Début d'une coopération entre hôpitaux militaires et publics

La coopération civile et militaire s'intensifie dans le domaine de la santé. L'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris et l'hôpital Cochin ont conclu le premier groupement de coopération sanitaire (GCS), en France, en vue d'optimiser leur offre de soins.

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Début d'une coopération entre hôpitaux militaires et publics
Début d'une coopération entre hôpitaux militaires et publics

Des formes de coopération existaient déjà à des degrés divers entre les neuf hôpitaux militaires français (Paris, Clamart, Saint-Mandé pour la région parisienne, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulon, Brest, Metz) et les hôpitaux publics. Mais aucun groupement de coopération sanitaire (GCS) n'avait été conclu jusqu'ici. L'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris et l'hôpital Cochin ont donc conclu le premier GCS, rendu possible par la loi "Hôpital, Patients, Santé et Territoires" (dite loi HPST) de 2009.

"Notre GCS a été approuvé le 2 mai 2012 par l'Agence Régionale de Santé (ARS) et nous avons eu hier une assemblée générale au cours de laquelle j'en ai été nommé l'administrateur", a déclaré le commandant Eric Wable, chef du département économique et financier de l'hôpital d'instruction des armées (HIA) du Val-de-Grâce, à l'AFP.

En cardiologie vasculaire et cancérologie

Neuf disciplines sont concernées par ce groupement de coopération sanitaire parisien dont la cardiologie vasculaire interventionnelle et la cancérologie. L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et le service de santé des Armées ont indiqué que "dans un contexte budgétaire contraint, le GCS s'inscrit dans une logique d'optimisation des ressources et des équipements lourds".

Ainsi Cochin va pouvoir bénéficier par exemple du PET-scanner (scanner de tomographie par émission de positonsdétection) permettant de détecter des tumeurs invisibles au scanner traditionnel et du robot de chirurgie urologique que possède le Val-de-Grâce. De leur côté, les équipes médicales militaires pourront utiliser les écho-endoscopes de l'hôpital public.

L'AP-HP qui réorganise l'offre de soins de ses 37 hôpitaux, répartis dans 12 groupes, veut faire de l'Hôtel-Dieu un hôpital universitaire de santé publique et va profiter de ce GCS pour faciliter son opération de transfert de la pneumologie de l'Hôtel-Dieu vers Cochin.

D'autres GCS entre hôpitaux militaires et publics pourraient être conclus prochainement dans les régions. De source militaire, Bordeaux pourrait être la première ville concernée.