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100% psycho-sexo

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Sexe et crise : aïe aïe aïe !

Rédigé le 22/10/2012 / 1

Crise, libido et érection entretiendraient des relations conflictuelles. Baisse de désir, érection en berne,... quand la crise passe sous la couette, elle met à mal la sexualité. 

D'après une étude réalisée par un laboratoire, crise et libido ne font pas bon ménage... 1 Français sur 10 estime que le contexte économique morose influence négativement leur envie de faire l'amour. Point positif, on s'en sort bien (cocorico) car c'est 3 Espagnols et 2 Italiens sur 10 qui fournissent également cette réponse...

Parmi les personnes témoignant d'un impact négatif de la crise sur leur libido, 7 hommes sur 10 souhaiteraient que leur érection soit plus dure. Autre constat, les hommes présentant des troubles de l'érection seraient davantage affectés par la crise économique que les autres. Les femmes seraient les plus impactées, leur libido étant plus élevée lorsqu'elles sont dans un cocon émotionnel.

Hommes et femmes sont plus nombreux à souhaiter améliorer leur vie sexuelle (84% contre 59% des personnes pas inquiétées par la situation économique). Ils se sentent plus concernés par les disputes avec leur partenaire, ils ont une faible estime de soi et se sentent tristes devant leur vie sexuelle insatisfaisante. Pourquoi ne font-ils pas plus souvent l'amour ? La fatigue est invoquée par 37% des hommes et le stress par 34%...

 

Zen et sexuellement épanoui

Qui dit sexualité heureuse, dit détente et temps passé avec le partenaire simplement, sereinement. Sans penser à autre chose que le désir et le plaisir à venir... C'est un état d'esprit particulier, qui ne s'encombre pas de préoccupations essentielles. Or c'est difficile de lâcher prise lorsque l'on est plongé dans des considérations financières, économiques ou par l'avenir du monde !

La bagatelle est une chose sérieuse... mais elle demande de la légèreté, du temps passé avec la personne désirée, un esprit qui n'est pas parasité par le stress d'un dossier à rendre, un loyer à payer ou un emploi menacé,...

Comment arriver à se relaxer et à "lâcher prise", pour reprendre le terme consacré dans ce contexte ? Seul un travail sur sa manière d'être, de gérer le stress et les difficultés peut changer les choses. Avec un psychothérapeute ou tout seul, mais n'attenez pas que la crise finisse... Mettez-vous à la relaxation, la sophrologie ou l'hypnose. Faites du yoga ou de la méditation. Respirez par le ventre et détendez-vous... Libérez-vous des sujets qui vous préoccupent en en parlant le matin ou l'après-midi. Prévoyez une ambiance propice à l'amour, en abordant des sujets légers le soir (et en réservant les plus graves au matin ou à l'après-midi), en prenant un bain, avec des bougies ou en vous massant.

La sexualité est un excellent moyen de vous relaxer, elle fait sécréter de la dopamine et des endorphines qui sont les hormones du plaisir. Malgré la fatigue (on ne vous demande pas d'enchaîner les positions acrobatiques) et en dépit du stress... Alors faites l'amour, c'est un vrai shoot anti-crise !

Les Français, toujours peu adeptes du lavage de mains

Rédigé le 16/10/2012 / 2

 C'est la journée mondiale du lavage des mains. Un thème qui peut sembler étrange mais qui reste le moyen le plus efficace et le moins onéreux pour lutter contre rhume, grippe, gastro-entérites, et tutti quanti.

 Les Français un peu "cracras" ?

D'après une enquête BVA, 55% des Français ne se lavent pas les mains en sortant des transports en commun…

12,5% ne le font pas en sortant des toilettes.

Tout comme 20% en passant à table.

Or les mains fourmillent de germes. Vous vous grattez le nez ou portez votre main à la bouche et hop; le virus se retrouve dans le tube digestif. Résultat : une bonne grippe ou une diarrhée… Votre œil vous gratte ? Zou, un germe dans l'œil et potentiellement une conjonctivite.

