1. / Blogs
  2. / 100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

Paralysie du sommeil : un cauchemar éveillé !

Rédigé le 30/11/2012 / 0

Vous endormir tranquillement et vous réveiller paralysé…, un cauchemar ? Une réalité pour les personnes touchées par la paralysie du sommeil, un trouble du sommeil sans gravité mais terriblement angoissant.

La paralysie du sommeil se manifeste à l’endormissement ou au réveil, lors d’un réveil en sommeil paradoxal. Le corps reste paralysé, en état d’atonie musclaire (normal durant le sommeil paradoxal) tandis que la personne est éveillée. Ce serait dû à l’inhibition de certains neurones moteurs, situés au niveau du pont, une région du tronc cérébral. Ils inhibent l’activité musculaire alors que la conscience se situe entre le sommeil paradoxal et l’éveil.

Résultat, la personne a l’impression d’être bloquée dans son corps, incapable de faire le moindre mouvement. Des hallucinations visuelles et sonores peuvent survenir. L’angoisse est alors à son paroxysme Et la paralysie peut durer quelques minutes.

L’absence de traitement implique de garder son calme, afin de vivre « le moins péniblement » ce phénomène. En focalisant son attention sur la respiration (une technique de relaxation de base), on diminue sa peur et les sensations désagréables qui accompagnent la paralysie du sommeil.

Une bonne hygiène de vie semble est importante car certains facteurs semblent favoriser la paralysie du sommeil : dormir sur le dos, avoir des horaires de lever et de coucher irréguliers, sbir un stress important,

Enfin, ce trouble est plus fréquent chez les personnes souffrant de narcolepsie. Une consultation auprès d’un médecin est recommandée en cas de symptôme associé, comme la somnolence diurne.

La mindfulness en 3 questions

Rédigé le 26/11/2012 / 0

Mindfulness se traduit par « pleine conscience ». C’est une façon de vivre l’instant présent pleinement et de se recentrer sur soi-même. Une pratique en plein essor à l’époque actuelle, où stress, difficulté à lâcher prise mais aussi douleurs chroniques sont fréquentes. Et un moyen naturel d’apprivoiser ses problèmes. Découverte en 3 questions…

 

Qu’est-ce c’est ? 

Nous courrons à droite à gauche, entre un métier exigeant, des taches domestiques contraignantes, une famille dont on n’arrive pas à profiter, etc. La sensation de ne faire qu’à moitié les choses souvent en pilotage automatique est donc fréquente. La pleine conscience

Cette méthode est idéale pour tous ceux qui veulent apprendre à « être » et non plus à faire, indique la 4ème de couverture du livre « Manuel de Mindfulness », de Laurence Bibas, aux Editions Eyrolles. Et cela résume bien la philosophie de la Mindfulness : grâce à des exercices simples comme déguster un grain de raisin ou se concentrer sur sa respiration, mais également à la méditation, la pleine conscience nous apprend à « être » ici et maintenant. Elle nous permet de nous reconnecter avec nos sensations, nos émotions, mais aussi à savourer pleinement ces petits riens qui font le charme de la vie.


A quoi sert-elle ?

La mindfulness a émergé avec le MBSR, ou Mindfulness based stress reduction, ou réduction du stress par la pleine conscience. Cette méthode a étémise au point par Jon Kabat-Zinn aux Etats-Unis. Elle consiste à réduire le stress provoqué par la maladie, les douleurs chroniques ou les traitements pénibles. Et en améliorant la qualité de vie des patients, elle a prouvé son efficacité.

Les stressés, les anxieux, ceux qui ont du mal à lâcher prise ou à se concentrer y trouveront un havre de paix. Car les tentatives de diminuer le stress ou les pensées parasites les accentue bien au contraire. La pleine conscience offre donc le moyen de les observer simplement et de mieux les accepter.

