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Morsure de chien : la race ne suffit pas à identifier les animaux dangereux

Chaque année, des milliers de morsures de chiens sont recensées en France. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) vient de publier un rapport dans lequel elle réfute l’idée que seules certaines races de chiens seraient dangereuses. 

Rédigé le , mis à jour le

Morsure de chien : la race ne suffit pas à identifier les animaux dangereux

Les morsures de chiens représentent un vrai risque de santé publique : selon un rapport de 2007, environ 10 000 morsures par an faisaient l’objet de mises sous surveillance sanitaire. Et pour prédire et prévenir ces morsures graves, la loi se basait uniquement sur la race. On considérait que les seuls chiens représentant un risque de morsures étaient les chiens d’attaque (catégorie 1), comme les American Staffordshire terrier, aussi appelés pit-bulls, et les chiens de garde et de défense (catégorie 2), comme les Rottweiller. 

Ces deux catégories regroupent six races ou type de chiens ayant une structure de mâchoire similaire, considérée comme particulièrement dangereuse, du fait de la puissance de leur morsure. Les propriétaires de ce type de chiens doivent suivre une formation et obtenir un permis de détention, qui ne peut leur être délivré qu’après une évaluation comportementale de leur animal. 

Tous les chiens peuvent mordre

Le rapport de l’Anses ne change rien à ces restrictions : elles restent en vigueur pour les chiens de catégorie 1 et 2. Mais l’Agence veut alerter : tous les chiens peuvent mordre ! C’est ce qui ressort de ce rapport paru ce 8 février : la race n’aurait finalement rien à voir dans le risque de morsures.

Selon les statistiques, les chiens responsables du plus grand nombre de morsures en France sont les bergers allemands, les labradors et les jack russel. Le plus important ce n’est pas la race de chien mais l’éducation, pour l’animal comme pour l’humain. Pour l’Anses, il faut mettre l’accent sur la sensibilisation.

Apprendre à connaître l’animal

L’Agence veut encourager toute la population à s’informer sur les besoins et les attentes d’un chien. Par exemple, ne jamais le déranger lorsqu’il est en train de manger et ne pas se mettre à hauteur de sa gueule. Cette précaution concerne surtout les enfants, dont la petite taille en fait des cibles plus faciles. L’Agence rappelle également qu’il ne faut jamais laisser un enfant seul avec un chien, quelle que soit sa race ou sa taille. 

Il faut aussi apprendre à identifier les signaux de stress ou d’alerte du chien pour prévenir au mieux le risque de morsure : un chien qui n’est pas attentif, détourne le regard et baille quand on le sollicite pour jouer peut vite s’agacer et mordre. Un animal qui a les oreilles plaquées en arrière sur la tête et les babines découvertes indique qu’il s’apprête à attaquer. 

Un meilleur suivi pour prévenir les risques

Les morsures de chiens sont encore trop peu rapportées et on manque de données sur les circonstances dans lesquelles elles surviennent. Pour remédier à ce manque d’informations et aider à mieux prévenir ce type d’accident, l’Anses propose la création d’un observatoire des morsures qui permettrait notamment de mettre au point des conseils plus ciblés et mieux adaptés. 

Enfin l’Agence encourage toutes les personnes impliquées dans la vie du chien, de l’éleveur au maître en passant par le dresseur et le vétérinaire à assurer un suivi du développement comportemental de l’animal, et ce dès le plus jeune âge. Le meilleur moyen d’éviter la morsure est d’avoir un animal bien élevé et un entourage bien informé.   

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