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Les varices en pratique

Rédigé le 29/03/2010 / 0

Mercredi débute de la semaine nationale des maladies veineuses. Avec un but : promouvoir l’information  via un forum de phlébologues dédié à vos questions. Et un mot d’ordre : « un dépistage peut éviter des complications ».

Une affection banale et pourtant négligée

10 millions de Français sont concernés. Lourdeurs de jambes, douleurs, varicosités sont les principaux symptômes de l’insuffisance veineuse chronique. Contrairement aux idées reçues, les hommes sont autant touchés que les femmes par cette affection. Une affection chronique et évolutive qui peut se révéler dangereuse.

D’abord l’insuffisance veineuse superficielle : varices et ulcères variqueux. Vous vous en accommodiez jusqu’à présent ? Il va falloir passer à la vitesse supérieure : consultez votre généraliste afin d’être traité. Pourquoi ? Pour éviter l’insuffisance veineuse profonde : plus de 300 000 cas de phlébite et 100 000 embolies pulmonaires auraient lieu chaque année.

 

Des facteurs de risque bien connus

Age, hérédité et sexe féminin font mauvais ménage avec vos veines. Les hormones féminines, les oestrogènes, favorisent ainsi les varices. Premières règles, grossesse et ménopause sont ainsi des périodes à risque.

Autres facteurs heureusement évitables : le surpoids, la sédentarité, les conditions de travail et une consultation tardive. Voyage en avion, chaleur, sports à risque comme le tennis ou le rugby ne sont pas non plus conseillés. Pour calculer votre risque, cliquez ici.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire… Perdez du poids, faites du sport (marchez et prenez l’escalier si vous y êtes allergiques !), évitez la position debout prolongée, l’immobilité et le stress. Et j’insiste, consultez !

 

Quelques conseils pratiques

Respectez un régime équilibré et riche en fibres, la constipation aggravant les varices.

Evitez le soleil et les bains trop chauds, pratiquez une activité sportive (ça stimulera la circulation veineuse), massez vos jambes en partant de la cheville vers la cuisse. Surélevez les pieds de votre lit, ça favorise le retour veineux.

Adaptez votre garde-robe : adieu les slims et les talons-aiguilles de 12 cm, choisissez des vêtements larges et des talons de 3 cm maximum et évitez les ceintures. 

Petit plus : des exercices simples pour stimuler facilement la circulation. Et le massage lymphatique ? Il agit sur l’œdème, pas sur la varice elle-même. Optez de préférence pour un massage manuel.

Inutile de prendre de l’aspirine ou du paracétamol, ils n’ont pas jamais prouvé leur efficacité sur la douleur des varices. Les phlébotoniques soulagent bon nombre de patients, même si les études peinent à prouver leur intérêt. Du côté de la phytothérapie, marron d’inde, lierre grimpante, vigne rouge stimuleraient la circulation lymphatique.

Dernier conseil essentiel, ne faites pas l’impasse sur les bas de contention. C’est la mesure anti-varices par excellence ! Ils se déclinent en 4 forces de compression et sont pris en charge par la sécurité sociale.

Enfant : halte aux allergies !

Rédigé le 22/03/2010 / 1

La 4e Journée nationale de l’Allergie se tourne vers l’enfant. Des manifestations sont organisées dans toute la France, avec des conférences, des quiz, une brochure pratique et surtout des réponses à vos questions ! Avant-goût…

Pourquoi votre enfant est-il allergique ?

L’allergie est une réaction anormale et excessive des défenses immunitaires. Quelle est l’origine de ce dérèglement ? Plusieurs facteurs entrent en lice : les gènes, l’environnement, le mode de vie.

Si les 2 parents sont allergiques, le risque pour l’enfant de l’être est de 40 à 60% (il grimpe à 80% s’ils souffrent de la même affection). S’il n’y en a qu’un, il se situe de 20 à 40%. Et s’ils ne le sont pas, il est tout de même de 5 à 15% !

 

Quels signes doivent vous alerter ?

Une bronchiolite ou une rhino-pharyngite qui dure ? C’est peut-être le signe d’un terrain allergique. Idem pour les conjonctivites ou les sinusites qui ont tendance à récidiver.

Attention, l’allergie prend des formes très variées qu’il faut connaître :

- l’eczéma atopique chez le nourrisson. Il touche 1 à 2 enfants sur 10, vers 3 mois. Il évolue par poussée et se manifeste par des rougeurs, des démangeaisons puis des croûtes sèches et des squames. Localisations privilégiées : les joues, le menton, le front ou le cuir chevelu. C’est un signe fréquent d’une allergie alimentaire et il peut être suivi d’un asthme plus tard.

