Jean-Louis Borloo hospitalisé pour une pneumopathie aiguë

Jean-Louis Borloo, président de l'UDI, a été hospitalisé dimanche 26 janvier 2014 pour une pneumonie aiguë qui "devrait le contraindre à quelques semaines d'absence", a annoncé lundi son entourage à l'AFP. Le point sur cette pathologie qui reste la cinquième cause de décès dans les pays industrialisés.

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Jean-Louis Borloo hospitalisé pour une pneumopathie aiguë
Jean-Louis Borloo hospitalisé pour une pneumopathie aiguë

L'ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo a été hospitalisé le 26 janvier 2014 pour une pneumopathie aiguë (infection aiguë du poumon).

Il devait être l'invité de l'émission politique du dimanche de BFMTV mais a été remplacé par le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. Qu'est-ce qu'une pneumopathie aiguë ? Pourquoi une hospitalisation est-elle nécessaire ?

Une toux, de la fièvre ou des difficultés respiratoires

Les symptômes pouvant évoquer une pneumopathie (ou pneumonie) ne sont pas spécifiques et ne sont pas forcément tous présents lors de l'infection.

Parmi eux, la personne malade peut avoir une toux, de la fièvre et des difficultés à respirer. Les personnes fragiles, tabagiques ou alcooliques sont plus susceptibles d'être contaminées par un germe responsable d'une pneumonie. L'infection peut être soit d'origine virale, bactérienne, ou fongique (champignon).

La pneumopathie à pneumocoque (bactérie) est la plus fréquente et déclenche des symptômes assez marquants : début brutal, fièvre à 40°C et toux importante. D'autres germes comme le mycoplasme ou la tuberculose peuvent donner des pneumopathies à bas bruit retardant souvent le diagnostic.

La radiographie peut être normale

En cas de suspicion d'infection pulmonaire, il faut consulter un médecin.

L'examen clinique permettra en effet d'apporter des éléments supplémentaires pour confirmer le diagnostic et d'éliminer par ailleurs les critères de gravité.

La radiographie pulmonaire, réalisée de façon systématique, peut parfois être normale. Cela ne remet pas en cause le diagnostic s'il y a suffisamment d'arguments cliniques pour prétendre à une infection pulmonaire. Des signes radiologiques peuvent en effet apparaître quelques jours après le début des symptômes.

L'hospitalisation n'est pas toujours nécessaire. Si un traitement antibiotique doit être administré, il pourra se faire à domicile en cas de bon état général.

Un âge supérieur à 65 ans, des maladies associées comme le diabète ou une insuffisance cardiaque sont des critères qui nécessiteront une hospitalisation pour une surveillance clinique rapprochée pour éviter que ne surviennent des complications. Parmi elles, on redoute une détresse respiratoire, des troubles de la conscience et un choc septique pouvant même évoluer vers un décès.

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