Ceux qui subissent une exigence de performance peuvent aussi y trouver un moyen de prendre du recul et se sentir mieux. La pleine conscience est de plus en plus utilisée dans les troubles du comportement alimentaire, comme la boulimie ou l’anorexie, mais aussi dans les addictions. Elle permet aux patients d’apprendre à cohabiter avec leurs envies de manger, de fumer, de prendre de la cocaïne,… et à y répondre non pas par la consommation d’une substance qui leur fait du mal, mais par un comportement plus adapté comme la relaxation par exemple.

 

Comment la pratiquer ?

- En groupe : pendant 2 mois, à raison de 8 séances de 2h30 par semaine (la 1ère et dernière séances étaient plus longues).

- Seul, avec un livre ou un CD, comme celui de Laurence Bibas. Le livre « Méditer », de Jon Kabat-Zin aux éditions Les Arènes, offre un bon apprentissage de la méditation en pleine conscience, avec la voix charmante de Bernard Gireaueau   guidant les méditations en prime. Autre livre intéressant, celui du Dr Christophe André, « Méditer jour après jour », aux éditions L’Iconoclaste.

Une journée pour l'herpès génital

Rédigé le 20/11/2012 / 1

Le 21 novembre met à la Une l'herpès. Une affection encore mal connue des patients, souvent stigmatisée en ce qui concerne la forme génitale. Le point sur une IST douloureuse…

 2 formes, 2 souches

L'herpès est provoqué par un virus, l'Herpes Simplex Virus ou HSV. Une fois contracté, le virus reste endormi dans les ganglions nerveux et se réactive à l'occasion de fatigue, de stress, de soleil pour la forme labiale, de baisse des défenses immunitaires, des règles,... L'herpès est donc une maladie chronique, qui évolue par crise.

Deux types du virus de l'herpès provoquent soit l'herpès buccal (essentiellement le HSV 1) soit l'herpès génital (HSV2). Le premier est responsable de 95% des herpès labiaux, connu sous le nom de bouton de fièvre, mais aussi certains herpès de l'œil ou neurologiques. HSV2 est responsable de la majeure partie des formes génitales mais aussi de 5% des formes labiales.

 

Ca gratte et ça brûle !

Sans gravité chez les personnes en bonne santé, l'infection peut être dangereuse chez les femmes enceintes, les nourrissons ou en cas de déficit immunitaire. 

L'herpès génital se manifeste après le 1er contact avec le virus par une primo-infection, sans symptômes ou provoquant des de lésions douloureuses, remplies de liquide, les vésicules. Cela s'accompagne de fatigue et de fièvre.

Ensuite les récidives se présentent sous la même forme, avec des vésicules qui disparaissent en moyenne entre 7 et 10 jours. Leurs fréquence est très variable d'une personne à l'autre.

Mais l'infection n'est simplement douloureuse, elle est fatigante et elle a un fort impact sur la qualité de vie sexuelle. Allez annoncer à un nouveau partenaire que vous avez de l'herpès… A vous les regards suspicieux ! Et si vous êtes en couple depuis longtemps, l'herpès génital ne signifie pas forcément infidélité puisque le virus peut rester dans le corps sans se manifester. C'est peut-être un précédent partenaire qui est en cause.

 

Comment ça s'attrape ?

L'herpès génital est une IST, il se transmet donc par les rapports sexuels vaginaux ou anaux. La fellation et le cunilingus ne sont pas sans

risque. Et si vous avez un herpès sur la lèvre, vous pouvez transmettre la maladie au niveau génital (20 à 40% des herpès génitaux sont dus au virus HSV1).

Les statistiques montrent l'existence de facteurs de risques : un nombre accru de partenaires sexuels (avec plus de 10, vous avez une "chance" sur 2 de contracter la maladie), les antécédents d'infection sexuellement transmissible, le fait d'être une femme, de ne pas être blanc, le vieillissement, un statut socio-économique bas.

 Attention, on a découvert que certaines poussées ne présentent pas de symptômes. En d'autres termes, vous pouvez être tout à fait être contagieux, même sans symptôme.

