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100% psycho-sexo

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Coup de projecteur sur la sclérose en plaques

Rédigé le 28/05/2013 / 0

SEP en scène, c’est reparti pour un tour. L’opération consiste à mettre en scène au théâtre la vie des patients atteints de sclérose en plaques et à nouer un dialogue entre les malades, leur entourage et les soignants. Avec au programme des émotions, des quiproquos mais aussi des espoirs, des idées reçues et surtout une meilleure compréhension de cette maladie complexe qu’est la sclérose en plaques. Action !

 

Forte du succès de l’année précédente, SEP en scène récidive cette année dans différentes villes.

 

Les acteurs ? Des professionnels et 2 neurologues qui jouent leur propre rôle.

Le scénario ? Ecrit à partir de témoignages de patients, il illustre leur parcours plein de souffrances, de non-dits mais aussi d’espoirs, une capacité d’adaptation incroyable, de belles rencontres…

En 3 actes, sur scène, la maladie se déclame autour de 3 actes : le diagnostic, véritable choc pour les patients, le déni qu’il peut entraîner puis le partage avec l’entourage ; la prise en charge par le personnel soignant, les relations qui se tissent avec lui, les émotions qui traversent le patient : peur d’une évolution inconnue, angoisse du handicap, découragement devant l’absence de progrès ou encore confiance en son neurologue et espoirs d’un traitement efficace ; les répercussions sur la vie quotidienne, familiale, affective, professionnelle : de la nécessité à faire des aménagements dans son intérieur, aux démarches administratives qui relèvent du parcours du combattant, en passant par l’apprentissage d’une philosophie axée sur le ‘carpe diem’, qui offre la vie à savourer…

Le rôle-titre ? La parole. Sur scène, il n’y a pas de corps meurtri par la maladie, ni de fauteuil-roulant. Parole thérapeutique, il y a les mots qui soulagent, ceux que l’on retient, ceux qui explosent, ceux qui sont impossibles à exprimer… Pour le Pr Thibaut Moreau,  'Donner la parole aux patients, nous transporter dans la vraie vie (des malades). Cette campagne est une formidable aventure humaine qui nous met tous sur la même longueur d’ondes.'

 

Les représentations auront lieu le 28 mai à paris, le 20 juin à Roubaix, le 26 septembre à Marseille, le 28 novembre à Bordeaux. L’inscription est gratuite et se fait en ligne sur le site www.sepenscene.com

Ejaculation prématurée : un trouble encore tabou

Rédigé le 20/05/2013 / 0

L’étude est menée par l’ADIRS et la Fédération française de sexologie et de médecine sexuelle, en partenariat avec le laboratoire qui commercialise le seul médicament de l’éjaculation prématurée (EP)… Elle est donc à prendre ‘avec des pincettes’. Elle a toutefois le mérite de mettre en évidence la souffrance du patient et sa difficulté à aborder le sujet avec son médecin traitant comme avec sa partenaire. Description.

 

 

L’enquête a été menée auprès de 750 hommes et 750 femmes actives sexuellement, tous âgés de 18 à 64 ans, ainsi que 300 généralistes. Elle a plusieurs cibles : les patients et leurs partenaires d’un côté, les médecins généralistes de l‘autre. Pour les premiers, l’objectif était d’étudier comment était vécu le trouble, en estimant la fréquence déclarative de l’éjaculation prématurée, en identifiant les critères définissant le trouble et en évaluant le comportement des patients mais aussi des partenaires. Concernant les médecins traitants, le but était de mieux comprendre leur comportement face à ce symptôme.

 

Un trouble plutôt bien connu...

 

50% des hommes et 43% des femmes déclarèrent avoir été concernés par l’EP. 30% des hommes en seraient atteints.

83% d’entre eux estiment qu’une EP survient moins de 2 minutes après la pénétration (Détail : moins de 2 minutes après, 36% des hommes, 38% des femmes / 1 minute après 26% dans les 2 sexes / avant la pénétration, 18% vs 17). En théorie, l'EP est définie par l'impossibilité à contrôler son éjaculation : l'homme ne parvient pas à gérer son excitation et éjacule avant le rapport ou dans les minutes qui suivent la pénération.

