1. / Blogs
  2. / 100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

DMLA : faites le point

Rédigé le 27/09/2012 / 0

« Détectez-vous », c’est le cri d’alerte de France rétina. L’association pousse chaque Français au dépistage de la DMLA, dégénérescence maculaire liée à l’âge, qui concerne 1 million de Français et représente la 1ère cause de handicap visuel chez les plus de 50 ans.

La DMLA correspond à un vieillissement trop rapide de la macula, la partie de la rétine qui assure la vision centrale. Le plus souvent, elle touche un seul oeil au début et comme l’autre oeil compense, le diagnostic est souvent fait tardivement. D’autant plus que les consultations de contrôle sont trop souvent négligées, notamment après 50 ans ou trop onéreuses

La semaine internationale de la DMLA, qui a lieu du 24 au 30 septembre, met l’accent sur le dépistage en promouvant la grille d’Amsler. Fixez cette grille à une distance de lecture raisonnable. Si les lignes droites vous apparaissent déformées ou brisées, si elles s’interrompent ou qu’une partie est floue, consultez votre ophtalmologue en urgence.

Une tache centrale, des couleurs moins vives, des détails moins prononcés, des contours moins nets,... ce sont les autres signes qui peuvent vous alerter.

Ne plaisantez pas avec votre vue !

Retour sur la rage

Rédigé le 24/09/2012 / 0

Le 28 septembre 2012 a lieu la Journée Mondiale contre la  rage. Une maladie oubliée par les Français et pourtant présente chez les chauves-souris en France. Que faire en cas de morsure ? Quand se faire vacciner ? Retour sur la rage...

 La rage sévit dans 150 pays et est responsable de 55 000 décès chaque année, essentiellement en Afrique et en Asie. Soit un décès tous les 10 minutes dans le monde, selon l’OMS...

Cette maladie se transmet par des morsures d’animaux ou une égratignure, les chiens ou les chauves-souris. Le virus se transmet alors par la salive des animaux infectés. Une fièvre, des douleurs, des paresthésies (démangeaisons, brûlures, fourmillements) apparaissent au niveau de la blessure. Car le virus aime le système nerveux et va créer une inflammation du cerveau et de la moelle épinière. Deux formes existent : la forme furieuse où le malade est excité, hyperactif et une difficulté à avaler est fréquente.  L’arrêt cardiaque et respiratoire survient en quelques jours car les neurones gérant le coeur et la respiration vont être perturbés par le virus. Dans un cas sur 3, c’est une forme paralytique qui survient, plus lente, avec une paralysie progressive à partir de la morsure.

Lorsque les symptômes apparaissent (entre 1 semaine à plus d’1 an après la morsure), la rage est en général mortelle. Jenner a changé la donne grâce au vaccin : 15 millions de personnes sont vaccinées chaque année après avoir été exposées au virus. Si cette vaccination était effectuée de matière préventive dans les pays en voie de développement, des centaines de milliers de décès seraient évités... Mais la rage touche des populations vulnérables, dans des pays défavorisés et elle est donc négligée.

 

Et en France ?

En France, ce sont les chauves-souris, les vecteurs de la rage. La mortalité reste plus faible par rapport aux morsures de chien (prépondérantes dans le monde tandis qu’en Europe, c’est plutôt le renard qui transmet l’affection).  Aucun cas n’est recensé depuis 1924 et ce sont des infections transmises hors de France mais diagnostiquées en France. Près de 10 000 personnes consultent un centre antirabique chaque année et la moitié reçoit le vaccin.

 Certaines catégories professionnelles (vétérinaires, gardes-chasses, équarrisseurs, etc) sont vaccinées en prévention.

De même, en cas de séjour prolongé en zone où la rage est présente, une vaccination est recommandée, à raison de 3 doses en 1 mois. Ne ramenez jamais un animal de ces pays, notamment du Maghreb ! S’il a la rage, il l’apporterait avec lui sur le territoire français...

 

Que faire en cas de morsure ?

En cas de morsure par un animal suspect, allez aux urgences le plus vite possible. Lavez la plaie au savon de Marseille, rincez-la abondamment puis désinfectez-la  Un avis auprès d’un centre de traitement antirabique est ensuite indispensable : les urgences ou un médecin peuvent vous indiquer le plus proche. Idéalement l’animal doit être mis en observation 2 semaines (ce qui est difficile à faire s’il s’agit d’une chauve-souris ou d’un renard).

La plaie doit être le plus rapidement possible nettoyée par un professionnel, le vaccin contre le tétanos et des antibiotiques sont ensuite administrées ; une série de doses de vaccin, en général 4 à 5 injections intramusculaires en un mois, doit être administrée, ce qui évitera l’apparition des symptômes.

Une journée pour la prostate

Rédigé le 17/09/2012 / 0

20 septembre 2012. Une journée nationale consacrées au cancer de la prostate qui touche 300 000 hommes au total en France.  Quels traitements sont utilisés ? Quels critères déterminent leur choix ? Zoom.

