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Contraception : "un meilleur dialogue entre les femmes et les professionnels de santé"

Selon une enquête de Santé Publique France, les Françaises délaissent de plus en plus la pilule au profit d'autres moyens de contraception.

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Entretien avec Nathalie Lydié, responsable de l'unité santé sexuelle de Santé Publique France

Pilule, préservatif, stérilet, patch, anneau vaginal… Il existe un moyen de contraception adapté à chaque femme. À l'occasion de la Journée mondiale de la contraception, le 26 septembre, Santé Publique France publie un baromètre des pratiques contraceptives des Françaises depuis 2010. La pilule a de moins en moins la cote. Les explications de Nathalie Lydié, responsable de l'unité santé sexuelle à Santé publique France.

  • Comment expliquer ce recul de la pilule ? Est-ce la conséquence des polémiques sur les risques des pilules de 3ème et 4ème génération ?

N. Lydié : "On constate en 2016 une nouvelle baisse de l'usage de la pilule. Cette baisse ne concerne que les femmes âgées de 20 à 29 ans et elle est moins forte que sur la période précédente de 2010 à 2013. On peut se dire que c'est la suite de la crise de la pilule en 2013. Il faut aussi garder en tête qu'on est sur une tranche d'âge où pendant longtemps la pilule a été prise de manière quasi-exclusive. Donc, je pense que cela peut peut-être traduire un meilleur dialogue entre les femmes et les professionnels de santé. On laisse peut-être plus le choix aujourd'hui aux femmes pour choisir la méthode qui leur convient".

  • Pourquoi l'utilisation du préservatif augmente ?

N. Lydié : "L'utilisation du préservatif augmente, en particulier chez les femmes de 25 à 29 ans. On voit qu'une partie des femmes qui abandonnent la pilule le font au profit du préservatif. On a un courant de femmes aujourd'hui qui ne veulent plus prendre d'hormones. Le préservatif est une bonne option pour elles. C'est un courant qui dépasse la problématique de la contraception, qu'on retrouve sur le thème de la vaccination ou de l'alimentation".

  • Les femmes sont-elles plus informées des différents moyens de contraception ?

N. Lydié : "Les femmes sont plus au courant. Il y a plus de dialogue avec les professionnels de santé et peut-être que cela a été un des effets bénéfiques de la crise de la pilule. Aujourd'hui, le choix de contraceptif est en effet plus en adéquation avec le besoin et les attentes des femmes. C'est une garantie d'efficacité".

  • Avec le déclin de la pilule, le nombre de femmes sans contraception a-t-il augmenté ?

N. Lydié : "Absolument pas. On voit qu'il y a une redistribution de l'utilisation des méthodes. On a aujourd'hui un schéma contraceptif qui est plus ouvert, qui est plus diversifié que par le passé. C'est une évolution qui est plutôt positive. Le préservatif est moins efficace sur le papier qu'une pilule. Mais, dans la vraie vie, un préservatif utilisé au bon moment sera plus efficace qu'une pilule prise une fois tous les trois jours parce qu'elle est oubliée régulièrement".

  • Qui sont les femmes sans contraception ?

N. Lydié : "Il y en a quelques unes mais il y a une grande variation selon l'âge. Il y en a moins de 2% chez les plus jeunes,  les moins de 20 ans. C'est plus important chez les femmes plus âgées, entre 45 et 49 ans. On peut imaginer que ce sont des femmes pour lesquelles le risque de grossesse est moins important."

Si vous souhaitez en savoir plus sur la contraception, rendez-vous sur le site Choisirsacontraception.fr.

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