 

Plus de la moitié ont proposé au moins une explication de ce trouble : pour 42% des hommes et 41% des femmes, il avait une origine psychologique (le surcroît d’excitation est cité par 22% des hommes et 16% des femmes. Le stress par 10% des hommes et 16% des femmes). L’origine physique n’est retenue que par 11% des hommes et 12% des femmes. Toutefois, les recherches récentes montrent une origine biologique, qui passe par la sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans le contrôle des émotions et qui jouerait un rôle important dans l'excitation et l'éjaculation.

 

...aux répercussions sexuelles et amoureuses

 

L’EP a d’abord un retentissement sur la vie sexuelle pour 80% des hommes et 78% des femmes, puis sur la vie amoureuse (72% et 68%). Elle se répercute sur le désir chez 68% des hommes et 71% des femmes, mais aussi sur la confiance en soi chez 85% des hommes et seulement 60% des femmes. Ces résultats sont peu surprenants : un rapport expéditif entraîne peu de satisfaction, l'absence de plaisir lasse et ne donne pas envie de faire l'amour...

 

et dont on ne parle pas !

 

Chez les personnes concernées, 49% des 432 hommes et 59% des 385 femmes n’ont jamais parler de l’EP avec leur partenaire. Ce manque de dialogue peut paraître étonnant mais souligne le caractère très intime, voire honteux, de cette éjaculation trop rapide.

 

Une grande majorité des personnes concernées n’ont jamais fait de recherche, ni sur Internet ni auprès d’un médecin ou d’un pharmacien. Ceux qui en ont fait ont choisi l’anonymat du net pour le faire, au détriment d’une consultation auprès d’un médecin. Or l'information, lorsqu'elle est pertinente, montrerait aux hommes qu'une prise en charge est possible et que l'EP n'est pas une fatalité.

 

Des généralistes à l’aise avec l’EP


De leur côté, 45% des médecins interrogés se sentent tout à fait capables d’aborder le sujet sans tabou tandis qu’ils sont 47% à s’estimer plutôt capables de le faire. Encore faut-il que le patient aborde le sujet !

L'enquête lève le voile sur le tabou de ce trouble sexuel fréquent. Parvenir à mettre des mots dessus est le premier pas vers un traitement (thérapie comportementale auprès d'un sexologue, médicament). C'est sans doute le plus dur à faire... mais il ouvre la voie d'une sexualité plus épanouie.L

 

Source : enquête Ejaculation précoce, il est temps d'en parler, Opinion way.

Une journée pour la fibromyalgie

Rédigé le 13/05/2013 / 0

La journée mondiale de la fibromyalgie, le 12 mai, offre l’occasion d’un zoom sur cette maladie terrible à vivre. Une affection reconnue depuis 1992 par l’OMS mais dont le diagnostic est toujours ardu...

 

La fibromyalgie est caractérisée par des douleurs diffuses, associées à une fatigue, un dérouillage matinal, des troubles du sommeil, parfois de l’humeur. Elle se caractérise par des points douloureux lorsque l’on appuie dessus. Et fait caractéristique, les douleurs sont fluctuantes d’un jour à l’autre, aussi bien dans leur intensité que dans leur localisation.  Elles sont souvent importantes le matin, en parallèle à une raideur qui diminue en fin de matinée et début d’après-midi. Le froid et un temps humide ont tendance à les diminuer.

La fatigue, constante dans la maladie, tombe comme une chape de plomb et perturbe les activités physiques comme mentales. Mais les nuits ne parviennent pas à être reposantes : le sommeil échoue à être réparateur, autre signe de la maladie… Les troubles de l’humeur, le syndrome des jambes sans repos, les troubles de l’attention et de la mémoire sont aussi fréquents.