Un lavage efficace, mode d'emploi

Initialement créée pour  les enfants et l'école, la journée du lavage des mains s'est étendue à tous les âges et dans le monde entier. A condition d'utiliser du savon et de respecter certaines règles.

Humidifiez les mains, savonnez bien (y compris les espaces entre les doigts), jusqu'à faire mousser le savon, frottez les ongles contre la paume des mains. Rincez abondamment et séchez vos mains à l'aide de papier à usage unique (idéalement) en tamponnant.

Pour les solutions hydro-alcoliques, prenez le temps de bien frotter les mains l'une contre l'autre, comme lors d'un lavage traditionnel à l'eau.

Avec ces techniques, les microbes resteront loin de vous, j'en mets ma main au feu…

Les génériques toujours boudés

Rédigé le 10/10/2012 / 0

Les génériques ne sont toujours pas acceptés par les Français. Quelles raisons expliquent cette méfiance ? Dans quel cas est-elle justifiée ? Le point.

 

Rappel

Lorsqu'un principe actif est découvert, un brevet de 20 ans est déposé (10 ans de tests et démarches administratives et 10 ans de commercialisation). Le principe actif tombe alors dans le domaine public et d'autres laboratoires peuvent le commercialiser, sous la forme d'un générique.

Il s'agit donc du même principe actif que le médicament d'origine appelé princeps, auquel s'ajoutent des excipients afin de favoriser l'assimilation de la substance. Les génériques ne spnt donc pas des copies conformes. Mais soyons clair, l'allergie à un excipient a donc lieu qu'il s'agisse d'un médicament d'origine ou d'un générique.

Les 2 médicaments doivent avoir le même effet biochimique dans l'organisme dans le même laps de temps, ce qui est mesuré grâce à leur courbe d'absorption et d'action. C'est ce que l'on appelle la bioéquivalence. Posologie, poids, épaisseur, dureté, taux de dissolution, chaque médicament est contrôlé tout comme l'usine qui le fabrique. Qu'il soit produit en France ou en Chine...

Les Français réfractaires

Les génériques sont-ils économiques ? En théorie, leur prix est censé être inférieur de 60% car il ne comprend que le coût de fabrication puisque le coût des recherches est déjà pris en charge par le laboratoire qui a trouvé le princeps.

En France, il est plus élevé que dans les autres pays car c'est l'état français qui en fixe le prix (à 15 centimes en moyenne) alors qu'ailleurs, on fait jouer la concurrence, ce qui permet à l'Allemagne d'obtenir un prix de 12 ct, à l'Espagne de 10 et au Royaume-Uni de 7 seulement.... Résultat, 1 Allemand sur 2 en consomme alors que la proportion chute à 1 sur 4 seulement en France. Cherchez l'erreur ! L'Assurance-maladie a décidé en conséquent de sanctionner les assurés qui refusaient les  génériques : depuis juin 2012, elle n'avance plus le tiers payant (la part qu'elle prend habituellement en charge sur présentation de la Carte Vitale). La transmission électronique n'est plus effectuée, aux assurés réfractaires de poster la feuille de soins afin d'être remboursé. En 2011, les génériques ont permis une économie de 1,3 milliard d'euros (source : site de l'Assurance-Maladie,  Ameli.fr).

Mais les Français sont aussi plus méfiants que les autres et doutent de leur efficacité. Et l'Académie de médecine a jeté un pavé dans la mare dans son rapport en date de février 2012. Elle remet en question l'efficacité de certains génériques, du fait des excipients pouvant être différents entre le médicament d'origine et le générique.

