1. / Blogs
  2. / 100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

100% psycho-sexo

Et vous, vous l'aimez comment ?

Rédigé le 30/04/2012 / 0


Rapide et efficace ? Des heures durant ? Au travail à la maison ? Avec votre smartphone ? Élucider l'utilisation que vous faites de  l'internet santé, c’est la mission que s’est donnée l’équipe d’épidémiologie de Nancy, en collaboration avec l’INSERM.

La première phase de l’enquête a débuté fin 2011 en recrutant des internautes depuis des sites institutionnels, la Haute Autorité de Santé, ameli-santé (le site de la sécurité sociale) et le Régime Social des Indépendants.

C’est désormais à vous de jouer puisque la 2ème phase commence et souhaite comparer les usages des sites institutionnels et des sites grand public. Vous aboutirez sur le questionnaire en cliquant ici.

Rien de très compliqué… il commence par des questions générales sur l’utilisation de sites cités plus haut mais également comme orphanet, santemagazine.fr, e-cancer,… Les raisons pour lesquelles vous consultez les sites santé sont également recherchées : parce que vous ou un proche êtes malade ? Pour trouver des informations sur un médicament ou l’acheter en ligne ? Afin de chercher des témoignages, des coordonnées de médecins ? Ou encore pour préparer une consultation chez un professionnel de santé, vérifier ce qu’il vous a dit ?

Si vous le souhaitez, vous pourrez ensuite être interviewé par téléphone à des questions plus directes sur votre propre expérience de l’Internet santé.

Les résultats seront publiés sous forme d’un rapport de recherche à l’automne, ainsi que de publications scientifiques. Je vous en tiendrai bien entendu au courant.

Maintenant, à vos claviers !

 

La faim, votre meilleure amie pour maigrir

Rédigé le 24/04/2012 / 0

 

La chasse aux régimes est ouverte ! A l’heure où ils font habituellement la Une des magazines, cette année est différente des précédentes. L’ANES* a en effet tiré la sonnette d’alarme l'année dernière et alerté l’opinion publique. Ce qui laisse une question en suspend : comment faire lorsque l’on a quelques kilos en trop ?

Adieu Dukan, Cohen, Atkins, etc

Vous rêvez de perdre du poids ? Voici ce qu'un régime peut vous apporter : diminution du capital osseux et de la masse musculaire, affaiblissement, carences alimentaires, troubles cardiaques ou encore troubles digestifs. Et c’est sans compter les conséquences psychologiques, avec l’apparition de troubles du comportement alimentaire.

Cela ne vous convainc pas ? Dernier argument, la plupart des personnes ayant suivi un régime ont repris dans l’année les kilos qu’elles avaient perdus, voire davantage. Là, je marque un point !

Faim et satiété, 2 sensations souvent oubliées

De là à vous consoler avec un pot de glace de vos formes voluptueuses, il n’y a qu’un pas… que vous ne franchirez pas forcément. Dans les sociétés occidentales, la surabondance des aliments, les plats trop riches, trop gras, trop sucrés ainsi que la sédentarisation conduisent inévitablement à une prise de poids. Nous sommes entourés de beignets, de fondants aux chocolats, de hamburgers et de frites ! L'accès est trop facile, ce qui explique en partie le surpoids. Hélas, trop souvent, nous ne mangeons plus par faim mais à cause d'émotions variées.

Votre corps sait ce dont il a besoin. Des capteurs situés au niveau de l’estomac renseignent le cerveau sur sa distension (ou non). Et le pancréas évalue le niveau de sucre dans le sang et donc des besoins en énergie. Le cerveau déclenche alors le processus de la faim, vous en prenez conscience avec un creux dans l’estomac, ou une soudaine baisse d’énergie expliquée par l’hypoglycémie.

Vous réconcilier avec vos sensations alimentaires reste le meilleur moyen de retrouver votre poids de forme. Si en plus vous comprenez les raisons plus intimes de votre prise de poids, c'est gagné.

Car le cerveau est un grand manipulateur… Vous pouvez avoir des pulsions, suscitées par de l’anxiété par de l'anxiété, mais vous allez les interpréter comme de la faim. Faux ! Idem pour une horloge qui affiche 13 heures, des odeurs délicieuses, la vue d’un aliment appétissant. Vous avez tout le temps faim ? Erreur… ce sont vos émotions qui vous trompent.

Mangez-vous par habitude, parce qu’il est l’heure de manger ou encore parce que vous êtes fatigué(e), stressé(e), contrarié(e) ? Vous grignotez sans faim, en regardant la télé ? Vous mangez trop lors de repas professionnels ?

Analysez avec honnêteté les raisons pour lesquelles vous avez pris du poids. Vous vous rendrez compte que vous vous êtes déconnecté(e) de votre corps.

