les malades…

 

Donnera ? Donnera pas ?

 

Si 1 million de malades bénéficient d’un don de sang, seuls 4% des Français effectuent des dons.

Environ 10% des personnes qui se présentent pour faire un don présentent une contre-indication. Bonne nouvelle, dans les trois-quarts des cas, cet ajournement n’est que temporaire. Pour vous éviter de vous déplacer en vain, voici les principales affections ou circonstances qui empêcheront cet acte.

Vous devez avoir entre 18 et 70 ans, et peser au moins 50 kilos.

Le don n’est pas possible en cas de grande fatigue, d'anémie, de diabète insulinodépendant ou de grossesse.

Un traitement pour des crises d'épilepsie contre-indique un don. En cas de prise d’antibiotiques ou de corticoïdes, il reporte le don à 14 jours après la fin du traitement.

Il faudra attendre 2 semaines après la fin des symptômes en cas d’infection virale, à type de grippe ou de gastro-entérite. Les maladies qui se transmettent par le sang (syphilis, hépatites virales B et C, VIH) proscrivent le don.  

 D’autre part, il faudra attendre 24 heures si vous avez été soigné pour une carie…  7 jours pour un détartrage, 4 mois pour un piercing ou tatouage, 4 mois après le retour d’un pays iconcerné par le paludisme et la maladie de Chagas, et enfin 7 jours à 4 mois après une intervention chirurgicale.

Par mesure de précaution, en cas de changement de partenaire, 4 mois d’attente sont nécessaires avant de pouvoir être piqué (si vous aviez des doutes, non, ce n’est pas de l’ingérence dans votre vie privée, le but est de protéger les malades qui recevront le sang). Et les relations homosexuelles masculines n’autorisent pas le don. 

Plus de 350 lieux de collecte accueilleront les donneurs. Pour savoir où donner, cliquez ici

Faire la paix avec son corps

Rédigé le 04/06/2013 / 1

Cuisses trop rondes, seins menus, ventre rebondi ou bouées autour des hanches,… le regard que nous posons sur notre corps est implacable ! Et la perspective de se retrouver en maillot de bain tourne parfois au cauchemar. Le rapport passionnel que nous entretenons avec notre corps mérite quelques explications. Et bonne nouvelle, avec un peu de bienveillance, il est possible de l’apaiser.


Pourquoi ne nous aimons-nous pas ? 

Diverses raisons expliquent ce rapport parfois compliqué.

La pression médiatique a érigé la minceur en valeur suprême et la promeut en affichant des mannequins squelettiques. Chaque société trouve des modèles qu’elle idéalise : les Grecs adoraient les Dieux de l’Olympe, au 17ème siècle, les hommes aimaient les rondeurs des femmes peintes par Rubens, en Afrique ce que nous considérons comme des kilos en trop, est célébré car synonyme de fertilité… La notre divinise les haricots verts ! Ainsi les modes vont et viennent-elles sans se ressembler et sans aucune 'justice'. Les tentatives de rébellion contre le diktat de la minceur se multiplient, tout en restant minoritaires, et laissent espérer qu’un jour la norme actuelle évoluera.

Autre explication, le regard de nos parents. L’Idéal du moi, cher à Fred s’alimente dans le regard des parents, les projections, les espoirs qu’ils projettent en nous et les déceptions que nous leur imposons. Tous participent à notre construction et à notre prise d’indépendance. Un regard aimant inspire une confiance en soi salutaire pour la vie future. Ou le regard sévère d’une mère, à travers lequel nous construisons notre identité de femmes, poursuit parfois des années après.  

En découlent des comportements alimentaires perturbés, allant à l’extrême de l’anorexie à l’hyperphagie ou la boulimie. L’absorption d’aliments caloriques soulage sur l’instant mais est suivie de la culpabilité d’avoir fait un écart, puis d’une nouvelle privation, génératrice d’une nouvelle pulsion. Ce cercle vicieux est sans fin !