Malgré sa fréquence (2% de la population, à raison de 80 à 90% de femmes), elle reste méconnue des médecins. A l’examen clinique, les articulations sont normales. Les examens biologiques également. Alors comment expliquer que les patientes aient mal partout ? On a longtemps dit que c’était dans la tête, une explication tellement facile lorsque l’on ne sait pas… La fibromyalgie est enfin reconnue par le Parlement européen depuis 2008 et la Haute Autorité de Santé a publié un rapport en 2010.

 

Un diagnostic fondé sur les symptômes…

 

Les patient(e)s errent souvent de généralistes en spécialistes, à la recherche d’un diagnostic et surtout d’un traitement qui soulage. Alors comment porte-t-on le diagnostic de fibromyalgie ?  Uniquement avec l’examen clinique. L’American College of Reumatology avait défini  le critères suivant : 11 des 18 points d’insertion tendineuse (appelés points de Yunus) sur le corps, devaient être douloureux à la pression. Un critère qui n’est plus obligatoire pour porter le diagnostic. Aujourd’hui, ce diagnostic compliqué est simplifié : il « suffit » que les douleurs diffuses existent depuis au moins 3 mois et qu’elles soient associées à la fatigue, un sommeil non réparateur et éventuellement les troubles décrits ci-dessus.

De plus, ces douleurs ne doivent pas être pas expliquées par une autre affection. La clinique suffit, les examens complémentaires ne servent qu’à éliminer d’autres diagnostics. Une prise de sang peut ainsi être faite pour évaluer les érythrocytes, la PCR, la créatine kinase ou encore la THS (pour vérifier le fonctionnement de la thyroïde).

Ces simplifications racourciront sans doute le parcours souvent semé d'embuches que suivent les patients. Espérons-le...

 

Quand l'asthme prend une forme atypique

Rédigé le 02/05/2013 / 0

Sous-diagnostiqué, l’asthme touche 4 millions de Français, 6,7% des adultes et 9% des enfants. Il survient à n’importe quel âge, avec des symptômes parfois atypiques. Le point avant la journée mondiale du 7 mai.

 

L’asthme est une maladie inflammatoire qui touche les plus petites bronches, les bronchioles. Elles sont très sensibles à certains paramètres (fumée de tabac, activité physique, sport, pollution, allergènes comme les acariens ou les pollens,…) et font l’objet d’une inflammation chronique. En cas d’air froid ou sec, de sport, de pic de pollution ou de contact avec un allergène, les bronches vont être agressées. Cette hyper-réactivité se traduit par la production de mucus et la contraction des muscles de leur paroi, le calibre se réduit, l’air a du mal à passer et la respiration devient difficile. C’est la crise d’asthme !


Des symptômes atypiques

 

L’asthme typique prend la forme d’une respiration sifflante du fait du rétrécissement du calibre des petites bronches, elle s’accompagne d’une gêne respiratoire, parfois d’une oppression thoracique.

D’autres cas de figure moins évocateurs se rencontrent.  Alors quand s’alerter ?

-       une toux nocturne, en particulier, est parfois le seul symptôme de l’asthme. Elle est souvent sèche et irritante, se déclenche parfois en cas de rires, d’effort physique, et n’est pas soulagée par les traitements habituels de la toux.

-       Un essoufflement accompagne classiquement la crise d’asthme. Mais attention, il est parfois l’unique manifestation de l’affection. Alors la vigilance est de mise lorsqu’il survient, notamment au cours d’une activité sportive.

-       Des bronchites à répétition mettent parfois la puce à l’oreille. Les médicaments prescrits contre la toux grasse ne sont d’aucune utilité. Alors si elles se répètent chaque année, attention…

-       La respiration sifflante survient parfois à l’arrêt d’un effort, environ 1 minute après.  Elle peut aboutir à une véritable crise d’asthme.

 

Si l’asthme se soigne bien à l’aide d’un traitement quotidien, il tue encore 1000 Français par an. Alors il est indispensable de se faire dépister au moindre doute, grâce à des tests respiratoires.