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Mieux connaître la transsexualité

Les transsexuels ne sont plus considérés comme des malades mentaux en France, selon un décret publié au Journal officiel le 8 février 2010. Cette mesure fait de la France le premier pays au monde à sortir le transsexualisme de la liste des affections psychiatriques. Pour rappel, l'homosexualité a été retirée de la liste des maladies mentales de l'OMS en 1991.

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Sommaire

La transsexualité : explications

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Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent le processus de changement de sexe.

Pendant très longtemps, on a considéré qu'il était plus facile de soigner l'esprit que de modifier le corps. Mais face aux résultats désastreux de cette technique (le taux de suicide post thérapie était énorme), l'opération apparaît comme la meilleure solution, lorsqu'elle est bien maîtrisée. Elle est même prise en charge par la Sécurité sociale, lorsqu'elle est reconnue nécessaire par un psychiatre.

Tout processus de transformation commence, en effet, par un diagnostic psychiatrique. Pendant un à deux ans, le ou la patiente doit consulter un psychiatre afin d'être sûr(e) de son sentiment de ne pas appartenir au bon genre. Sans l'avis favorable du thérapeute, aucune opération n'est envisageable.

La phase suivante est le traitement hormonal. Elle commence par la prise de médicaments qui annulent les effets des hormones présentes dans le corps. Ce traitement dure six à douze mois et est réversible.

Les injections d'hormones du sexe opposé ne se font qu'après cette préparation médicamenteuse. Elles se font pendant deux ans et sont, elles, irréversibles dans la mesure où elles provoquent des bouleversements physiques importants : pousse des poils pour la testostérone, pousse des seins pour les œstrogènes... La chirurgie ne vient qu'après.

La transformation d'un homme vers une femme : intervention chirurgicale

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Attention, images d'intervention chirurgicale : la vaginoplastie est une intervention lourde dont le résultat dépend du savoir faire du chirurgien.

C'est une intervention très lourde qui peut durer jusqu'à huit heures, et dont l'issue dépend complètement du savoir faire du chirurgien plastique.

Sous le terme de vaginoplastie, cette opération consiste à créer un vagin en partant du sexe masculin. Les spécialistes les plus réputés exercent en Belgique, en Thaïlande, en Angleterre ou encore aux Etats-Unis.

La réussite n'est cependant pas systématique. Le résultat dépend de la technique employée. La reconstruction du clitoris et des petites lèvres est une technique de pointe récente. Il y a dix ans encore, on se contentait de créer le canal vaginal et, dans le meilleur des cas, les grandes lèvres.

Ajoutons que la voix est rééduquée grâce à des séances d'orthophonie ou les cordes vocales sont opérées pour adapter le timbre. Le cartilage de la pomme d'Adam est râpé pour ne plus être visible.

La transformation d'une femme vers un homme

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Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent les étapes de transformation d'une femme vers un homme.

Tout processus de transformation commence par un diagnostic psychiatrique. Pendant un à deux ans, le ou la patiente doit consulter un psychiatre afin d'être sûr(e) de son sentiment de ne pas appartenir au bon genre. Sans l'avis favorable du thérapeute, aucune opération n'est envisageable.

Lorsqu'il s'agit d'une transformation d'une femme vers un homme, l'opération est encore peu satisfaisante pour les patients. Pour ce qui est de la chirurgie, la première phase est l'ablation des seins, des ovaires, des trompes et du col de l'utérus. Le vagin, lui, est suturé.

On peut ensuite créer un pénis autour du clitoris, qui aura augmenté de volume grâce à la prise d'hormones. Pour cela, on roule une partie de la peau de l'avant-bras pour former le pénis, avant de couper ce dernier et de le greffer avec un tube. La peau des grandes lèvres sert alors à former le scrotum qui entoure des testicules en silicone. La fonction urinaire du pénis est assurée par un canal urinaire, grâce aussi à la peau de l'avant-bras qui est roulé. Les petites lèvres servent à réaliser l'urètre, le conduit qui évacue l'urine depuis la vessie.

En revanche, le pénis n'est pas érectile. Il nécessite un implant pénien, qui lui donne une semi rigidité permanente, ou un système de pompe installé dans le scrotum.

Un nouveau corps pour une nouvelle vie

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L'opération permet aux personnes transsexuelles de retrouver leur identité corporelle.

La transsexualité est une discordance entre le corps et l'esprit. Les personnes transsexuelles ont l'impression d'être nées dans le mauvais corps, c'est-à-dire soit dans le corps d'un homme alors qu'elles se sentent femme, soit dans un corps de femme alors qu'elles se sentent hommes.

Ce trouble concerne entre 5 000 et 10 000 personnes en France, mais il est difficile de donner une estimation précise puisque l'on ne dispose d'aucun recensement.

L'origine serait double, à la fois psychologique et biologique. Psychologique d'abord, puisque certains privilégient la thèse d'une confusion d'identité liée à l'enfance, voire au désir des parents d'avoir un enfant de l'autre sexe. Biologique ensuite, car pour certains chercheurs, la transsexualité viendrait d'un dérèglement entre les hormones mâles et femelles. Mais à l'heure actuelle, il n'y a toujours pas de véritable explication.

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