 

Réconciliez-vous avec votre corps et avec ce que vous mangez

Premier test : le matin en vous levant, ne mangez pas par automatisme. Attendez d’avoir vraiment faim. Réitérez l’exercice et ne mangez que si vous avez faim. Pendant le repas, soyez attentif aux sensations de votre estomac, notamment de la satiété. N’attendez pas de vous sentir lourd.

Autre exercice : concentrez-vous sur vos perceptions, sur le goût des aliments, leur couleur, leur odeur. Savourez-les, dégustez-les en prenant votre temps. Mâchez lentement.

Dernier conseil, ne diabolisez pas certains aliments. Oui, vous avez le droit de manger un croissant aux amandes ou une tartiflette ! L’essentiel est de les manger parce que vous avez faim et arrêtez quand ce n’est plus le cas. De plus, si vous attendez de ressentir les sensations de faim pour le repas suivant, le tour est joué : vous avez brûlé les calories du croissant.

Alors vous n’allez pas changer votre mode d’alimentation du jour au lendemain. Vous aurez peut-être besoin de l’aide d’une diététicienne ou d’un nutritionniste. Mais en étant à l’écoute de votre corps, vous vous réconcilierez peu à peu avec lui.

*ANSES = agence nationale de sécurité sanitaire

Vaccination : la chasse aux idées reçues

Rédigé le 16/04/2012 / 3

Diabolisés ou encensés, les vaccins catalysent les peurs d’effets secondaires ou d’affaiblissement du corps. Pourtant plus de 2 millions de décès sont évités chaque année grâce aux vaccins. La semaine européenne de la vaccination a lieu du 21 au 27 avril. Le moment idéal de faire le point sur les idées reçues à propos des vaccins. 

Vrai ou faux ?

-          Les vaccins affaiblissent le corps. Faux, en reproduisant l’infection, ils stimulent les défenses immunitaires comme si l’organisme avait déjà contracté l’infection.

-          C’est inutile de vous faire vacciner contre des maladies qui n’existent plus en France. Faux. Si justement elles ne sont plus présentes dans notre pays, c’est grâce à la vaccination.

-          Les vaccins sont dangereux. Faux, ils sont soumis à un contrôle sévère avant d’être mis sur le marché. Le vaccin contre l’hépatite B n’entraîne pas de sclérose en plaques. Celui contre le ROR n’est pas responsable de l’autisme, etc. Quant au syndrome de Guillain-Barré, on en a beaucoup parlé pendant la campagne de vaccination contre la grippe A. Son incidence est de 2.8 cas pour 100 000 habitants. 2 fois sur 3, on retrouve dans les semaines précédentes une infection… comme la grippe. Au final, le risque d’avoir un Guillain-Barré après une grippe est plus élevé après une grippe qu’après une vaccination anti-grippale.  Mais ils peuvent avoir des effets secondaires, c’est vrai. Fièvre et syndrome pseudo-grippal font partie des plus fréquents après l’injection. Le bras est parfois un peu douloureux.

-          Allez jeter un coup d’œil sur le site de l’OMS qui tord le cou à quelques idées fausses…

 

Un peu d’esprit civique !

 

La notion de rapport bénéfices/risque est essentielle lorsque l’on parle de la vaccination. Qu’apporte un vaccin à une population ? La diminution voire la disparition de maladies potentiellement graves, c'est-à-dire des millions de morts ou de personnes avec des séquelles graves évités. Alors oui, il faut prendre le risque de convulsion, évalué à 1 sur 1 750 après le vaccin contre le tétanos par exemple.

Pour qu’un vaccin soit efficace, 95% de la population doivent être vaccinés. On en est parfois loin et on observe une recrudescence de rougeole, pour ne citer qu’elle.

N’oubliez pas, vous vacciner, ce n’est pas seulement vous protéger : c’est protéger les personnes les plus faibles, les personnes âgées et les enfants.

 

Et vous, vous en êtes où ?

Pour faire le point sur vos vaccinations, vous cliquez ici et c’est tout simple, vous avez juste à renseigner votre sexe, votre âge, votre état de santé. Et hop, vous avez les vaccins que vous devez faire. Ce n’est pas beau, le progrès ?

Comment aider un proche à arrêter de fumer ?

Rédigé le 10/04/2012 / 0

 

En complément de mon post de la semaine dernière, voici quelques conseils pour tous ceux qui supportent le tabagisme passif, l’odeur de tabac froid sur les vêtements, la mauvaise haleine d’un amant fumeur… Ainsi que quelques recommandations pour aider  un proche à tenir le coup une fois que la grande décision est prise !

Stimulez la prise de  décision

Ne vous faites pas d’illusion, un fumeur ne va pas arrêter pour vos beaux yeux (et s’il le fait, il aura du mal à honorer l’arrêt). C’est un cycle immuable : un fumeur est d’abord heureux de sa liaison dangereuse avec la cigarette. Il commence à se poser quelques questions, sans pour autant être capable d’y mettre un terme. Sa motivation n'est pas encore totale. Et quand il aura un déclic, il arrêtera.