Dans tous les cas, le risque de contamination de votre partenaire est bien réel mais il dépend de la virulence du virus et de sa "réceptivité.

Le préservatif diminue donc les risques de transmission de manière importante.

 

Un traitement efficace

Les crises sont traitées par de l'aciclovir, du famciclovir ou du valacoclovir par comprimé. Ce type de traitement est adapté si vous avez des crises peu souvent, qu'il y a des signes annonciateurs clairs (comme des picotements, une sensibilité, des démangeaisons) et si la qualité de vie sexuelle voire sociale n'est pas trop perturbée. Administré dès les premiers signes, le traitement diminue la gravité et la durée des symptômes.

 En revanche, pour ceux qui présentent plus de 6 crises par an (ou moins, de 6 avec des complication), ou si le retentissement social et sexuel est important, on recommande un traitement "suppressif" afin de diminuer le nombre de crises mais aussi les risques de transmission au partenaire ou au nouveau-né lors de l'accouchement.

 Si vous avez un herpès génital et un nouveau partenaire ou des partenaires multiples, vous pouvez également bénéficier de ce traitement suppressif. Et ouvrez le dialogue avec votre amant ou amante, la probabilité de lui transmettre l'infection baisse de 50% si vous prenez ce traitement, que vous adoptez le préservatif et que vous recevez des conseils concernant des pratiques sexuelles sûres.

 

Si vous n'êtes pas touchés par l'herpès génital, n'oubliez pas le préservatif en cas de nouveau partenaire (après, c'est à vous de voir, en accord avec lui ou elle).

Si vous avez de l'herpès, ne culpabilisez pas et dédramatisez : il est loin le temps où l'on avait un seul partenaire (son mari ou sa femme)… L'herpès fait partie des "choses qui arrivent" et concentrez-vous sur le présent et l'avenir, soignez-vous et agissez de manière responsable pour ne pas transmettre cette infection.

Orgasme féminin : bientôt un médicament ?

Rédigé le 14/11/2012 / 0

Tout le web est en effervescence. Quoi ? Un nouveau médicament pour la baisse de libido féminine serait testé ? Mais où ? Et surtout quand sera disponible cette panacée ? Des réponses, histoire de quitter le 7ème ciel offert par ce médicament et de redescendre sur terre…

 

De quoi s’agit-il ?

Tefina est un spray nasal qui promet d’augmenter l l’afflux de sang dans les organes génitaux et d’accéder à l’orgasme, du pain béni pour les 33% de femmes qui auraient du mal à l’atteindre ou qui souffrent d’anorgasmie.…Tout cela grâce à de la testostérone concentrée. Attention, sur la plupart des sites, vous lirez qu’il agit sur le désir. D'après le site du laboratoire, ill est destiné aux femmes souffrant d’anorgasmie.

Il est à utiliser 2 heures avant le rapport et ses effets dureraient jusquà 6 heures.

Ce spray ne présenterait pas les inconvénients liés à un androgène, tels que l’acné, l’accentuation de la pilosité ou un voix plus grave. Il s’adresse à des femmes en activité sexuelle, et plus particulièrement à celles en période de préménopause.

Tous les laboratoires rêvent de découvrir cette molécule magique, qui leur assurerait des bénéfices incroyables puisque le sexe, et surtout ses déficiences, représentent un commerce juteux.

Tefina n’en est qu’à la phase 2, 240 femmes anorgasmiques sont enrôlées afin de le tester d’ici la fin de l’année, incluant des femmes en préménopause puisque la ménopause altère fréquemment la qualité de l'orgasme.

 

Anorgasmie, les remèdes actuellement

A l’heure actuelle, faute de médicament, on s’attache à trouver l’origine de la difficulté ou de l’impossibilité à atteindre l’orgasme. Elle peut être primaire (l’orgasme n’a jamais été connu) ou secondaire (après une période où l’orgasme est présent, il est difficile ou impossible à obtenir).

