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Stop à la course à l'orgasme

Rédigé le 24/02/2012 / 2

 

Plaisir ultime, extase divine, 7ème ciel,… la presse féminine n'en finit plus de faire la promo de l'orgasme. Ouvre-t-il vraiment les portes du paradis ? Réponses.

 

Comment ça se passe ?

L'orgasme est un réflexe : impossible de le commander sur un claquement de doigts ! Le plaisir que l'on prend au cours d'un rapport augmente progressivement, jusqu'à parvenir à un déclic : il déclenche irrémédiablement une jouissance. Vous le connaissez peut-être sans le savoir, tellement on vous en vante les mérites. Oui, c'est ce plaisir un peu plus intense que d'habitude, qui vous paraît bien pâle comparé à ce qu'on vous vend....

De plus, chaque femme est différente, chaque relation sexuelle est  particulière. Le bien-être ressenti dépend de nombreux facteurs : partenaire, fatigue, état d'esprit,… Il s'explique par la sécrétion d'endorphines, les hormones du bonheur et notamment l’ocytocine. 3 éléments permettent de le reconnaître : les sensations pré-orgasmiques (une vague de plaisir qui monte progressivement), les secousses rythmées puis un grand apaisement psychique.

L'orgasme demande un grand investissement, aussi bien psychique et affectif que physique. Et la vie actuelle, le stress, les enfants, le travail, la fatigue ne laissent pas souvent l'énergie suffisante aux femmes. Alors elles se "contentent" d'un plaisir obtenu grâce aux caresses, à la pénétration, aux mots doux prononcés…. Mieux, elles sont contentées par ce bien-être qui est largement suffisant. Alors certain(e)s trouveront qu'il est très moyen en comparaison du feu d'artifice décrit par les journalistes. Et bien tant pis ! Place à une sexualité bien réelle, qui n'est pas sublimée par les articles de journalistes intellos qui survendent les bienfaits du sexe. Lisez ce plaidoyer pour un sexe réaliste, plus en accord avec la vie que nous menons. Il est déculpabilisant !

 

L'orgasme est-il obligatoire ?

D'après les medias, la réponse est oui ! D'après moi, et une grande majorité de sexologues, non. Les femmes n'ont pas besoin d'avoir un orgasme pour prendre du plaisir. A la différence des hommes, pour qui l'éjaculation et l'orgasme sont quasi-systématiques.

Mais êtes-vous normale dans ce cas ? Car les medias sont formels, une femme heureuse, moderne et épanouie, c'est une femme qui connaît l'orgasme ! On en fait tout un plat. En réalité, ne vous soumettez pas à la pression médiatique. L’essentiel est d’être satisfaite par votre sexualité, quel que soit son rythme et tant que vous y prenez du plaisir.


Orgasme, mode d'emploi

On va vous donner toutes sortes de recettes pour parvenir à l'orgasme. J'aimerais au contraire vous rassurer. Vous n'avez pas d'orgasme systématiquement ? Je l'ai déjà dit plus haut, c'est NORMAL. Vous connaissez uniquement l'orgasme clitoridien ? C'est déjà pas mal, non... C'est mieux quand c'est vous qui vous masturbez ? Evidemment, vous êtes la mieux placée pour vous donner du plaisir, c'est votre corps. En expliquant à votre partenaire comment s'y prendre (avec doigté, les explications, ne le vexez pas…), il pourra vous davantage de plaisir. Seule une position vous offre le plaisir suprême ? Pas de panique, c'est fréquent !

 

Détendez-vous, amusez-vous, soyez à l'écoute de vos sensations et ne focalisez pas sur cet orgasme. Un jour, quand vous vous y attendrez le moins, il vous prendra par surprise.  Et si vraiment, vous souffrez d’anorgasmie (l’impossibilité d’arriver à l’orgasme) et que vous en souffrez, consultez un sexologue. Il vous apprendra à vous relaxer et à changer de niveau de conscience, état indispensable pour atteindre l’orgasme. 

 

Mais n'oubliez pas, une femme épanouie sexuellement, c'est une femme qui est satisfaite par sa vie sexuelle, quelques soient le nombre et le type d'orgasme !

1,2,3, tout shuss !

Rédigé le 17/02/2012 / 0

 Et hop, c’est parti pour dévaler les pentes ! Et pour les moins sportifs d’entre vous, il reste toujours la terrasse. Les conseils pour revenir entier, en forme et bronzé.

