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Arrêtez de fumer !

Rédigé le 29/05/2009 / 1

Vous pensez avoir tout essayé pour ne plus succomber à la tentation de la nicotine ? Ou vous croyez être un fumeur invétéré, un cas désespéré ? Cette chronique est faite pour vous ! Avec un peu de volonté, de bonnes infos et de l'aide, le tabac ne sera bientôt qu'un lointain et mauvais souvenir...

  • Des statistiques effrayantes

14 millions de fumeurs en France et 60 000 morts par an provoqués par le tabac. L'argument n'est pas suffisant ? 3 000 à 5 000 non-fumeurs tués par le tabagisme passif. Ou encore 1 11 minutes de vie en moins par cigarette fumée...
Vous n'êtes pas encore convaincu ? Passons aux bénéfices gagnés grâce au sevrage !

  • Pourquoi arrêter ?

Vous arrêtez de fumer avant 40 ans ? Votre espérance de vie est augmentée de 9 ans ! Et de 6 années si vous vous décidez après la cinquantaine... Au bout de 24 heures votre risque d'infarctus du myocarde est déjà diminué. Votre odorat et votre goût s'améliorent en 48 heures. Et vous respirez mieux en 3 jours. Ah le plaisir d'une vie sans tabac...

Autres améliorations notables : le risque de cancer du poumon, du larynx, de la vessie ou encore celui d'un AVC ou d'une BPCO diminuent aussi régulièrement.

  • Pourquoi se faire aider ?

Raison n°1 : seuls 3 à 5 % des fumeurs qui ont essayé d'arrêter de fumer sans aucune aide réussissent à passer le cap des 12 mois.

Raison n°2 : parce que vous êtes dépendants ! N'oubliez pas que le tabac est une drogue. La nicotine agit sur le noyau accumbens, traduisez la zone du plaisir... Elle stimule la production de dopamine. Résultat : la dépendance est là !  Au bout de votre cigarette se trouve la quête du plaisir... et une double addiction à la fois physique et psychologique.

  • Comment arrêter ?

Première étape : allez voir un tabacologue pour vous donner toutes les chances de réussite. Où ? Chez certains généralistes, dans les services hospitaliers de pneumologie, chez un tabacologue en libéral.

Deuxième étape : l'évaluation de votre dépendance grâce au test de Fagerström. Vous fumez quand vous êtes stressé ? Pour vous relaxer ? Ou par habitude ? Réponse avec le test de Horn...

Troisième étape : le choix de la méthode. Si vous êtes prêt à arrêter ! Car il existe différents stades entre le fumeur heureux et celui qui va arrêter avec succès. Le médecin décidera avec vous de la manière la plus adaptée d'arrêter. Substituts nicotiniques, médicaments, thérapie comportementale, vous avez le choix. Et vous éviterez le syndrome de manque !

  • Avec quelle méthode ?

Les substituts nicotiniques : gommes à mâcher, comprimés à faire fondre sous la langue, inhaleurs ou patches, le mode d'emploi est ici ! Et non, vous ne continuez pas à vous intoxiquer avec la nicotine des substituts. La nicotine est inofensive pour la santé. Qui sont les responsables des cancers et autres méfaits du tabac ? Les milliers d'autres substances présentes dans la cigarette et surtout leur combustion. Efficacité : 18% d'arrêt au bout d'un an. Un bémol ?  Selon l'INSERM, l'efficacité des substituts nicotiniques ne dure que quelques semaines.

Le bupropion : cet ancien antidépresseur a fait couler beaucoup d'encre lors de sa commercialisation. Pourquoi ? A cause de ses contre-indications nombreuses (troubles du comportement alimentaire, convulsion,...) et ses effets indésirables. Sa prise nécessite donc un encadrement médical rigoureux. Malgré cela, il a une certaine efficacité : 23 % seul et 35 % lorsqu'il est associé aux substituts nicotiniques.

La varenicline : le dernier-né des médicaments du sevrage tabagique ! Le plus ? Moins de contre-indications et d'effets secondaires. Le moins : des troubles psychiatriques, cardiaques ou neurologiques nécessitent un suivi attentif... L'efficacité ? 44 % au bout de 12 semaines (durée recommandée de traitement), 23 % au bout de 40 semaines.

