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100% psycho-sexo

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Lectures coquines pour long week-end

Rédigé le 28/03/2013 / 0

Chouette, c’est le printemps ! Laissez derrière vous l’hiver et espérez une libido plus printanière et caliente…. Voici 3 petits guides astucieux pour stimuler votre sexualité.

 Je commence d’emblée en vous disant : l’orgasme, ce n’est pas une finalité à chaque rapport. Mais prendre du plaisir et apprécier ce que l’on est en train de faire, si ! Sinon autant partager votre couette avec un bon bouquin et votre chat, et remettre les galipettes à un autre jour, sans culpabiliser. Loin de moi l’idée de vous soumettre une fois de plus à la dictature du plaisir… juste de vous donner quelques idées de lecture pour ce long week-end.

 

Comment devenir une sex bomb en 30 leçons, c’est la promesse du Cahier sexo des paresseuses, écrit par Mademoiselle Navie et illustrée par Soledad Bravi. Ou la sexualité pleine d’humour et de légèreté. Des conseils psychologiques (de l’importance de s’aimer, d’oser la nouveauté) côtoient des encadrés rigolos, des défis (faire votre sextape…) ou des mantras pertinents (l’amour ne doit pas être un tue-l’amour, à méditer !). Tantrisme, kamasutra, sextoys, idées coquines pour pimenter sa vie de couple sont abordés de façon rafraîchissante et drôle.

Comment devenir une pro du kama sutra sans avoir jamais pris de cours de sanskrit (Louise Bréhal, Marabout) n'a pas seulement un titre coquasse. Il décline en 90 petites pages des recommandations pleines de bon sens, comme trier votre penderie pour ne garder que les vêtements qui vous mettent en valeur, remettre les baisers passionnés au goût du jour ou faire le point sur vos zones érogènes et celles des hommes. Elle fait le point sur le top 6 des positions qui marchent, l’importance des sextos (ces sms sulfureux qui attisent le désir à distance) ou encore l’importance des fantasmes et de la communication. Le tout dans un langage amusant et distrayant.

Retour du côté des paresseuses avec La sexualité des paresseuses, d’Anita Naik, chez Marabout. Plus dense, ce livre aborde aussi bien l’importance des préliminaires que la contraception, la virginité que les différentes positions, les infections sexuellement transmissibles que les fantasmes. L’auteur décrit la jouissance sous toutes ses coutures et les moyens pour y parvenir (tout en étant paresseuse, je le rappelle). Elle suggère toue une série d’idées pour varier les plaisirs, faisant appel au bondage (attacher le ou la partenaire), au fétichisme, au sexe en plein air ou aux aliments aphrodisiaques. Une mine d’informations pratiques en format de poche.

 

Et rien ne vous empêche de laisser traîner ces livres sur la table de chevet pour que Chouchou s’en inspire… Bon week-end de Pâques !

Allergie au baiser : quand le baiser devient fatal...

Rédigé le 20/03/2013 / 0

 

Etre allergique aux baisers de son amoureux ? Un cauchemar ! Qui devient réalité dans certains cas. Explications.

 

Quelques secondes ou minutes après un baiser, apparaissent des sensations de brûlure, de picotements, un gonflement de la langue, de la bouche, une urticaire, ou plus grave un asthme, des difficultés à respirer voire une issue mortelle. D’où le surnom de kiss of death (baiser fatal) par les spécialistes…

Soyons clairs, l’allergie au baiser telle que vous l’imaginez ń'existe pas !

Elle est connue des allergologues sous le nom de syndrome d'allergie induite par le baiser. Autrement dit c’est une allergie par procuration, provoquée non par le baiser lui-même mais par les traces d’aliments présentes dans la bouche de la personne embrassée…

 

Une allergie alimentaire par procuration

 

Tous les aliments peuvent être en cause, en particulier les fruits courants (pomme, kiwi), les fruits secs à coque (arachide, amande, noisette, noix exotiques), le poisson, les fruits de mer, l'oeuf, le lait de vache (etc.). Ces aliments consommés quelques minutes à quelques heures avant le baiser vont alors entraîner une allergie.

On la retrouve fréquemment  chez ceux qui souffrent d’allergies au pollen, notamment au bouleau, qui côtoient souvent une allergie à certains aliments (pomme par exemple).

L’amour n’ayant pas d’âge, ce syndrome touche les personnes de tout âge. Et ce n’est pas seulement le ‘french kiss’ qui est en cause mais également un simple baiser sur la joue.