 

L’échauffement en 2 temps 3 mouvements

Si vous avez bien retenu mes conseils (certes en 2010…), vous vous serez mis au sport au moins un mois avant le ski ! Vous arrivez ainsi avec une bonne base musculaire. Une fois les skis loués et l’assurance-ski en poche, échauffez-vous. Faites tournez doucement vos articulations des poignets, des épaules, des chevilles dans un sens puis dans l’autre. Ensuite, passez aux genoux : les jambes jointes légèrement pliées, serrez vos genoux l’un contre l’autre et faites-les tourner (toujours dans les 2 sens). Ce sera plus facile en inclinant le buste et en posant vos mains sur les cuisses.

Mais que risquez-vous sur vos planches ? En vrac, des entorses du genou avec rupture d’un ligament croisé notamment, des fractures de jambe,… l’articulation la plus touchée étant le genou. Quant au ligament, c’est le ligament interne (toujours au niveau du genou qui remporte décidément tous les suffrages). N’oubliez pas de vous étirer une fois la dernière piste derrière vous. Et pour être en forme le lendemain, couchez-vous tôt (en skiant fatigué, vous multipliez le risque d’accident).

 

Soleil d’hiver, même combat qu’en été

Entre l’altitude et la réverbération de la neige, votre peau joue gros. La protection solaire est indispensable, même par temps couvert. Les règles sont les mêmes qu’en été : renouvelez l’application toutes les 2 heures, privilégiez une forte protection (IP 50). N’oubliez pas les lèvres avec un stick. Retrouvez toutes les recommandations de l’Afssaps : vous connaîtrez la protection à choisir en fonction du type de peau et de l’exposition.

Idem pour vos yeux, qui nécessitent une paire de lunettes  de soleil adaptées.  Gare à l’ophtalmie des neiges sinon. C’est une brûlure de la cornée et de la conjonctive, provoquée par les UV. A la montagne, vous devez choisir une protection d’indice 3 au minimum (verres foncés). Vos lunettes de soleil doivent être aux normes CE pour être certain de la qualité des verres. Et optez pour une version couvrant bien les côtés pour stopper les rayons venant de biais. L’ophtalmie impose un repos dans l’obscurité durant quelques jours. De quoi calmer les moins sages !

La protection, qu’elle soit cutanée ou oculaire, doit être maximale pour vos enfants. Ils ne demandent pas à souffrir toute leur vie de vos inconséquences…

PS : Glissez dans votre sac à dos des fruits secs et des barres de céréale pour éviter l’hypoglycémie. Emportez avec vous de l’eau pour palier la déshydratation. Bonnes vacances !

Rire sur prescription

Rédigé le 13/02/2012 / 0

Le remède contre le froid, la grisaille ou le moral en berne ? Le rire ! Un traitement euphorisant et totalement gratuit… qui a des vertus insoupçonnées.

L’association « Le rire médecin » fête ses 20 ans en février. Vous les connaissez sans doute, ce sont ces Nez rouges que l’on voit parfois à la télé. Ils ont pour vocation d’apporter chaleur et tendresse aux enfants hospitalisés. La musique, le chant, le mime sont quelques-unes des activités proposées par les Clowns du rire. Joie et éclats de rire accompagnent alors le parcours douloureux des jeunes patients. Et adoucissent des épreuves parfois terribles.

Côté santé, vous bidonner diminue la douleur, notamment celle des enfants en pré-opératoire. Cela stimulerait même le système immunitaire,… voire soulagerait les affections cutanées, respiratoires (asthme). Les seniors qui s’esclaffent régulièrement seraient en meilleure santé.

 

Changez votre vision de la vie

Vous avez le sens de l’humour ? Alors vous gérez sans doute mieux les aléas de la vie. Hé oui, les épreuves sont plus facilement traversées avec un sourire… Les gens qui rigolent relativisent davantage.

Le rire joue un rôle dans notre équilibre mental. Quand vous riez, votre diaphragme fait une série de contractions-décontractions qui serait à l’origine du bien-être que vous ressentez. Exit le stress, la déprime ou la tristesse ! Si vous vous gondolez souvent, vous avez une meilleure estime de vous. Votre vie sociale est aussi plus riche et vous relevez plus de challenge dans votre métier.

 

Le rire sur ordonnance

Côtoyez des gens drôles, allez voir des comiques ou achetez leurs dvd.  Regardez des comédies réjouissantes plutôt que des drames déprimants. Voyez la vie du bon côté : votre bus a du retard ? Ce n’est pas la fin du monde… Votre boss vous donne un dossier ennuyeux en plus ? Pas grave…

Vous n’êtes pas bon public ? Alors inscrivez-vous dans un club de rire ! On rit en groupe, on se détend et on fait voler en éclat ses inhibitions. Vous craignez d’être ridicule ? Vous développerez une pensée positive et apprendrez à profiter simplement des plaisirs de la vie. Et ça, c’est la clé du bonheur.

Et si les médecins prescrivaient un peu plus de rire et que vous vous marriez plus souvent ?

