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Arrêt cardiaque : comment réagir ?

Rédigé le 30/11/2009 / 0

40 000. C'est le nombre de morts subites chaque année en France. Des décès qui pourraient être évités grâce au défibrillateur et à une meilleure formation de la population.

N'importe qui, n'importe où, n'importe quand.

Cela résume les circonstances de survenue de la mort subite. Des décès brutaux qui s'expliquent par un arrêt cardiaque, après une perturbation du rythme du cœur. Le plus souvent, aucun signe n'annonce la mort subite.

Même si les adolescents peuvent être concernés, le risque augmente avec l'âge. Et il existe d'autres facteurs de risque : insuffisance cardiaque, troubles du rythme, antécédent d'infarctus, syncopes inexpliquées. Sans compter les facteurs traditionnels : tabac, hypertension, excès de cholestérol, obésité, etc. Une prise en charge adaptée réduit alors le risque de mort subite.

La France mauvaise élève

A Seattle, le taux de survie des victimes d'arrêt cardiaque atteint 30 %. En France, il se situe entre 2 et 3 %... Comment s'explique ce fossé ? Tout simplement par la présence de défibrillateurs sur le sol américain et par la formation aux premiers secours plus fréquente chez les Américains.

Selon l'Inserm, près de 12 000 vies pourraient être sauvées chaque année. A une condition : que les témoins de l'accident osent utiliser un défibrillateur externe automatique et/ou pratiquer un massage cardiaque.

Un bus pour sauver des vies

Après 4 minutes d'arrêt du coeur, le taux de survie chute de 10 par minute. D'où l'urgence de l'intervention. Depuis 2007, nous sommes tous autorisés à utiliser un défibrillateur automatisé externe. Le choc électrique délivré par l'appareil relance le cœur de la victime.

Le bus du cœur va donc circuler dans toute la France, du 2 au 18 décembre 2009. Des secouristes de la Croix-Rouge feront des démonstrations, vous pourrez visiter une exposition ludique pour comprendre le cœur, des quiz et des vidéos vous feront découvrir les facteurs de risques, etc.

Défibrillateur automatisé externe, mode d'emploi

D'utilisation très simple, il suffit de suivre les instructions orales. Mais vous pouvez prendre de l'avance sur le site de la Croix-Rouge. Pour résumer, si une personne fait un malaise et qu'elle ne respire plus : dénudez le torse de la victime, placez les électrodes comme indiqué. L'appareil analyse le rythme cardiaque pour vérifier qu'un choc soit nécessaire. Si c'est le cas, il vous le demande et il vous suffit alors d'appuyer sur un bouton.

Le défibrillateur vous indique aussi s'il faut un massage cardiaque ou pas. Vous êtes guidé tout au long de cette réanimation cardio-respiratoire, ne vous inquiétez pas !

Si vous vous ne vous sentez pas capable de réagir ainsi, suivez une formation pour vous mettre en confiance. Avec la Croix-Rouge ou la Protection Civique à Paris. Avec un énorme bémol : la formation a un coût, comptez entre 50 et 75 euros les 10 ou 12 heures de cours.

 

Aliments et médicaments : des liaisons dangereuses ?

Rédigé le 23/11/2009 / 4

J'allais vous parler de la BPCO - la journée mondiale a eu lieu le 18 novembre - quand un article dans Elle m'a fait changer d'avis. Là, le sujet vous concerne tous : l'influence des aliments sur les médicaments que vous prenez. Petit inventaire des erreurs à éviter quand vous êtes malade...

Le jus de pamplemousse

Vous êtes accro à votre jus de pamplemousse le matin ? Si vous prenez de la simvastatine ou de l'atorvastatine contre l‘excès de cholestérol, pensez à prendre votre jus 2 heures au moins avant ou après la prise du médicament. Le jus de pamplemousse augmente en effet son absorption intestinale. Résultat ? Un surdosage et des effets secondaires plus fréquents et graves.

Idem pour les immunosuppresseurs, pris pour diminuer les risques de rejet après une greffe. Les prendre avec du  jus de pamplemousse entraîne des lésions des reins. Limitez votre consommation à 250 ml par jour.

Les agrumes

Citrons, pamplemousses et oranges sont très acides, ils agressent la muqueuse intestinale. Evitez-les si vous prenez des anti-inflammatoires. Ils majorent en effet le risque de brûlure gastrique ou de reflux.