Que faire jusque là ? Ah l’art de la manipulation… vous verrez qu’avec quelques remarques bien senties, vous ferez des merveilles.

Encouragez-le, énoncez-lui les bienfaits qu’il en retirera, aussi bien sur sa santé que pour ses économies,… Assurez-le de votre soutien : vous êtes là pour lui s’il a besoin de parler ou d’être rassuré. Rapportez-lui des brochures d’information. Jouez sur tous les tableaux !

 

Aidez-le à tenir

Un ex-fumeur est comme un enfant, valorisez ses efforts et complimentez-le sur l’exploit qu’il est en train d’accomplir. Dites-vous bien que la nicotine est une drogue et que lui dire adieu n’est pas simple. Tout au long du parcours du combattant qu’est le sevrage tabagique, il est bon de recevoir des compliments.

Vous êtes vous-même fumeur ? Ayez la décence de ne pas en griller une devant celui qui vient de renoncer à son vice. De plus, arrêter à 2 est souvent plus facile – mais je dis ça comme ça…

Il meurt d’envie d’allumer une cigarette ? Changez-lui les idées, faites-le boire un grand verre d’eau ou un verre de soda light. Dites-lui de se brosser les dents. Proposez-lui une activité, du shopping, d’aller chercher les enfants à l’école : tout et n’importe quoi pour l’éloigner de l’objet de ses pensées.

Expliquez-lui que l’envie est passagère, qu’elle dure 2 à 3 minutes et que certains comprimés à faire fondre sous la langue ou les inhaleurs peuvent aider à passer victorieusement ce cap difficile. Un tabacologue pourra être d’une grande aide s’il sent que c’est trop difficile.

Vantez-lui les bienfaits de la relaxation, du yoga ou de l’hypnose. Rien de tel pour apprendre à gérer ses envies de clope. Et faites du sport régulièrement avec lui, cela lui fera sécréter les endorphines que la cigarette produisait également en agissant sur le système de la récompense.

 

Il a craqué ?

Réconfortez-le, ce n’est pas la fin du monde. Il fera mieux la prochaine fois. Analysez avec lui les raisons de cette reprise : était-ce à l’occasion d’un stress ? D’une soirée alcoolisée ? Cet « échec » l’aidera à mieux se connaître et à se méfier davantage de certaines situations. Il pourra mettre en place des stratégies pour ne pas céder à l'envie de fumer.

Rappelez-lui les bénéfices du sevrage tabagique et les raisons pour lesquelles il avait arrêté. Et aidez-le à fixer une nouvelle date d'arrêt.

Je compte sur vous !

Cette fois, j'arrête !

Rédigé le 02/04/2012 / 2

Un Français sur 4 prévoit d’arrêter de fumer en 2012 (1). Vous en faites partie ? Voici de quoi vous motivez…

 

Adieu toux, infarctus, cancer…

Le sevrage vous offre des bénéfices rapides sur la santé. Vous diminuerez de moitié le risque de faire un infarctus. De quoi vous mettre du baume au cœur, non ? Il vous faudra une année pour que le risque d’avoir un accident cardio-vasculaire soit celui d’un non-fumeur. La toux disparaîtra en 2 semaines à 3 mois, les cils des bronches sont en effet immobilisés par les substances toxiques du tabac.

Dans le même temps, la fatigue s’améliore. Vous retrouvez le plaisir du goût puisque les terminaisons gustatives repoussent. Vous êtes de moins en moins essoufflé (le délai varie entre 1 et 9 mois).

Côté cancer, cela prend forcément plus de temps : 10 ans pour réduire de moitié le risque de cancer des poumons.  10 à 20 ans pour que celui du cancer de la bouche, de l’œsophage et de la vessie devienne égal à celui des non-fumeurs. L’espérance de vie redevient celle d’un non-fumeur dans le même laps de temps.

 

Tout seul ou pas ?

Un Français sur 3 consulterait un médecin pour se sevrer, en estimant qu’il est trop ardu de le faire seul. Un sur 2 estime que les médecins sont les plus aptes à les accompagner au cours de leur sevrage. A tort ou à raison ? Les études montrent qu’un accompagnement médical augmente en effet les chances d’y arriver. Et ce, d’autant plus que les consultations sont nombreuses. Un coaching par un non-médecin porte également ses fruits (même si c’est moins efficace), tout comme des réunions de groupe.

Autre avantage de consulter : vous recevrez le traitement le plus adapté à votre dépendance, psychologique ou physique, ainsi qu’à votre « personnalité tabagique » (par exemple, la cigarette vous sert d’anxiolytique).

Vous préférez tenter le coup seul ? Sur le site Tabac-infos-service.net (le site de l’INPES), vous pouvez bénéficier d’un soutien personnalisé. Ca ne remplacera pas les conseils de votre médecin, mais c’est déjà ça !

(1)    Source : étude réalisée par le laboratoire Pfizer, auprès de 1000 personnes.