La prostate en chiffre

20 grammes (son poids)

3 à 4 cm de large

3 à 5 cm de long

71 000 nouveaux cas de cancer chaque année

Et 8 870 décès …

 

Qu’est-ce que la prostate ?

Imaginez une châtaigne, située en avant du rectum et en arrière de la vessie. Cette glande produit, aidée des vésicules séminales, le liquide séminal qui forme avec les spermatozoïdes le sperme. Elle est traversée par l’urètre, le conduit par lequel passe l’urine et le sperme, d’où les symptômes urinaires en cas d’adénome, de cancer ou d’infection.

La journée

Des réunions d’information se tiendront dans toute la France (voir le programme). Un site urofrance.fr proposera des animations et des explications détaillées, ainsi que le témoignages de patients.

 

Les différents traitements

4 cancers sur 5 sont découverts à un stade peu avancé, localisé à la prostate. Le plus souvent, la tumeur évolue silencieusement puis la compression de l’urètre entraînera des signes urinaires. Que l’on attribue souvent à l’âge ! Alors consultez au moindre doute…

Grâce à la biopsie, la tumeur est analysée et détermine l’extension ou non aux ganglions et à d’autres organes, c’est ce que l’on appelle le stade TNM (soit Tumor pour tumeur, Nod pour ganglion, M pour métastase). Le score de Gleason mesure quant à lui l’agressivité des cellules cancéreuses, il est côté sur 10 (plus il est élevé, plus la tumeur est agressive). La valeur du PSA est également prise en compte et suivant ces différents paramètres, le traitement est adapté au patient. D’autres  comme la taille de la prostate qui contre-indique la radiothérapie et la curiethérapie, l’âge du patient, son état de santé

La chirurgie, appelée prostatectomie radicale retire la prostate et les vésicules séminales. C’est le traitement de référence pour les cancers localisés chez les hommes de moins de 65 ans. Ses limites ? Le risque de troubles sexuels et parfois urinaires.

La curithérapie consiste en la mise en place de grains d’iode radioactif dans la prostate afin de détruire les cellules cancéreuses. Des effets secondaires inflammatoires peuvent se manifester.

La radiothérapie externe est proposée en cas de cancers localisés, aux hommes de plus de 70 ans ou s’il existe une contre-indication à l’opération. Il est possible de souffrir, comme pour la curiethérapie, d’effets inflammatoires de la vessie, du rectum, de diarrhées, de troubles sexuels.

L’hormonothérapie a pour but de supprimer l’action de la testostérone, soit de manière médicamenteuse soit chirurgicale (via une ablation des testicules).Elle est administrée en supplément du traitement pour les cancers avancés, afin de faire régresser l’extension de la tumeur. Il est aussi possible de la proposer aux patients qui ont une forme peu agressive,  sans métastase.

Les ultrasons sont réservés aux tumeurs peu agressives ou aux récidives localisées. Ils sont administrés par voie rectale. Il n’y a pas assez de recul pour comparer les résultats aux autres techniques.

La chimiothérapie peut être utilisée contre les cancers métastatiques lorsque l’hormonothérapie ne fonctionne pas.

 Retrouvez des fiches sur chaque traitement sur le site urofrance.fr

Tous ces traitements ne vont pas sans effets secondaires : des troubles sexuels, à type de difficultés d’érection ou absence d’éjaculation (c’est l’orgasme sec, la sensation de plaisir est conservée mais sans éjaculer), éjaculation rétrograde lorsque le sperme se mêle à l’urine, après la chirurgie ou l’irradiation, ou encore baisse de libido après l’hormonothérapie ; des troubles urinaires (1 patient sur 10 garde une incontinence après un an) ; des fractures suite à l’hormonothérapie.

Mais de réels progrès ont entouré la prise en charge de ce cancer ces dernières années : les traitements font reculer la mortalité et de nouveaux sont à l’étude. De quoi redonner espoir à tous les hommes concernés et à leurs proches...

SOS recherche : donnez votre cerveau

Rédigé le 12/09/2012 / 2

L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière recherche des cerveaux. Des cerveaux de patients souffrant de sclérose en plaques, la maladie d’Alzheimer, de Parkinson ou d’Ataxie Cérébelleuse, mais aussi des cerveaux sains, afin de comparer les tissus. Le but ? Une plongée in vitro dans ce monde mystérieux que reste le cerveau…

Les raisons

20 milliards de neurones, 1 000 milliards de synapses (les connexions entre neurones)… on mesure alors la complexité d’un cerveau et la limitation de la biopsie aux circonstances exceptionnelles comme les cancers.

Seul le don de cerveau offre alors aux chercheurs la possibilité de mieux comprendre les maladies neuro-dégénératives, leurs mécanismes, leurs causes. C'est le défi que s'est lancée l'équipe du GIE Neuro-CEB.

Un prélèvement réalisé postmortem permet d’analyser les lésions cérébrales, leur nombre, leur composition, de peut-être trouver un marqueur qui faciliterait le suivi de la maladie ou encore d’étudier d’autres possibilités thérapeutiques. Car si d’immenses progrès ont été réalisés dans la compréhension de ces maladies, la recherche se heurte toujours à l’impossibilité de les guérir.