- la rhinite allergique chez les enfants scolarisés. Nez qui coule ou qui est bouché, éternuements, ce sont les signes classiques de la rhinite. Elle peut être intermittente (elle est alors provoquée par les pollens plutôt) ou chronique (les allergènes domestiques en sont souvent responsables).

- l’asthme à l’âge préscolaire ou en début de scolarité. Les symptômes ? Des sifflements, un essoufflement, et une toux notamment la nuit ou au petit matin. L’asthme est la maladie chronique la plus fréquente avec 9% des enfants atteints.

- la conjonctivite. Œil rouge, qui pleure, qui brûle et qui gratte. Comme la rhinite, elle peut -être saisonnière ou chronique.

- le choc anaphylactique, l’urgence ! Soyez très vigilant à ces symptômes : malaise, pâleur, perte de connaissance, tachycardie, associés ou pas à des signes digestifs, respiratoires ou cutanées (urticaire, œdème, diarrhée, vomissements, sensation d’étouffement). Un réflexe : le 15.

- les autres formes : nausées, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales ou picotements dans la gorge, gonflement des lèvres. C’est souvent le cas des allergies alimentaires.

 

Une prise en charge globale

Le retentissement de l’allergie est souvent minimisé. Or il s’agit bien d’une maladie chronique, au diagnostic encore trop tardif. Consulter un allergologue devrait donc être un passage obligé ! Entretien et tests cutanés (dès les premiers mois) débroussaillent le terrain. Prise de sang ou test de provocation (pour les allergies alimentaires en particulier) peuvent être nécessaires.

Ne négligez pas le suivi médical par l’allergologue ou le généraliste. Il évaluera le traitement à base d’antihistaminiques, de corticoïdes, d’antileucotriènes ou d’adrénaline en cas de réaction anaphylactique.

Seul traitement définitif, la désensibilisation. Ses cibles : les acariens, les pollens, certaines moisissures. L’âge minimal : 5 ans. Les conditions : un traitement par médicaments inefficace, un allergène connu, difficile ou impossible à éviter. Longue, de 3 à 5ans, elle nécessite d’être motivé ! L’intérêt ? Elle évite l’aggravation de l’allergie, son évolution vers un asthme pour la rhinite ou l’extension à d’autres allergènes.

Les conditions indispensables de succès : il faut ensuite vous attaquer à l’environnement, ou en tout cas l’adapter à l’allergie. Sus au tabagisme passif, à la pollution et aux facteurs déclenchants. Les conseils sont adaptés à chaque cas : ménage draconien, housse anti-acarien, literie synthétique,... Plus de conseils pour éviter les allergènes ici

 

Des écoles pour apprivoiser l’allergie

Votre enfant doit apprendre à vivre avec son allergie. Il est nécessaire de connaître sa maladie, les aliments à éviter par exemple mais aussi savoir prendre ses médicaments et comment réagir en cas d’urgence. Vous pouvez ainsi inscrire vos enfants dans une école de l’asthme. Une école de l’atopie a même vu le jour à Nancy et une autre destinée à l’allergie alimentaire a ouvert à Paris.

A la recherche du sommeil perdu...

Rédigé le 15/03/2010 / 2

Vous errez de pièce en pièce la nuit ? Vous transformez votre lit en champ de bataille ? Ou vous regardez en zombie la télévision ? L’insomnie touche un Français sur 5 mais elle n’est une fatalité. Démonstration…

Un jour pour comprendre le sommeil

Une mauvaise nuit et vous êtes irritable ou de mauvaise humeur. Votre capacité de concentration et votre efficacité sont diminuées. Bref, vous ne rêvez que d’une chose : vous coucher ! Ca ne vous consolera pas mais l’insomnie est une affection fréquente. Avec un retentissement important sur la qualité de vie et un risque principal : la surconsommation de somnifères. D’autres options sont pourtant tout aussi efficaces.

Vendredi, c’est donc la Journée du sommeil. Organisée chaque année par l’Institut National sur le Sommeil et la Vigilance, c‘est l’occasion de vous pencher sur le sommeil. Conférences, ateliers, conseils,… ont lieu dans toute la France. Vous pourrez même découvrir les centres du sommeil. Consultez le programme des manifestations.

 

La vie moderne nocive pour le sommeil

Nous dormons 1h30 de moins qu’il y a 50 ans ! La lumière artificielle, la télévision et ses programmes nocturnes, les jeux vidéos pour les ados,… seraient responsables de cette réduction. Ce n’est pas tout, nous dormons en moyenne 7 h par nuit en semaine et 7h 50 le week-end. Mais ces 50 mn ne suffisent pas, loin de là !