 

Privé de baiser ?


Que les amoureux se rassurent, ils pourront continuer à embrasser à pleine bouche…

Car le traitement est celui de l’allergie : anti-histaminiques, parfois doublés de corticoïdes. Dans les cas les plus graves sont parfois mortels, avec un spasme des bronches et une détresse respiratoire, l’administration d’adrénaline est justifiée.

Et bien entendu, il est recommandé de sensibiliser son entourage afin qu’il évite les baisers après consommation des aliments allergisants et qu’il se lave les dents après l’ingestion de l’allergène. En sachant que ces précautions ne sont parfois pas suffisantes… la partenaire d’un allergique à l’arachide devrait parfois s’abstenir d’en consommer.

Mais par amour, on est prêt à tout, non ?

Portrait d'une onco-généticienne : quand les gènes servent à comprendre les cancers

Rédigé le 12/03/2013 / 0

Un métier en plein boom, qui analyse la prédisposition génétique aux cancers des patients… C’est celui qu’a choisi le Dr Stoppa-Lyonnet, « onco-généticienne » à l’institut Curie.

 

Outre sa formation médicale, Dominique Stoppa-Lyonnet a  suivi une spécialisation en génétique médicale et travaille désormais sur les prédisposions génétiques aux cancers dans un institut parisien. Car nos gènes jouent un rôle dans la survenue d’un cancer, maladie multifactorielle qui peut s’expliquer par la rencontre d’un patrimoine génétique, victime d'une mutation, avec des facteurs environnementaux (excès de soleil, ondes, métaux, virus,…) ou comportementementaux (tabagisme,…).  Une prédisposition génétique n’implique pas forcément un cancer mais la mutation augmente le risque d’avoir un cancer par rapport à une personne qui n’en a pas. 

L’activité de ce médecin se répartit entre les consultations et le travail en laboratoire : ‘C’est un métier passionnant et varié. On voit des personnes qui ont des risques très différents, on cherche en laboratoire les mutations dont ils pourraient être porteurs grâce à des tests génétiques puis on revient vers eux pour établir quelle prise en charge est la plus adaptée‘. C’est donc un métier à la fois technique, avec la réalisation des tests, et l’établissement du risque grâce à des tables de calcul du risque, mais également très humain, au contact des patients. La spécialiste en génétique ne se contente toutefois pas de cela : elle coordonne aussi des travaux de recherche et s’intéresse de près à l’éthique puisqu’elle est membre du Comité consultatif national d’Ethique.

 

A qui s’adresse la consultation d’onco-génétique ?

 

Alors quels patients sont dirigés vers le Dr Stoppa-Lyonnet ?

D’une part, ceux qui ont déjà traités pour un cancer et dont l’histoire personnelle ou familiale suggère une prédisposition. Plus de 70 gènes ont été identifiés dans la survenue d’une tumeur maligne et il est possible de réaliser pour une majorité d’entre eux des tests génétiques. C'est à l'aide d'une simple prise de sang que l'analyse génétique sera réalisée.

D’autre part, des personnes issues d’une famille où l’on a repéré un facteur de prédisposition. Certains viennent sans trop savoir de quoi il s’agit. ‘Il convient alors de bien leur expliquer l’intérêt de ces consultations’, commente l’onco-généticienne, ‘et parfois on leur laisse un délai de réflexion pour décider s’ils souhaitent faire ou pas le test grâce à une prise de sang.’ Un accompagnement psychologique peut être proposé à ce moment-là afin de faciliter une décision souvent lourde.

Précision importante, un patient ne peut pas « obliger » un parent à consulter un onco-généticien. Il ne peut que donner les coordonnées de ce dernier.

 

Les cancers héréditaires 


On estime qu’environ 5% des cancers sont liés à un facteur génétique qui a un déterminisme fort, autrement dit à l’altération d’un gène qui entraîne une prédisposition génétique à un cancer. Le Dr Stoppa-Lyonnet cite alors les gènes BRCA1 et 2, dont l’anomalie prédispose à une forme familiale de cancer du sein. 3% des femmes qui en souffrent ont une altération des gènes BRCA1 ou 2. Il peut également s'agir de cancer héréditaire plus rare, comme le rétinoblastome ou encore de maladies héréditaires à risque d'évolution vers un cancer, à l'instar de la polypose colique familiale, maladie génétique où des polypes bénins se développent au niveau du colon et peuvent évoluer en tumeir maligne s'ils ne sont pas retirés.