C’est en partie pour cette raison, en plus du risque de carences ou de yoyo, que les régimes sont décriés et que de nouvelles méthodes voient le jour pour retrouver son poids de forme, à l’instar de celle prônée par le Dr Zermati dans Maigrir sans régime (Edition Odile Jacob) et centrée sur ses sensations alimentaires, avec l’aide de la pleine conscience. 

 

Comment se réconcilier avec son corps ?

Nous portons fréquemment un regard morcelé sur notre corps : ‘j’aime mes seins mais mes cuisses sont trop généreuses ; mon ventre plat me plaît mais je suis complexée par ma petite taille’. Nous voyons rarement notre corps comme un tout harmonieux. Pour y parvenir, la bienveillance est de mise et se pratique au quotidien. Tout d’abord en repérant ces pensées parasites qui nous envahissent sur un mode automatique… en prendre conscience permet souvent de s’en dégager.

Le psychiatre Jean-Chistophe Seznec explique dans J’arrête de lutter avec mon corps (éditions puf) qu’apprendre à Etre, c’est ne plus lutter avec son corps dans son assiette. Il utilise une jolie image : c’est arrêter de vouloir changer d’instrument mais apprendre à en jouer. Oui, le corps est un instrument que l’on a pour la vie. Impossible de passer à la clarinette si l’on a un violoncelle. Autant apprendre à s’en servir le mieux possible, non ?

Le Dr Seznec explique que vivre, c’est savoir renoncer. La vie n’est rien d’autre qu’une succession de renoncements. Certains restent bloqués dans leur frustration, d’autres apprennent à les dépasser, à les accepter et à se concentrer sur les joies.

Changer son regard, réfléchir sur ses besoins et ses plaisirs, cultiver ses petits bonheurs et apprendre s’affirmer sont les premières pistes pour se réconcilier avec son image.  Ensuite, place au changement ! La thérapie par l’action du Dr Seznec passe d’abord par l’état des lieux des changements souhaités et par l’analyse de ce qu’ils apporteraient. Cela aide à établir un parcours de vie. Lui aussi recommande la pleine conscience, afin de reconnaître ses émotions et de les accepter, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Dans les 9 voies du contentement (édition Hachette), Sophie Rocherieux et Florence Lamy recommandent de lâcher la norme et de faire confiance à son instinct. Imaginer l’idée que l’on est bien comme l’on est permet de l’apprivoiser. Les auteurs conseillent également d’être plus tolérant avec soi-même. La bienveillance est la clé pour être en paix avec soi-même ! La méditation est une alternative passionnante pour se reconnecter à son corps, l’observer, l’accepter comme il est. 

Travailler sur la notion de norme sociale. Cela donne aussi la possibilité de la mettre à distance et de ne pas s’y soumettre, de participer à cette vague de rébellion : c’est la diversité des corps qui donne leur beauté et leur unicité.

Faire confiance au regard des autres, notamment celui du partenaire. Il est plus indulgent que le nôtre. Les autres nous voient tels que nous sommes, alors nous nous voyons souvent différemment, en focalisant sur les défauts de notre corps (à son paroxysme, c’est une dysmorphobie, comme par exemple dans l’anorexie mentale, où les patientes se voient grosses alors qu’elles sont filiformes).

Prendre soin de son corps. C’est en parallèle le seul moyen de se réconcilier avec lui, de le connaître. Comment ? S’oindre de crème le matin, faire du sport pour sécréter des endorphines, hormones du bien-être, se faire masser sont quelques idées. La méditation, la mindfullness, la relaxation respiratoire ou la sophrologie sont là encore recommandées !

Faire la paix avec son corps relève d’une démarche globale, à la fois intellectuelle, émotionnelle et physique. Ce chemin peut être éprouvant à vivre mais assure ensuite liberté et plénitude. Il est impossible de changer son corps, mais la façon de le percevoir, oui, c’est possible… A vous de jouer !

 

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