Les aliments riches en vitamine K

Vous ne les connaissez pas ? Si vous prenez des anti-coagulants anti-vitamine K, il va falloir réviser ! Il s'agit du chou sous toutes ses formes : choucroute, chou rouge, brocolis, chou-fleur, chou de Bruxelles,... Mais aussi du persil, du thé vert, du foie, de la volaille ou encore des épinards et de l'avocat.

En pratique, on estime qu'une alimentation diversifiée n'entraîne pas de variation significative du taux d'AVK. Limitez-vous simplement à une seule portion des aliments cités ci-dessus. Restreignez aussi les oméga 3 (ils fluidifient le sang) et les graisses en quantité importante.

La caféine

Amateurs de café et de cola, diminuez votre consommation si vous prenez certains antibiotiques (énoxacine, ciprofloxacine, norfloxacine). Ils diminuent l'élimination de la caféine et peuvent conduire à un surdosage. Les symptômes ? Vous tremblez, vous êtes survolté, vous avez des sueurs, des palpitations voire même des hallucinations.

Vous êtes asthmatique et traité par théophylline ? Là encore, limitez votre consommation à une tasse ou un verre par jour.

La caféine augmente aussi l'absorption du paracétamol, ce qui majore les risques de lésions au foie.

La réglisse

La réglisse est un hypertenseur naturel. A fuir si vous prenez un traitement contre l'hypertension artérielle ! Le coupable est l'acide glycyrrhizique. Il augmente aussi les effets indésirables des corticoïdes (œdème, glaucome, ostéoporose,..). Faites aussi attention si vous prenez des diurétiques dits hypokaliémants (bumetanide, chlortalidone). Vous risquez d'avoir des troubles du rythme cardiaque, car la réglisse augmente les pertes de potassium.

Limitez à 10 grammes par jour de réglisse (bonbons, pastilles, thé, boissons anisées,...)

L'alcool

Tenté par un verre d'alcool alors que vous prenez des médicaments ? Sachez qu'il favorise la somnolence avec les tranquillisants, les neuroleptiques, les produits à base de codéine, certains antidépresseurs et antiallergiques.

En cas d'ingestion importante, l'alcool peut amplifier l'action du médicament ainsi que les risques d'effets secondaires. Et chez les buveurs chroniques, il favorise l'élimination du médicament. D'où une efficacité diminuée.

Et les plantes ?

Elles sont parfois assimilées à des compléments alimentaires, alors je fais une extension. Vous pensez que « naturel » signifie non dangereux ? Loin de là...

Le millepertuis, « antidépresseur » naturel, diminue l'efficacité de certains médicaments. Dont la digoxine, les AVK et la pilule contraceptive. Attention à votre consommation Mesdemoiselles !

Prudence donc et surtout lisez les notices de vos médicaments.

PS : Ah oui, la BPCO... sachez que cette maladie sera en 2020 la troisième cause de mortalité en France. Retrouvez toutes les informations importantes sur le site de l'OMS.

 

Travail et handicap : une semaine pour l'emploi

Rédigé le 16/11/2009 / 5

C'est la 13e semaine pour l'emploi des personnes handicapées. 1,8 million de Français possèdent le statut de travailleur handicapé (TH). Soit 4,6% de la population active. Quelles sont les modalités d'embauche en France ? Quelles aides sont prévues pour les entreprises comme pour les TH ? Réponses.

Comment se passe l'embauche en pratique ?

A votre avis, comment favoriser le travail des personnes souffrant d'un handicap ? Grâce à une incitation financière ! Toute embauche se fait donc en contre-partie d'une aide à l'emploi ou d'une minoration des cotisations versées à l'Agefiph (Agence de Gestion de l'Emploi et de la Formation des Personnes Handicapées). Q'il s'agisse d'une entreprise privée ou publique.

Le statut de travailleur handicapé est attribué par la Maison Départementale des Personnes Handicapées, ancienne Cotorep. Sous réserve que le dossier déposé par le TH soit accepté. Vous êtes handicapé et vous souhaitez obtenir cette reconnaissance ? Cliquez ici.


Que dit la loi ?

Les entreprises d'au moins 20 salariés doivent employer 6% de personnes handicapées. Et sinon ? Elles doivent verser une cotisation égale à 400 à 600 fois le Smic horaire en fonction de l'effectif. Cotisation qui va passer à 1 500 dès la fin de l'année si aucune action n'a été engagée depuis 3 ans ! Elle peut être diminuée dans certains cas (embauche d'un TH de moins de 26 ans ou de plus de 50, d'un chômeur de longue durée,...).