Un voyage au Pays des Merveilles

Rédigé le 06/02/2012 / 0

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un livre. Mais pas n’importe lequel…

Mon corps au pays des Merveilles (Dr Clara Naudi, aux éditions Phildias) est un voyage féérique au sein d’un organisme que nous habiterons toute notre vie.

Le public ? Des amateurs de beaux livres, des férus de médecine, mais pas seulement. Vous y trouverez de la poésie, vous y découvrirez le corps sous un angle imaginatif.

Vous apprendrez que la peau pèse 4 kilos et recouvre 2 mètres carrés, que nous possédons 25 000 km de bronches ou 100 000 kilomètres de vaisseaux sanguins. Ou encore que 2 mois et demie sont nécessaires pour fabriquer un spermatozoïde.

Le tout de façon très accessible et très joliment illustré. 

Alors si vous avez un cadeau à faire ou si tout simplement, vous souhaitez en apprendre plus sur cette splendide mécanique qu’est notre corps, foncez dans la librairie la plus proche.

Bonne lecture !

A l’aide

Rédigé le 01/02/2012 / 2


Un suicide toutes les 40 minutes
200 000 tentatives de suicide
Plus de 10 000 décès par an

Des chiffres effrayants… Le suicide fait peur, il déstabilise, il culpabilise, il attriste. Quels sont les signes qui doivent alerter ? Comment aider un proche qui va mal ? Réponses.

La journée nationale du suicide a lieu le 7 février. L’occasion de mettre en lumière ce drame et de faire réfléchir sur ce que l’on peut faire. 1 personne sur 4 a directement été concernée par le suicide d’un membre de sa famille ou d’un ami. La France se situe au même niveau que la Finlande, la Lituanie ou la Hongrie. Le gouvernement a mis en place un Programme d’actions contre le suicide, qui s’étend de 2011à 2014. En premier lieu, améliorer la prise en charge de la dépression chez l’adolescent, développer l’information du grand public ou mieux faire connaître les structures d’écoute et d’aide, comme le Fil santé jeune ou le site Infosuicide.

Mieux former les professionnels de santé est également un impératif.

 

Et vous, que pouvez-vous faire changer les choses ?

Commençons par un quiz sur les idées reçues. Vous pensez que ceux qui parlent du suicide ne passent pas à l’acte ? Qu’utiliser des médicaments est moins grave ? Vous allez être étonné(e)…

Sortir du silence, mettre des mots sur le mal-être d’un proche, c’est vous intéresser à lui, lui tendre une main.

Comment faire la différence entre un appel au secours et une volonté de mourir ? C’est très ambivalent. Chaque geste est un appel, plus ou moins fort. Qui nécessite une écoute, une présence, une aide.

 

Comment repérer les signes avant-coureurs ?

Aucun de ces signes n’est spécifique, c’est leur cumul qui est inquiétant.

Il peut s’agir d’évocations plus ou moins directes : « je vais me foutre en l’air »… Ou la personne se dévalorise : un propos comme« je suis nul » ou « je ne sers à rien » doit vous alerter. Des manifestations de dépression peuvent mettre la puce à l’oreille : troubles du sommeil associés à des modifications du poids, tristesse, impossibilité de faire des projets,…

Soyez vigilant en cas de changement de comportement, particulièrement des résultats scolaires en baisse, une conduite à risque, la prise de drogue, des sorties abusives, etc.

 

Comment devez-vous réagir ?

Inutile de faire la morale, de tout faire à la place de votre proche, de lui donner les clés du bonheur selon vous… Evoquez calmement le suicide (ça ne favorisera pas le passage à l’acte, au contraire). Essayez de comprendre les raisons qui le poussent à mourir, trouvez ensemble des solutions (activités qu’il aimait avant, sorties avec des amis,…). Et respectez son rythme, même si cela vous énerve de le voir apathique !

Rassurez votre ami, votre frère ou votre sœur. Dites-lui que vous êtes là pour lui (elle), que la menace du suicide ne changera rien à votre présence, à votre compréhension. Reconnaissez sa souffrance

Ne restez pas seul et contactez son médecin traitant, l’infirmière du collège, un enseignant. Donnez-lui le numéro d’associations de soutien. Fil santé jeune est joignable au 3224 de 8 h à minuit, tous les jours. Suicide Ecoute au 01 45 39 40 00, 24 h sur 24, 7 jours sur 7.

Enfin, et c’est le plus terrible, acceptez votre impuissance en cas d’issue tragique. Le suicide est un acte très intime, contre lequel nous ne pouvons hélas pas forcément faire quelque chose. N’hésitez pas à vous faire aider par un psy.

 

PS : des manifestations autour du suicide sont organisées pendant tout le mois de février.