Les échantillons seront regroupés au sein d’une banque, Neuro-CEB (Collection d’Echantillons Biologiques), localisée pour le moment dans l’hôpital parisien.

Les modalités

Il convient de contacter la coordinatrice, Marie-Claire Artaud-Botté afin qu’elle leur envoie un formulaire d’autorisation de prélèvement post mortem. Une fois rempli et renvoyé, le donneur reçoit sa carte ainsi que le dossier complet. Il est enregistré informatiquement.

Le jour du décès, les proches contactent la coordinatrice, qui organise alors le transport et le prélèvement devant avoir lieu dans les 48 heures qui la suivent. Le corps est alors emmené vers le centre de prélèvement le plus proche, le prélèvement est effectué et le corps est alors rendu aux proches. Une moitié du prélèvement est analysée par le neuropathologiste et l’autre moitié est échantillonnée, congelée, et adressée à l’unité de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière.

 

Réfléchissez et  dépassez les tabous qui entourent le don de cerveau : un échantillon peut alimenter 10 ans de recherche !

Pour toute information :
Marie-Claire Artaud, GIE Neuro-CEB
Plateforme de Ressources Biologiques, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière
47 Boulevard de l’Hôpital, 75651 Paris Cedex 13.

Par téléphone : 0 800 531 523 / 01 42 17 74 19
marie-claire.artaud@neuroceb.org

Le syndrome du retour de vacances

Rédigé le 05/09/2012 / 0

 Ce syndrome toucherait un adulte sur 3. Non, ce n’est pas un poisson d’avril, cette affection bien réelle  se manifeste par une déprime une fois la grisaille, le bitume et la mauvaise humeur des Français retrouvés.

Une véritable déprime

Adieu contrée lointaine, plage, soleil, insouciance et absence de contraintes… Bonjour tristesse, et aussi fatigue, perte d’appétit, somnolence, anxiété, impression. L’intensité est variable selon les individus : si vous piquez du nez sur votre ordinateur, que vous avez envie d’envoyer balader vos collègues, vous êtes concerné !

Vous ne rêvez que d’une chose, repartir… Et si vous fractionniez davantage vos vacances ? Plutôt que de partir 4 semaines l’été, et d’angoisser à l’idée d’enchaîner 12 longs mois sous ces cieux si austères, répartissez vos congés. Et fixez votre prochaine destination dès votre retour de vacances !

Ensuite, prenez soin de vous... Si en vacances, vous adorez vous coucher tard, vous faire plaisir avec les spécialités locales ou passer des soirées bien arrosées, concoctez-vous un programme « chouchoutage ».

Des résolutions, oui, mais pour vous faire du bien !

1/ Soignez-votre sommeil en adoptant un rythme plus régulier et en privilégiant les activités calmes avant le coucher. A vous un bon bain, un bon bouquin ou une musique relaxante à la lueur des bougies… Evitez aussi les écrans (télévision, ordinateur, tablette…) avant de dormir.

2/ Optez pour une alimentation équilibrée mais satisfaisante. Faites-vous plaisir avec un éclair, un plat de frites ou des rillettes mais faites aussi le plein de vitamines avec des fruits et légumes. Privilégiez les céréales complètes (pain, riz, pâtes), n’oubliez pas les protéines avec de la viande, un poisson ou 1 œuf, plusieurs fois par semaine.

3/ N’oubliez pas de pratiquer une activité physique, le sport vous fera sécréter des endorphines au bout de 40 minutes et vous aurez l’impression de planer ! L’idéal pour progresser ? Au moins 2 séances par semaine, à raison d’1h30 à chaque fois. Choisissez de préférences un sport en plein air, vous profiterez de la luminosité ambiante. Ne négligez pas le Dieu Soleil, adulé durant l’été et indispensable à la bonne humeur. Avec une crème solaire bien évidemment !

4/Cultivez votre réseau social. Prévoyez des diners avec vos amis, des expos, des balades, du shopping ou un ciné. Vous occuper l’esprit, passer du temps avec les gens que vous aimez, en rencontrer de nouveau ou vous cultiver, cela entretiendra une bonne dynamique. Vous n’aurez même pas le temps de penser que vous étiez mieux en vacances !

5/ Pratiquez la psychologie positive ! Oui, l’optimisme, ça se travaille alors mettez-y un peu de bonne volonté. Concentrez-vous sur les évènements agréables : un sourire dans la rue,  un compliment de votre boss, un geste de tendresse de votre conjoint. Regardez des films drôles ou louez le dvd d’un comique. Entretenez cette bulle de bien-être en transmettant votre propre bonne humeur.

La vie est belle aussi, une fois de retour chez vous. Tout est une question d’état d’esprit, alors changez le vôtre ! Et les nostalgiques du mois d’août pourront se consoler avec un bel article, à la fois analyse sociologique du blues d’août et ode à un mois qui a perdu la saveur d’antan.

PS : Consultez votre médecin si les symptômes persistent…

Sponsorisé par Ligatus