Et dans les faits ? Un peu plus de la moitié de ces entreprises remplissent ce quota ou ont signé un accord agréé. Encore 22% n'emploie aucun travailleur handicapé ! Alors qu'un sondage réalisé auprès de 400 entreprises montre qu'elles sont satisfaites de leurs salariés handicapés.

Une semaine dédiée à l'emploi des TH

Cette année, elle a lieu du 16 au 23 novembre. En quoi consiste cette semaine ? Les 3 associations principales (l'Agefiph, l'Adapt et le Fiphfp) rassemblent personnes handicapées, entreprises et partenaires. Et proposent Jobdatings, handicafés et forums pour l'emploi,...

A Paris par exemple, recruteurs et TH se retrouveront autour d'un café le 16. Plus de 140 entreprises seront présentes au forum le 18. Et la découverte de certains postes sera favorisée grâce au concept « Un jour, un emploi ». Retrouvez le programme des manifestations dans chaque ville.

Pas de panique si vous ne pouvez pas vous déplacer. Vous pouvez poser vos questions via Internet grâce au Handichat. Bénéficiez de conseils pour vos CV, vos entretiens ou même la gestion de votre handicap. Vous trouverez des interlocuteurs aussi variés que Jamel Debouze, France Telecom ou le Club Med.


PS : Retrouvez l'agence Cap Emploi la plus proche de chez vous, elle vous aidera dans vos recherches.

 

Que retenir du plan Cancer 2009-2013 ?

Rédigé le 10/11/2009 / 0

Lundi dernier, Nicolas Sarkozy présentait le plan Cancer 2009-2013. Tout le net français a donc parlé de ça. Décryptage.

Ce plan s'appuie sur les recommandations du rapport du Pr Jean-Pierre Grünfeld, mandaté par le président Sarkozy. Il prend en compte les insuffisances du plan Cancer I et les besoins actuels. Le plan Cancer II comporte donc :


- 5 axes (recherche, observation, prévention-dépistage, soins, vivre pendant et après le cancer)
- 30 mesures
- 118 actions concrètes
- 732 millions de dépenses supplémentaires
- sur 4 ans.

L'une des mesures phare ? La lutte conter les inégalités. « On a 2 fois plus de risques de mourir d'un cancer entre 30 et 65 ans, selon que l'on soit en haut ou en bas de l'échelle sociale ». C'est en amont du diagnostic que le fossé se creuse entre cadre et ouvriers. Une fois le diagnostic posé, les soins sont les mêmes.

Comment réduire ces inégalités ?
- en améliorant le dépistage spécialement dans les départements les plus défavorisés
- en installant 74 machines d'IRM (dont plus de la moitié dans les département où la mortalité par cancer est la plus élevée)
- en développant des programmes d'accompagnement social
- en agissant sur les facteurs de risque (via la création d'une journée nationale de l'activité physique, l'augmentation de 6% du tabac ainsi que des remboursements des substituts nicotiniques pour les femmes enceintes et les bénéficiaires de la CMU).

Seconde mesure clé : le développement de la prévention.

15% du budget recherche est donc destiné à l'analyse des risques environnementaux et comportementaux. Il s'agit d'étudier davantage les effets de l'exposition à certains agents physiques, biologiques ou chimiques. Enfin ! Il serait temps de s'en préoccuper davantage. Mais les écologistes jugent les actions insuffisantes contre « les pesticides, la pollution de l'air, le Bisphénol A, le PFOA,... », de plus en plus incriminés dans la survenue des cancers.


Autre mesure essentielle : l'augmentation des effectifs de cancérologues.

Oncologues, radiothérapeutes et hématologues, ces acteurs essentiels dans la prise en charge des patients, font déjà cruellement défaut. Il y a en France 0,7 oncologue pour 100 000 patients, tout comme en Albanie... Avec à la clé l'allongement des délais de consultation et le manque de débouchés pour les internes. Ce qui ne devrait pas s'arranger avec la suppression de 4 000 postes annoncée il y a quelques temps par R. Bachelot. A quoi cela sert-il de promouvoir la lutte contre le cancer s'il n'y a pas assez de spécialistes pour soigner les patients ? Mais le Président a promis 20 % de spécialistes en plus, espérons qu'il tiendra parole...

