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Marathon : quels risques pour le coeur ?

Ce dimanche 12 avril, environ 54.000 coureurs vont se retrouver dans les rues de la capitale pour courir le Marathon de Paris. Une activité physique intense qui met le corps et le coeur à rude épreuve.  

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Image d'illustration © Sandor Jackal - Fotolia.com

Courir un marathon de plus de 42 kilomètres exige une préparation très rigoureuse et progressive pendant les 4 à 6 mois qui précédent. Si ces entraînements sont très bénéfiques, la course en elle-même est violente pour l'organisme : "Tous les organes peuvent en pâtir : les reins, les muscles périphériques et évidemment le cœur. Et lorsque le cœur est mal irrigué, cela peut entraîner une fibrillation ventriculaire qui peut déboucher sur un arrêt cardiaque", explique le Dr Eloi Marijon, cardiologue à l'Hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris.

En France, on estime que chaque année, deux à trois personnes meurent d'un arrêt cardiaque avant de franchir la ligne d'arrivée d'un marathon. Et ce risque d'infarctus persiste au moins une heure après la course.

"Une étude spécifique publiée récemment estime que 50% des patients qui font un arrêt cardiaque pendant le sport avaient des signes avant-coureurs qui ont été négligés", affirme le Dr Eloi Marijon. Il faut impérativement signaler à son médecin tout essoufflement anormal ou douleur thoracique. Plus difficile à déceler, l’inflammation du myocarde est aussi bien plus courante et peut provoquer des lésions qui vont dans le meilleur des cas disparaître au bout de trois mois, mais qui peuvent à terme affaiblir l’organe.

Voilà pourquoi, passé 40 ans, il est recommandé aux coureurs qui souhaitent faire un marathon d’effectuer un électrocardiogramme et un test d’effort.

 

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