Autre aide recommandée, la thérapie comportementale et cognitive : en association avec des substituts nicotiniques ou un médicament de préférence. Le but ? Vous préparer à l'arrêt, anticiper les rechutes, "rebondir" plus rapidement et sans culpabilité si vous craquez tout de même. Protocole : de 5 à 15 séances (de 40 à 60 mn), selon votre dépendance et vos objectifs. Coût : pris en charge par la CPAM si vous allez dans un service d'addictologie et de tabacologie.

Et l'hypnose, l'acupuncture, la mésothérapie, l'homéopathie, l'auriculothérapie ?

Ne vous précipitez pas dessus, leur efficacité n'est pas prouvée ! Elles peuvent néanmoins vous aider si vous êtes réfractaires aux méthodes citées ci-dessus... Nous connaissons tous une personne avec qui ça a fonctionné. Effet placebo ou « coup de chance », difficile à dire, l'essentiel étant que vous arrêtiez de fumer !

  • Quelles sont les arnaques à éviter ?

Le sevrage tabagique ? Un marché en partie conquis par les charlatans... Voici un florilège de sites à éviter. "Arrêtez en une séance" !  "Suivez une autothérapie avec 80% de réussite" ! Laissez tomber et fuyez !!!

Et si on vous propose d'arrêter sans grossir ?  Car oui, la nicotine est un "coupe-faim" et on pèse quelques kilos de moins grâce au tabac. Soyez très méfiant(-e) ! Et restez zen, un fumeur sur 3 ne prend pas de poids. Suivez plutôt quelques conseils simples.

Vous ne voulez pas vous faire "arnaquer" ? Allez donc lire les recommandations de l'AFSSAPS.

  • En savoir plus

Si vous souhaitez poser des questions à un tabacologue via l'INPES :

- appelez Tabac Info Service au 0825 309 310, de 8h à 20h du lundi au samedi (0,15 euro/min).
- consultez la liste des consultations de tabacologie de votre région.

Et si vous voulez vous motiver, engagez-vous à arrêter de fumer sur le site www.prevention-sante.fr

 

Grippe A/H1N1 : entre excès et raison… ?

Rédigé le 20/05/2009 / 4

Où en est-on aujourd'hui ? Après une accalmie, l'épidémie flambe à nouveau. Les critiques envers une réaction exagérée de l'OMS s'adoucissent. La crise est-t-elle été bien gérée ? Quelques réponses...

Une épidémie trop vite enterrée ?


Aujourd'hui, le virus A/H1N1 a fait 10 243 victimes et causé le décès de 80 personnes dans 40 pays. Avec une nouvelle localisation : le Japon. En quelques jours, 210 cas confirmés ont été enregistrés et une transmission locale est soupçonnée.


Pourtant, certains avaient déjà enterré l'épidémie. Ces derniers jours, les attaques pleuvaient sur la réaction excessive de l'OMS et des gouvernements. Notamment en comparaison d'autres épidémies : 50 millions de morts avec la grippe espagnole. Ou encore près de 8 000 morts par jour, qui sont associés au SIDA...


Un scenario catastrophe cet automne ?

Alors, la réaction de l'OMS est-elle justifiée ? Oui, et pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il y aurait beaucoup plus de victimes en réalité. Ensuite, le virus reviendrait en force à la fin de l'été. Avec une projection effrayante : 30 000 morts en France et 1/3 de la population touchée. Un scenario catastrophe qui n'est heureusement pas partagé par tout le monde.


Forte de ces prévisions, l'OMS a dû partir du principe de précaution... Et donc adopter le plan d'urgence de lutte contre la pandémie. La propagation dans le monde, a fortiori au Japon, la conforte dans ses choix : répartition des anti-viraux selon les besoins des pays, coordination internationale,...

D'où un autre point polémique...

La préparation d'un nouveau vaccin ! Deux choix s'offrent à l'OMS. Faire entrer la souche H1N1 nord-américaine dans le vaccin de la grippe saisonnière (et tenter de protéger la population contre les 2 grippes) ? Ou produire un vaccin dirigé contre la pandémie (spécifique du virus A/H1N1 et donc plus efficace). Après une rencontre avec de grands groupes pharmaceutiques, l'OMS a annoncé que 4,9 milliards de doses de vaccin pourraient être produites en un an.

Ensuite chaque pays choisit sa politique : vaccination des personnes âgées et des plus fragiles ou vaccination des cibles du virus. Mais qui seront les victimes du virus ? Mystère...