Il existe également des facteurs génétiques dits « de susceptibilité » : la variation du gène est bien associée à une augmentation du risque de cancer mais elle est suffisamment faible pour que cela ne change en rien la prise en charge des patients. 

 

Un but bien précis


Car c’est là tout l’intérêt de l’onco-génétique : modifier ce que l’on va proposer au patient. Toujours dans le cadre du cancer du sein, la surveillance sera adaptée au risque retrouvé, à raison d’une mammographie, d’échographie ou même d’une IRM en plus. Une chirurgie préventive sera parfois proposée en cas de risque élevé. Pour un cancer de la peau, ce sera bien évidemment la protection solaire mais surtout une consultation annuelle chez un dermatologue. Ou encore une ablation du côlon en cas de polypose colique familiale. 

L’onco-génétique a le vent en poupe : ‘parallèlement à une meilleure connaissance du génome, on constate une l’élévation du nombre de consultations et du nombre de tests réalisés’, constate la spécialiste en génétique. Entre 2002 et 2012, le nombre des consultations a été multiplié par 6. Le maillage sur tout le territoire français s’étoffe, même si elles restent encore essentiellement proposées dans certaines grandes villes. 

Ainsi un nouveau métier a-t-il vu le jour, celui de conseiller en génétique, accessible aux étudiants en génétique ou en psychologie après un master de conseil génétique.  Un métier qui bénéficiera d’avancées majeures dans la compréhension des mécanismes tumoraux et la mise au point de tests plus sophistiqués, avec toujours le même objectif : améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer.

Semaine de l'endométriose

Rédigé le 04/03/2013 / 2

C’est la semaine de l’endométriose, une maladie qui concerne 1 femme sur 20 à 1 sur 10 d'après Endofrance L’occasion de mettre en lumière le retentissement sur la sexualité de cette maladie qui touche des femmes jeunes.

 

L’endométriose est une maladie dont l’origine est inconnue et dont le symptôme phare est la douleur, souvent durant les rapports sexuels. Son appréhension entraîne une absence de lubrification qui majore la souffrance. Une douleur qui entache la sexualité, dénuée de spontanéité et de plaisir, et qui perturbe l’intimité du couple.

Corolaire de la sexualité, la conception est elle aussi souvent perturbée par la maladie. On estime que 30 à 40% des femmes pourraient ne pas pouvoir avoir d’enfant, donnant à la procréation médicale assistée une place de choix. Une donnée qui complique également la sexualité, comme si la douleur ne suffisait pas…

Anxiété, baisse de l’estime de soi, relation de couple parasitée, qualité de vie fortement bouleversée sont les conséquences logiques de cette sexualité mise à mal.

Communiquer envers et contre tout

Comment avoir envie d’aller vers son amoureux en sachant que la douleur sera au bout de cette caresse ou de ce baiser ? Comment faire comprendre à l’autre ce que l’on vit, ce que l’on ressent ?

La communication est essentielle au sein du couple, d’autant plus que la douleur ne se voit pas. Le partenaire ne peut comprendre ce que l’autre traverse qu’à condition de lui parler. Qu’il soit présent lors de consultation auprès du gynécologue offre aussi la possibilité de réaliser qu’il s’agit bien d’une maladie, que la douleur est réelle. C’est aussi l’occasion pour lui de soutenir celle qu’il aime.

Des traitements à double tranchant

Les traitements donnés contre l’endométriose peuvent avoir un impact négatif sur la libido et sur la lubrification. C’est le serpent qui se mord la queue…

Le traitement chirurgical semble efficace sur les douleurs durant les rapports mais la composante psychologique qui résulte des douleurs est également à prendre en charge par un psychologue ou un sexologue.

Ne pas faire de croix sur l’amour

Consulter un sexologue est une alternative pour améliorer sa sexualité et instaurer un dialogue constructif.

Inventer une sexualité qui ne se résume pas à la pénétration crée un autre moyen de se donner du plaisir et de se réconcilier avec la sexualité. S’embrasser, se masser, se masturber mutuellement ou encore faire une fellation ou un cunnilingus sont d’autres moyens d’accéder au plaisir.

De plus, certaines positions, notamment celles qui n’entraînent pas de pénétration profonde, ne provoquent pas de douleur. Cela vaut le coup de varier les positions pour en trouver une moins douloureuse. Le soutien du sexologue ou psycho-sexologue sera parfois nécessaire pour accepter cette nouvelle donne.

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