Est-elle organique, provoquée par une maladie (anomalies thyroïdiennes, adénome hypophysaire, ce qui est rarement le cas ? Par des douleurs durant la pénétration, un vaginisme, un manque d'intérêt sexuel ? Ou est-ce lié au contexte (la fatigue, le stress, un conflit avec son amoureux, un accouchement, les enfants, la liste est longue…) ? L’absence de lâcher prise est souvent mise en cause.

 Dans les 2 cas, l'anorgasmie a un retentissement conséquent sur la qualité de la sexualité et sur le bien-être tout simplement. 

On propose donc des psychothérapies ou des thérapies avec un sexologue, afin de mieux comprendre les raisons de cette difficulté. L’apprentissage de la relaxation est essentiel à une sexualité épanouie, afin de savoir déconnecter et s’abandonner au plaisir.

Il n’empêche qu’une aide médicamenteuse, permettant de donner un coup de pouce serait la bienvenue.

 Alors, coup marketing ou médicament efficace ? Patience… quelques années seront nécessaires avant d’obtenir une réponse.

 

Douleurs chroniques : quoi de neuf ?

Rédigé le 05/11/2012 / 3

Alors que 20% des adultes disent souffrir de douleurs chroniques modérées à sévères, la Ministre de la Santé relance le débat de la prise en charge de la douleur. Elle souhaite privilégier la piste d’un parcours de soin spécifique à la création d’un 4ème plan Douleur. Vers qui vous tourner si vous souffrez ? Réponses.

 

Douleur nociceptive versus douleur neuropathique

On parle de douleur chronique lorsqu’elle dure plus de 3 mois. Il existe différents types de douleur : elle peut être nociceptive (l’organisme subit une agression et réagit en conséquence), comme dans l’arthrose, ou neuropathique, provoquée par la lésion d’un nerf. La douleur peut également être d'origine psychologique, mais ce diagnostic nécessite l'élimination des causes médicales avant d'être posé.

La douleur nociceptive se traite grâce aux antalgiques. L’OMS les répartie en 3 catégories appelées palier. Le premier palier traite les douleurs légères à modérées et il comporte le paracétamol, l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Le deuxième s’adresse aux douleurs modérées à sévères, la codéine, le tramadol ou encore la bupénorphine en font partie. Enfin le palier 3 comporte la morphine et les opioïdes forts.

La douleur neuropathique se traite quant à elle avec  certains anti-épileptiques, anti-dépresseurs ou neuroleptiques.

D'autres moyens efficaces. Beaucoup d’autres techniques peuvent soulager les douleurs chroniques, soit physiques avec la kinésithérapie, les massages, application de froid, de chaud, balnéothérapie ou chirurgicaux via l’implantation de matériel de stimulation par exemple ou les traitements faisant appel à un agent anesthésique (xylocaïne). La neurostimulation soulage également la douleur, grâce à un courant électrique (TENS ou neurostimulateur externe) appliqué localement sur la zone douloureuse.

L’hypnose et la sophrologie ont  une place essentielle dans la prise en charge des douleurs chroniques.

C’est souvent une association de médicaments et de moyens physiques, psychologiques ou chriurgicaux qui se révèle le plus efficace.

 

Vers qui se tourner ?

Le médecin généraliste reste l’interlocuteur de référence, il permet d’identifier la douleur et de mettre en place un traitement. Son rôle est également d’adresser son patient à une structure spécialisée dans la douleur chronique, en cas d’échec thérapeutique.

Il peut s’agir de consultation de la douleur, au sein d’un établissement de santé, qui regroupe médecins, infirmiers, psychologues, ayant tous reçu une formation spécifique. Autre possibilité, un centre spécialisé qui offre une prise en charge multidisciplinaire, par des médecins, infirmiers, psychiatres, psychologues, hypnothérapeute, etc. 

Retrouvez ici les différentes structures en France. Sachez toutefois qu’elles ne sont pas accessibles spontanément, un médecin doit vous y adresser.