La question qui dérange...

L'Afrique reste heureusement préservée pour l'instant.
Mais une question reste en suspens : quid des pays en voie de développement ? Déjà exposés à la flambée du VIH, ils seraient des victimes faciles et négligées pour le virus A/H1N1.

Ce qui panique les pays riches, qui devront financer les traitements... Groupes pharmaceutiques et OMS sont en pourparlers pour s'assurer que les PVD ne paient pas le prix fort de l'épidémie.

Mais je finis sur une réflexion désabusée, entendue dans une rédaction : « un vaccin créé pour 80 décès ? Alors que le paludisme, toujours sans vaccin, tue 1,3 million victimes chaque année... » ?

Chacun se fera son avis.

 

 

Grippe A/H1N1 : de nouvelles données

Rédigé le 05/05/2009 / 3


Avec 27 décès, 1234 personnes infectées, 21 pays touchés, le bilan semble se stabiliser. Nouveau nom, nouvelle phase, nouveau test,... Le point sur les données actuelles.

Figne signalétique du virus


Nombre de souches ? 4 avec 2 porcines, 1 aviaire, 1 humaine.
Incubation ? 3 jours en moyenne (de 2 à 7 jours).
Durée de la contagion ? D'une journée avant les symptômes jusqu'à 5 jours après. Sans doute plus longue chez les enfants (jusqu'à 10 jours), les personnes âgées ou personnes immuno-déprimées.
Survie sur une surface plane ? 24 heures... Autrement dit, 24 heures de contagion possible.
Virulence ? Moins forte que prévu, bonne nouvelle !


Phase 5, ce que ça change

Jeudi 30 avril 2009 : la France est passée à la phase 5 du plan d'action d'urgence (une échelle différente de l'OMS, en phase 5 depuis la veille au soir). Elle se décompose en 2 niveaux, 5A et 5B. A quoi correspondent-ils ? Le 5A est adopté en cas « d'extension géographique de la transmission interhumaine du virus à l'étranger ». Le 5B est adapté à l'existence d'un « foyer épidémique en France ».

A la clé de la phase 5 de l'OMS, plusieurs mesures choc : distribution aux hôpitaux des antiviraux et des masques, préparation du vaccin anti-A/H1N1, quarantaine, etc. A adapter à la gravité de la situation de chaque pays.

La France, elle, écarte les mesures de quarantaine mais diffuse une campagne nationale d'information, fait atterrir les avions provenant du Mexique dans une zone spéciale et offre un suivi médical aux passagers. Retrouvez toutes les mesures prises en France sur le site du Figaro Santé.


Attention danger pour les nouveaux-nés de moins d'un an : ils ne peuvent pas être traités par antiviral. Ils font l'objet de mesures spéciales.


Enfin un nom !

Porcine, nouvelle, nord-américaine, mexicaine, l'infection au H1N1 a enfin été baptisée ! Après de nombreux débats, l'OMS a tranché et a opté pour « grippe A/H1N1 ».

Logique car les scientifiques appellent le virus « H1N1 influenzae de type A ». N'oubliez pas le H1N1, vous parleriez d'une autre infection ! Notre classique grippe hivernale. Une grippe qui présente plusieurs formes : Myxovirus influenzae A, B et C.


A chaque jour son nouveau bilan...

05 mai 2009

France : 4 cas confirmés et 7 cas probables.

Mexique : le bilan se stabilise, la sortie de crise est entrevue.

Monde: 27 décès, 1234 personnes infectées, 21 pays touchés.

Vous pouvez suivre en direct l'évolution de la grippe A/H1N1 grâce au bulletin épidémiologique de l'Institut de Veille Sanitaire.


Un test de diagnostic plus rapide

Une demi-journée. C'est le temps qu'il faudra à partir du 05/05/09 pour diagnostiquer une grippe A/H1N1. A quoi servait le précédent test ? A déterminer si le virus était de type A ou non. Le nouveautest affine la recherche grâce au séquençage du virus

Plus d'info :

Le guide pratique de la vie quotidienne en cas de pandémie ou comment réagir chez soi, à l'extérieur, à son travail en cas de pandémie.


Un dossier spécial Grippe A/H1N1 sur le site du Ministère de la Santé pour tout savoir sur cette infection.