Une dette chronique se fait nuit après nuit, mois après mois. Augmentant ainsi le risque d’accident de la route (à cause de la somnolence), de maladies cardio-vasculaires, métaboliques et dégénératives. Ne paniquez pas, cela concerne uniquement les dormeurs qui souffrent d’une privation chronique de sommeil.

Connaissez-vous bien votre sommeil ? Un "petit dormeur" n'est pas forcément insomniaque et vice-versa. Découvrez si vous êtes réellement insomniaque ou votre type de dormeur. Et vérifiez vos connaissances sur le sommeil. Car pour bien dormir, il faut avoir des bases ! Et voici quelques conseils pour apprivoiser l’ennemi…

 

Conseils pratiques anti-insomnie !

Respectez votre rythme de sommeil, écoutez votre corps (si vous baillez ou que vos yeux piquent, il est temps d’aller vous coucher !).

Ne faites pas de sport après 20h mais privilégiez les activités relaxantes, lisez, buvez une tisane. Abaissez la température de votre chambre ou prenez un bain tiède 2 h avant de vous coucher.

Et surtout évitez d’inviter dans votre chambre la télévision, le travail ou vos repas.

Si vous ne parvenez pas à dormir, relevez-vous, occupez-vous et attendez que le prochain cycle de sommeil arrive.

Dernière option avant de vous précipiter sur un somnifère : la thérapie comportementale. Mal connue en France, son efficacité est désormais prouvée. Et grâce à elle, vous rééduquerez votre sommeil.

 

Les somnifères au placard

Réservez les somnifères aux moments difficiles (deuil, épreuve,…) et aux courtes périodes. Leurs risques ? Somnolence la journée, baisse de la vigilance , des performances intellectuelles et interactions avec d’autres médicaments. Sachez qu’ils perdent leur efficacité en quelques semaines car le corps s’y habitue. D’où un risque de dépendance et l’envie d’augmenter la dose… Si vous ne parvenez pas à les arrêter, allez voir votre médecin, il vous aidera à vous en passer progressivement. Le sevrage se fait en diminuant progressivement la dose.

Et si votre sommeil est vraiment perturbé, adressez-vous à un centre du sommeil. Pourquoi ? Pour vérifier que vous ne souffrez pas d’une affection comme l’apnée du sommeil, la narcolepsie ou le syndrome des jambes sans repos. Dépression, anxiété ou stress influencent aussi la qualité du sommeil. Ca vaut le coup de consulter pour les traiter et retrouver un sommeil de bébé…

Je vous souhaite de très bonnes nuits !

PS : Vous avez des enfants et vous vous posez des questions sur leur sommeil ? Découvrez toutes les réponses ici.

 

100% femme !

Rédigé le 08/03/2010 / 0

Un post « spécial femme » pour la Journée de la femme ! Avec au programme des problèmes gynécos, de la sexualité au féminin et surtout des solutions. Bonne lecture.

Seins, utérus, vagin et compagnie

Si la femme a des attributs qui séduisent, elle en paie aussi le prix. Des règles douloureuses aux mycoses en passant par la libido fluctuante, la vie d’une femme n’est pas de tout repos !

Quelques jours avant vos règles, vous êtes fatiguée ? Irritable, boulimique ? Vos seins sont tendus, vos jambes lourdes et votre humeur de chien ? Le syndrome prémenstruel gâche ainsi la vie de nombreuses femmes. Il est pourtant soignable avec un progestatif, une pilule adaptée et quelques conseils pratiques : privilégiez les sucres lents, évitez les sucreries, limitez votre consommation de sucre et de sel, pratiquez une activité physique et si possible faites un peu de relaxation.

Pertes blanchâtres, démangeaisons, rougeurs,… Il s’agit d’une mycose.  Avec comme principal inconvénient la récidive ! Privilégiez les sous-vêtements en coton, les douches aux bains, les produits d’hygiène intime au pH neutre et les vêtements peu serrés.

Plus grave, les seins et l’utérus sont la cible de cancer. L’infection à HPV étant un facteur de risque du cancer du col de l’utérus. A qui s’adresse la vaccination ? Aux jeunes filles de 14 ans et à toutes celles de 15 à 23 ans sans activité sexuelle ou dans l’année qui suit leur 1ère  relation.

Comment prévenir ces maladies ? En consultant une fois par an son gynécologue : examen au spéculum, toucher vaginal, frottis. Rien de très agréable mais une consultation essentielle à la bonne santé des « mystères » féminins.

