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Alcoolisme, cette maladie mal connue

Rédigé le 28/09/2009 / 0


La récente sortie du film Un dernier pour la route place l'alcoolisme sous les feux de la rampe. Et rappelle qu'il s'agit bien d'une maladie responsable de 45 000 décès par an en France. Près de 10 % des Français auraient une consommation problématique.  Explications...

Une dépendance reconnue

Manque de volonté ? Mal tabou ? Non. L'alcoolisme est avant tout une maladie. Il est plus précis de parler d'alcoolo-dépendance, définie par des critères bien précis : vous avez du mal à contrôler votre consommation d'alcool ? Si vous arrêtez de boire, vous présentez des symptômes de sevrage tels que l'anxiété,des sueurs, des tremblements,... ? Vous n'arrivez pas à stopper votre consommation en dépit des conséquences sur votre santé ? Votre vie sociale, professionnelle et familiale est perturbée ?

Retrouvez les critères de diagnostic de l'alcoolisme. Vous ne vous sentez pas concernés ? Alors évaluez simplement votre consommation d'alcool en cliquant : ici.

En réalité, l'alcoolisme définit l'ensemble des maladies provoquées par l'abus d'alcool : cirrhose du foie, troubles du rythme cardiaque, pancréatite, polynévrite, atteinte du cerveau... Sans compter les répercussion professionnelles (chômage, difficultés financières,...) et personnelles (isolement social, tentative de suicide, problème de couple, maltraitance à l'enfant, etc).

L'alcoolisme en France

Un million et demi de Français seraient alcoolo-dépendants, 5 millions des buveurs à risques (Vulgaris Medical). Les hommes boivent davantage que les femmes. On boit plus souvent le dimanche mais c'est le samedi que la quantité bue est la plus forte. Notamment chez les jeunes, qui sont plus souvent ivres que leurs aînés. (source : Etats Généraux de l'alcool).

Les femmes boivent lorsqu'elles sont seules, anxieuses ou dépressives. L'alcoolisation est plus rapide que chez les hommes. Car l'enzyme qui métabolise l'alcool est moins active chez les femmes. Elles sont aussi plus souvent touchées par la cirrhose du foie, à consommation égale. Autres conséquences de l'alcoolisme : un risque plus élevé de cancer du sein, de stérilité et de tentative de suicide ainsi que de retard mental chez les nouveaux-nés de mamans alcooliques.

Alcool et jeunes : attention danger

Les jeunes sont d'ailleurs la cible régulière de campagne d'information. Car s'ils ne boivent pas forcément plus qu'avant d'après l'Inserm, ils boivent différemment. Avec un objectif : se saouler le plus vite possible. C'est le "binge-drinking". Les hospitalisations pour abus d'alcool chez les jeunes ont doublé entre 2003 et 2007.

Le dossier spécial de l'Inpes rappelle que l'alcool est en cause dans un tiers des accidents mortels. Qu'il augmente les risques de violence, l'échec scolaire, professionnel et personnel, la probabilité de rapport sexuel non protégé.

Comment se soigner ?

Première pas : cesser de boire. Malgré la peur de l'échec et l'état de manque. Une cure de sevrage peut se faire à l'hôpital ou en ambulatoire si le patient et son entourage sont motivés. Les cures hospitalières sont préférables en cas d'alcoolisme sévère, d'échecs de sevrage ambulatoire précédent, de maladie ou de dépendance associée, ou encore de risque suicidaire. Deux types de médicaments peuvent être prescrits : des tranquilisant ou des molécules qui favorisent l'abstinence. La prise en charge psychologique mais aussi sociale, est bien sûr essentielle.

Et si vous faites partie de la population à risques, réagissez maintenant. Avant de rentrer dans l'engrenage infernal de l'alcoolisme. Diminuez votre consommation et si vous n'y parvenez pas, consultez votre médecin.

Comment aider une personne alcoolique

Un de vos proches est dépendant de l'alcool ? Rien ne sert de le materner, de le décharger de ses responsabilités, de lui mettre la pression. Accompagner votre conjoint, votre mère ou votre enfant alcoolique est épourvant. Il est conseillé de se faire aider. Pour tenir le coup mais aussi pour apprendre comment l'aider aux mieux.

Ne vous isolez pas de vos amis, maintenez le dialogue avec votre proche sans lui reprocher en permanence son alcoolisme. Mais posez vos limites :  vous ne pouvez pas tout accepter et il faut en parler. Contactez également votre médecin traitant. Il vous indiquera une centre de cure ambulatoire en alcoologie (CCAA). Enfin, il existe de nombreuses associations pour vous guider et vous soutenir dans cette situation difficile.

PS : Un dernier pour la route est sorti mercredi, le film est adapté du livre du même nom, écrit par Hervé Chabalier. Il est soutenu par une pléiade d'acteurs excellents, dont François Cluzet qui interprète le personnage principal.