Enfin, n'oublions pas que la vie après le cancer entre parmi les priorités du nouveau plan.

Même guérie, cette maladie trop stigmatisée signe souvent une vie sans espoir. Suivi personnalisé après le cancer, soutien de la médecine du travail pour le retour à l'emploi et prêts plus accessibles grâce à une garantie de l'Etat, voici les principales idées du plan Cancer 2.

S'il n'est pas parfait, ce plan a au moins le mérite d'exister et de prolonger les actions débutées par le précédent. Gageons que les associations et les médecins, comme les politiques et les citoyens, devront garder un œil critique sur la réalisation des diverses mesures.

AVC : chaque minute compte

Rédigé le 02/11/2009 / 2

150 000 AVC chaque année. 30 000 décès et 40 000 personnes qui gardent des séquelles importantes. En cause ? Le délai écoulé entre l'apparition des premiers signes et le traitement. Apprenez à reconnaître un AVC ? Et surtout à réagir vite.

Une affection qui vous concerne

Un AVC toutes les 4 minutes en France... Vous, un de vos parents ou un ami, vous êtes donc concernés ou vous le serez. Quels signes doivent vous alerter ? La perte de la parole ou de la vue, même temporaire. La paralysie d'un membre ou une simple faiblesse musculaire aussi. Autres signes fréquents : un engourdissement du visage, du bras ou de la jambe avec une perte de sensibilité, a fortiori d'un seul côté du corps. Si vous avez du mal à marcher, des problèmes d'équilibre, un mal de tête violent et inhabituel ou des vertiges.

Des mécanismes différents

Toute la difficulté de l'AVC réside dans ces symptômes très variés. Tout dépend en effet de la partie du cerveau qui est affectée. L'AVC peut être provoqué de 2 façons principales : un manque d'oxygène (l'ischémie) ou une hémorragie. Une plaque de graisses se dépose sur la paroi d'un vaisseau ? Elle diminue le diamètre de celui-ci et donc la quantité de sang d'oxygène qui va vers le cerveau. Cette athérosclérose est la cause la plus fréquente, avant un caillot qui obstrue le vaisseau. Un vaisseau se rompt ? Il provoque une hémorragie cérébrale, autre forme de l'AVC.

Un réflexe ? Appelez le 15 !

1e cause de handicap chez les adultes, 2e cause de démence, 3e cause de décès. Triste palmarès que celui affiché par les AVC... Et pourtant vous pouvez changer cela. En acquérant le bon réflexe : décrochez votre téléphone si des signes neurologiques apparaissent brutalement. Plus le traitement est précoce, plus les chances de guérison sans séquelles augmentent. Il s'agit en effet de dissoudre le caillot responsable de l'AVC pour rétablir la circulation sanguine au plus vite. Ce traitement de référence s'appelle la thrombolyse.

Mais seul 1% des patients en bénéficie alors que 15 % pourraient la recevoir si l'information des patients et les filières de prise en charge - les unités neuro-vasculaires notamment, étaient optimales. Car pour être efficace, il faut agir dans les 3 heures suivant l'apparition des signes. C'est le message qu'a voulu faire passer la 7e Journée mondiale contre les AVC, le 27 octobre dernier. Le journal Le Point associé au site internet Destination Santé ont donc transformé l'acronyme AVC en Agir Vite pour le Cerveau ! Toute demi-heure perdue (au-delà des 3h30 après les premiers symptômes) représente 20% de guérison en moins...

Prévenir l'AVC ? C'est possible !

Vous connaissez bien le fameux dicton « Il vaut mieux prévenir que guérir »... Il prévaut aussi dans le domaine des AVC. Et il s'attaque alors aux facteurs de risque : hypertension artérielle, tabagisme, diabète, excès de cholestérol, sédentarité mais aussi fibrillation auriculaire, un trouble du rythme du cœur. En adoptant une bonne hygiène de vie (alimentation équilibrée, sport, arrêt du tabagisme,...) et en faisant traiter les affections médicales, vous pouvez changer le cours de votre vie.

Cette démarche de prévention vaut aussi pour les AIT, les accidents ischémiques transitoires (dont les signes durent moins de 24 heures).

PS : découvrez les dernières avancées médicales, un traitement qui augmente les chances de guérison en injectant le produit dans une veine mais aussi au contact du caillot.