De plus la bioéquivalence ne garantit pas la même efficace pour certains médicaments : c'est le cas des médicaments qui ont une marge thérapeutique étroite (à savoir qui nécessite une concentration dans le sang constante), comme les antiépileptiques, les anticoagulants, les hypoglycémiants. Les antiépileptiques avaient créé une polémique, médecins craignant l'apparition de crises d'épilepsie en cas de substitution par un générique. A priori, si l'épilepsie est stable avec le traitement actuel, il n'y a aucune raison de changer de marque. Et c'est encore plus risqué si elle est déséquilibrée.

Mais pour les médicaments qui n'ont pas une marge thérapeutique large, il n'y a aucune raison de ne pas succomber ! Les génériques sont aussi efficaces et les économies réalisées rendent ce choix civique responsable. A bon entendeur salut...

Cancer du sein : le point sur le dépistage

Rédigé le 01/10/2012 / 1

Le mois d'octobre est rose, dédié depuis quelques années au cancer du sein. Il fait la promotion du dépistage organisé. Un dépistage de plus en plus décrié... Quelles en sont les modalités ? Pourquoi est-il critiqué ? Quelques réponses.

Historique rose

Le Ruban Rose, symbole de la campagne annuelle américaine, fête ses 20 ans et c’est la 19ème campagne « Le cancer du sein, parlons-en ! ». C’est grâce à Evelyn Lauder que ce ruban et surtout cette couleur sont devenus les symboles du cancer du sein. La marque cosmétique éponyme s’associe à des chercheurs et un groupe de presse pour promouvoir les recherches sur ce thème. Et tenter de teinter de glamour une maladie qui met à mal la féminité des patientes. Depuis 8 ans, le Ministère de la Santé et l’institut national du cancer participent à Octobre rose, ce mois qui fait la promotion du dépistage organisé.

Le cancer du sein en chiffres 

1 femme sur 8 sera un jour confrontée au cancer du sein.

53 000 femmes ont appris l’année dernière qu’elles étaient concernées.

Pourtant seulement 1 femme sur 3 ne se fait pas dépistée ou pas régulièrement.

Et la mortalité baisse, excepté chez les plus de 85 ans, à la fois grâce à l’amélioration des traitements et au dépistage organisé. Petit rappel sur ce dernier : il est destiné aux femmes de 50 à 74 ans, ne présentant pas de symptôme apparent et n'ayant pas d'antécédent de cancer du sein. Il est réalisé tous les 2 et une double lecture par  des radiologues spécialement formés garantit son efficacité : ce dépistage réduirait de 10 à 30% la mortalité de cancer. Et  détecterait 8% de cancers qui seraient sinon passés inaperçus.

Le dépistage remis en question

Vous avez peut-être entendu des voix s'élever contre le dépistage.  Certains médecins lui reprochent de dépister des cancers qui n'auraient pas évolué et d'entraîner des traitements lourds et invasifs. L'UFC Que choisir "tire la sonnette d'alarme garantir le droit des femmes de choisir librement et de manière éclairée de se faire ou non dépister." Il reproche à la France l'information axée uniquement sur des bénéfices surévalués, sans mentionner les risques.  Autre argument, le fait que les médecins soient financièrement  intéressés : 245 euros si 80 % de ses patientes âgées de 50 à 74 ans participent au dépistage. 

La ministre de la Santé a déclaré qu'une réflexion était en cours et a insisté sur la liberté de choix des femmes tout en indiquant que la pertinence du dépistage n'était pas remise en cause.

Alors que faire ? Parler avec son médecin traitant et son gynécologue des bénéfices et des risques du dépistage ainsi que de faire le point sur vos facteurs de risque.

N'oubliez pas le rendez-vous annuel chez votre gynécologue et soyez vigilante entre 2 mammographies à certains signes : une boule dans le sein, un ganglion sous l'aisselle, un écoulement par le mamelon, une rougeur ou un aspect de peau d'orange, un changement du galbe de votre sein,... Direction votre médecin rapidement.

PS : l'institut Curie propose une webradio, Webradio Curie, destinée à l'information sur le cancer du sein. En ligne du 1er au 31 octobre.