 

Retour vers le plaisir…

Passage obligé par les galipettes, parfois compliquées par la sécheresse, les douleurs ou une libido fluctuante !

Vous êtes nombreuses à souffrir de sécheresse vaginale. Proscrivez le stress et les toilettes intimes trop fréquentes, ils accentuent la sécheresse. Optez pour certains lubrifiants à base d’acide hyaluronique, de glycérol ou de vitamine PP (efficace plusieurs heures). Et faites l’amour régulièrement, cela stimule les tissus tandis que les prostaglandines du sperme les hydratent.

Et si votre libido fait les montagnes russes, percez ses secrets grâce à un quiz amusant. Sachez que les recherches avancent dans ce domaine, un médicament stimulant le désir féminin sortira bientôt. Mais en attendant, pimentez votre vie sexuelle en faisant preuve d’imagination…

Quant aux rapports sexuels douloureux, ils mériteraient un article à eux touts seuls ! Vaginisme, vestibulite, sécheresse vaginale, kystes ovariens ou encore utérus rétroversé, voici quelques causes probables. Retrouvez les réponses des spécialistes sur Bonjour docteur.

 

L’endométriose, un diagnostic difficile.

Incontournable car la semaine lui est consacrée : l’endométriose,… Elle toucherait 10 à 15% des femmes. Son diagnostic se fait avec un retard de 5 ans en moyenne. Règles douloureuses, douleurs pendant les rapports sexuels, troubles digestifs, infertilité,…  les symptômes de l’endométriose sont variés.

Un prélèvement est nécessaire pour poser le diagnostic, encore faut-il avoir l’idée de le faire devant des symptômes très banals ! La palette de traitements comporte la chirurgie, les hormones oestro-progestatives, les agonistes de Gn-rh et le recours à la PMA si nécessaire.  Si vous souhaitez un enfant, on vous recommande de ne pas retarder votre 1ère grossesse.

 

 

Glaucome : ouvrez l'oeil !

Rédigé le 01/03/2010 / 6

Toute la planète se réunit en mars pour lutter contre le glaucome. Du 5 au 12 mars, c’est la semaine européenne du glaucome et le 12 mars, c’est la journée mondiale. Le but ? Promouvoir le dépistage de cette affection aux chiffres affolants : 4% de la population, 60.5 millions de personnes dans le monde, 2e cause de cécité dans le monde, près d'1 patient sur 3 qui ignore sa maladie.


Le glaucome en 2 mots

Un liquide circule entre l’iris et la cornée pour nourrir celle-ci. C’est l’humeur acqueuse. Elle est éliminée au niveau de la jonction entre l’iris et la cornée, l’angle irido-cornéen. Si trop de liquide est produit ou si son élimination est perturbée, la pression dans le globe oculaire augmente. Avec un risque principal : comprimer le nerf optique. C’est un glaucome. Il en existe plusieurs formes.

La forme chronique, la plus fréquente, est la 2ème cause mondiale de cécité. Attention danger car elle reste longtemps sans symptôme. Et quand la vision de côté se dégrade, il est souvent trop tard.

 

Etes-vous concerné ?

Le glaucome touche les personnes de plus de 40 ans. Il concerne davantage les personnes noires que blanches (4 fois plus de risque).  Une pression intra-oculaire augmentée majore aussi le risque, même si elle n’est pas toujours synonyme de glaucome (il existe des glaucomes à pression normale).

Autre facteurs aggravants : hypertension artérielle, la myopie, des antécédents familiaux, un traumatisme de l’œil ou encore certains médicaments, comme les corticoïdes.

 

Un dépistage à ne pas négliger

En France, 700 000 patients sont traités. Restent 400 000 personnes dont le glaucome n'est pas encore diagnostiqué… Avec à la clé, une cécité. Et si c’était vous ? Pour le savoir, prenez rendez-vous auprès de votre ophtalmo.

Le dépistage est simple : une mesure de la pression oculaire, associée à un fond d’œil (pour voir le nerf optique) et un champs visuel (pour évaluer la vision). Les modalités ? Tous les 2 à 3 ans après 40 ans, plus souvent si vous avez des facteurs de risque.

 

En pratique

- N'oubliez pas de passer un examen complet de la vue chaque année

- Connaissez votre pression intraoculaire

- Prenez vos médicaments tels que prescrits

- Connaissez vos facteurs de risque et apprenez à connaître la maladie

- Consultez un professionnel des soins de la vue si vous êtes une personne à risque

 

Pour plus d’informations sur les traitements du glaucome, cliquez ici